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Puerto Williams

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Puerto Williams, la ville et le port le plus Sud de la planète, est située sur l’île de Navarino dans le Canal de Beagle. C’est le point de départ obligé pour toutes les expéditions vers départ pour le Cap Horn, l’ Antarctique ou les canaux de Patagonie. C’est ici que se font toutes les démarches administratives et obtenir les autorisations nécessaires pour partir. Rien de très compliqué mais c’est obligatoire et les fonctionnaires et militaires en charge sont toujours aimables et accommodants. Puerto Williams est une petite ville de 2200 habitants qui survit principalement grâce à la base de la « Armada » (la marine nationale chilienne) et à son port de pêche.

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Il y a aussi une usine de conditionnement de centollas les fameux crabes araignées du coin. En saison (c’est à dire maintenant J) il y a les touristes, essentiellement des marcheurs et des randonneurs venu explorer les sentiers del’île Navarino un peu comme on va au Népal. Les quatre supermercados (de la taille d’une petite épicerie de quartier en France) raisonnablement achalandés. Il y a aussi un marchand de légumes et de fruits très sympa et avec un choix raisonnable qui vend ses produits dans un couloir en construction (ou en démolition c’est difficile à faire la différence). Tous ces commerces sont ravitaillés par le ferry qui vient de Punta Aréna chaque vendredi soir. Le samedi matin est donc le grand jour des courses pour tout le monde mais seulement quelques équipages de voiliers, la plupart préférant faire le détour par Ushuaia pour se réapprovisionner en produits sophistiqués. Ce ne sera pas notre cas, nous avons décidé de zapper Ushuaia pour plusieurs raisons. D’abord c’est une grosse ville qui n’a aucun attrait sinon ses supers marchés bien achalandés, (comme nous revenons des Malouines nous avons tout se qu’il nous faut à bord et ce qu’on trouve ici nous suffit) ensuite Ushuaia est en Argentine, et les formalités d’entrée et de sortie sont les plus compliquées d’Amérique du Sud. Ils ont de plus la réputation de chercher des poux dans la tête au plaisancier sur les papiers et le matériel de sécurité. En plus si on y allait, il nous faudrait de toute façon revenir en arrière jusqu’ici à Puerto Williams pour refaire les formalités d’entrée et le permis de navigation au Chili (le reste des canaux est entièrement Chilien). Donc, non merci Ushuaia et l’argentine se passeront de nous !

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La ville s’étend tout le long de la baie depuis le port de pêche en passant par la base de la marine et se termine par le port de plaisance en fait une petite anse bien abritée où un vieux bateau  de transport de la marine « le Micalvi » a été coulé pour servir de ponton aux bateaux de passage. Cette semaine le Micalvi affiche complet avec une vingtaine de bateau à couple. On y trouve de nombreuses nationalités mais avec tout de même une très grande majorité de bateau français dont de nombreux charters qui remonte de l’antarctique. C’est une faune étrange, très intéressante et très attachante ou se mêlent grands aventuriers et navigateurs plus modestes.

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Ici à Puerto Williams tous les plaisanciers se connaissent. Les plus anciens organisent des fêtes dans le Micalvi et la marine a mis à la disposition un énorme barbecue à gaz et chacun apporte sa nourriture et sa boisson. Chacun échange ses récits de voyage d’aventure et de découvertes. Un accordéon et une guitare et l’ambiance est assurée jusque tard dans la nuit. Jusqu’à il y a quelques mois, le Micalvi était géré comme un club nautique, il fallait payer sa place à couple, le bar fonctionnait comme un bar normal mais depuis quelques temps il n’y a plus d’administrateur et c’est devenu un peu l’auberge espagnole. Heureusement la marine n’a pas encore coupé ni l’eau ni l’électricité.

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Tout de suite au dessus du village des sentiers de randonnées montent dans la montagne. Il y a un parcours de plus de cinquante kilomètres bien balisés et d’autres sentiers font le tour de l’île. Il est possible d’y faire des trekking de plusieurs jours et des espaces pour bivouaquer sont indiqués sur le plan. Il faut être en très bonne condition physique car les dénivelés sont très important et les conditions météo très changeantes et souvent très difficile (vent violent, pluie, neige). Nous avons fait les 15 premiers kilomètres sous un soleil radieux.

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Nous sommes arrivés le Jeudi 13 décembre comme nous l’avions planifié au départ des Sables (chance ou génie de la navigation à vous de choisir). Nous resterons une semaine ici et repartirons ce samedi 22 décembre ou dimanche pour commencer notre lente remontée vers Puerto Montt. Nous avons tout fait les entrées au Chili, demande du zarpe (autorisation de navigation dans les canaux), une prolongation de nos visa de deux fois 90 jours . Préparation du bateau pour passer du mode « océanique » au mode « canaux ». Téléchargement des cartes et des logiciels pour pouvoir lire les photos satellite (Merci Damien !) et nous y retrouver au mieux dans ces endroits très mal cartographiés. Nous avons embarqué 500l de gaz oil (300 litre dans le réservoir et 200 en bidons) très important car une grande partie de la distance à parcourir jusqu’à Puerto Montt se fera au moteur contre le vent et il n’y a pas de station service sur la route. Mais se sont surtout les courses qui remplissent le bateau. C’est qu’il en faut de la nourriture pour un parcourt de trois mois dans les canaux où nous ne sommes pas sûr de trouver de quoi se ravitailler.

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Voilà tout et bien ficelé nous pouvons enfin partir, nous allons regretter cet endroit magique entouré de ces chaînes de montagne, nous aurons eu tous les temps de la pluie, beaucoup de vent, Pétole de la neige avec les sommets enneigés mais aussi le soleil d’été où j’ai pu ressortir mon short pour quelques heures. Sans oublier les fêtes, les moments privilégiés et les expérience échangées avec les amis Français, Chiliens, Hollandais …

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Nous remontons vers le nord vers les glaciers, les paysages d’une beauté sans nom nous y attendent, nous avons trois mois pour les découvrir cool…

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Nous pensons arriver à Puerto Montt pendant la deuxième quinzaine de Mars. D’ici là nous n’aurons sans doute pratiquement pas accès à internet. Il n’y aura donc peut-être pas beaucoup d’articles mais vous pourrez continuer à suivre nos positions et nous essaieronsIMG_9187 d’envoyer des nouvelle via twitter.

A suivre …

Anne et Domi

Des Malouines à la terre de Feu

Départ des Malouines le samedi 8 Décembre :

Sous un ciel chargé de pluie nous repartons mais cette fois-ci nous partons vers la Patagonie. Fini les Malouines mais aussi fini les mouillages où l’on stress un peu de peur de chasser par vent fort. Le vent au départ est dans la bonne direction et nous propulse en longeant la côte. Puis c’est un changement radical et nous voilà au prés à tirer des bords. Nous sommes sous le vent des îles, heureusement, la mer est moins forte qu’au large. Un clapot inconfortable s’installe et, progressivement, au fur et à mesure que nous tournons autour des îles, le vent suit et nous empêche de faire une route directe. Nous hésitons entre le bord à terre dans un courant plus fort mais sans doute moins de mer et le bord du large et sa grosse houle mais moins de courant. Ce n’est que le lendemain en milieu de journée que nous quittons l’influence des îles et pouvons faire route directe vers la terre de feu.

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Nous avons 300 milles à faire. Nous avançons sous trinquette et grand-voile deux ris, c’est qu’il y a de l’air entre 25/30 nœuds de vent.

La traversée est finalement rapide. Rêve à Deux remonte bien au vent. Nous arrivons en vue de l’île des États mardi 11/12 au matin. Nous apercevons les sommets de l’île se découpant sur l’horizon alors que le brouillard à coupé au couteau qui nous accompagne depuis quelques heures se déchire. La mer est d’huile mais çà ne va pas durer. Nous longeons l’île toute la journée dans un vent qui monte à 30 nœuds toujours de face et une mer assez formée. D’après nos calculs de routage, l’heure idéale pour embouquer le détroit de Lemaire est à 21 heures. C’est le moment ou la marée va se renverser avec elle le courant qui devrait donc nous propulser dans la bonne direction et simultanément, le vent devrait basculer de l’ouest au nord est en faiblissant : des conditions idéales qui se rencontre très rarement dans cet endroit réputé pour ses passages mouvementés.

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Et c’est exactement ce qui se passe, le timing est parfait, la mer est plate comme un lac et le vent un zéphyr. La seule petite ombre au tableau c’est que nous sommes en mortes eaux et que le vent d’ouest à soufflé fort depuis plusieurs semaines, le flux de la marée montante n’est donc pas suffisant pour inverser totalement le courant qui restera d’ouest en est mais diminuera de 4 ou 5 nœuds à environs 1 nœud. L’île des États est grandiose et nous offre un spectacle d’une beauté à couper le souffle. J’aurai tant aimé m’y arrêter mais Dominique insiste pour avancer et ne pas manquer l’opportunité exceptionnelle de passer le détroit par mer parfaitement calme. Nous pouvons même nous préparer un bon repas chaud et le manger dans nos assiettes sans en perdre une miette. Nous avons vraiment de la chance et nous remercions Éole pour ce cadeau inespéré. Tant de récits relatant se passage difficile où les bateaux mettent toute leur énergie.

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Pour autant nous ne sommes pas encore dans le canal de Beagle mais un vent de travers nous y pousse gentiment. Par trois fois nous sommes obligés de faire un tour sur nous même (360°) pour nous débarrasser de kelp pris dans la quille ou le safran et nous ralentissant de plusieurs nœuds. Dans la matinée la visibilité est parfaite et nous apercevons le mythique cap Horn, qui a fait trembler pas mal de navigateurs et souffrir les matelots des grand voiliers, apparaître au loin sur l’horizon. Beaucoup de gens font le détour où affrètent des charter à pris d’or juste pour le voir de plus près ou pouvoir dire « j’ai fait le Cap Horn ». Mais ce n’est pas pour nous, nous ne sommes pas fou à ce point là… Les marins des grand voiliers qui bravait les élément déchainés pour le passer le faisait parce que c’était la route la plus rapide pour passer de la côte ouest de l’Amérique à la côte est ou à l’Europe, il ne prenait pas de risques inutiles juste pour ajouter un nom à la liste de leurs exploits. De toute façon la question ne se pose pas, même si nous voulions y aller, il faut une autorisation de la marine Chilienne et donc passer par Puerto Williams. Enfin nous rentrons dans le canal de Beagles. Nous tirons des bords sous voilure réduite pour faire avancer le bateau dans le vent qui fraichi à nouveau. En route directe au moteur se n’est pas possible, le bateau n’avance pas, il y a trop de courant contraire. Par moment le vent dépasse les trente nœuds mais la mer reste plate et trois ris dans la Gv et la trinquette à l’avant nous avançons bien. Par moment le vent tombe et nous n’avons plus assez de toile pour avancer mais quelques minute plus tard, il remonte à 25 nœuds et nous propulse à plus de 6 nœuds. Nous sommes trop tard pour arriver de jour à Puerto Williams aussi nous avons prévu de nous arrêter avant la nuit dans un petit mouillage réputée tranquille (Calleta Branner / Isla Gardiner) Nons faisons une tentative de mouillage mais le vent et mal orientées et s’engouffre en raffale puissant dans la petite baie. Mais ce n’est pas le plus gros problème : les fond sont tapissés de kelp et nous n’avons pas jetté l’ancre depuis 5 minutes que nous commençons à déraper rapidement vers le rivage (les grande algues laminaire se prennent dans l’ancre et l’empêche de pénétrer dans le sol. . Nous relevons l’ancre qui est entourée d’une tonne de kelp et ressortons nous mettre à l’abrit l’île Gradiner. Domi met bien une demi heure pour se débarrasser de ces algues à la machette et à la gaffe .Nous repartons vers port Willams où il sera plus facile pour ancrer de ; nuit. Dans le canal à cette heure de la nuit il y a paradoxalement beaucoup de trafic. A l’entée du « Paso McKinley, le dernier rétrécissement avant Puerto Williams, Nous sommes contraint de nous arrêter pour laisser passer un chalutier et un patrouilleur de la marine chilienne. Fort heureusement le règlement exige que tous le bateaux se signal par radio VHF avant de s’engager dans le passage. Nous attendrons donc à petite vitesse sur le côté du Canal que les conditions soit favorable.

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Il est Deux heures du mat quant nous arrivons à Puerto Willams, tout est calme mais la nuit est noire ne nous permettant pas autre chose que mouiller à côté des pêcheurs en attendant le petit jours.

écrit et relu par Anne et Domi

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Aux Malouines (2)

Lundi 19 Novembre :

Déjà une semaine que nous sommes à terre à explorer les bienfaits de la civilisation britannique et de la convivialité nautique française. Il commence à être temps de repartir si on ne veut pas prendre racine. Domi a bien étudié les cartes, il a envoyé un E mail pour demander la permission pour aller à Port Pleasant (Au Falkland, toute les terres et les bord de mer attenants appartiennent à des propriétaires – en général les éleveurs eux même et il faut leur demander la permission pour mouiller dans leur criques et descendre à terre). Le départ de Stanley ne peut pas se faire avant 11 heures le matin, normalement le vent devait se calmer. Nous avons toujours 25 nœuds de vent et Domi commence à bouillir. Il faut être patient et savoir prendre son temps mais cela fait déjà une semaine que nous sommes là. Enfin on se lance et nous voilà dans le chenal qui mène vers la pleine mer. Nous sommes sous trinquette et nous avançons à 8 nœuds. C’est super de se retrouver sur l’eau, il fait un temps splendide. Toute l’après midi on n’arrête pas de jouer avec les voiles pour faire avancer au maximum Rêve à Deux.

En fin d’après midi nous arrivons devant la rivière et remontons avec le courant.

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Autour de nous deux Dauphins Commerçons s’amusent avec le bateau. Demain un coup de vent est annoncé. Nous devons mouiller avec deux ancres l’une derrière l’autre dans 4 mètres d’eau. La première ancre est une ancre plate, elle est en aluminium léger, elle ne pèse que 10 kilos mais elle est prévu pour des bateaux de 15/17 mètres. La deuxième ancre est notre ancre principale (Lewmar Delta de 30 kg) habituellement à poste

Mardi 20 Novembre :

Nous avons superbement bien dormi, le bateau n’a pas bougé. Le vent dehors souffle fort et accélère à plus de 45 nœuds dans le lit de la rivière nous empêchant de quitter le bord. Heureusement il fait très beau et la véranda nous réchauffe l’interrieur. Le chauffage ne fonctionne plus et Domi ne sait pas le réparer. L’éolienne produit tout notre besoin d’électricité tant le vent est fort. Nous pouvons même faire chauffer de l’eau pour faire notre toilette et se laver les cheveux. Nous profitons de ce répit pour étudier les cartes et les guides pour choisir nos mouillages pour les prochains jours, et mettre à jour tout nos courriers en retard. La journée passe sans que nous nous en apercevions.

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Mercredi 21 Novembre :

 

Le vent est encore fort ce matin. La météo nous annonce un temps calme à partir de midi. A 10 heure le vent commence à mollir aussi on prépare le bateau pour partir. Il est 10 h 30 quant nous remontons les deux ancres, on est content tout se passe comme sur des roulettes et l’une après l’autre décroche sans difficulté. Nous voilà dans la rivière poussé par le courant au moteur et nous laissons défiler la rive doucement en appréciant ce paysage qui est unique à ces îles. Notre destination est Pyramide Cove dans la partie sud ouest du Choiseul Sound. Il y a une trentaine de miles, juste ce qu’il faut pour pour une petite navigation de la journée. Nous voulons arriver tôt pour bien profiter du paysage et surtout arriver avant la nuit. Des dauphins nous accompagnent vers le mouillage. Sitôt l’ancre mouillée et son bon accrochage vérifié nous sautons dans l’annexe pour profiter du temps calme et marcher un peu à terre.

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Pyramide est un très joli mouillage bien protégé dans une crique fermée par un magnifique îlot couvert de tussac (herbe très haute endémique aux Malouines mais qui malheureusement ne repousse plus là ou elle a été mangée par les moutons, et laisse la place au diddle dee un genre de bruyère donnant en fin d’été de petites baies rouges avec lequel il est possible de faire de la confiture et du sirop).

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Tom Watson Cove (Nord de Adventure Harbour)

Nous débarquons sur la grève à l’embouchure d’une petite rivière (Pyramide creek) ou d’après le guide il devrait il y a avoir des mulets mais cette fois ci, nous ne sommes pas venus pour pêcher. Il y plein d’oiseaux notamment des huitriers des canards vapeur (ainsi appelés parce qu’il n’ont pas d’ailes) et d’autre petits échassiers. Il nous regardent et continuent à vaquer à leur occupation et se laissent approcher à quelques mètres sans s’inquiéter le moins du monde de notre présence. Le sol est mou, non pas gorgé d’eau, mais plutôt souple : c’est de la tourbe. Une multitude de plantes colorées (Tall Fern et Diddle-dee) tapissent le sol. De plus hautes herbes sèches recouvrent le tout donnant l’impression de loin que tout est sec. Mais non !

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Après une petite heure passée à terre, retour au bateau. Nous avons un peu froid Domi n’est pas assez couvert et moi, la prochaine fois, je mettrai des bottes adaptées pour descendre à terre.

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Jeudi 22 Novembre :

Après une nuit calme sans le moindre souffle de vent, nous nous levons bien reposés et prêt à repartir pour un autre mouillage. Après la manœuvre de remontage de l’ancre, je fais très attention de ne pas me mettre dans le kelp (les grandes algues laminaires qui remontent jusqu’à la surface entourant les îles. Elles sont à la fois la terreur du marin mais aussi sa meilleure amie car elles indiquent clairement la présence de récifs immergés et protègent les mouillages des vagues du large.

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Toute la journée nous naviguons d’îles en îles prenant des photos et admirant le paysage, il fait très beau et à l’abri du vent le soleil chauffe. Nous apercevons une colonie de cormorans impériaux et de temps en temps un petit groupe de pingouins de Magellan à la surface de l’eau. Un groupe de Dauphins Commençons nous accompagnent un bon bout de chemin. Nous parcourons 35 mille en tout dans la journée et nous voilà dans un très bon mouillage, URSHIN Bay, (TomWatson Creek dans Adventure Sound) bien protégé en vue d’un coup de vent le lendemain. Mais ce soir c’est encore calme et nous sommes assez tôt pour descendre à terre nous dégourdir les jambes.

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Derrière la grève il y a une très belle lagune (en fait un étang d’eau douce) ou nous rencontrons toute une famille de canards vapeur (Falkland steamer duck), père mère et cinq canetons. On les croirait en plastique, trop drôle. Mais le vent commence à se lever il est temps de regagner notre bord.

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Lorsque le soleil se couche, il est immédiatement remplacé par la lune qui est pleine ce soir. Elle paraît énorme quand elle monte sur l’horizon. Elle éclaire toute la baie.

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Vendredi 23 novembre :

 

Après Minuit le vent souffle fort et toute la nuit on se lève à tour de rôle pour vérifier si tout se passe bien au niveau des ancres et si le bateau ne chasse pas. L’alarme se met à sonner mais ce n’est qu’une fausse alerte, elle a été mise mais sur un rayon très réduit à marée haute, et nous sommes à marée basse nous évitons donc sur un rayon un peu plus grand mais l’ancre n’a pas bougé. On se rendort rassurés jusqu’à tard dans la matinée. Les prévisions ne prévoyant pas d’accalmie avant le lendemain, nous sommes bloqués là, mais ce n’est pas grave il faut programmer la suite du voyage et se n’est pas simple dans ses îles. Il faut envoyer des E mail pour demander des autorisations de mouillage aux propriétaires qui nous répondent dans la journée. Domi remplace une bosse de ris qui s’use trop vite, il va falloir être attentif pour trouver la cause de ce ragage. La journée se termine après un beau couché de soleil, ce soir il ne fait bon : 15°.

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Samedi 24 novembre :

On est toujours content quant on peut reprendre la mer même si c’est pour la journée et que l’on sait que le lendemain c’est de nouveau baston pour deux jours. Le temps ici est plutôt au beau avec des ciels bleus aciers. Rien quant regardant le ciel on voit qu’ici il ne fait pas chaud. J’ai l’impression de retrouver les ciels Nordiques qu’on a tant aimé quand nous habitions en Suède. Je profite du soleil et de la mer calme pour faire une sieste. Il faut vraiment profiter de ses moments calmes.

L’arrivée au mouillage est prévue assez tôt. Le choix est fixé sur Swan Cove une petite crique paraît-il très bien abritée à l’entrée de la Bay of Harbours. Lorsque nous arrivons nous découvrons une charmante petite baie bien abritée mais entièrement envahi par du kelp. Nous louvoyons pour éviter les zones les plus denses. Mais l’espace restant est vraiment trop petit pour nous et sur ce rivage bas, sans aucun arbre ni rocher, nous n’osons pas nous amarrer à terre. Nous faisons demi-tour et allons tenter notre chance à North Arm ou il y aurait un bon mouillage devant le village.

 

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L’entrée est barrée par une grande zone de kelp. Mais d’après le guide et la carte, on peur l’éviter en rasant la côte est de la baie et en effet on voit un passage plus clair apparement sans kelp. Nous y engageons mais après quelques minutes, le bateau n’avance plus. Nous avons du kelp plein la quille. Il faut dire que notre bulbe en T est particulièrement bien adapté au ramassage d’objets semi immergés. Cette fois ci nous en avons des tonnes. Quand nous essayons de faire marche arrière nous voyons cette masse énorme de long rubans enchevêtrés (elles peuvent atteindre 20 mètres de long) qui nous suit sous la coque. Nous bataillons de droite de gauche pour essayer de les retirer avec la gaffe. Fort heureusement le vent nous pousse vers la sortie de la baie et nous arrivons facilement en eaux libres. Mais le safran ne répond pas normalement, ni d’ailleur la barre qui vibre énormément. Domi va voir l’inverseur (la boite de vitesse du moteur) et revient en pétard il y a de la mayonnaise : l’eau de mer est entrée dans l’inverseur par l’arbre d’hélice quand l’hélice a forcé en prenant le kelp. C’est très embêtant car on ne peut pas continuer très longtemps (risque d’endommager irrémédiablement l’inverseur) ni réparer en mer. En attendant nous n’avançons toujours pas, nous avons encore du kelpt dans la quille, un 360° s’impose et effectivement après 2 tours complets, une grosse touffe se détache. Nous arrivons finalement dans un troisième mouillage (Lions’ Cove). Il est un peu moins bien protégé que les deux autres mais çà ira pour aujourd’hui. Nous mouillons dans 4 mètres d’eau.

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Il n’y a plus de vent et à terre des pingouins nous regardent. Bon on est venu pour eux, même si le soleil ne va pas tarder à disparaître, nous mettons le zodiac à l’eau et allons les voir. Ils sont là sur la grève, de loin on dirait un groupe d’hommes qui papotent tranquillement, nous ramons doucement et nous approchons à quelques mètres. Ils nous ignorent complètement nous sommes pourtant bien visible dans nos cirés jaunes et rouge et notre annexe recouverte de tissus jaune fluo, c’est un moment inoubliable. Ce sera notre consolation après les problèmes de kelp. Nous sommes inquiets quand à la suite de notre voyage. On ne peut pas continuer sans moteur et pour réparer il faut mettre au le bateau hors de l’eau. Nous sommes donc un peu retournés mais çà ne nous coupe pas l’appétit. Après une bonne platée de raviolis et une petite crème dessert nous nous blottissons sous notre couette en attendant le vent qui va monter dans la nuit.

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Dimanche 25 novembre :

On est pas pressé de se lever, le soleil est debout depuis 4 heure du mat mais nous faignantons jusqu’à 8 h30 de toutes façon nous sommes bloqué là. L’éolienne produisant à plein, j’en profite pour me laver la tête et pour faire une grande toilette avec de l’eau chauffée par l’éolienne. Domi aussi se rase et passe son temps à envoyer des E mails pour essayer de régler le problème d’inverseur. Où le faire ? Là est la question ? Il y a peu de ports dans la région qui ont la posibilité de sortir les bateaux comme le notre de l’eau. Le travelift le plus proche est en Uruguay mais si on retourne là bas on sera sans doute trop tard pour redescendre en Patagonie à temps pour remonter les canaux. Il essaye donc de trouver une solution sur place ici au Falkland. Pour çà, il a contacter Bob, le responsable du Falkland Islands Yach Club. C’est le douanier qui lui avait donné ses coordonnées le premier jour en lui disant «si tu as besoin de conseil à propos de la voile dans l’archipel c’est l’homme à contacter ». En attendant il change l’huile et la remplace par de la propre pour éviter que l’inverseur ne commence à rouiller de l’intérieur . De mon côté je l’aide quand il a besoin mais j’ai aussi du nettoyage à faire, il faut être très attentif au moindre recoin et repérer les moisissures qui se développeraient.

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De temps en temps nous montons dans la véranda et prenons les jumelles pour observer les pingouins et leur voisines les oies (avec les quelles ils semblent avoir de bons rapport de voisinage), c’est notre plaisir et on échange nos observations.

 

Lundi 26 novembre :

Ce matin, nous avons des nouvelles de Bob à Stanley. Il a une solution pour nous, il a trouvé quelqu’un qui peut lever le bateau avec une grue. Dés notre retour il viendra nous chercher au ponton pour nous emmener voir la personne qui s’occupe de ça. L’espoir renait. On aimerait bien partir au plus vite afin de profiter du vent portant jusqu’à Stanley mais il faut attendre un peu que le vent se calme. Il est finalement quatre heures de l’après midi quand nous pouvons enfin nous mettre en route. Le relevage des deux ancres n’a pas été facile, il y avait plein de kelp dans la chaîne. Heureusement Domi avait confectionné une super gaffe avec une branche d’eucalyptus bien droite trouvée en Uruguay et un crochet en inox pour lui permettre de retirer les algues plus facilement. Le mouillage était très bien orienté ce qui nous a permis de nous laisser gentille ment dériver le temps de tout bien ranger sans utiliser le moteur. Toute la nuit nous avons un bon vent au début nous avions que la trinquette mais petit à petit le vent c’est calmé et nous avons envoyé la grand-voile et changé la trinquette pour le foc . Superbe navigation sans stress ni moteur, un ciel clair avec de la lune pour nous éclairer.

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Mardi 27 novembre :

 

Nous arrivons dans la passe de Stanley en même temps que deux petits paquebots transportant chacun une centaine de passagers. Quand on pense que leur étape suivante est le continent antarctique ou il y a encore quelques année seul des explorateurs téméraires venaient s’y frotter…

Nous sommes toujours à la voile et tirons des bords jusqu’au mouillage. Enfin il est 7h 30 quant l’ancre touche le fond. Comme d’habitude ici il y a plus de vent dans le port qu’en mer (35 nœuds avec des rafales à 40 ce matin contre 25 à l’extérieur) et ce n’est qu’à 2h de l’après midi que nous n’arrivons à débarquer. Bob et Janette nous attendent pour aller voir Paul de Martech qui se chargera de l’opération. Mais le grutier est très difficile à joindre il faudra être patient. On nous préviendra. En attendant il est possible de nous mettre à quai. Ce que l’on fait le soir même. Janette et Bob nous emmène en voiture faire un tour autour de Stanley et nous invite à prendre le thé chez eux. Bob est un radio amateur chevronné. Il communique avec des bateaux dans le monde entier notamment les coureurs Golden Globe, la course autour du monde en solitaire à l’ancienne pour qui il assure la couverture météo. Nous passons une bonne après midi en leur compagnie.

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Mercredi 28 novembre :

Nous profitons de cet arrêt pour refaire les provisions dans le grand supermarché en haut de la ville comme nous sommes sur un bateau nous profitons de la remise de 10% sur la facture et de la livraison gratuite l’après-midi même. Cela nous fait faire une bonne ballade le long de la mer pour le retour. En soirée nous allons à la piscine, l’eau y est chaude et il y a un sauna que nous apprécions.

Retour au bateau, prenons un bon repas et nous tombons d’épuisement dans notre couchette.

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Jeudi 29 novembre :

Nous attendons le camion de gaz oil que nous avions commander la veille, Il nous apporte 160 litres que nous répartissons entre le réservoir et les jerrycans, nous en avons récupéré trois chez le vendeur de 4/4 et un ici dans l’atelier sur le quai où nous sommes (East Jetty). Ici on trouve un peu tout il suffit de chercher de demander à droite à gauche et les gens sont prêt à te dépanner. Tout le monde se connaît et tous sont nés dans l’île ? Après avoir tout bien nettoyé nous partons déjeuner au restaurant où le fish and chips est excellent et où ils passent du très bon rock and roll. Retour au bateau il pleut, presque de la neige. On se calfeutre à l’intérieur pour passer une après midi tranquille.

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Vendredi 30 novembre :

Temps pourri de chez pourri ! il pleut il fait froid. Domi essaye en vain de réparer le chauffage, Jason, qui gère la East Jetty et ses deux launches (vedettes de servitude) a trouvé dans son fourbi indescriptible une pièce qui aurait pu le faire démarrer mais non il ne veut rien savoir …

 

Samedi 1 décembre :

Nous nous levons avec la pluie, cela nous donne pas envie de sortir de la couette et pourtant il faut bien. Heureusement dans la matinée le temps s’améliore et le soleil réapparaît pour le déjeuner. Nous pouvons même manger dans la véranda où nous avons bien chaud. L’après midi nous allons chercher des légumes au «garden  center ». C’est assez loin tout au bout de Stanley et cela nous fait une bonne ballade. Il n’y a pas de vent mais toujours pas de grue, il ne travaille pas le week-end. Nous avons la visite de Bob et de Janette qui nous donne des nouvelles de la course de la Golden Globe. Jean Luc Vandenheed caracole toujours en tête à la latitude de l’Uruguay malgré ses ennuis d’étais, le deuxième vient de passer le cap Horn avec une très forte mer (13 m).

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Dimanche 2 décembre :

Nous nous préparons pour aller en excursion jusqu’à Gipsy Cove et et les plages de Cape Penbroke voir une colonie de pingouins Magellans. Une ballade de cinq heures, le temps est beau mais il y a beaucoup de vent. Après nous être assuré que les amarres du bateau sont bien, nous partons vers le sud du côté de l’aéroport. Une colonie est bien là sur la plage de York Bay (Gipsy Cove). Ce sont des pingouins de magellan ils nichent dans des terriers qu’Ils ont creusé sous les touffes d’herbe (tussoc) sur les flancs d’Ordnance Point juste la ou nous sommes. Il y en à plein autour de nous, couvant dans leur terriers, ou faisant leur toilette entre deux touffe de tussoc ou encore se dandinants en patrouille de trois ou quatre. C’est super ! Nous sommes aux anges. Nous continuons jusqu’à Surf bay une superbe baie ouverte sur le large ou le sable est très blanc et très fin. Les rouleaux sur la plage sont magiques et la couleur de l’eau est bleu turquoise. Cela donne envie de se baigner mais elle est à 9°. C’est quant même pas chaud surtout que nous avons beaucoup de vent et que la température extérieure n’est que 10°. Cela fait cinq heures que nous marchons et pour rentrer au bateau il nous faudrait encore une bonne heure et demie face au vent qui souffle maintenant en rafale. Une conductrice qui était venue promener son chien sur la plage accepte for aimablement de nous ramener en ville. Il est déjà 14 heures quand elle nous dépose et nous avons une faim de loup. Après le repas nous restons sage, le vent souffle et le bateau bouge énormément le temps se couvre. On se calfeutre en passant une soirée écritures .

 

Lundi 3 décembre :

Nous en avons encore pour toute la journée de ce vent fort et nous sommes ballottés. Domi va à la quincaillerie du coin et ramène un petit radiateur de chauffage central qu’il compte monter sur le circuit de refroidissement. Pour ne pas fatiguer le moteur il utilise le circuit existant à la place du chauffe eau. Nous chaufferons l’eau quant nous en aurons besoin pour la toilette ou la vaisselle au « rice cooker ». Il l’installe dans la salle de bain afin de pouvoir sécher nos affaires mouillées en cas de besoin. Il chauffera seulement quand nous serons au moteur mais au moins dans les canaux on aura chaud quelques heures par jour. La journée est bien occupée et nous ne voyons pas le temps passer.

 

Mardi 4 décembre :

Journée de préparation, demain nous mettons le bateau hors de l’eau . Lorsque tout est prêt , nous allons nous détendre et visiter le musée sur l’histoire des îles . Nous ne sommes pas déçu et nous passons une agréable après-midi. En revenant nous apercevons la grue sur le terre plein . Domi se presse pensant que nous avons loupé quelque chose . Non tout se prépare pour le mercredi matin .

 

Mercredi 5 décembre :

 

L’une des vedettes de Jason est remontée la première et nous passons tout de suite après. Mais la largeur et la forme du bateau rendent les choses difficile au grutier qui n’a pas gruté de bateaux depuis longtemps (la dernière fois c’était pourtant un VOR 65 pendant la Volvo Océan Race) Après avoir changé les chaînes de la grue trois fois, le bateau est enfin soulevé mais en biais à 20° sur son étrave. Le bras de la grue n’est pas suffisamment grand pour monter le bateau sur le quai. Il faudra travailler sous le bateau. Jason nous prête un zodiac plus gros que le notre et Paul deux de ses gars pour aider Domi. Et en effet ils ne sont pas trop de 3 pour maintenir l’embarcation en position démonter la pièce et tenir les outils. Lors du démontage on s’aperçoit que l’hélice était desserrée ce qui occasionnait sans doute les vibrations (que nous ressentions à certain régimes depuis un moment) et est probablement à l’origine de l’usure des joints spi.. Il est trois heure de l’après midi quant tout est fini et que le bateau est enfin remis à l’eau. Il était temps la marée avait bien remontée et le vent qui était resté calme jusque là commençait à se lever.

J’étais soulagée de penser que plus personne était sous le bateau alors qu ‘il était suspendu dans le vide. Ce soir nous dormons d’un sommeil de juste et nous reposons enfin rassurés. Nous pourrons repartir et continuer notre voyage sans avoir besoin de remonter en Uruguay.

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Ecrit par Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux Malouines

Petit topo sur les Malouines :

Les Malouines appelées The Falkland Islands, par les Anglais où Malvinas par les Argentins sont à 300 milles nautique du continent Sud Américain. Elles sont constituées de deux grandes îles principales, Est et Ouest ainsi que d’une multitudes de plus petites îles de l’ouest et à l’est des îlots et rochers. Qui a découvert vraiment les îles reste un mystère ? Il est possible qu’un groupe d’indien de Patagonie est dérivé jusqu’aux îles poussé par les vents, des outils ont été découverts près de la côtes. Ensuite dans les archives de Paris on retrouve deux cartes mentionnant l’emplacement des îles datant du 16 éme siècle. A la même époque que la découverte de l’Amérique en1592 John Davis aurait dérivé lors d’une tempête sur ce groupe d’îles sans y accoster. Il a été suivi par le capitaine John Strong le 27 janvier 1690 qui surnomma Falkland du nom de Lord Falkland le commanditaire de l’expédition. Le nom des Malouines a été donné par des marins de St Malo qui faisaient le commence avec le Chili. Le nom a été repris par les cartographes et les Espagnols les appellent îles Malvinas. Il y a actuellement 2000 habitants.

Le seul mammifère terrestre qui se trouvait sur l’île était un renard (The warrah fox)il a été exterminé par les fermiers et les chasseurs de phoques.

La liste des animaux que l’on trouve au falkland :

Je n’ai que les nom anglais des animaux, n’ayant pas d’accès direct à internet je n’ai pu aller rechercher les noms français. Je compte sur vous pour trouver les correspondances.

Pingouins

  • – Rockhopper penguin
  • – King Penguin penguin
  • – Gentoo Penguin
  • – Macaroni Penguin
  • – Magellanic penguin

oiseaux de mer

  • – Albatros
  • – Petrel (Cape, Blue ,Grey-backed Storm, Wilson’s Storm, Antartic Prion,Slender-Billed prion….
  • – Fulmar
  • – Soothy Sheawater
  • – Imperial Cormorant, Rock Shag
  • – Kelp Gull, (goéland)Chilean Skua , Brown Skua, Dolphin Gull
  • – Brown-Hooded Gull (mouette)
  • – South American Tern (sterne), Antartic Tern, Artic Tern

 

Bord de mer

  • -Silvery Grebe, White tufted Grebe, White Winged Coot
  • -Cattle Egret (heron) Black-Crowned Night Herron,
  • -Black-necked Swan (cygne) ,Coscoroba Swan
  • -Greylag Goose (oies), Kelp goose, Upland goose
  • – Ashy-healed, Ruddy-headed,
  • -Chiloe Wigeon (canards), Falkland Steamer duck (qui ne vole pas, n’ayant que de petits embrions d’ailes sur le dos), Crested,
  • -Yellow-billed Pintail, Speckled Teal, Silver Teal, Cinnamon Teal, Red Shoveler,
  • -Snowy Sheathbill
  • -Magellanic Oystercatcher(huitrier) Blackish

bord de l’eau et sur terre

  • Rufous-Dotterel
  • Two-banded Plover
  • White-rumped Sandpiper, (petits échassiers) Sanderling
  • Baird’s Sandpiper
  • Whimbrel (grands échassiers)South American Snipe
  • Peregrine Falcon (faucon pelerin)
  • Variable Hawk
  • Turkey Vulture (vautour)
  • Southern Caracara, Striated
  • Common Barn Owl (hibou), Short-eared
  • Chilean Swallow (hirondelle), Barn
  • Austral Thrush
  • Long-tailed Meadowlark
  • Dark-faced Ground Tyrant
  • Blackish Cinclodes
  • Sedge Wren
  • Cobb’sWren
  • House Sparrow
  • Correndera Pitit
  • Black-Chinned Siskin
  • White-Bridled Finch 

    Animaux marins

  • -Killer Whale -Peale’s Dolphin
  • -Commerson’s Dolphin
  • -Sei Whale (baleine)
  • -Southern Sea Lion
  • -South American Fur Seal
  • -Southern Elephant Seal

     

     

    Animaux terrien

  • -Patagonian Grey Fox
  • -Black Rat
  • -House Mouse
  • -Rabbit
  • -Brown Hare
  • -Guanaco

     

    Elevages

  • -Rennes (importé par le Français Jérome Poncet de la Georgie du Sud)
  • -moutons
  • -Bovins
  • – Chevaux

Le 2 Avril 1982 l’Argentine occupe les îles Falkland et revendique son appartenance à l’Argentine la revendication est basée sur l’héritage officiel de Espagnol

Le 14 Juin 1982, les Anglais reprennent les îles. Du côté Anglais on dénombrera 255 morts dont 3 civils, du côté Argentin plus de 700. La guerre aura durée 74 jours.

 

 

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La population est Britannique jusqu’au bout des ongles et revendique fièrement son appartenance au Royaume Uni mais pour les Argentins les Malvinas sont toujours à eux et pour y aller il faut obtenir de leur part une autorisation écrite pour y accoster, qui n’a aucune valeur aux yeux des Anglais mais qui est indispensable pour éviter de gros ennuis si dans la suite de notre voyage nous venions à passer par l’Argentine (par ex. Ushuaïa)

Stanley :

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Mio Palmo Le bateau d’Elisabeth et de Jean

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la baie est tout en longueur, orientée est ouest (vent d’ouest = vent dominant) c’est un vrai couloir d’accélération 20 nœuds de vent au large se transforme en rafale à plus de 40. En général un fort vent se lève le matin, tient toute la journée et faiblit à peine le soir. Nous sommes resté les deux premiers jours au mouillage sans quitter le bateau à part pour les formalités de dédouanement tellement le vent était fort. Le troisième soir, le vent étant tombé nous avons pu nous amarrer au quai de la commune (Public Jetty, gratuit) . Là nous avons pu faire le ravitaillement (il y a un supermarché bien achalandé juste à côté du port), faire le plein de gaz oil et d’eau, faire la lessive et surtout nous balader tout autour de ce village au petits airs scandinave (les maison de bois peintes en rouge sombre, bleu ou blanc) mais par tout autre côtés tellement typiquement Anglais.

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Les maisons sont très coquettes en Bois pour la plupart mais les toits sont en tôles peintes chacune d’une couleur différente, bien fixées en vue des vents très fort. Lors de la guerre avec les Argentins cette partie de l’île a été minée et la plupart des plages autour de la ville sont interdites et des démineurs y travaillent encore tous les jours.

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L’île est très bien ravitaillée, n’impose pas de droit de douanes et a une procédure d’importation extrêmement simple (à l’opposé de tous les pays d’Amérique du Sud. Les bateaux de voyage et les charters opérants sur , la Patagonie (distante de seulement 300 miles ) et l’antarctique en profitent donc pour se faire envoyer matériel et équipement d’Europe via le cargo qui vient tous les mois. Il y a un deuxième super marché qui paraît-il est encore plus grand et où l’on trouve de tout comme en Europe et pas mal de produits asiatiques. C’est évidemment plus cher que l’Europe mais pas excessivement sauf les fruits et légumes qui valent une fortune. Au port il y a des sanitaires mais pas de douches par contre la ville possède une piscine municipale avec sauna. L’activité du soir c’est le pub bien sure où jeunes et moins jeunes viennent jouer aux fléchettes et boire leur bière tiède.

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Sur le ponton tous les jours un groupe de deux où trois otaries (lions de mer) viennent se faire bronzer à l’abri. Ce sont en principe des animaux pacifiques mais il ne faut pas trop si fier, ils peuvent devenir agressifs et vous courir après pour vous mordre les mollets. On dit qu’une morsure de phoque est très difficile à cicatriser. Nous sommes trois bateaux Français sur le ponton tout le monde se connaît s’invite à prendre un verre et s’échange des renseignements.

Mio Palmo est un superbe bateau en aluminium de 17 mètre, Élisabeth et Jean naviguent depuis très longtemps ensemble parcourant principalement les eaux froides de Islande, St Pierre et Miquelon du Groenland ou de la Patagonie. Ils voulaient aller en Géorgie du Sud et avaient demandé les autorisations, mais Jean a mal au dos, les faisant hésiter à entreprendre le voyage.

Libertaire, un Damien de 15 mètres (bateau en acier, impeccablement entretenu), un jeune couple de médecins et leur deux adorables petite filles. Ils sont dans la région depuis deux ans, Ils ont fait l’Antarctique l’année dernière et ont décidé de rester tourner entre la Patagonie et les Falkland, eux aussi avaient projeté de faire la Géorgie du Sud , mais leur plus jeune fille étant malade en mer ils sont revenus. Maintenant ils pensent remonter les canaux de Patagonie et passer dans le Pacifique. Je pense qu’on se retrouvera.

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Rêve a Deux et Miopalmo au ponton public

 

En route vers les Malouines

Vendredi 2 novembre :

C’est reparti ! Toutes les formalités ayant été faites la veille, nous larguons les amarres vers neuf heures le vendredi matin. Nous ne sommes pas les seuls à prendre la mer, un Boréal 47 Géorgien (ex république soviétique) quitte le port une bonne heure avant nous. Le vent a soufflé assez fort les deux jours précédents mais ce matin, la mer est de nouveau calme, il y a juste un petit vent pour nous remettre en jambe, et permettre à nos estomacs de se réadapter à la houle du large. Progressivement le vent monte mais nous l’avons par le travers au début puis ¾ arrière. Nous prenons un ris puis deux mais gardons le foc et l’enroulons quant le vent devient trop fort. Nous sommes bien sous le dog house (Bon dieu quel est bien notre véranda !) qui nous protège du froid et des embruns. Au milieu de la nuit nous enregistrons notre record de vitesse depuis le départ des Sables : 14,2 nœuds, il y avait 37 nœuds de vent. Le bateau se comporte super bien, il ne tape pas, l’étrave soulage bien dans les vagues (nous n’avons pas remplis le réservoir d’eau avant pour çà, 300 kg de moins, çà se sent), rien ne bouge à l’intérieur. Toute la nuit, nous avons le droit à un véritable feu d’artifice, il y a du planctons comme jamais je n’en avais vu auparavant, la nuit est noire, le ciel est bas, de temps en temps, il pleut mais la mer autour de nous est éclairée de milles feux, chaque crête de vague, notre sillage ou les dauphins qui passent sont autant de gerbes d’étincelles vertes et or. Sans doute une forte concentration de plancton où peut-être du krill ? C’est impressionnant, féérique et magnifique mais malheureusement pas photographiable. N’oublions pas que nous sommes sur la route des baleines. Sur le matin le ciel se dégage et le dernier croisant de lune monte sur l’horizon. Enfin le vent se calme. La mer est encore remuée par cette nuit agitée mais fini par elle aussi s’aplatir.

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Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Dimanche 4 Novembre :

Après une superbe journée ensoleillée encore plus chaude que la veille (shorts et tee-shirts sont de retour) nous aurons un super orage. Tout a commencé avec un front nuageux juste à l’horizon. Rien de très sombre ni de très inquiétant. Puis le vent tombe complètement et on voit quelques éclairs au loin. On se dit qu’on va essayer de le contourner, on commence par essayer sur tribord vers le large – le GRIB donnait le potentiel le plus élevé (CAPE >2000) sur la côte – mais les éclairs semblent nous suivrent et nous barrent la route. On essaye sur bâbord, pas mieux. Maintenant on est entouré de lumière et d’électricité de toute part, peu de tonnerre, mais quand il tonne il semble indiquer que la foudre est tombée à une dizaine de milles. Toutes les secondes bientôt un éclair illumine un coin du ciel. On y voit comme en plein jour. Puis sans prévenir le vent tourne de 180 ° et monte en l’espace de trois minutes à 20 nœuds il faut faire vite et prendre un ris, puis un deuxième. Une heure plus tard le vent a faibli un peu et nous larguons le deuxième ris pour reprendre de la vitesse. Grand bien nous fasse… une rafale arrive sans prévenir et le vent remonte à 27 nœuds le bateau prend de la vitesse mais ne bronche pas il trace nous donnant le temps de nous retourner et tranquillement nous prenons deux puis trois ris pour diminuer notre vitesse qui a atteint 14 nœuds. Le plancton fait jaillir des gerbes d’étincelles de notre étrave et de chaque vague s’ajoutant au spectacle pyrotechnique. Nous finissons notre nuit à une vitesse raisonnable de 7 à 8 nœuds.

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Lundi 5 Novembre :

Au lever du jour les nuages se retirent laissant place au ciel bleu et à 5 heure du matin le soleil fait son apparition. Nous sommes un peu fatigués par cette nuit dantesque aussi chacun son tour nous rentrons dans la cabine faire un bon gros dodo de trois heures bien mérité. Qui aurai cru que des minous comme nous qui dorment habituellement des nuits de 9 à 10 heures puissent être capable de faire des quarts aussi facilement ? Et de pouvoir se reposer aussi bien dans la journée ?

J’avais oublié de remonter la ligne de traîne hier soir. Au petit matin alors que Domi dort une vingtaine d’oiseaux tournent au dessus de nous, il y a un poisson prit. Mais la mer est encore trop agitée pour que j’aille la remonter seule sur le pont (nous avons un principe à bord, si l’autre n’est pas réveillé personne ne doit sortir de la véranda quand la mer est mauvaise). Ils font des piqués sur lui espérant arracher un morceau et en faire leur petit déjeuner. C’était à parier, un albatros se prend les pattes dans l’hameçon et se retrouve en ski nautique derrière le bateau. Pauvre bête, je l’aurai bien aidé à s’en débarrasser mais il n’y a pas grand chose à faire. Vu son envergure énorme essayer de le hisser à bord risquerait de lui faire encore plus de mal et avec son grand bec de charognard je ne me voyais pas me débattre avec cet oiseaux pour le libérer: trop dangereux pour moi. Au bout d’une demi-heure je ne le vois plus faire ces acrobaties pour rétablir son équilibre sur l’eau, il a réussit tout seul à se libérer. Ouf ! Dans la matinée le vent tombe et le courant s’inverse nous avançons à moins de 3 noeuds sur le fond.

 

Mardi 6 novembre :

La veille nous n’avons pas beaucoup avancé et nous arrivons péniblement au large de la péninsule de Valdés. Nous calculons notre route et vérifions les GRIBS 10 fois pour être sûre de la suite. A partir de 9 h ce soir nous allons traverser la naissance du gros temps que nous voulons éviter dans sa partie la plus étroite et la moins forte (c’est la raison pour laquelle nous somme là). Le plus gros ne sera pas pour nous mais nous risquons tout de même des rafales à 35 – 40 nœuds (force 8). Nous allons donc nous préparer faire le gros dos pour quelques heures. Nous affalons donc la GV, vérifions que tout est bien amarré à bord et continuons tranquillement sous foc seul qui sera ensuite enroulé et remplacé par la trinquette (le plus petite voile à part le tourmentin) à mesure que le vent forcira. Toute la journée, jusqu’à 20 heures (couché du soleil) il fait un temps sec et beau. Domi est en short et teeshirt. Moi j’ai gardé mon survêtement mais j’ai largement trop chaud. La nuit c’est pas la même chose, la température descend vite et nous mettons couche sur couche. Collant de sport haut et bas, une polaire veste et pantalon, et un petit blouson coupe vent plus un deuxième plus gros, deux paires de chaussettes. Si dans la journée on se prélasse au chaud sous notre véranda, la nuit, on à beau être bien à l’abri du vent et de l’humidité, la température descend tout de même à 11 – 12° (contre 7° dehors).. A l’intérieur du bateau il y a des courants d’air avec la porte qui reste ouverte (on ne peut pas dire que cela sente le renfermé !).

Mercredi 7 novembre :

Toute la journée et doucement le vent monte sans précipitation et s’établit à 30 nœuds avec des rafales à 38. Le bateau sous trinquette seule ne bronche pas et je réussis même à préparer des œufs au lard avec du couscous pour notre dîner. Ces conditions un peu rudes nous donnent bon appétit et apprécions cette nourriture qui rempli bien l’estomac. Toute la nuit le vent souffle, pour avoir le moins de mer possible nous continuons à longer la côte mais pas de trop prêt car les courants de marée sont plus forts et perturberaient notre navigation, nous sommes en marées de vives eaux avec un coefficient de 96 aujourd’hui. Malgré tout le vent contre le courant produit un clapot désordonné qui nous ballotte un peu. Nous arrivons à dormir quatre heures d’affilés, j’ai l’impression que plus on dort sur ce bateau plus nous avons envie de dormir … Je pourrai parler de la mouche Tsé mais ici ce sont des papillons de mites dont le pont est envahis. L’après midi un groupe de dauphins vient jouer avec le bateau. Ils sont nombreux et sont plus petits que les dauphins de nos côtes. C’est toujours un réel plaisir de les voir nager en faisant des sauts au dessus des vagues.

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Jeudi 8 novembre :

Tout redevient calme et après un bon petit déjeuner de fruits frais, nous renvoyons la grand-voile et le foc. Une petite brise se fait sentir et le bateau repart. Nous sommes plein vent arrière et le soleil a du mal à se montrer .Contrairement aux autres jours il fait humide et le pont met du temps à sécher. L’après-midi est chaude la température atteint les 19° et nous sommes obligés d’ouvrir la véranda, il y a 26° en permanence et cela réchauffe un peu le bateau (on reste volontiers dessous à se faire réchauffer nos vieux os). Ce soir nous nous préparons à avoir encore du vent une petite perturbation va passer très vite apportant avec elle des vents assez fort mais ne dépassant pas 30 nœuds.

Dés que le vent se fait sentir nous prenons un ris sans hésiter c’est l’avantage de cette météo précise que nous chargeons toute les 6 heures avec l’iridium. Notre route passe à côté d’une zone de pêche et nous surveillons du coin de l’œil. C’est très impressionnant de voir une cinquantaine de bateau en pêche au chalut qui sont agglutinées dans une zone si petite (les poissons n’ont aucune possibilité de s’échapper). La nuit tombe et nous approchons de cette flotte mais notre route nous fait passer bien à l’écart. Enfin c’est ce nous aurions voulu. D’un seul coup sur l’alarme AIS sonne et 3 bateaux apparaissent en route vers nous à plus de 8 nœuds, et puis trois autres dans le sens opposé et en un rien de temps on a l’impression que tous ces chalutiers qui tournaient entre eux dans une zone bien délimitée se sont donné le mot pour changer de cap et venir couper notre route les uns après les autres ou trois par trois. Et comme ils sont en pêche ils sont prioritaires. Nous quittons notre route qui nous faisait les éviter par le nord puisqu’ils sont maintenant tous par là pour essayer par le sud ou ils semblent un peu moins nombreux. Pas question d’aller dormir cette nuit, nos deux paires d’yeux sont absolument indispensables pour gérer la situation surtout que le vent monte. Nous bataillons une bonne partie de la nuit en enchaînant réduction de voilure et virements de bord pour se sortir de cette souricière. Le vent faiblit tout redevient calme et nous devons refaire les manœuvres inverses pour faire avancer le bateau surtout que la mer a toujours un temps de retard pour se calmer. Au petit jours nous nous éloignons de cet partie de la mer que nous aurions bien aimer éviter et les pêcheurs comme le fait exprès semblent être à nouveau tous rassembles dans leur première zone pour chatouiller les poissons .(à croire qu’ils l’ont fait exprès pour nous embêter). Nous avons du faire un détour de plus de 20 milles et cela nous a fait perdre le « train » de vent dans le quel nous étions, dommage !

Vendredi 9 novembre :

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Nous avons surnommé cette couchette : la couchette du vampire, on y est coincé on ne peut plus bouger mais on y dort parfaitement même de jour.

 

Cela devient une habitude, en journée nous avons de nouveau grand soleil, chaleur et peu de vent, et la nuit, vent, mer, et froid surtout dans les couchettes où Domi met son bonnet où bonichon, terme employé par mon père il y a bien des années. La température a bien chuté : la nuit 7° dehors, pas plus 15° à l’intérieur. La journée avec elle s’élève facilement a 20°dans le bateau grâce à la véranda. Nous n’avons pas de problème pour faire notre toilette et l’eau du chauffe-eau est bien chaude car nous avons du mettre le moteur pour traverser l’anticyclone. La journée se passe à récupérer de notre nuit mouvementée, nous avons nos réserves de sommeil et en fin de journée nous avons bien récupéré. Nous apercevons des phoques qui se prélassent à la surface de l’eau. J’ai beau mettre une ligne de traîne rien ne mord, au grand dam des oiseaux qui surveillent la ligne en permanence. Nous mangeons nos réserves et jusqu’à présent nous avons encore des légumes et des fruits frais. J’ai commencé à faire germer des graines de luzernes et nous sommes content d’avoir un peu de verdure.

Samedi 10 novembre :

Nous sommes en plein milieu de l’anticyclone et le baromètre est au plus haut 1021 mb. Nous avons une très longue houle qui nous berce gentiment. Ce n’est pas désagréable nous sommes totalement amarinés. Il n’y a pas vent mais nous avons gardé le foc pour poser le bateau par contre la Grand voile est affalée. Nous pensons que nous avons une journée de moteur pour nous sortir de cette zone sans vent et peut-être reprendre un train de vent qui se trouve devant nous.

Dimanche 11novembre :

Nous avançons tranquillement avec anticyclone sous un soleil radieux toute la journée. Nous attendons ce soir à avoir plus de vent aussi nous affalons la Gvoile et tangonnons le foc sous trinquette. Le baromètre est en chute libre et nous sommes a 188 mille des Malouines. Nous avons encore bien profité de cette belle journée mais la température de l’air et de l’eau ont pas mal baissée nous n’avons plus que 13° pour l’air et de 8,5 pour l’eau.

`Lundi 12 Novembre :

Le vent est bien monté dans la nuit, la mer est formée et nous avançons à vive allure vers notre destination.

Domi a fait un petit topo sur les distances parcourues :

-l’Afrique du Sud -3500 milles

-Talmont -6500 milles

-Querguélin -4300 milles

-Australie-5900 milles

-Salvator de Bahia -2450 milles

-Détroit de Le Maire 380 milles

Nous sommes partis depuis 4 mois. Que de chemin déjà parcouru !

Le soir nous ne sommes plus qu’à 70 milles des côtes 100 milles du port.

 

Mardi 13 Novembre :

Les oiseaux nous ont quittés le temps est très maussade, de temps en temps il pleut mais surtout le vent est fort et la mer est dans tous les sens. Nous apercevons enfin la côte en fin de journée juste au couché du soleil.

A 20 heure nous passons le premier Cap. Là juste derrière une dune de sable face à l’océan, une grande communauté de pingouins Impériaux malheureusement il n’est pas possible d’y aller ce soir et par la suite nous apprendrons qu’il est interdit d’y aller pour protéger la naissance des petits.

La mer est de nouveau plate nous sommes à l’abri de la côte mais il y a toujours bien du vent. Devant les passes qui mènent à Port Standley il y a un bateau Français qui rentre et nous montre le chemin. C’est super on va pouvoir rentrer nous aussi en suivant sa trace par AIS car il fait nuit noire. C’est très impressionnant de passer un goulet en pleine nuit.

Voilà nous plongeons l’ancre juste derrière lui en face du port qui est éclairé par des lampadaires. Le jour se lève il est 4 heure 30. Nous allons nous coucher,on l’a bien mérité.

10 jours -16 heures en direct cela fait 1000 milles mais nous avons longé les côtes d’Argentine ce qui nous fait 1300 milles. Ce n’est pas un record mais nous y avons été tranquille dans quelques fois une mer difficile .

Ballade à Montévidéo

Pendant que nous attendions patiemment la pièce de l’hydrogénérateur bloquée à l’aéroport, nous en avions profité pour visité Montevideola capital de l’Uruguay. Avec un peu de retard, voici ce que nous en avons retenu.

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Des voitures anciennes on en trouve partout en ville comme à la campagne, retapé où pas, elles roulent encore. Ici une Auto Union allemande des année 70 (Auto Union est maintenant connu sous le nom Audi), Elles ont remplacé la diligence J qui était encore le moyen de transport au début du 20ème siècle. Les diligences prenaient des passagers de première et de deuxième classe, pour comprendre la différence il faut lire la petite histoire ci-dessous.

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Ceux qui savent lire l’anglais traduisent aux autres … (résumé : quand la diligence s’enlise, seuls les passagers de seconde classe doivent descendre et pousser)

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Cette magnifique sculpture est exposé dans le hall d’entrée du siège de la présidence. Les chevaux sont réalisés avec de la corne de vache , du bois et des coquillages , la diligence elle même est en bronze

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Place de l’indépendance sous la pluie !

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Les joueurs de cartes

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Réponse au quiz de Itajaï :

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capibara , le plus grand rongeur du monde .