Archives pour la catégorie Français

Messieurs les ronds de cuirs Sud Américains: vous ne décevriez pas Courteline!

Comment se faire dépanner d’une pièce sous garantie en Uruguay.

Bref résumé des épisodes précédent: l’hydrogénérateur était tombé en panne alors que nous arrivions sur les côtes du Brésil. Après plusieurs échanges avec le très efficace service après vente du fabriquant (Wattandsea) pour trouver la cause de la panne, nous l’avons renvoyé à La Rochelle par la poste de Rio de Janeiro ou nous avions du remplir des dizaines de documents. Arrivée en France le colis a été d’abord refusé par le fabriquant car il avait été ouvert (on suppose par des douaniers brésiliens trop zélés) mal remballé et de l’huile coulait de l’emballage. Après discussion Watteandsea a finalement accepté le colis et entrepris la réparation. Entretemps, là nous continuons notre descente le long de la côte brésilienne et arrivons en Uruguay, pays pensons nous beaucoup plus efficace que le Brésil. Le lendemain de notre arrivée nous sommes informés que l’hydro est réparer est vient d’être expédié par FEDEX en Uruguay pour être réceptionné par nous au port de Piriapolis. Je vous passe les détails de l’itinéraire du colis (La Rochelle, Paris, Memphis, Rio, Buenos Aires, Montevideo) Mais parce qu’il y a un mais il manque un document, les papiers retournent à l’aéroport Charles de Gaule pour être complétés. La livraison était promise le Vendredi, mais le colis n’est arrivé à l’aéroport de Montevideo que tard dans la nuit. Lundi enfin, le livreur de FEDEX se présente au bateau pour nous remettre non pas le colis mais les documents… leur travail est fini, il considèrent avoir effectué la livraison. C’est à nous de trouver un agent en douane pour faire le dédouanement et de retirer le colis au terminal cargo de l’aéroport. Nous sommes donc contraints de louer une voiture pour aller à Montevideo le lendemain matin. Nous allons directement à l’aéroport voir l‘agent en douane (au demeurant fort serviable et sympathique) recommandé par FEDEX qui nous dit que çà va prendre plusieurs jours et couter très cher mais qu’il faut d’abord que le responsable à leur bureau en ville voit les papiers et nous fasse une offre. Finalement nous arrivons à la convaincre de commencer tout de suite la procédure. Nous repassons en fin d’après midi. Évidemment la procédure simplifiée qui permet de retirer tout de suite les colis d’une valeur de moins de 200 US$ a été refusée par la douane et nous allons devoir nous soumettre à la procédure complète. Pour çà il faut d’abord payer 350 US$ à l’agent en douane pour qu’il fasse le dédouanement dès le lendemain matin. Mercredi midi nous retournons donc à Montévidéo récupérer le colis. Il faut encore signer quelques papiers et donner le numéro de la voiture. Après 1 heure d’attente, le temps que l’employé responsable termine la procédure avec la douane Domi récupère enfin la génératrice. Mais pas question d’ouvrir encore le colis, il nous est remis sous scellé électronique (en genre de petit cadenas hightech) Nous devons rentrer immédiatement au bateau sans nous arrêter nulle part ou une douanière nous attend pour vérifier que nous l’embarquons bien à bord et retirer le cadenas électronique. Après signature de quelques formulaires supplémentaires dûment tamponnés, Domi peut enfin ouvrir le paquet et vérifier le contenu (le colis n’a ni été ouvert ni abimé et c’est tant mieux, on aurai pas aimé récupérer une génératrice éventrée surtout sans recours possible auprès du transporteur celui-ci ayant considéré le colis livré à la remise des documents.

Domi remonte aussitôt la génératrice (qui semble neuve, sans doute un échange standard) sur l’hydrogénérateur. On espère qu’il va maintenant fonctionner de nouveau normalement et qu’il va produire de l’électricité pour longtemps et sans autre incident. Fin de l ‘épisode.

Pendant ce temps là le créneau météo du début de la semaine, qui nous aurait permis d’aller directement au malouines dans du vent modéré, est passé et nous devons attendre vendredi que le vent repasse au nord. En attendant, ce soir il pleut et la mer est mauvaise. Mais bon, essayons de voir le côté positif, nous n’aurions pas visité ce pays si beau, si cette pièce avait été livré simplement sans tracasseries douanières.

IMG_8455

Domi remonte la génératrice (la pièce du bas) sur l’ensemble.

 

Réponse au quiz de Itajai.

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capybara , le plus grand rongeur du monde .

IMG_7976

 

 

Piriapolis, Ballade chez les Gauchos

Nous ne sommes plus au Brésil, le paysage est complétement différent, plus de montagne et de forêt vierge mais des petites collines verdoyantes avec des effleurements de granit et ce qui de loin semble être des sapins (en fait des eucalyptus). Derrière la marina nous apercevons quelque chose de très inhabituel pour un bord de mer : un téléphérique rose ???

Piriapolis (Piria pour les intimes) est une petite ville balnéaire avec un front de mer. Les gens s’y promènent leur maté à la main et la thermos d’eau chaude sous le bras (la hierba maté est une infusion, populaire dans toute l’Amérique du sud, qui a des propriété similaires au thé, ici elle se boit très concentrée dans une sorte de petit godet recouvert de cuir avec une paille filtrante en argent). En Uruguay c’est vraiment une passion, tout le monde en boit en permanence, au travail, à la maison ou dans la rue. Même les ados, gars et filles se retrouvent en fin de journée sur le front de mer pour boire leur maté. Le godet et la paille passent de main en main à la manière d’un joint. L’Uruguay est aussi l’un des pays où l’on mange le plus de bœuf au monde et la viande est réputée pour y être excellente.

Sur le quai nous rencontrons Guy, qui est Français. Il vient nous souhaiter un bon séjour ici est nous l’invitons à venir prendre un verre dimanche soir afin profiter de son expérience. Il a beaucoup bourlingué : mer Rouge, Indien, plusieurs tours du Pacifique et surtout la Patagonie et les Malouines, mais là il remonte vers le Brésil et le Antilles.

IMG_8203

dimanche 21 Octobre :

La journée est consacrée principalement à la réparation de la grand-voile. Je n’ai pas besoin de la dégréer (enlever du mât) et je la répare directement à poste. Domi s’affére de son côté pour changer les bosses de ris qui frottaient et s’usaient anormalement et modifier la bôme pour que çà ne se reproduise plus.

IMG_8209

Nous avons des petites hirondelles qui tournent dans le port elles ne sont pas tout à fait identiques que celles de l’Europe, et aussi un gros lion de mer qui se prélasse sur un ponton. Ici le ciel est d’un bleu très pale qui nous rappelle un peu les ciels suédois et les températures varient tellement que nous passons du short au pantalon de survêtement, du teeshirt à la polaire en quelques instants. Nous faisons tamponner nos passeports par l’émigration, faisant ainsi notre entrée officielle en Uruguay, et les formalités d’entrée au port. Un coup de téléphone au fabriquant nous confirme que la pièce de l’hydrogénérateur que nous avions envoyé en préparation depuis Rio devrait pouvoir être expédiée sous peu. Nous allons donc pouvoir nous organiser pour l’attendre.

Un Email du transporteur (Fedex) nous confirme que l’hydrogénérateur est parti et arrivera vendredi. Nous avons donc deux jours pour aller nous promener. Nous allons louer une voiture et aller voir les Gauchos dans la pampa (enfin la campagne, on nous dit que la pampa c’est plutôt en Argentine ). Nous profitons de cette journée pour tout mettre en place, et nous avancer dans la préparation de notre descente vers les Malouines ou nous avons finalement décidé de passer avant d’aller en Patagonie.

Demain matin Domi va chercher la voiture chez le loueur et nous partirons vers l’aventure …

IMG_8214

Mercredi 24 octobre :

Nous sommes en route en direction du Nord de l’Uruguay c’est un pays qui est trois fois grand comme la Suisse. Il y a très peu d’habitants mais, par contre, beaucoup de vaches de montons et de chevaux .

IMG_8239

Les Gauchos sont ses hommes qui vont chercher les vaches à cheval dans ces étendues immenses, accompagnés de leur chien .

IMG_8217

Notre bifteck pour ce soir…Elle a beaucoup de goût (admirez les boucles d’oreille) mais c’est une vrais carne…IMG_8220

Le temps n’est pas avec nous, il fait gris et de temps en temps il pleut. Les paysages sont magnifiques, pas de route, ni poteaux , ni maison à perte de vue. Les animaux circulent librement dans ce paysage vallonné. A faire des kilomètres dans la pampa c’est pas étonnant que la viande soit dure …

IMG_8223

Nous allons voir une cascade mais ce n’est pas cette fois ci que l’on mettra les pieds dans l’eau

IMG_8232

On est plus sous les tropiques et çà se voit.

Il y a beaucoup d’animaux sauvages, les très gros lézards (peut être des varans ?) sont du nombres, celui-ci fait deux mètres de long. IMG_8240

Le deuxième jour le temps c’est amélioré, il fait beau et chaud.

Les Uruguayen d’ici sont manifestement de condition très modeste. Ils travaillent dans les gigantesques estancias (les fermes locales) et habitent de toute petites maisons. IMG_8261

Ils sont contents de nous voir, ce n’est apparemment pas si souvent qu’il ont la visite de touristes, et à chaque fois nous avons droit à des grand sourires et des bonjours chaleureux .

IMG_8272

Les oiseaux sont partout nous sommes au printemps et ils font leur nid.IMG_8278

Une photo spéciale pour Denis , et oui ici aussi il ont des éoliennes .

IMG_8284

Cette maison n’est pas plus grande que notre chambre d’hôtel!IMG_8290

Nous sommes à José Batlle y Ordonez (drôle de nom pour une ville) , les bâtiments sont très originaux et même s’ils auraient bien besoin d’un petit ravalement, tout est quand même très propre.

IMG_8294

Nous sommes à la poste et une jeune femme avec son maté attend patiemment son tour. Vous noterez en arrière plan le coffre et l’équipement ultra moderne du bureau .

IMG_8305

IMG_8308

sans commentaire . (nous n’avons pas identifié l’animal peint sur la porte)

IMG_8312

Partout nous remarquons des restes d’une voie ferrée , la route à pris le relai et la voiture a remplacé la diligence. Il ne reste plus que les gauchos et leurs traditions.

IMG_8315

Je ne connais pas le nom de tous les oiseaux tellement ils sont nombreux, mais peut-être identifiez-vous celui-ci?

IMG_8320

Celui ci c’est un vautour .

IMG_8328

et ces trois là des autruches, elles sont en libertés , les clôtures sont là pour protéger les animaux de la route.

IMG_8333

Les restes d’un repas .

IMG_8338

Nos amis les chevaux , pas facile de les approcher .

IMG_8345

Quant je vous disiez que c’était le printemps ! c’est une parade nuptiale.

IMG_8364

Un gaucho au pied de sa monture !

IMG_8366

Dans la cours de l’école de Florida, en tablier rose , les petites filles nous font des grimaces à travers le grillage. Dans chaque établissement l’uniforme est obligatoire .

IMG_8373

Un jeune qui entraine son cheval pour les courses d’endurance .

IMG_8374

Une autre école dans un petit village

IMG_8379

c’est aussi un pays de vin . Tanat , shiraz , pinot noir , chardonnay, sauvignon nous les avons tous gouté et ils sont très bon .

Deux jours c’est court pour visiter tout un pays , c’est vrais qu’il n’est pas bien grand , les gens y sont adorables est vraiment cool. Nous avons zappé Montévidéo la capitale, Colonia et tout le bord de mer , ce sera pour la prochaine fois. On ne peut pas tout voir …

L’hydrogénérateur n’est pas arrivé vendredi ni samedi (il a fait un petit tour aux Etats Unis puis retour à la case départ Charles De Gaule pour repartir à Montévidéo via le Brésil et l’Argentine) , Normalement on devrait l’avoir lundi Maniana …

Samedi 27 octobre:

Grand marchè au légumes en trottinette. Les fraises superbes à moins d’un euro le kilo çà fait de la bonne confiture:).

 

Dimanche 28 octobre:

Lessive et entretien de routine au bateau (vidange, rangement, nettoyage de la coque etc) et ballades en ville et autour du port ou nous en avons dénombré pas moins de cinq phoques faisant leur show aux passants dont un vieux lion de mer énorme escaladant un quai vertical d’un mètre cinquante à la seule force de ses membres antérieurs… Pour empêcher ces grosses bêtes malodorantes de monter à bord, les propriétaires de bateaux mettent des planches à clous sur l’arrière

 

Lundi 29 octobre :

Nous avons ce matin la visite d’une otarie sur le bateau .

IMG_8386

 

Elle se sent chez elle, elle est trop mignonne mais nous ne pouvons pas la laisser squatter ainsi le bateau, elle à de grandes dents et même si pour l’instant elle ne sent pas trop mauvais… donc oust à l’eau !!!.

otarie sur le bateau

Un mail arrive, la pièce de l’hydrogénérateur devrait être livrée aujourd’hui. Par contre le créneau météo pour descendre directement au malouines c’est refermé. Nous étudions la possibilité de passer par Mar Del Plata ou nous pourrions attendre des vents plus favorables.

A suivre….

écrit par Anne et Domi.

La descente vers l’Uruguay

Lundi après-midi 15 octobre :

Nous démarrons vers 17H 30 après avoir bien fait attention qu’il n’y avait pas de bateau de commerce entrant ou sortant du port. Les gros porte-conténaires sont escortés par 4 remorqueurs jusqu’à la sortie et la largeur du chenal ne laisse aucune place même pour un petit bateau.

Le temps est meilleur en mer qu’à terre. Trois heures après avoir quitté le port, le ciel se dégage complétement. Toute la nuit nous défilons gentiment à 6 nœuds le long de la côte dont nous pouvons admirer les lumières.

 

Mardi 16 octobre :

Le matin le vent monte et nous prenons un puis deux puis trois ris dans la grand voile , finalement dans un empannage la grand voile se déchire juste un petit accros mais mal situé. Nous affalons pour ne pas que cela s’aggrave. Sous foc seul nous continuons et déboulons jusqu’à 13 nœuds, la mer est en vrac, le record de vent est de 36 nœuds, il y a des bateaux de pêche dans tous les sens. Se sont des chalutiers en pêche. Il faut être vigilent ils n’ont pas tous l’AIS et nous ne savons, souvent qu’au dernier moment si on les rattrape où si ils viennent se nous. Trainant leur chalut, ils ne sont pas manœuvrant aussi c’est à nous de nous éloigner d’eux. Les oiseaux sont à la fête et nous font un spectacle de clownerie à se tordre de rire. Ils ballaient avec leurs pattes la mer pour prendre de la vitesse au décollage et quelques fois ça se termine en roulé boulé dans l’eau. Sous l’eau aussi il y a du monde, des gerbes d’eau jaillissent à deux trois mètres au dessus de la surface, baleines, dauphins ou gros poissons en chasse ?… Je ne mets pas ma ligne, nous avons assez à manger pour trois jours.

 

Mercredi 17 octobre :

 

Le vent se calme, pourtant il souffle encore à 17 nœuds mais nous avons l’impression que le bateau fait du sur-place. Nous profitons de ce calme relatif pour envoyer la trinquette et tangonner le foc en ciseaux. Avec ces deux voiles à l’avant nous reprenons un peu de puissance. Il faut que l’on profite au maximum du vent tant qu’il y en a, les prévisons nous annonce une grande zone de calme sur notre route, nous allons être obligé de faire du moteur pendant au moins 24 heure.

18heure 08 nous venons de passer le tropique du Capricorne.

Jeudi 18 octobre :

 

Comme prévu nous sommes au moteur et le peu de vent qui souffle est pile dans l’axe du bateau, on ne peut donc pas s’appuyer avec une voile. D’après les GRIBs le vent devrait tourner favorablement d’ici quelques heures.

Depuis que maman est rentrée chez elle elle peut m’envoyer des E mail grâce à Sophie qui lui a montré comment faire, aussi la vacation est écourtée et nous nous parlons que quelques minutes .

10 heure enfin le vent tourne, c’est le front froid la température commence à chuter, nous faisons un petit détour pour localiser un objet flottant ( genre grosse boîte de congélateur ). Des oiseaux tournent autour attirés eux aussi par cette chose étrange qui leur sert accessoirement de perchoir pour se reposer. Nous envoyons un message de sécurité pour prévenir tous les navires qui sont aux alentours avec la nouvelle radio que nous avons acheté à Ilha Bela. Elle marche très bien c’est un vrai plaisir. De temps en temps le soleil fait son apparition quelques minutes puis le brouillard retombe en nous laissant une visibilité très réduite, heureusement nous avons le radar pour localiser les bateaux de pêche qui n’ont pas l’AIS. Je profite d’être au moteur pour faire de la confiture d’ananas aux citrons verts, (toujours avec le rice cooker électrique J) c’est un régal, elle fera un excellent dessert avec du yaourt . Il recommence à faire chaud et il y a même de l’électricité dans l’air. Un orage est autour de nous, on voit des éclairs partout mais nous n’avons toujours pas plus de vent. Nous ne sommes pas d’accord sur le choix du routage mais finalement nous trouvons vite un compromis qui s’avère être une bonne option.IMG_8057

En fin de soirée des sternes nous tournent autour en caquetant. J’aperçois une petite tête qui dépasse des panneaux solaires. Il y en a une qui se repose tranquillement. Finalement les trois autres réussissent à leur tour à se poser en nous faisant de grands discours. C’est très bavard une sterne le savez-vous ? Elles nous font beaucoup rire avant de nous quitter juste au soleil couchant. J’ai bien cru qu’elles iraient jusqu’à squatter les panneaux solaires toute la nuit mais non elles avaient à faire …trop drôle.

IMG_8024

J’ai parlé des Sternes mais je n’ai pas encore parlé de ses grands oiseaux qui nous tournent autour en faisant leur acrobaties d’aviateur se sont des albatros bien sûr. Ils tournent autour du bateau en rasant les vagues sans jamais donner un coup d’aile. A la tombée de la nuit ils disparaissentIMG_8043 pour revenir au soleil levant.

Depuis deux nuits nous fermons la véranda pour avoir plus chaud. Les nuits sont beaucoup plus froide maintenant, ce matin il ne fait que 15°C. Nous venons de passer la frontière du Brésil, nous sommes dans les eaux territoriales de l’Uruguay.IMG_8076

10 heure Le vent est de-nouveau avec nous, sous foc, (nous attendrons d’être au port pour répare la grand- voile) nous déboulons à 7 nœuds. Nous sommes sur la route des cargos. Ils nous doublent ou nous dépassent de chaque côté en nous évitant. De temps en temps Domi appelle ceux qui ne semblent pas vouloir dévier de leur route pour leur demander leurs intentions et en général ils se détournent. Quelque soit le pavillon des cargos que nous croisons, leurs opérateurs radios parlent avec un fort accent indien.

Samedi 20 Octobre :

IMG_8129

 

 

 

Au petit matin nous arrivons sur l’île de Lobos Cette île accueille 250,000 otaries et des lions de mer. C’est la plus grande réserve de toute l’Amérique du sud, il y en partout sur les plages. Sous le vent de l’île, c’est réservé aux bébés et tout autour sur les rochers les adultes sont là à ce faire bronzer. Nous apprendrons que l’Uruguay est un pays plutôt cool…

IMG_8143

 

Les otaries sont plus curieuses et viennent nous voir en faisant des clowneries autour du bateau. Ce sont des animaux fort sympathiques. L’île est bien identifiée par un gigantesque phare, le plus haut d’Amérique du sud. Malheureusement nous ne pouvons pas accoster l’île ni même mouiller une ancre, la houle et le courant ne le permettant pas. Aussi après avoir fait trois fois des ronds dans l’eau nous reprenons notre chemin pour nous diriger vers Piriapolis.

IMG_8097

Tout de suite après avoir quitté l’île, je mets une ligne. Je me dis que si il y a autant de phoques c’est qu’il y a aussi du poisson pour nourrir tout ce petit monde. A peine est elle dans l’eau que je remonte un joli poisson. Il est midi ça tombe bien un deuxième ne serait pas de refus. Je remets donc ma ligne et là c’est deux poissons qui mordent. Domi me dit stop ! nous avons assez , mais il faut que je remette ma ligne à l’eau pour la ranger et un quatrième s’accroche ,nous avons deux bon repas d’assurés .

 

IMG_8195

Nous arrivons au port en début d’après-midi, l’amarrage est difficile, le vent est de travers rendant le bateau est très peu manœuvrant surtout quand il faut se faufiler entre les (trop) nombreuses bouées, passer une aussière dans celle que l’on a choisi pour atteindre finalement le quai en marche arrière. Après 2 essais infructueux nous nous mettons à couple d’un autre bateau. On gonfle l’annexe pour aller mettre l’aussière sur la bouée devant l’étrave. Une fois la manœuvre terminée il est trois heure et le bureau du port est fermé, nous sommes samedi c’est le week-end donc toutes les administrations sont fermées (sauf la Prefectura). Bon c’est pas grave on va nous aussi se mettre au rythme du pays …

 

A suivre….

écrit par Anne et Domi

 

Itajai, le Brésil à l’allemande!

Nous arrivons donc vers 14heures à Itajai. Nous sommes accueilli sur le ponton par un personnage fort sympathique qui anime le port et nous présente à tous les gens habitant sur leur bateau à la marina. Nous sommes les seuls Français aussi on nous chouchoute et chacun s’essaye à son petit mot de Français (sans doute le seul qu’il connaisse J) c’est très sympa. On essaie de communiquer en Anglais même si ce n’est pas toujours facile, Itajai sera quant même l’endroit du Brésil où nous avons rencontré le plus de gens acceptant de parler Anglais (la plupart se débrouillant d’ailleurs très bien. La région à principalement été peuplée et développée par des émigrés d’origine allemande et hollandaise qui ont amenés avec eux leur tradition d’efficacité et d’organisation. Ici tout y est clean et safe. Le taux de criminalité est – de loin- le plus bas de tout le pays et fait unique, on peut même se permettre de sortir le soir dans la rue sans aucune inquiétude. Et çà tombe bien car les valeureux descendants des premiers émigrés allemand ont aussi su garder les tradition culturelles de leurs ancêtres : nous sommes en octobre, c’est la fête de la bière et aujourdhui vendredi c’est férié. La fête se tient au grand hall d ‘exposition juste just à côté de la marina. Nous entendons la musique du bateau, mais épuisé par deux nuits difficiles, ce ne sera pas pour ce soir …IMG_7979

Nous remarquons sur la jetée des petites crottes bizarres trop grosses pour être des bêtes aux longues oreilles(sur le bateau nous ne disons pas leur nom, la tradition maritime prétend que çà porterait malheur) , et puis plus loin faisant la sieste sur un ponton qui n’est pas utilisé, une bête qui ressemble à un gros ragondin , à peu près la taille d’un sanglier adulte.

 

IMG_7976

 

Le lendemain nous profitons d’être dans cette marina de luxe (mais pas donnée : 250 rials soit environ 50 euros la nuit ) pour faire la lessive. (Machine à laver/sécher à disposition gratuitement). Nous avons une bonne couverture WIFI au bateau et j’en profite pour mettre deux articles sur le blog. Nous profitons aussi de la proximité du grand hyper marché Bistek (le mieux achalandé de tout ceux ou nous sommes passé au Brésil) pour faire nos provisions pour la suite du voyage. Par contre le temps est de plus en plus pourri. Il pleut sans discontinuer toute la journée.20181013_203603

20181013_204441

Le soir, pour nous récompenser de cette rude journée consacré principalement au nettoyage, nous allons faire un tour à la fête de la bière qui ici a été un peu remise au gout locale et c’est transformée en fête de la bière et de la sardine. La bière est bonne et les choppes (en plastique réutilisables) sont de taille raisonnable. Un excellent orchestre joue des morceau connus des années soixante dix dont de très bon remakes de Sultans of Swing (Dire Straits) et de the Wall(Pink Floyd), de la bonne musique pour retraités mais qui n’empêche pas les jeunes brésiliens de se déhancher en cadence. Tout Itajai est là une bière à la main et un plateau de malbouffe de l’autre (on voit bien quelques sardines mais elles sont peu appétissantes, sur la plupart des plateaux c’est croquettes-frittes) on fait un tour à l’étage où quelques femmes exposent leur marché de Noël . La fête est bien encadrée et de nombreux vigiles patrouillent dans la foule au cas ou mais l’ambiance est familiale et bon enfant. La police montée est elle aussi dans la rue sympathique et avec le sourire elle se laisse photographier.

20181013_210650

Après avoir apprécié notre bière et profité de la musique, nous rentrons au bateau. A la grille de la marina une famille de ces gros rats broutent tranquillement la pelouse. Personne ne vient déranger ses animaux pacifiques qui ne semblent d’ailleurs absolument pas craintifs. Avez-vous trouvé le nom de cet animal ? laissez chercher les petits le premier qui à trouvé et nous envoie le nom via la messagerie du blog recevra une carte postale.IMG_7983

On voulait repartir dimanche mais Vendredi étant férié, nous n’avons pas pu faire les formalités pour sortir du Brésil. Il reste bien Rio Grande mais en fonction du temps il y a un risque que nous ne puissions pas y rentrer, les vents étant de terre la lagune va se vider et ainsi provoquer un fort courant à l’entrée qui va être rendu encore plus fort par les pluies continuelles de ces derniers jours provoquant la crues de rivières. Où nous sommes l’eau est marron et la rivière charries des tas de branches mais aussi des saletés c’est carrément immonde. Après une analyse de la météo et des fichiers gribs on voit qu’en partant lundi ou mardi on pourra aller directement jusqu’en Uruguay.

Nous repartirons donc lundi après avoir fait les formalités.

 

Dimanche 15 octobre :

Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille, apparemment, me dit Maman, la France est elle aussi bien arrosée (sauf la Touraine où le soleil brille toujours). Nous en profitons pour faire la connaissance de Cat, voisine de ponton, elle est Australienne et vit sur son luxueux bateau de charter de 19 mètres. Elle organise des explorations en Antarctique et elle part bientôt voir les baleines a Puerto Mardryn en Argentine. Nous visitons son bateau, un Trintella 61 en alu magnifiquement construit et aménagé aux Pays Bas et doté d’un gréement très particulier (balestron). Il peut accueillir 8 passagers en plus elle et un marin dans d’excellente condition de confort avec tout l’équipement nécessaire au exploration dans des conditions extrêmes. Elle a encore deux places disponibles qu’elle nous propose à partir du 29 novembre à Ushuaia. On est tenté mais c’est trop cher (même si elle est prête a nous faire un bon prix) pour notre bourse et se n’est pas dans notre programme. Je laisse le nom et l’adresse cela peut intéresser quelqu’un pourquoi pas ? il faut faire vite : deux places pour la grande aventure antarctique ça part vite .

icebird@gmn-usa.com catherine Hew http://www.icebirdexpedition.com

IMG_7989

Lundi 15 octobre :

Nous allons faire notre sortie à la police fédérale tous les deux, pour le reste des papiers Domi peut le faire seul. Ça aurait été les formalités les plus simples et les plus rapide du Brésil si Domi n’avait pas oublié la déclaration de douane au bateau, l’obligeant à y retourner d’un coup de trottinette. De mon côté je fais le marché de poisson et fini les dernières courses que nous n’avons pas fait. Prépare quelques repas car la mer risque d’être agitée. Nous avons prévu de partir qu’en fin d’après midi juste à la bascule de vent. Nous aurons une longue descente au portant.

 

Salut Itajai. C’était une bonne escale technique où l’on trouve de tout où les gens sont adorables, la marina est très bien équipée et dispose te tous les services même si les prix sont un peu cher pour la nuit. On peut y laisser un bateau en hivernage sur terre plein où au ponton c’est bien surveillé même mieux que chez nous. Pour faire des réparations, c’est bien aussi. L’inconvénient c’est la couleur de l’eau plus ce qu’elle charrie !!!! La ville ne présente aucun intérêt touristique mais elle est sûre et tout y est disponible et efficace même les administrations. Nous apprendrons que les services médicaux et hôpitaux de la ville sont aussi de très bonne qualité, c’est toujours bon à savoir. Les amis de ponton nous souhaitent bon voyage en nous larguant nos amarres. Ils sont tous là à agiter la main et à prendre des photos, il y a un Uruguayen, un Brésilien, un Australien. Le monde de là mer n’a pas de frontière.

IMG_8000

A suivre….

Écrit par Anne et Domi

 

Départ vers le grand-sud

IMG_7914

Il est 8 heures, de bonne heure et de bonne humeur, nous sortons de notre loch écossais sous un temps encore maussade. La mer est courte est une houle croisée fait tanguer le bateau. Mais le vent se lève est nous faisons 30 miles sans problème. Ça fait du bien de se retrouver en mer et de faire un peu de voile après ces 2 semaines passées essentiellement au mouillage ou au moteur dans la baie. Mais c’est encore au moteur que nous finirons les quinze derniers milles jusqu’au mouillage le vent nous ayant lâchement abandonnés. Nous faisons escale ce soir à Ilha Anchieta. L’île était autrefois un pénitencier mais elle a été convertie en parc naturel et les geôles transformées en musée. Pas moyen de débarquer à terre, il y a des rouleaux sur la plage. Le mouillage est sûr mais rouleur à cause de la grosse houle du large qui contourne la pointe mais pour une nuit çà ira, on devrait s’y faire. C’est surement très joli par beau temps mais aujourd’hui avec la grisaille c’est un peu tristounet.

 

IMG_7898

De bonne heure nous levons l’ancre pour nous diriger cette fois-ci vers Ilha Bela. C’est une immense île tout en longueur séparée de la côte par un canal de seulement quelques miles de large et donc bien protégé. La montagne est haute et escarpée avec une forêt dense comme sur toute la côte à cet endroit du Brésil, ce qui fait son charme. Malheureusement l’endroit n’est pas trop sûr et c’est réputé pour ses nombreux vols, la proximité de Santos et de Sao Paulo dont les riches bourgeois on construit des villas superbes sur l’île y est pour quelque chose.

IMG_7920

Il n’est donc pas question d’y laisser le bateau seul trop longtemps. On se contentera de descendre à terre pour faire quelques courses le matin et une ballade jusqu’au centre ville l’après-midi car nous avons repérer un magasin de Croc bien achalandé et les Crocs c’est ce qui se fait de mieux comme chaussons pour le bateau (publicité gratuite J).

 

IMG_7951

 

L’endroit est coquet et les maison, hôtels et posadas sont très luxueux .La route passe juste sur le front de mer et une circulation en continue gâche un peu l’endroit ainsi que notre ballade du bord de mer. Dommage la montagne semble tellement belle et on aurait bien voulu prendre le temps de faire une ou 2 randos pour aller voir les sommets et les cascades. C’est tout le problème du Brésil : un pays superbe, des gens adorables mais une criminalité galopante que la corruption endémique de la classe dirigeante ne permet pas éradiquer.

IMG_7945

Deux jours plus tard, le temps qu’un front froid passe avec ses pluies et son vent fort de secteur sud, et nous voilà reparti pour notre descente du Brésil.

 

Mercredi jeudi et vendredi 11 12 13 octobre :

IMG_7972IMG_7970

Le temps semble s’être bien amélioré et nous repartons d’Ilha Bela sous le soleil. Quelques hôtels ont même ressortis leurs parasols sur leur plages privées. Nous longeons l’île sur toute sa longueur avant de retrouver le large. A peine sortis du chenal, le brouillard commence à tomber et le vent aussi. Nous contournons l’île de Alcatraz (non pas le fameux pénitencier dont on ne s’évade pas) mais on ne peut pas l’approcher elle est bien gardé par un chapelet de roches tout autour.

IMG_7974

 

C’est ce moment là que choisi un thon de 5 kilo pour prendre à ma ligne. Le bateau tangue de tous les côtés et des paquets de mer inondent le cockpit. Nous enfilons notre ciré cotten et notre harnais, sans trop de résistance le poisson est hissé à bord mais notre équilibre n’est pas très bon et le sang gicle partout sur moi. Nous avons pourtant la technique mais sur une meilleure mer. Bon bref après l’avoir vidé il finit dans le petit frigo en attendant d’être arrivé au port pour le préparer en conserve, j’en profiterai aussi pour tester la recette de thon de Fanny. La météo des prochains jours nous prévoyant le même temps qui pourrait rendre l’entrée de Rio Grande difficile, nous avons décidé de nous arrêter à Itajai. Pourquoi Itajai ? me disent François et Sophie sur google çà a l’air moche et sans aucun intérêt (comme d’ailleurs Rio Grande). Parce que c’est un port facile d’accès par tout temps et un bon endroit pour faire les formalités de sortie du Brésil, toutes les administrations étant à proximité du port.

 

 

Baie de Parati

Mercredi 4 octobre :IMG_7664

Aujourd’hui nous avons la baie à traverser pour aller à la marina d’Engenho à côté de Parati (ville touristique à ne pas manquer ). La marina est toute neuve, le livre la donne comme étant la meilleur de la baie et la moins cher. C’est une superbe marina dans les bois malheureusement il fait un temps de cochon, il bruine et c’est à peine si l’on voit la montagne derrière. Le couple qui tient la marina nous propose gentiment de nous emmener en ville. Parati est une ville où les rues sont inondées à marée haute. Elle aurait, paraît-il été conçu ainsi par les Portugais pour que les rues soit ainsi nettoyées à chaque marée. Avec le temps et les marées les gros pavés des rues se sont disjoints et il est très difficile de marcher sans se tordre les pieds. Les maisons sont toutes parfaitement entretenues sans trace de moisissure en dépit de leur âge (17ème 18ème siècle) et de la marée. Mais la plupart sont des boutiques de souvenir pour touristes. Autours de ce centre historique piétonnier, c’est une ville brésilienne ordinaire. La police est présente à tous les coins de rue. Nous avons même pu assister à une course poursuite entre un gros 4X4 de la police et un jeune à moto qui avait du faire quelque chose de répréhensible. On se serai cru dans un film, en tournant à un carrefour sur les chapeaux de roues le 4X4 à failli faucher une dizaine de piétons et atterrir dans une vitrine. Il était moins une et j’ai eu une chance inuit de ne pas être renversée par la moto… heureusement qu’ils ne tiraient pas au pistolet en même temps. Nous n’avons pas trop le temps de nous attarder en ville, nous avons encore les courses à faire. Le taxi nous ramène bien chargés du super marché à la marina et nous retrouvons notre tranquillité ici c’est bien gardé même la nuit et il faut montrer patte blanche pour entrer.

IMG_7698.JPG IMG_7717

IMG_7700

IMG_7720

IMG_7733

IMG_7731

Jeudi 5 octobre :

IMG_7760

Là vraiment c’est un front froid il ne fait plus que 20° et nous ne sommes encore entre l’équateur et les tropiques. Le monde à l’envers je vous le dis .Bon après avoir réglè la marina (le linge est gratuit) nous repartons vers une autre baie et pour y aller Domi nous fait passer entre les cailloux histoire de nous mettre en jambes avant la Patagonie …C’est splendide nous passons entre des tas de petites îles aux gros rochers ronds, avec des petites plages et partout où il y a la moindre petite surface de terre la végétation a repris ses droits. Il y a quelques jolies petites maisons accrochées à flanc de montagne, elles se fondent dans la végétation. Après avoir passé par un dédale de rochers nous arrivons devant le village de Mamangua. Jusqu’en 2015, le village n’avait pas l’électricité. Il n’y a aucun accès par la terre. Les enfants vont à l’école en bus de mer,. C’est comme une grande famille. Après l’école, les enfants jouent ensembles sur la plage pendant que les mamans discutent en les surveillant. D’autres partent aider leurs pères à la pêche. Quelques maisons proposent une restauration qui ne fonctionne que le week-end. On peut y acheter du poisson si le pêcheur est rentré de mer. Si vous chercher un endroit où personne vous trouvera où vous pourrez vous dé-stresser et vous reposer en totale quiétude, sans internet ni réception GSM, où vous pourrez juste aller à la pêche où flâner

IMG_7780.JPGIMG_7774 sur la plage c’est vraiment le bon endroit. Quelques logements sont proposés dans le village et quelques petits hôtels de luxes sont installés dans la baie sur les plages sur la rive en face du village. Un bateau taxi fait la navette dans toute la baie pour vous y déposer.

IMG_7789

IMG_7790

IMG_7787.JPG

IMG_7840

IMG_7830

IMG_7837

Ce matin nous allons faire un tour de canoé dans les mangroves. Nous nous rapprochons en bateau au maximum du fond de la baie et mouillons près de la dernière pointe rocheuse. On s’équipe pour une expédition de quatre heures. Dans le guide ils indiquent qu’il faut des battons pour éloigner les serpents, du produit anti moustiques et des chaussures de marche pour aller voir une cascade et des piscines naturelles. Il faut suivre la rivière serpentant à travers la mangrove, puis la forêt, on laisse alors l’embarcation pour suivre la rivière à pied et trouver ces fameuses cascades. Pour trouver des bras qui serpentent à travers les mangroves on en a trouvé mais après quelques centaines de mètres, pas moyen d’aller plus loin, on voit que des arbres ont été régulièrement coupés pour laisser un passage mais d’autres sont tombés et ils obstruent complètement le chemin. Il faut faire demi-tour dans ces marais pas question de mettre les pieds dans l’eau pour contourner l’obstacle et de toute façon toutes ces branches qui sortent de l’eau risqueraient de crever notre canoé et là nous serions dans une fâcheuse situation. Nous avons ainsi exploré 3 bras mais à chaque fois c’était pareil. Aussi au bout de trois bonnes heures de canoé, dévorés par les moustiques et le mouches plates, nous sommes rentrés au bateau complétement fourbus et courbaturés d’être resté assis tout ce temps au fond du canoé . Finalement en regardant bien le guide c’était le premiers bras en approchant de la mangrove le seul que nous n’avons pas exploré car il semblait le plus étroit. A peine arrivé, au bateau il se met à pleuvoir. Le guide décrivaitIMG_7809 l’endroit comme un loc Écossais avec des palmiers et un climat tropical mais là c’est le climat qui se met aussi au diapason de l’Écosse : il ne fait plus que 20°. L’après midi passe sous la pluie et nous mettons nos cirés cotten pour remonter la baie jusqu’à un mouillage tranquille à son embouchure. Demain nous aurons ça de moins à faire pour notre prochaine étape.

IMG_7827

A suivre ….

Ecrit par Anne et Domi

La baie de lilha Grande

 

Lundi 24 Septembre :IMG_7354

C’est notre jour de repos, nous nous levons tard il est 11 heure mais bien reposé (je vous rappelle que nous sommes arrivé à 6 heures du matin :J), l’anse est très calme, il n’y a pas une ride sur l’eau. Deux petits restaurants se font concurrence sur la plage mais, pour l’instant, il n’y a pas un client. Nous en profitons pour prendre notre bain de mer. L’eau n’est pas très chaude (24°) mais elle a le mérite d ‘être claire. L’après-midi Cinq bateaux de touristes et des tas de petites vedettes arrivent dans l’anse, il y a du monde sur la plage (NDT : peut être une vingtaine de personnes J) et ça nous donne pas envie de descendre à terre. En fin de soiré lorsque tout ce petit monde est reparti, nous gonflons le canoé pour faire une première reconnaissance de l’île qui se résumera à une ballade d’un bout à l’autre des deux plages. De retour au bateau nous ne tardons pas à manger et à nous mettre au lit. On se promet demain une bonne rando avant l’arrivée des touristes.

IMG_7359

IMG_7443

Après un bain matinal, et un bon petit déjeuner nous nous préparons pour notre randonnée. Il est 9 heures quand nous débarquons sur la plage avec nos chaussures de marche. Nous prenons le sentier qui mène à la plage de Lopes Mendes de l’autre côté de l’île côté océan. Cette plage a été cotée comme étant la plus belle plage de l’Amérique du sud et la 13 ème plus belle plage du monde. Il ne fallait pas manquer cela…

IMG_7390

IMG_7393

Nous découvrons en effet un endroit digne de ce classement. Et en plus elle est déserte.

IMG_7397

Nous marchons sur environ 3 km de plage avec un paysage à couper le souffle, d’un côté le bleu de l’océan et les vagues venant se briser sur le sable doré et de l’autre la jungle impénétrable avec en arrière plan la montagne (l’île est très escarpée : le sommet le plus haut culmine à plus de 1000 m) couverte de tous cette forêt primitive : la Mata Atlantica (la forêt originelle de la côte brésilienne préservée intacte sur Ilha Grande), une forêt comme jamais je n’en avais vu auparavant avec une variété d’arbre hors du commun. Bien sûr il y a des cocotiers, des bananiers, des noix du Brésil, des bambous géants, des orchidées mais aussi des dizaines d’essences inconnues et dans tous çà des milliers d’oiseaux qui gazouillent. Leur chant et le bruit des vagues s’éclatant sur la plage emplit l’espace. Nous rentrons par une vallée marécageuse en passant dans un chemin tracé par les gardes forestiers. IMG_7428

IMG_7425

IMG_7412

Apparemment dans l’île il y a aussi des crocodiles et des pancartes nous indiquent là où il faut faire particulièrement attention. Mais non nous n’en voyons pas et nous ne sommes pas déçu pour autant. Après trois heures de marche nous voici de retour au bateau affamé et heureux par cette première découverte de l’île.

IMG_7434

IMG_7429

L’après-midi se passe à planifier la suite de notre parcours et nous savons maintenant que nous pouvons rester dans le coin encore une dixaine de jours.

 

IMG_7450

Mercredi 26 septembre :IMG_7481

Nous choisissons l’anse de Saco de Ceu juste après le village d’Abrao (le plus important de l’île probablement une cinquantaine d’habitants). C’est presque un lac tellement il est bien protégé. On y rentre par une passe étroite. C’est aussi un endroit très coté et on y voit de très jolies villas entourées de grands parcs se fondant dans la forêt. Nous jetons l’ancre dans une petite crique juste à l’entrée où notre bateau prend toute la place. A quelques coups de pagaies nous voyons un très joli un restaurant. Le guide nautique indique qu’il est très réputé pour ses spécialités de poissons, paraît-il les meilleures de la région. Pourquoi pas ! il est justement l’heure de se mettre à table et comme nous nous sommes levé tôt ce matin nous sommes affamés . Mais non ! Ce ne sera pour cette fois-ci. Il est fermé, et n’ouvre que le week-end. On est hors saison. Après avoir fait le tour du resto (vraiment très beau avec ses terrasses fleuries surplombant la crique) nous rentrons au bateau où nous nous contenterons d’une petite salade.

IMG_7488

IMG_7479

IMG_7492

IMG_7495

IMG_7514

Jeudi 27 septembre :

IMG_7525.JPG

Il faudrait que l’on fasse quelques courses, nous n’avons plus de bananes à bord et ici elles sont tellement bonnes que l’on a du mal à s’en priver. Nous allons dans le port d’Angra dos Reis sur la côte.◊

IMG_7570

La première marina on se fait carrément jeter « non non pas ici aller voir ailleurs » l’employé de service va jusqu’à larguer nos amarres illico. Juste à côté il y en a une autre : Piratas Marina Mall. Il y a tout juste assez d’eau contre le quai et nous sommes à marée haute. Un autre bateau Français est amarré devant nous. Domi en profite pour aller en ville en taxis avant que l’administration (la Capitania dos Portos) ferme pour récolter quelques coups de tampons afin d’être en règle pour l’étape suivante. Pendant ce temps là je discute avec Armelle et Robert. Ils sont partis de 2012 de France pour la Patagonie. Ils se sont arrêtés un peu partout et sont remontés souvent en France en laissant leur bateau ici et là. La terre de feu ils en parlent avec les yeux qui brillent. Bon il n’ont pas trop le temps d’en parler la nuit tombe vite et ils ont du chemin à faire pour gagner le mouillage qu’ils ont choisi sur Ilha Grande. Ils ont le temps de me dire de ne pas passer la nuit ici, le port étant excessivement cher mais pour le temps de faire les courses on peut rester à quai gratuitement. En attendant Domi je vais faire quelques courses et je le retrouve au super marché. Il avait eu la même idée en revenant de la ville. Comme le supermarché est sur le quai on en profite pour refaire notre stock de bouteilles d’eau minérale, ce n’est pas tous les jour qu’on peut revenir au bateau directement avec le chariot. Nous retournons au bateau en courant car un orage carabiné s’abat sur la baie. Nous attendons que le plus gros de l’orage passe mais il est déjà tard et la nuit tombe. Nous avons juste le temps d’aller mouiller à la sortie de la ville, tout près de la chapelle de Notre Dame de Bomfim, où l’eau est plus claire et c’est surtout beaucoup plus joli et IMG_7564

totalement gratuit.

Malheureusement nous n’avons toujours pas de wifi et je ne vais pas pouvoir mettre mes articles sur le blog (maman et les autres vont devoir attendre patiemment que je puisse me connecter dans les jours à venir).

J’oubliais : de sa visite à la Capitania, Domi a ramener une très mauvaise nouvelle : notre entrée à bien été tamponnée sur le papier requis à la Capitania de Rio, mais pas la sortie et sans ce tampon de sortie nous ne pourrons pas rentrer (officiellement du moins) dans aucun port. Il va donc falloir retourner à Rio. Nous irons en bus et on attendra lundi pour être sûr que les bureaux sont ouverts.

Vendredi 28 septembre:

IMG_7556

Au matin le soleil est de retour et je découvre avec ravissement la petite chapelle qui est devant notre bateau. Je profite du calme matinal pour me baigner Domi dort toujours il se repose, il s’est battu avec les moustiques toute la nuit … Nous repartons pour un autre mouillage (Le Lago Azul entre l’ile des Macaques et l’Ilha Gande) où , surprise, nous retrouvons Acquadoria le bateau d’Armelle et Robert au mouillage. Le temps est de nouveau couvert et il recommence à pleuvoir. Nous en profitons pour mettre la bâche de récupération d’eau et faire la lessive. Domi fait des essais avec son hydrogénérateur qui ne fonctionne plus et il est en contact avec Yola du service après vente en France (très réactive et très efficace) pour essayer une dernière fois de réparer avant de le renvoyer à l’usine. Nous avons aussi une petite fuite dans le carré, Domi n’hésite pas et démonte le vaigrage, il faut profiter de la pluie pour voir couler l’eau et localiser la fuite : elle vient d’un joint de hublot abimé. L’après-midi nous allons sur « Acquadoria »   avec notre guide sur la Patagonie. Ayant parcouru deux fois les canaux dans les deux sens, Robert et Armelle sont une mine de renseignements. Ils nous donnent tellement d’informations utiles que nous avons du mal à tout noter. Robert nous donne aussi une copie des cartes de la région une paire de gants de travail en caoutchouc molletonnés à l’intérieur bien pratique pour barrer sous la pluie quand il fait froid ou manipuler les haussières mouillées. Nous finissons la soirée par un apéro à bord Rêve à Deux. Merci à vous deux, Armelle et Robert, nous n’avions pas de doute sur la destination mais maintenant nous en avons encore plus envie d’y aller et nous sommes plus confiant grâce à toutes les infos que vous nous avez données. Et de savoir que vous avez parcouru les canaux quatre fois c’est que cela doit en valoir vraiment la chandelle. Le lendemain Acquadoria repart à l’aube pour Rio, nous nous restons encore un jour ici, il ne fait pas vraiment beau mais meilleur que sur la côte et c’est tellement joli. On passe la plus grande partie de la journée à mettre au propre les notes que nous avons prisent hier, à étudier les routes possible à travers les canaux et à répertorier les mouillage recommandés.

 

Dimanche 30 septembre

Après avoir fainéanté le matin nous reprenons la mer pour la petite marina « Angra dos Reis Marina Clube » en face de la ville pour être à pied d’œuvre pour prendre le bus pour Rio à la première heure demain matin. Nous voulions laisser le bateau sur bouée mais se n’est pas possible, donc nous sommes au ponton. Heureusement nous sommes dans des petits coefficients de marée il y a à peine assez d’eau sous la coque pour qu’il reste à flot à marée base et de toute façon c’est de la vase molle.

Michel le patron du bar nous propose gentillement de nous emmener en voiture très tôt le matin. Il nous fait goûter à notre premier Caipirinha (alcool de canne avec du citron (ou des fruits même si c’est pas la recette légale) et beaucoup de glace délicieux

IMG_7567IMG_7568

Lundi 1 octobre :

 

Comme convenu Michel ne nous oublie pas et nous dépose au terminal à 6 :45 . Le bus est très confortable et roule doucement sur cette route qui longe la côte. Contrairement à beaucoup de ces collègues, lui au moins ne se prend pas pour Fangio (qui comme nous l’a fait remarquer Jean Jacques,l’oncle de Dominique, n’était pas Italien mais Argentin : heureusement que nous avons des lecteurs attentifs !). Nous pouvons admirer cette suite de baies et de petites criques plus jolies les unes que les autres. Mais dés que nous approchons Rio, le paysage change de chaque côté de la route. La route est bordée de zones industrielles ou commerciales mais derrière ce sont des favelas à perte de vue. La misère et l’insécurité se font sentir. Les gens sont entassés dans de petites constructions sommaires très souvent avec des toits en tôle et dont les ouvertures ne sont pas fermées, pas de fenêtres, la moisissure est partout. De pauvres gens vivent sous des tentes de fortunes sur le terre-plein au milieu de l’autoroute.

 

Arrivée à la gare routière de Novo Rio. C’est une ancienne zone d’entrepos et de logements pauvres qui à été (soit-disant) réhabilitée juste avant les jeux pour abriter le village olympique et où les vieux entrepots ont été transformés en atelier d’art (ou sont préparés notamment les chars du fameux carnaval) ou en hall d’exposition. Nous prenons le tram pour traverser cette zone ou l’anarchie et la pauvreté semble avoir repris tous leurs droits. Nous sommes en période de pluie ce qui n’arrange rien, les vieux bâtiments encore debout sont moisis. Les rues sont jonchées de détritus. Le tram nous dépose Praça Quince (place 15) où se trouve la Capitania. C’est là que devons obtenir le fameux tampon de sortie manquant. Une fois obtenu le coup de tampon magique, nous filons à la poste pour renvoyer la partie de l’hydrogénérateur défectueuse en France. Gentillement les deux préposées nous l’emballent soigneusement dans des cartons trouvé dessous un bureau. Ensuite, pendant plus de deux heures nous restons avec les postiers qui se relaient (tellement c’est compliqué) pour remplir et signer les formulaires d’expédition, il y en a des dizaines et à chaque fois il faut trouver le bon code et la bonne formule, certains sont en anglais mais la plupart sont en portugais, et même si Domi n’y comprend rien c’est à lui de les remplir. Une démonstration de la bureaucratie brésilienne dans toute sa splendeur. Quand nous sortons enfin du bureau de poste il est déjà 1 heure et à trois heure nous avons un bus pour le retour dans notre marina. Nous allons quand même au resto tout à côté très chic (nous sommes dans le quartier des affaires, juste à côté de la banque du Brésil) mais raisonnable. Nous sommes affamés, le petit pain au fromage avalé ce matin avant de monter dans le bus est bien loin. Nous prenons un bon plat de poisson pour deux et cela nous convient parfaitement. A peine le plat avalé nous sautons dans le tram pour retourner à la gare routière pourtant on se serait bien laissé tenter par un dessert, ils avait l’air très bon et le dessert c’est très rare dans les resto brésiliens. La sortie de Rio se fait plus vite que l’entrée, il y a moins d’embouteillages. Par contre arrivés sur la côte le bus fait de nombreux détours pour déposer ses passagers dans plusieurs petits villages nettement plus sympas que les banlieues de Rio. Le retour durera finalement 3 heures 45’ au lieu de 3 heures à l’aller. Nous sommes contents d’arriver enfin à la marina. Au bar du Club, pour nous requinquer après cet aller et retour express, Michel nous prépare un repas de tapas et nous fait déguster ses cocktails préférés (il gère 2 restaurants gastronomiques et les cocktails sont sa spécialité) . Pour dormir il n’y a rien de tel…IMG_7593

Mardi 2 octobre:

Le matin après avoir été réglé le port nous reprenons la direction des îles . Un super mouillage « Sitio Forte ». Il n’y avait que deux bateaux lorsqu’on est arrivé mais très vite ils sont partis nous laissant seul dans la baie. Sur la plage des restaurants dont un proposent l’eau sur un rocher accostable au milieu de la baie. Il suffit de lui demander d’ouvrir le robinet et on peut avoir de l’eau de source non traitée qui provient directement de la montagne.

IMG_7618

Mardi 3 octobre :

IMG_7620

Profitons d’une journée ensoleillée pour aller faire un ballade à pieds dans l’île.

Nous longeons plusieurs petites plages avec de jolies petites maisons aux jardins superbes.

Nous montons dans la montagne, le sentier est entretenu par les gardes forestiers et fait le tour de l’île. Il faut Cinq jours à un bon marcheur pour faire le tour complet, certaines parties sont assez dures car il faut passer des cols entre deux sommets pour aller d’une baie à l’autre. En redescendant nous rencontrons deux randonneurs qui se croisent et échangent leurs infos sur le parcours. L’un deux parle très bien anglais et nous explique qu’à certain endroits on peut dormir et manger dans des pousadas (sorte d’hôtel/pension très simple) et à d’autres ils faut planter sa tente (aux emplacements autorisés bien entendu) . Après un repas simple de poisson et salade nous regagnons notre bateau pour explorer un autre mouillage quelques milles plus loin. Notre choix se prote sur Araçatiba un petit village de pêcheur. Il fait très chaud, le ciel est très chargé. On sent l’orage qui approche mais nous ne nous décourageons pas et allons à terre, si nous trouvions quelques fruits ce serait bien. Presque toutes les maisons sont sur la plage. Il n’y a pas de voiture ni vélo. Pour les enfants leur terrain de jeu c’est la plage et la mer. Une maison sur trois est un restaurant. Dans quelques maisons nous constatons le dénuement. Ils semblent avoir besoin de peu de choses juste une pièce pour vivre et une pour coucher. Nous trouvons l’épicerie qui fait aussi restaurant. En étalage à part les sacs de riz et manioc et le boisssons diverses il n’y que des patates et des oignons. On demande au patron s’il n’aurait pas des fruits. Il va dans son arrière-boutique et revient avec 2 mangues , 2 papayes , 4 bananes. au cas où nous lui demandons s’il n’aurait pas aussi des crevettes ( la spécialité de la région )et il nous sort un petit paquet congelè que nous acceptons , ici dés que les pêcheurs rentrent de pêche ils congèlent tout ,c’est la meilleur façon de conserver avec cette chaleur .

De retour au bateau Domi nous prépare un super repas de nouilles chinoises aux crevettes (trop bon).

IMG_7645IMG_7656

A suivre…