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De Rio à Ilha Grande

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Dimanche 23 Septembre :

Ilha Grande est à 70 milles soit 10 à 12 heures de mer. Pour choisir un bon mouillage nous aimerions arriver de jour, il faut donc partir en fin d’après-midi ou en soirée. Nous partons finalement vers 17 heure après avoir fait le plein de gaz oil dans la marina d’en face.

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Nous passons le pain de sucre à la tombée de la nuit et nous découvrons Copacabana illuminée.

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Il y a des milliers de lumières, des plus faibles au niveau des Favélas, qui s’accrochent à flanc de falaise, aux plus fortes sur le boulevard longeant la fameuse plage. Le vent est calme et le bateau glisse doucement sur l’eau. Nous restons là pendant deux bonnes heures assis côte à côte en amoureux et nous admirons ce paysage féérique qui défile sous nos yeux. C’est un moment magique que rien ne viendra distraire. Sommes-nous bien là sur notre bateau partis de France il n’y a pas encore 3 mois ? ou sommes-nous dans un rêve? Question inutile : notre bateau ne s’appelle-t-il pas Rêve à Deux ? Quand enfin la ville se termine nous reprenons nos quarts de nuit pour se reposer à tour de rôle avant le petit matin où la fameuse île de Ilha Grande apparaît devant un nuage de pluie. Il n’y a plus de vent et on en profite pour affaler la grand-voile et enrouler le foc. Nous allons mouiller dans l’anse de Pouso (aussi appelée anse de mangues). Maman et François nous ont vu arriver sur Marine Trafic et on pu admirer avant nous la beauté du paysage sur Google Hearth. On a quand même pas beaucoup dormi cette nuit aussi à peine jeté l’ancre on nous précipitons dans notre lit sans demander notre reste. Nous sommes Lundi et il est 6 heures du matin au Brésil (onze heures en France).IMG_7327

Arrivée au petit matin.

écrit Par Anne et Domi

 

 

Si tu vas à RIO !

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Club Naval où nous sommes accueillis

Vendredi 21 septembre :

C’est le jour du printemps mais le temps n’est pas au rendez-vous. Une partie de la lessive a réussi à sécher cette nuit, mais ce matin le temps est menaçant, pas sûr que la deuxième partie puisse sécher aujourd’hui. La place que nous avions prise hier soir en arrivant est à un membre du club qui revient demain. Nous devons donc changer de place de ponton ce qui nous prend pas mal de temps et c’est seulement en début d’après midi que nous sommes prêts à quitter le bateau. Nous devons aller à Rio (de l’autre côté de la baie) en transport en commun pour accomplir les formalités d’arrivée dans cet état.

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C’est les élections, les drapeaux sont de sortie

Evidement qui dit baie à traverser dit ferry ou vedette et il ya un terminal de vedette rapide à 10’ à pied de la marina. Mais ce que nous n’avions pas prévu ce sont les horaires. Il est 13 heures et la prochaine vedette ne partira qu’à 16 heures. Heureusement il ya toujours le plan B qui consiste à prendre le bus 33 jusqu’au terminal des ferry de Niteroi et prendre l’un deux qui part toutes les quarts d’heure pour Rio.

 

 

Cette baie à beau être une des plus belles de monde elle n’en est pas moins l’une des plus polluées et c’est un vrais crève cœur de voir cette eau si noire avec toutes ces ordures surnageant à la surface. Ce matin nous avons vu une pauvre tortue qui essayait de nager dans ce cloaque.

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Nous devons commencer notre visite par la police fédérale. Le secrétariat du Club nous a donné les renseignements pour s’y rendre, par prudence nous prenons un taxi qui nous mène tout au bout de la rue indiquée sur le papier. On remonte toute la rue à pied et nous trouvons effectivement le bâtiment de la police fédérale mais ils nous disent que pour les formalités relatives aux bateaux de plaisance et à l’immigration ce n’est plus là mais que c’est à côté du terminal des ferry, on est dégouté. Retour à la case départ et nous voilà qui tournons autour de la gare des ferries sans trouver le moindre bureau de police. Même les policiers de rue à qui nous demandons de l’aide ne peuvent nous aider : peut-être à l’aéroport dit l’un d’eux, çà tombe bien il y a l’aéroport Santo Dumont juste à côté? Non non, il voulait dire l’aéroport international complètement à l’extérieur de la ville. Bon, on laisse tomber la police fédérale. Après tout on à fait notre entrée au Brésil légalement à Salvador et nos passeports sont tamponnés en bonne et due forme donc fédéralement nous devrions être en règle…Nous nous retranchons directement vers la Capitania do porto qui devait être l’étape finale. Le planton de garde à l’entrée de la Capitania do Porto nous prend pour des touristes et nous envoie au musée de la marine. Nous revenons vers le planton en lui montrant nos papiers de la Capitania de Salvador, il consent finalement à nous guider vers une porte latérale ou se trouve le service compétent (ou supposé tel) mais il est 16 heures et il est fermé depuis 15 heures et ne rouvrira que lundi (nous ne sommes que jeudi, les marins bureaucrates bénéficie apparemment d’un très long week-end). Je commence à perdre patience.

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Nathan notre sauveur!

Heureusement Nathan, jeune marin du service d’en face parle anglais et comprend notre désarroi quand on lui explique qu’on nous a balladé toute l’après midi à la recherche de la Policia Fédérale, qu’on ne tiens pas à passer 3 jours sans papiers et que de plus nous voulons repartir dimanche pour Ihla grande donc il nous faut absolument ces documents pour continuer notre voyage. Nous revenons avec lui à l’entrée principale de la Capitania. Il fait des pieds et des mains pour convaincre son collègue planton de nous laisser entrer et trouver un responsable qui puisse nous tirer d’affaire. Une demi heure plus tard, l’affaire est réglée et notre papier est tamponné bien comme il faut. Merci Nathan ! Tu nous a tiré d’un bien mauvais pas (sans lui nous aurions du revenir lundi) ! Tout est bien qui fini bien mais il est déjà 5 heure et demi et si nous voulons être rentrés au Club Naval avant la nuit il faut y aller (la route menant au club ne serait pas sûre passé une certaine heure). Nous nous séparons de Nathan après lui avoir donner l’adresse de notre blog. Nous l’avons à peine quitté que nous regrettons de ne pas avoir pris de photos de nous trois il était tellement sympathique.

De retour au bateau Marco nous invite à venir prendre un verre de vin à bord de Pegasus, son bateau qu’il a depuis un an et qu’il entretien amoureusement. Nous faisons la connaissance de sa femme Rosanna et nous passons une soirée très sympathique. Lui est officier de la marine brésilienne en retraite depuis un mois (lui aussi mais il est beaucoup plus jeune J). Il a eu la chance nous dit-il d’être détaché 2 ans à Aix en Provence pour superviser la fabrication d’une commande d’hélicoptères pour la marine. Ils ont donc vécu en France deux années avec leurs enfants et ils ont adoré. Leur fille finit d’ailleurs ses études à l’université de Lyon et ils vont lui rendre visite en Novembre tout en profitant pour faire un peu de tourisme. Ils sont amoureux de la France de sa culture et de ses monuments, particulièrement les villages médiévaux (qui n’ont évidemment pas d’équivalent au Brésil ou les constructions les plus anciennes dates du 17ème). On partage ensemble plein de renseignements sur les lieux à voir en France et au Brésil. Le lendemain ils nous emmènent au grand super marché « Pao De Azucar » de Niteroi où nous pourrons trouver de la semoule de couscous (le féculent le plus rapide à préparer, utilise peu d’eau et peu d’énergie : idéal en bateau), de la moutarde de Dijon et autres produits Européens. Nous rentrons par le bus 33 chargés comme des baudets. Il ne fait pas beau et çà tombe bien, la journée était réservée pour les courses et la lessive de drap de serviette. L’après midi on retourne, à pied cette fois-ci, au supermarché du coin pour compléter nos approvisionnement (il ne faut pas compter trouver quoique ce soit sur Ilha Grande et nous voulons y rester un peu de temps). Le soir nous voulons recevoir nos nouveaux amis à bord mais ils ne sont pas disponibles ils retournent dans chez eux à une heure de Rio. Nous nous séparons en échangeant numéro de téléphone, photo souvenir et bien sûre l’adresse du blog.

Samedi 22 septembre :

Quand nous nous levons il fait enfin beau. C’est décidé nous allons monter là haut comme dit la chanson. Comme nous ne voyons pas de mouvement aux vedettes rapides nous en concluons que le samedi elles ne fonctionnent pas ce qui est effectivement le cas. Nous prenons directement le bus depuis la marina jusqu’au ferry de Niteroi. Arrivée à Rio nous cherchons une ligne de bus qui aille à Corcovado, la colline très escarpée où trône la statue Art Déco du Christ Rédempteur. C’est le bus 422, on galère un peu pour trouver son arrêt. Le bus est très inconfortable et le chauffeur se prend pour Fangio (pour les plus jeunes : coureur automobile italien de la première moitié du 20ème siècleJ). Nous arrivons tout de même en un seul morceau au petit train à crémaillères de Corcovado. Les 2 premiers trains sont complets, il nous faut attendre celui de 13 :20 parmi quelques touristes étrangers et beaucoup de touristes brésiliens. La foule est plutôt disciplinée et chacun attend son train avec patience. Toutes les 20 minutes un train démarre.IMG_7206

Aujourd’hui il y beaucoup de monde, d’une part c’est le week-end et d’autre part c’est le premier jour de beau temps depuis une semaine… Nous sommes confiant avec cependant une réserve, nous avons observé un changement de vent en arrivant à Rio avec de la brume venant de l’océan.IMG_7127

Il est 13 heure 20 et le petit train démarre. Juste avant le départ un employé nous a demandé si on voulait reporter notre visite à un autre jour la visibilité pouvant être mauvaise au sommet. Bon, on est venu jusqu’ici, on attendu le train presque une heure, tant pis on y va quand même.

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Mais arrivés au 3 /4 du parcourt des nuages nous entourent déjà, nous empêchant de voir la ville. Et tout haut c’est la purée de pois. On ne peut rein voir du tout. Le brouillard est tellement dense que c’est à peine si l’on peut voir le christ depuis le pied de la statue. Pourtant il y a foule et les gens attendent patiemment que le miracle ce produise et qu’enfin ils puissent apercevoir la ville mythique au pied du christ. Pas pour nous, on a pas envie d’attendre l’hypothétique éclaircie plantés là.IMG_7163

Tant pis on fera comme ceux qui sont resté en France on ira voir tout çà tranquillement sur Google Hearth.

 

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Il y avait aussi la solution du photographe qui vous prend en bas du petit train et vous propose des photos de vous avec en arrière plan le fameux paysage pris sous un soleil radieux (merci Photoshop) …. Bon, nous redescendons sans trop tarder pour profiter encore du beau temps qui persiste en bas et continuer notre ballade vers Copacabana et Ipanema les plages légendaires de Rio.IMG_7260IMG_7246

Nous sommes le week-end et les Brésilien (je crois que les gens de Rio s’appellent les Cariocas) sont tous sur les plages à se faire bronzer, jouer au ballon, écouter de la musique

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c’est une magnifique plage qui est à perte de vue du pin de sucre jusqu’à la sortie de la ville.

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Vers cinq heures les gens commencent à rentrer chez eux et nous devons en faire autant surtout que nous sommes complètement à l’opposé de l’autre côté de la baie. Refaire le chemin inverse va nous demander au moins une bonne heure sinon plus sans compter les changement de bus et l’attente au ferry. Mais nous avons de la chance le bus qui vient d’arriver à l’arrêt ou nous attendons affiche Charitas. Mais c’est là où nous allons, c’est là ou est notre Club Naval ! On n’hésite pas, vite on monte à bord avant qu’il ne reparte ! Certes il fait le grand tour par le gigantesque pont qui traverse la baie mais c’est moins cher, on n’a pas les arrêts et changements et surtout il est bien plus confortable que les bus de ville. Et nous voilà embarqué dans une traversée expresse de Rio illuminée de mille éclats, magique. Quelle journée ! nous sommes lessivés mais heureux d’avoir vu Rio. Demain nous repartons vers Ilha Grande un havre de nature et de beauté.

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écrit par Anne et complété par Domi

 

De Caravelas à Rio de Janeiro

Dimanche 16 septembre :

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On part où on reste, le choix est difficile. La météo n’est pas très bonne sur le parcours mais d’un autre côté on voudrait avancer vers le sud. De Caravelas à Rio il y a un peu plus de 500 miles (930 km) et à part Vitoria à 170 miles il n’y a pas beaucoup de ports ou de mouillages accessibles par mauvais temps. Le vent devrait être assez fort mais gérable jusqu’à Vitoria mais ensuite il y a un petit front froid qui amène des vents beaucoup plus forts avec une forte houle. Décision est prise de partir au moins jusqu’à Vitoria et de voir en route si le temps permet d’aller plus bas.

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Nous levons l’ancre à 8:30, juste à marée haute pour que le courant de la marée descendante nous pousse vers la sortie. La météo de ce matin est un peu meilleure que celle d’hier. Nous passons entre la terre, les îles et le récif qui nous abritent de la houle du large. Le vent est assez fort (25 nœuds avec des rafales à 28) et nous sommes plein vent arrière. Pour être tranquille nous sommes sous foc seul mais le bateau avance tout de même à 8 nœuds. La mer est plate, nous n’avons absolument pas l’impression d’aller vite et le bateau ne fatigue pas. Toute la journée et le début de la nuit le vent reste stable et nous progressons rapidement sur la route. Mais vers minuit, le vent nous lâche complètement nous contraignant à faire plusieurs heures de moteur. Nous passons tout de même une nuit calme sans rencontrer de pêcheur ainsi chacun notre tour nous pouvons bien nous reposer.

 

Lundi 17 septembre :

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Au matin le vent se lève finalement. Nous hissons la grand-voile. Mais le vent est maintenant de face pour passer la pointe de Pontal da Regência nous devons tirer un bord vers le large. Et là c’est à nouveau le cri de joie : des baleines ! Nous pensions en avoir terminé avec ces grosses bêtes qui sont sensée être aux Abrolhos en cette saison (archipel au large de Caravelas ou nous en avions vu plusieurs il y a quelques jours) mais non elles sont bien là et nous livrent un ballet en famille autour du bateau. Là, un groupe de cinq individus nagent côte à côte à quelques encablures de nous, c’est fascinant. La journée entière se passe à regarder des baleines s’ébattre autours de nous : souffler, sauter, sortir la tête au battre de la queue autour de nous et sortir de temps en temps soit la tête soit la queue. Elles font leur show devant nos yeux ébahis mais nous ne sommes pas assez doué pour prendre la photo juste au moment ou elles sont hors de l’eau. La fin de journée se passe sous un crachin Breton (c’est bien la peine de venir de si loin …)

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Mardi 18 septembre :

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Nous passons devant Vitoria mais nous ne nous arrêtons pas. La météo (merci Michel) et le GRIB du matin nous donne un créneau étroit pour continuer sur Rio. Si on attend, on risquerait d’être bloqué plusieurs jour dans cette ville industrielle. Les fichiers donnent une zone de temps plus calme sur une bande étroite (20 miles) le long de la côte. Nous aurons quant même une houle de trois mètres par contre le vent est revenu au nord et nous poussera et en plus nous aurons un courant favorable de presque 1,5 nœuds.

Nous sommes sur une route maritime très fréquentée. De très nombreux bateaux de commerce (pétroliers, cargos, porte conteneurs, minéraliers etc.) et de travail (servitude des plateformes pétrolières) nous croisent où nous doublent.

Mercredi 19 septembre :

Après une nuit plutôt calme le vent est revenu assez fort, la houle ne s’est pas calmée mais elle est très longue et ce n’est pas gênant. Quelques chalutiers en pèche nous croisent. Nous les évitons pour ne pas les gêner.

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Nous apercevons au loin les plateformes pétrolières illuminées comme des vrais sapins de noël. Sur l’écran de l’ordi on voit qu’il y en a plusieurs dizaines et l’AIS nous montrent quelles sont entourées par un nombre impressionnant de bateaux spécialisés. Des hélicoptères font un va et vient incessant entre eux et la terre. Il y a vraiment beaucoup de monde par ici.

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Pour le repas j’ai pêché un spanish makerel (il faut vraiment qu’on trouve un guide sur les poissons en français pour enfin savoir ce qu’on mange) pas très grand pour sa race mais dans nos assiettes il fera deux délicieux repas bien copieux.

Dans la nuit nous doublons le Cabo Frio en compagnie de plusieurs cargos. Nous aurions bien aimé nous y arrêter, les calanques qui entourent le cap sont paraît-il très belle et l’eau y est la plus claire du Brésil mais aussi la plus froide (d’ou le nom du cap : frio voulant dire froid) en raison d’un remontée rapide des fonds océaniques. Mais par cette nuit noire, nous ne nous voyons pas tenter de trouver un mouillage qui de toute façon, avec cette houle de 3,5 m, risque d’être très inconfortable. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

 

Jeudi 20 septembre :

 

Au matin le vent tombe à nouveau et c’est au moteur que nous finissons notre croisière vers Rio. Et oui, nous aurons fièrement réussi à éviter tout le mauvais temps mais pas la pétole !IMG_1758

On peut observer un homme à quatre pattes sur la perche babord ?

 

Avant de rentrer dans la pollution glauque de la baie nous profitons d’un petit mouillage à l’extérieur pour nous baigner et nous rendre un peu plus présentable.

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Il est 17 heures et nous arrivons à Niteroi Charitas en face de Rio. Parmi toute les marina de la baie nous avons choisi le Club Naval (géré par et pour la marine Brésilienne) car d’excellente réputation, bien à l’abri et loin du tumulte de la grande ville. Comme c’est une marina privée personne n’est là pour nous accueillir, nous nous amarrons à une place libre au bout du ponton et je descend voir. Plus personne dans les bureaux. Sur le ponton, je trouve Marco qui bricole sur son bateau et comme j’ai de la veine il parle parfaitement le Français et m’aide à trouver quelqu’un pour nous enregistrer. Les papiers ce sera pour demain.

 

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Ici l’oiseau de mer le plus courant est la frégate

 

écrit par Anne et Domi

CARRAVELLA, Un village hors du temps ! (2)

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Ici c’est la rue piétonne, sans commentaire, trouver le beug ! 🙂

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traduction de la pancarte au fond de la rue , (sortie de secours) ! 🙂

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porte d’entrée pour les grands !IMG_1641

La marque du village

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c’est grâce à la baleine que le tourisme arrive jusqu’ici .

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La baleine bleue cherche de l’eau !

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On ne rencontre pas grand monde dans les rues mais au fenêtre on guète !

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On a d’abord cru à des corbeaux , mais se sont des vautours , et ils sont nombreux.

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Le parc pour enfants , j’adore ; C’est du fait maison. IMG_1589

Les barques sont encastrées entre des rondins de bois, juste attachées à l’avant à un poteaux

IMG_1570Chercher Charlie..

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CARRAVELLA, Un village hors du temps ! (1)

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Premier abord pas engageant 😦IMG_1561

Puis on découvre les petites barques de pêches faîtes toute en bois et même certaines taillée dans un tronc d’arbre entier (on est chez les indiens il ne faut l’oublier)

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On découvre l’intérieur , qui n’est pas sans charme.

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On se croirait au far- ouest avec ses hauts trottoirs , ses rues assez larges pavées où les bicyclettes peuvent stationner facilement .IMG_1568

Les bidons sont récupérés pour faire des poubelles. On remarque que très peu de voitures stationnent dans les rues.

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Ici nous sommes chez des protestants. et un maximum d’églises entourent la ville . L’alcool, la bière n’est pas admis au super marché, on peut en trouver qu’à l’épicerie sur la grand place.

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Un des bâtiments clés de la ville , la gare routière . Sans elle l’isolement serait total pour la plupart des habitants.

 

Baleines et Caravelles

Mardi 11 septembre :

Se préparer à partir pour plusieurs jours de mer cela nous prend du temps, rien n’est négligé la météo est reprise, les instruments sont en place, les tauds sont retirés, la drisse de GV mise prête à être hissée et surtout à l’interieur du bateau tout est rangé à sa places. (mais ça tu la déjà écrit je crois !J) Départ de Salvator de Bahia à 11heure, le temps de sortir, ranger les pare-battages et les bouts d’amarrage, mettre les voiles et être devant la bouée de chenal il est déjà 11h 45. On est pas des rapides quant même…

La mer à la sortie de la baie est mieux que lorsque nous sommes arrivés mais il y a quand même une houle croisée et cela fait quinze jours que nous n’avons pas été remué çà se ressent. Nous prenons juste une petite collation pour remettre les estomacs en place, Après quelques heures de mer on s’est ré-habitué et nous sortons enfin la langouste, que j’avais cuite au port, accompagné avec une petite salade. La mer se range progressivement et devient plus plate. Nous sortons le spi pour quelque heure avant la tombée de la nuit. Nous sommes heureux de reprendre le large surtout avec ces conditions de mer. Toute la nuit le vent reste à peut près stable et nous glissons entre 6 et 8 nœuds.

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Mercredi 12 septembre :

Le vent faiblit en début de matinée. Moins de 5 nœuds de vent cela ne suffit pas à Rêve à Deux pour avancer sans que les voiles ne battent continuellement. Pour appuyer les voiles nous mettons le moteur au ralenti. J’en profite pour mettre une ligne de pêche et je suis presque tout suite récompensée, un beau thon s’accroche, les repas pour les prochains jours sont assurés … J Quant j’ai maman au téléphone le soir, elle me félicite de cette pêche miraculeuse. Elle m’annonce qu’elle va de mieux en mieux et qu’elle peut sortir demain de l’hôpital pour une maison de repos à Azay le Rideau.

 

Heureusement que nous nous sommes bien reposé toute la journée car la nuit va être rude. A peine la nuit tombée, de petites lumières apparaissent partout sur la mer. Cette fois-ci, les pêcheurs ne sont pas loin et ils sont nombreux . Les bateaux sont de petites embarcations en bois et ils n’ont pas forcément des éclairages réglementaires juste un feu blanc à l’arrière pour le travaille ce qui les empêche de nous voir. Même le radar ne les localise pas où très mal et lorsqu’il ne sont plus qu’à quelques centaine de mètres de nous. A nous de les éviter, il va falloir être très vigilent. Toute les heures nous nous relayons pour scruter la mer, nous sommes soulagés quand le jour se lève enfin!

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Une baleine ! je viens de voir une baleine ! Ce n’est pas son souffle habituel que j’ai vu mais sa queue sortir de l’eau, très haut, à la vertical. Le temps de sortir l’appareil nous avons beaucoup avancé mais on la voit toujours qui continue à battre l’eau rageusement avec sa queue. Heureusement qu’on est pas tout près, c’est vraiment dangereux ! Ce comportement semble insolite pour des animaux habituellement plutôt nonchalants… C’était bien indiqué sur le guide du Brésil que nous étions dans la période où les baleines venaient dans cette région pour se reproduire mais nous pensions pas en voir si près de la côte (et de nous). En regardant la mer nous en apercevons d’autres spécimens qui progressent deux par deux nageoire dans la nageoire. Mais ce n’est pas deux mais dix ou quinze que nous apercevons. Deux d’entre elles sont là juste a quelques mètres devant notre étrave. Domi a le réflexe de lofer de trente degrés pour éviter la collision. Incroyable on est subjugué par une telle concentration de cétacés. Il faut être très vigilent, heureusement que nous sommes en plein jour ! Nous comprenons mieux ce que le guide voulait dire par « période de reproduction », c’est bien la première étape de cette reproduction qui se déroule sous nos yeux . De plus ce ne sont pas de petits cétacés mais des énormes bêtes plus grandes que notre bateau. Pendant trois heures nous voyons ces animaux tout autour de nous dans cette zone pourtant peu profonde (seulement entre 30 et 15 mètres d’eau) .

Nous arrivons à la première passe qui se trouve au nord entre les bancs de corail « Parcel Das Paredes » et la terre. Sur le livre des points gps sont notés et nous suivons aussi sur la carte scrupuleusement car ici rien n’est visible, tout est à fleur d’eau même la terre pourtant à moins de 10 miles et quasiment invisible car tellement basse. Un cargo nous montre le chemin en passant juste devant nous,super. La mer ici est plate ,nous sommes à l’abri de ces récifs et nous approchons du chenal d’entrée . On est juste à marée basse et et comme c’est un fort coefficient et que la carte indique à peine 3 mètres, nous attendons une heure pour être sûrs d’avoir assez d’eau . En fait le chenal est parfaitement balisé et récemment dragué : entre les bouées il y a 5mètre 40 partout quand nous passons. Nous aurions pu passer sans attendre mais on est prudent et on craint toujours de s’échouer. L’alignement est visible à terre mais le chenal zigzague et nous préférons rester entre les bouées où la hauteur d’eau reste stable .

Voilà nous sommes dans la rivière où plus rien peut nous arriver , un bon abri contre tous les vents et le mauvais temps .

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écrit par Anne et Domi

La baie de tous les Saints

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Cela fait 5 jours que nous sommes au port et nous avons de nouveau la bougeotte, cette baie derrière nous, nous attire. On se renseigne bien pour savoir où on peut aller ou pas. La seule restriction c’est le Rio Paraguaçu et particulièrement la petite ville de Marogogipe. C’est paraît-il très joli et très traditionnel mais il y a eu récemment quelques attaques de touristes sur lesquelles la police locale ferme les yeux. Ils seraient paraît-il corrompu et de mèche avec les brigands. A part cet endroit, il n’y a aucun risque sur toute la baie.IMG_1271

L’immense Baie de tous les Saints s’ouvre à nous. De nombreux cargos de tous types et de toutes provenance sont mouillés devant la ville en attente de chargement ou de déchargement. Pour la première nuit, nous avons porté notre choix sur un petit mouillage parfaitement à l’abri de tous les vents et au nom évocateur : Bom Jésus.

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Pour cela nous devons contourner l’île des Frères (Ilha do Frades), passer devant une raffinerie de pétrole (Ilha Madre de Dios : on reste dans l’ambiance) et embouquer un chenal étroit pour nous faufiler entre les mangroves en faisant bien attention d’éviter les bancs de sables et les récifs semi submergés. Les cartes de la marine brésilienne, fort heureusement, sont précises et le sondeur nous guide dans ces couloirs étroits. Le mouillage à un charme fou : un lagon isolé dans la mangrove.

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Un hotel de luxe qui n’est pas en activité a monté des petits bingalos bien intégrés dans le paysage face nous. De l’autre côté un petit village de pêcheur, il est sur une autre île. Nous sommes entourés de petits îlots qui découvrent à marée base. Derrière les mangroves c’est la forêt vierge tropicale avec ses grands arbres enchevêtrés qui donne à l’endroit un petit parfum Amazonien. C’est juste splendide, quelques barques de pêcheurs passent en nous souhaitant le bonjour et la nuit tombe en nous laissant le calme sous le ciel scintillant de mille étoiles.

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Pour dormir nous rangeons tout ce qu’il peut attirer l’attention et nous nous enfermons dans le bateau comme il le recommande dans le livre. Dans ce havre de paix nous resterons deux nuits. Le matin de bonne heure on se baigne, l’eau n’est pas limpide, on est au fond de la baie (imaginez une sorte de golfe du Morbihan tropical), elle a beaucoup d’alluvions en suspension mais elle nous rafraîchit un peu après la nuit chaude. Le matin nous en profitons pour bricoler dans le bateau (si l’on pense que le bateau il n’y a rien à faire, on se trompe), là je nettoies les fonds et fais l’inventaire de la nourriture qu’il nous reste. Domi avait fait taillé une pièce pour renforcer la fixation de la rotule supérieure du safran et profite de cet endroit sans remous pour la mettre en place. En début d’après-midi après le coup de fil à maman (qui a été opéré le matin) nous partons en canoé dans les mangroves aux allentours.

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Nous glissons le plus silencieusement pour ne pas effrayer les échassiers qui se gavent des vers et de crustacés vivant dans la vase au pied des arbustes. Nous trouvons un passage de plus en plus étroit qui nous fait un canal à travers la mangrove.

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Finalement nous arrivons à un barrage qui nous empêche d’aller plus loin. De tous façon la nuit tombe et nous devons faire demi tour.

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Le lendemain après un bon petit déjeuner nous levons l’ancre pour remonter l’île de Maria Guarda et mouiller devant l’île de Bimbarras. C’est une île privée mais c’est aussi un parc naturel abritant des espèces d’oiseaux protégées. Nous avions lu sur notre guide qu’il suffisait de demander la permission au gardien pour pouvoir la visiter mais malheureusement, cette fois-ci, il ne veut rien savoir. Alors nous nous rabattons sur Maria Guarda et son village de pêcheurs.

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La moitié des maisons est en construction où ne sont pas terminées. Nous traversons le village pour rentrer dans la forêt. On entend une multitude d’oiseaux sans pour autant les voir tellement les arbres sont hauts .A peine sommes nous à l’intérieur que nous sommes attaqués par des petits insectes qui font de nous leur repas préféré aussi on n’insiste pas et nous faisons demi-tour.

 

De retour au village nous pouvons acheter du pain à un marchant en vélo. Des femmes nous proposent un kilo de crabe cuit qu’elles viennent de décortiquer pour quelques reals. Nous acceptons avec empressement. Sauvés ! Nous avons notre repas du soir. De retour au bateau nous préparons un ragout de crabes et c’est sous un ciel étoilé que nous le dégustons accompagnés de pattes noires, un vrais régal. Bon, vingt heures trente il est l’heure d’aller se coucher, demain nous bougeons de nouveau.

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Départ matinal, nous faisons un premier arrêt sur la côte ouest de Ilhas das Vacas, une grande île boisée inhabitée pour aller nous promener sur la plage et essayer à nouveau de pénétrer un peu la forêt (sans plus de succès que la veille J) Déjeuner rapide au mouillage (encore du crabe J) puis nous mettons le cap sur Itaparica. C’est une petite station Balnéaire qui se trouve de l’autre côté de la baie, juste en face de Salvador. Au milieu de la baie nous contournons un énorme méthanier (transporteur de Gaz) amarré à une plate forme. Le vent est assez fort est nous devons prendre un ris dans la GV. Çà file et nous arrivons tôt au port aussi il y a le choix de la place sur ponton. Très vite les autres places sont prises, (pas difficile, il n’y a que cinq places). Le soir en allant nous promener dans le village nous apprenons par une famille qui parle le Français que c’est férié le lendemain, on est vendredi avec le week-end cela fait trois jours, alors c’est la fête ! A côté de la marina, il y a une fontaine d’eau minérale où les gens viennent remplir leurs bombonnes. Le matin nous allons faire nos courses, fruits, légumes, dans une petite épicerie et aussi à la pharmacie car Domi a un début de panaris sur la main, rien de grave mais la bétadine ne suffit pas, il lui faut un antiseptique antibio. Nous finissons par la visite du centre ville qui est sympa Nous retrouvons les vieilles maisons au style colonial peintent de couleur pastel. Ici tu dois vivre un pinceau à la main sinon très vite les murs noircissent et la mousse prend le dessus, l’humidité est partout et il faut être vigilent. Beaucoup de maison sont abimées par les moisissures, pourtant les intérieurs ont l’air soignés.

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Le soir c’est la fête sur les grosses vedettes et le voilier de 17 mètres à côté de nous. Musique a fond (plutôt bonne, pas de la techno : on sait vivre chez les riches brésiliens), barbecue sur le ponton et ils passent de bateau en bateau un verre de cocktail à la main, on se demande comment ça va se terminer mais non, sagement vers 10 heure le port se calme et l’on entend encore quelques musiques tard dans la nuit mais rien qui puisse troubler notre sommeil. Le lendemain réveil à la première heure, il fait un temps de cochon, il pleut des cordes, le ciel est chargé et un fort vent de sud-est souffle dans le port levant un clapot très inconfortable à marée haute, heureusement la mer redescend vite et nous sommes de nouveau à l’abri. Nous avons prévu d’aller plus loin dans la rivière. Nous profitons d’une accalmie pour mettre les voiles. Ainsi nous retrouvons le calme et glissons sous foc seul dans le chenal principal. La rivière (en fait un long bras de mer séparant l’île d’Itaparica du continent) se rétrécit et l’on aperçoit dans le fond le pont que nous ne pouvons pas passer (pas assez de tirant d’air) mais ce n’était pas notre but : nous sommes venu là pour voir une petite cascade.

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Nous mouillons juste en face, mais le temps que nous gonflions le canoé pour aller à terre, vingt personnes avec musique et barbecue débarquent d’un bateau de promenade. Entre temps le vent c’est renforcé et opposé au courant nous pousse sur notre chaîne, ce n’est pas tenable. Il nous faut mouiller avant arrière. C’est une manœuvre fastidieuse : sortir la nouvelle ancre, sortir les outils et la monter, chercher le bout plombé équiper le tout à l’arrière . Finalement nous décidons de le faire mais un peu plus loin dans la rivière là où elle est plus large et où l’on a plus de place. Du premier coup nous réussissons, et c’est une bonne chose car le soleil est déjà bien bas à l’horizon. Le tour de canoé ce sera pour demain. C’est vers 9 heure 30 que nous éteignons les lumières, pour nous mettre au lit (pas de ciel étoilé ce soir, il pleut des cordes).

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IL est 6 heure quant nous sommes réveillés par quelque chose qui tape sur la coque du bateau. On sort prudemment : personne en vue, on fait le tour toujours rien. Bon, je vais me baigner et ma douche ensuite, puis le petit déjeuné et là sous nos yeux un piquet dépasse de quelques centimètres de la surface de l’eau, et un autre un peu plus loin, mince alors ! !on est entouré de piquets. Bizarre, nous n’avons rien vu hier en mouillant et le bateau ne c’est pas déplacé d’un cm. Mais nous étions à marée haute et la elle est basse ce qui explique que les piquets soient maintenant visibles. Bon ! il faut partir sans laisser nos chaînes et nos ancres dans ces piquets. Tranquillement on relève les deux ancres et nous repartons.sans rien accrocher, ouf ! Nous qui pensions recommander cet endroit comme un bon mouillage c’est raté.

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Nous revenons sur la cascade mais cette fois-ci c’est deux voiliers qui nous grattent la place, tant-pis nous y allons quant même. Pendant que les autres profitent de la cascade nous faisons une ballade sur la grève il est 10 heure du matin il fait frais et nous sommes surpris par une grosse averse mais se n’est pas grave ici l’eau qui tombe du ciel est chaude et cinq minutes plus tard nous sommes secs. En revenant nous avons la cascade pour nous tout seul … De retour au bateau nous levons l’ancre tout de suite, nous avons du chemin à faire jusqu’à Salvador et nous voulons arriver avant la nuit. La ballade dans la baie est terminée. Demain il nous faut faire les courses et les formalités de sortie, avant de repartir plus au sud. Au revoir Salvador de Bahia et sa baie de tous les Saints.

 

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écrit par Anne et relu par Domi