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(3) Randonnée dans la région des lacs (au nord de Puerto Montt)et exploration des volcans

Le 2 mars :

Nous allons au volcan Casablanca et tout particulièrement le cratère Raihuen avant de reprendre la route vers Puerto Montt.IMG_2397

C’est la première fois que l’on se retrouve ainsi dans un cratère

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Ne vous inquiétez pas : ce ne sont pas des fumerolles qui se dégagent du volcan (bien qu’il soit toujours actif) c’est tout simplement l’humidité dû à la pluie de la nuit qui s’évapore quand le soleil chauffe les cendres noires.

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IMG_2401Plein de petites fleures au sol

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IMG_2441Nous y voilà (voyage au centre de la terre) !

IMG_2450Sinistre non !!! Encore en activité celui là

IMG_2482redescente vers la civilisation.

Il est temps de trouver un abri pour la nuit et c’est sur le bord du lac de Puyehue que nous trouvons une grande cabanas, moderne et proprette, libre .

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IMG_2497ça en fait un boucan ces oiseaux là !

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Il est temps de se rentrer , le soir tombe sur le lac.

Le 3 mars :IMG_2526Temps maussade sur la rivière blanche.

Il est temps de rentrer et de retrouver Rêve à Deux. Sur le chemin du retour, nous prenons deux auto –stoppeurs, Monique et Sébastien qui rentrent à Santiago, fin aussi de leur vacances dans les parcs, demain c’est la rentrée des classes.

IMG_2537Route Australe , passage sur le férry

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Le seul regret de notre escapade terrestre : nous n’avons pas vu de Pudù… A vous de chercher ce qu’est un Pudù !

 

 

 

(2)Randonnée dans la région des lacs (au nord de Puerto Montt)et exploration des volcans

28 février : Aujourd’hui nous allons un peu plus au nord vers le parc national de Puyehue et ces eaux thermales chaudes. Mais l’endroit est très prisé par les touristes la plupart des hébergements sont pleins, finalement nous trouvons un gite une masarde refuge au dessus d’un restaurant .

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Il nous reste quand même assez de temps pour aller aux thermes nous détendre dans les piscines d’une source chaude avant le repas du soir .

IMG_2125Le bassin est très peu profond mais très chaud, l’eau est renouvelée en permanence par la source.

IMG_2142Le vin est excellent et l’entrecôte tendre et gouteuse à souhait en plus elle est de taille ! Comme d’habitude (voir l’escale de Jechica) on a le restaurant pour nous tout seuls c’est çà les célébrités et pourtant on était venu incognito!

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1 mars :

En fait notre resto refuge est aussi une grande ferme qui propose aussi des excursions à cheval. Non ce n’est pas une blague et nous voilà à cheval pour aller regrouper les vaches le travail e de ce matin est de séparer les veaux mâles et leur méres du reste du troupeau pour les mettre dans un autre champ puis de pousser toutes les vaches adultes sans veau vers le corral . Nous voilà transformé en gaucho il nous manque plus que le béret . On c’est amusé comme des fous et on à fini la matinée par une promenade, toujours à cheval dans la montagne, jusqu’à une belle cascade.

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La cow girl en plein travail.

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Nous repartons l’après midi pour l’est du parc de Puyehue pas très loin de la frontière « Internationale» (sans doute pour éviter d’écrire Argentine qui n’est pas le pays préféré des chiliens) qui ont des cabañas à louer , on ne peut tout de même pas aller au resto tous les jours …

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Et pour finir cette journée bien commencée, marche en forêt en longeant la rivière jusqu’à des chutes magnifiques.

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IMG_2207Des fuchsias les mêmes que chez nous !

IMG_2213On retrouve la forêt primaire grâce aux sentiers aménagés pour les promenades

IMG_2216Coucou je suis là !

IMG_2234Et encore une cascade !

IMG_2244Il n’en peut plus , c’est trop beau 

IMG_2251Fait un sourire tu es sur la photo !

IMG_2253.JPGLes araignées d’ici n’ont pas le même sens de la géométrie que celles de chez nous .

IMG_2258Non on ne les a pas trempées dans du sirop !

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IMG_2285Bon j’arrête là !mais il y en a plein d’autres !

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Non,non je ne vois pas de poissons !

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Cinq minutes plus tard, le ciel était entièrement couvert, dommage pour les sympathiques touristes belges qui nous suivaient… au fond c’est le volcan Puyehue.

IMG_2346Quant même ils ont la taille, les arbres, ici !

 

(1)Randonnée dans la région des lacs (au nord de Puerto Montt)et exploration des volcans

Mardi 26 février 2019 :

Rêve à Deux est sorti de l’eau depuis le 21 février. L’élévateur était un peu petit pour Rêve à Deux nous avons dû démonter l’éolienne et le pataras. Il ne restait que quelques centimètre entre le mât de l’éolienne et le portique de l’élévateur mais c’est passé. Le but de cette mise à terre est de refaire les joints et les roulement du sail drive pour essayer d’éliminer enfin les vibrations et les fuites qui nous empêchent d’utiliser le moteur sauf à très faible régime. Nous en profitons aussi pour nettoyer la coque qui était d’ailleurs encore assez propre après 8 mois dans l ‘eau et comme le Copper Coat est efficace pour plusieurs années nous n’aurons pas à refaire de peinture çà change la vie du l’équipage qui carène. Nous en avons aussi profité pour commencer les courses pour la traversé vers les îles du pacifique (on emporte 2 à 3 mois de vivre). Après le weekend tous nos petits travaux étaient terminés et nous aurions pu remettre à l’eau mais les prèvision météo sur le Pacifique n’étaient pas très favorables avant une bonne semaine. Le bateau étant bien en sécurité et sous bonne garde sur le chantier, nous en avons donc profité pour se prendre une petite semaine de vacances et visiter la région des lacs qui se situe entre Puerto Montt au sud, Valvidia au nord et la frontière Argentine à l’est. Nous aurions aimer aller voir le désert de Atacama ou les hauts plateaux des Andes Péruviennes mais c’est beaucoup trop loin en voiture et les vols étaient chers.

 

Nous louons donc une petite voiture et prenons la route le 26 février au matin pour Perto Varas et le lac Llanquihue.

IMG_1953Le selfie obligatoire des touristes au bord du lac. Derrière c’est le volcan Osorno

IMG_1949La muse du lac : sautez vous dans les bras !

 

Nous recherchons tout de suite un logement pour le soir et l’office de tourisme e Porto Varas nous propose une cabañas au kilomètre 26 de la route volcan, au flanc d’une colline bien à l’écart de la route.

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Cabañas Anulen : petite maison en bois pour loger 5 voir 6 personnes, pas très cher et avec la cuisine aménagée.

IMG_1964Celle-ci et avec jacuzzi au feu de bois, je rappelle que le poêle se trouve à l’intérieur du Jacuzzi.

IMG_1969Vue sur le volcan Osorno et le lac.

IMG_1985Un voisin un peu bourru (mais qui n’a pas craché Capitaine Haddock)

Le mercredi 27, Le temps est superbe ce matin c’est le moment idéal pour grimper au volcan.

 

IMG_1993Une petite route serpente dans les bois avant d’arriver aux téléphériques

IMG_2004C’est une piste de vélo cross l’été et une piste de ski l’hiver

 

IMG_2019On peut monter plus haut avec un guide jusqu’à son sommet IMG_2033

Mais il y en a même qui y sont resté !IMG_2039c’est quant même beau la montagne non !

IMG_2046Un petit cratère

L’après midi nous redescendons et prenons la piste qui longe la rivière et abouti au lac Todos Los Santos à Petrohué ou nous faisons une bonne marche dans la forêt et retour par la plage de galets qui borde le lac.

IMG_2067La rivière est d’une couleur du beau turquoise au vert d’eau , magnifique !

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IMG_2084Le vol du caracara

 

IMG_2083Le même en pleine réflexion devant la rivière Pétrohué

IMG_20878 km à pied çà use çà use …on est parti pour deux heures de ballade.

(4)Golf de Penas à Puerto Montt

Samedi 10 février2019 :

IMG_1425Melinka

Nous profitons du courant favorable de la marée descendante pour traverser le petit bras de l’océan Pacifique qui nous sépare de la grande île de Chiloé. Le temps est magnifique et la météo est parfaite pour cette traversée . La mer à cet endroit là peut-être très mauvaise mais aujourd’hui elle nous offre une fois encore une mer calme plate avec un peu de vent portant. C’est arrivée de l’autre côté que cela se corse . Le vent monte et la houle du large poussée par le vent de sud ouest se heurte au courant de la marée formant un clapot court et abrupte qui déferle en arrivant sur les fonds plus faibles des abords de l’île. Nous pensions mouiller dans une des caletas du canal San Pedro mais avec ses déferlantes, et l’approche ne nous plait pas du tout et paraît même un peu risquée.

IMG_1442Petit manoir au dessus de l’estéro

Mais se n’est pas grave nous avons traversé vite et il est encore tôt nous allons plus loin chercher notre bonheur. Le guide n’indiquant pas grand chose de bien pour Quellon c’est finalement sur l’estero Huilad que se porte notre choix. Nous y arrivons juste avant la tombée de la nuit. Plutôt impressionnante cette entrée, étroite un falaise et une plage bordée de grands arbre d’un côté, une dune de sable et de galets avec un petit phare de l’autre, le courant de la marée descendante contre nous (encore une fois heureusement nous sommes en mortes eaux) , mais une fois à l’intérieur c’est un havre de paix de toute beauté . Nous mouillons dans 15 mètres d’eau au milieu des grèbes.

IMG_1461Estero Huilad S43°04’30-W 73°30’65

IMG_1451Petites grèves préférés de l’équipage.

IMG_1479cygnes blancs à cou noirs.

Dimanche 11 février 2019:

IMG_1548Nous ne voulons pas mettre la grand-voile pour cette petite navigation au portant, 10 miles seulement . Sous foc seul nous empruntons le canal Queiten pour atteindre l’estéro Pailad : sans doute le plus beau mouillage de l’île de Chiloé .. C’est une entrée étroite qui au bout d’environ un mile, nous transporte en pleine campagne suisse, vaches et verts pâturages compris.

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Quel contraste avec les paysages sauvages et désolés auquel nous étions habitués. Nous mouillons juste devant l’église. Etrange village : juste une église, un cimetière et une école, je ne sais pas ou habite les paroissiens mais il n’y a pas de maison, par contre à l’entrée de l’estero nous avons aperçu de très belles maisons.

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Estero Pailad S 42°51’80-W 73°35’40

Il est midi , nous déjeunons rapidement et descendons à terre pour explorer le coin et notamment de grimper la route « monte au ciel » pour découvrir le panorama de cet aber . Juste sur le côté de l’église il y a un robinet pas d’eau bénite mais presque et nous pouvons remplir nos jerricans les cuves du bateau etant à sec. Dans cet endroit paisible nous passons une excellente nuit sans aucun bruit . Même l’éolienne n’a pas enregistré de brise pouvant la faire tourner.

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Lundi 12 février 2019:

Nous voulons visiter Castro la plus importante ville de Chiloé ( elle est réputée pour avoir conservé ses maisons sur pilotis lors du dernier tsunami . Pour aller à Castro nous avons deux solutions , la première est d’y aller en bateau en remontant tout le canal mais il est un cul de sac il faudra donc revenir avec la perspective de faire l’aller et le retour au moteur La deuxième est de nous arrêter à Quinched ou il y a une petite marina et aller jusqu’à Castro en voiture comme l’avaient fait Robert et Armelle . Nous optons pour cette dernière solution ce qui nous permettra de plus de remplir nos réservoir d’eau, prendre une douche et faire peut-être une lessive.IMG_1740Marina Quinched (centre nautique de Chiloé)S 42°34’69-W 73°45’23

L’endroit est assez joli mais pas du tout protégé des vent de secteur sud qui soulève rapidement un clapot désagréable, çà ne fait rien la météo n’annonce que du vent très faible pour la nuit et la journée du lendemain. Après une bonne douche chaude, nous squattons la machine à laver qui fonctionnera que pour nous : 4 lessives dans la soirée . la brise du soir nous sèche tout cela en un rien de temps .

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mercredi 13 février 2019:

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Branle bas de combat : nous partons pour Castro (15km) . Il est 10 h 30 et nous y allons en taxi (très bon marché ici). Castro est une ville touristique qui mérite d’être vu avec son petit marché artisanal, sa cathédrale , son marché couvert sur les hauteur de la ville. et surtout, ses palafitos (maisons sur pilotis). A l’origine c’était les familles les plus pauvres qui y habitaient, dans la plupart des villes de la régions elles ont été détruites par les dernier tsunamis mais à Castro elles n’ont pas souffert et depuis, elles ont été restaurées et converties en hôtel ou autre. Le midi on s’offrira un déjeuner au resto mais les prix sont à peu près identiques à l’Europe .

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Jeudi 14 février2019:

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Sous une brume de beau temps nous reprenons notre route vers le nord . Nous faisons des sauts de puces. Nous profitons au maximum de ce temps magnifique et de l’avance que nous avons prise pour flâner avant d’aller à Puerto Montt ou il faudra mettre au sec et entreprendre le carénage et la réparation de l’inverseur.

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clin d’œil pour François mais aussi pour Fanny et Alain.

30 miles aujourd’hui pour arriver à Quemchi. Nous en ferons la plus grande parties sous spi léger dans une gentille brise de sud.

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Puerto Quemchi S 42°08’80- W 73°28’50

Toujours le beau temps , pas trop de vent mais ça va pas mal à la voile , sans être trop pressé nous arrivons en début d’après midi . Nous ancrons de l’autre côté de ma baie en face de la ville à côté d’une petite chapelle entre des parcs et la terre.

IMG_1783Nous avons le temps de nous baigner (25°C dehors, eau à 18,5°C) et d’aller à la pêche aux moules et aux coques sur la grève. ( nous les mangerons que demain afin de les faire dégorger ).

IMG_1814On peut manger les coquillages , la marée rouge ne monte pas jusqu’à l’île de Chiloé.

Le soir nous admirons un couché de soleil de toute beauté dont les couleurs changent doucement de l’orange au violet. Avec le couché du soleil, me vent se calme complètement et nous écoutons les bruits de la campagne : les chiens qui se répondent en aboyant , des coqs (le soir, c’est étonnant) , des vaches mais aussi des oiseaux autour qui nous font un concert infernal. C’est le premier endroit ou nous voyons une colonie de canard vapeur de plusieurs dizaines d’individus, dans tous les endroits ou nous sommes passés auparavant il n’y avait qu’un seul couple rarement deux.

IMG_1857refus de priorité à droite! collision de canards vapeur!

Vendredi 15 février 2019:

IMG_1866assiette de saumon gravlax au quinoa

A la sortie , Domi repère notre premier pélican (il l’avait pris pour le ptérodactyle d’Adèle Blanc-sec), c’est aussi le moment que nos amis les canards vapeur choisissent pour faire leur show et nous montrer de quoi ils sont capable à la nage. Sans doute nous font-ils leurs adieux, je ne pense pas que nous en voyons plus au nord.IMG_1882envol de cormorans

Les derniers miles se feront au moteur, Eole aujourd’hui fait grève, heureusement la mer est d’huile et le courant quasi nul .

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Adieu Chiloé , nous traversons le golfe d’Ancud notre destination est l’île Puluqui dernière étape avant Puerto Montt. Pas facile de trouver une petite place pour ancrer parmi tous ses parcs à moules et à saumons. Sur la base de ce que nous avions pu lire dans le guide nous avions choisi l’Estero Chope mais les filières à moules semble barrer complètement le passage et ne pas laisser la moindre place pour mouiller, ou est-ce nous qui n’avons pas osé aller voir jusqu’au bout? Peu importe, après un instant de panique (la nuit tombe dans moins d’une heure) et une délibération houleuse, nous nous rabattons sur l’estero Machilad qui n’est pas mentionné dans aucun de nos guides mais semble bien protégé. De toutes façon il n’y a pas de catastrophe météo annoncée . Bonne nouvelle il semble il y avoir suffisamment de place pour mouiller derrière les parcs a moule qui barrent l’entrée. Heureusement le bac nous montre le chemin et il y a encore assez d’eau sur le côté pour passer contrairement à ce que montrait la carte. Nous mouillons dans 17 mètres d’eau (et nous sommes à marée basse !) mais avec toute la chaîne (75m) et le petit coefficient ça devrait passer.

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Samedi 16 février 2019:

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C’est sur une mer d’huile et sous un ciel un peu maussade que nous rejoignons Puerto Montt. Le timing est parfait. Les pièces commandées chez Volvo en Europe pour la réparation de l’inverseur sont déjà arrivées à Santiago et devrait être livrées ici mercredi. Il nous faut mettre à sec, faire le grand nettoyage de la carène et de l’intérieur , les courses, la lessive et j’en passe, bref, préparer Rêve à Deux pour le Pacifique.

IMG_1931l’accueil à Puerto Montt

Nous avons parcouru 10 000 miles (18 500 km) depuis notre départ des sables en juillet dernier. Après celles du Brésil, de l’Uruguay et des Malouines, la page de la Patagonie se referme, chargée de paysages sauvages et grandioses, d’émotions, d’efforts et de bonheurs, une nouvelle page va s’ouvrir, vierge…

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(3) Golf de Penas à Puerto Montt

jeudi 7 février 2019 :

Le temps est idéal : un magnifique ciel bleu sans nuages, 10 à 12 nœuds de vent de nord. Nous nous régalons de cette journée d’été .

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Nous avons décidés, une fois n’est pas coutume, de prendre du bon temps et de profiter de ces conditions estivales pour aller à l’île de Jechica. Jechica est une île privée sur laquelle un millionnaire chilien à aménagé une petite marina et une réserve naturelle avec des chemins de randonnée. C’est un havre de paix. La marina est blottie tout au fond d’un fjord qui pénètre jusqu’au milieu de l’île. En fait c’est plutôt un hôtel de luxe acceptant les bateaux de passage en leur offrant hospitalité et restauration dans un cadre idyllique. Tout a été pensé et aménagé, pour que ce soit agréable à vivre, plaisant aux yeux et totalement en osmose avec la nature environnante. Pour notre première vrai douche chaude de puis le 23 décembre nous sommes gâtés : Les douches sont de véritable salles de bain en marbre dans un confortable chalet en bois décoré avec gout et sans ostentation. Inutile de vous dire qu’on y passe un bon moment. Le soir nous réservons une table au resto, le serveur vient prendre notre commande au bateau. En fait nous sommes les seuls clients ce soir. Nous sommes servi comme des rois avec un serveur et un chef de cuisine pour nous tout seul Et quel repas !

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ça c’est servi avec l’apéro!

IMG_1288île Jechica Marina y Refugio S44°25’13-W 73°51’58

 

vendredi 8 février 2019:

IMG_1291Ils ont tout prévu même l’escalier pour descendre du bateau.

Nous nous préparons pour une grande ballade dans l’île , nous mettons les bottes , nous savons que dans ces contrées les bottes sont obligatoires même si le soleil nous fait l’honneur d’être des nôtres , le sol y est toujours gorgé d’eau . Pour la première fois nous pourrons pénétrer dans la forêt primaire. Le propriétaire des lieux à mis des années à aménager le sentier. C’est d’abord un tunnel de verdure qui longe la grève sans que nous puissions la voir tellement la végétation est dense , ensuite nous longeons une plage de galets, ou l’on peut voire une petite maison en bois recouverte d’herbes et de feuillages, habitat traditionnel des indiens de Patagonie. Nous continuons vers le lac et traversons l’île toujours par ce petit chemin qui serpente tantôt à découvert quand il traverse les tourbière tantôt taillé à travers la forêt. Pour éviter l’érosion et les détériorations, le sol sous nos pieds à été recouvert de rondins ou de planches grossièrement taillées. La seule ombre au tableau ce sont les mouches plates et les gros bourdons qui nous attaquent en masses bourdonnantes dés que nous sortons de l’abri.

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IMG_1309La mousse colonise le moindre espace.

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Le retour se fait par le même chemin mais c’est quant même très chouette et c’est une expérience fantastique de pouvoir enfin découvrir cette forêt de l’intérieur.

La soirée nous la réservons pour le tinaja le bain chaud traditionnel de Patagonie, c’est une sorte de jacuzzi sans les bulles, c’est en fait un demi tonneau cerclé à l’intérieur duquel un poêle à bois est installé pour chauffer l’eau directement. L’eau de l’île est de couleur brun rouge assez sombre à cause de la tourbe qui compose le sous-sol, c’est assez impressionnant d’y pénétrer. Mais elle si bonne que c’est sans difficulté que nous nous coulons à l’intérieur et savourons une bonne heure de détente et de relaxation bien venue après la marche de la journée (on était plus habitués). Nous sommes face à la baie et pouvons apercevoir trois bateaux charter qui arrivent lentement dans la baie, ce soir nous ne serons pas seul au restaurant. Comme il font les choses bien ils nous installe à l’étage pour prendre l’apéritif ainsi nous pouvons être tranquille et profiter pleinement de l’endroit. Du balcon on a une vue magnifique sur le fjord et au loin on aperçoit le volcan Corcovado dont le sommet enneigé resplendit dans les lueurs du soleil couchant.

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essayé c’est adopté!

Vendredi 9 février 2019:

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Il faut penser à repartir et quitter cet endroit idyllique et nous profitons de la marée descendante pour rejoindre le canal Perrez Norte qui serpente à travers l’archipel des Chonos, terrain de jeu rêvé car les mouillages y sont nombreux, la nature superbe et les conditions plus clémentes que plus au sud. Le temps est parfait, nous adorons glisser sur l’eau, j’ai mis mon chapeau et Domi sa casquette , en short et lunette de soleil et j’admire le paysage assis à l’arrière du bateau rectifiant de temps en temps le pilote . Dans ces chenaux, il faut toujours que l’un de nous soit en veille, surtout que par ici avec les élevages de saumon, il y a un peu de trafic. L’autre par contre peut bricoler à l’intérieur.

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Puerto Melinka est devant nous mais nous ne voulons pas y aller car l’abri n’est pas bon et en plus il faudrait visiter l’armada pour faire le Zarpe (ils sont certes sympathiques mais quand on peut éviter la paperasse) . Nous nous arrêterons donc juste avant à la Caleta Momia juste l’île Clotilde et l’île Frésia. Nous amarrons pour peut-être la dernière fois avant longtemps avec des bouts à terre . Les marées par ici deviennent plus importantes le marnages atteint déjà plus de 2 mètres (contre quelques dizaines de cm dans le sud) et pourtant nous sommes en mortes eaux.

IMG_1420Caleta Momia entre l’île Clotilde et île Frésia

 

 

 

 

(2)Golf de penas à Puerto Montt

 

IMG_1104Port Aguirré

Lundi 4 février 2019 :

Nous prenons le temps ce matin pour mieux nous amarrer le vent ayant un peu tourné ouest et nous pousse un peu trop vers les rochers de la pointe au goût de Domi. L’endroit est très joli et la pointe a été bien aménagé en zone récréative avec parcours nature Ensuite vient le temps d’aller à terre et pour moi c’est une joie je n’étais pas descendu à terre depuis Puerto Eden (Domi avait au moins touché la terre ferme presque tous les jours pour mettre ses aussières).

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Nous prenons l’annexe avec le petit moteur électrique (que finalement nous utilisons peu) pour ne pas avoir à porter nos courses. Nous retrouvons le même style de village que Puerto Eden mais nous avons le soleil et la chaleur en plus. Il fait 30° aujourd’hui et nous n’avons plus l’habitude d’une telle chaleur. Je me suis pourtant mise en short et tee-shirt.IMG_1114Le petit cimetière marin sur l’îlot en face du village

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Après la visite à l’armada pour refaire le Zarpe (autorisation de naviguer) c’est les courses. Nous n’avons plus de produit frais à bord. Nous sommes contents de trouver des légumes et surtout des fruits. Nous trouvons aussi un légume qui est entre ail et l’échalote et qui est produit à Chiloé (très très bon). Nous achetons aussi du pain ce qui me donne une pose dans mes activités boulangères. L’après midi nous repartons en ballade. Nous prenons le petit chemin couvert de coquillage qui longe la côte puis la petite route qui mène au village, nous montons tout en haut de la colline et admirons le panorama grandiose de cet archipel surplombé par le sommet enneigé du volcan Macà (2300m), c’est fascinant d’autant plus qu’il est extrêmement rare d’avoir un temps si clair ici. La journée passe vite et nous sommes content d’avoir pu profiter de ce moment de détente et de cette superbe ballade.

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Mardi 5 février 2019:

Nous reprenons la mer mais pour aller à la caleta Oléa distante de seulement une dizaine de milles. A peine sortis de notre abri une bonne brise nous emmène rapidement à destination. Le vent de nord est dévié au nord est et accéléré dans le cana Ancul nous faisant craindre un moment que cette caleta ne soit pas bien abrité mais une fois à l’intérieur plus rien ne bouge. Le branche nord-est de la caleta, indiquée sur notre guide comme étant l’endroit ou mouiller est barrée par de grande cordes qui ont dû être utilisées pour un élevage de moule. Nous mouillons le long avec trois bout à terre. Le soir un bateau de pêche nous rejoint et mouille de la même façon que nous mais en plein milieu de l’étroit chenal. Après un court échange de civilités en franco-espagnol nous nous rentrons à l’intérieur, La pluie commence à tomber.

IMG_1191Caleta Olea S45°02’29-W 73°27’78

Mercredi 6 février 2019 :

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8 heure, à peine levé le pêcheur (ou plus vraisemblablement des éleveurs de saumon vu la façon dont leur bateau est équipé) est déjà en bras de combat et part de la caleta en nous faisant des signes d’au revoir. C’est une journée de petit temps qui nous attend aussi nous ne sommes pas pressé de partir. Mais c’est finalement très agréable de glisser sur l’eau à la voile sur une mer plate avec une brise juste suffisante pour avancer. Nous arrivons en fin d’après-midi à la caleta Brooks, une jolie baie dans un passage étroit parsemé de rocher entre deux îles. Le mouillage est très bien protégé des vents d’ouest mais il ne faudrait pas que le vent tourne plus au sud. On s’assure sur 4 amarres au cas ou mais les fichiers sont rassurants, le vent devrait rester à l’ouest sans forcir. Courte promenade sur la rive, mais ici encore la forêt est tout à fait impénétrable.

IMG_1209Caleta Brooks

IMG_1211Fausse rhubarbe

IMG_1218Les moules que nous ne pouvons pas consommer à cause de la marée rouge.

 

 

 

 

(1)Golf de Penas à Puerto Montt

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Jeudi 31 Janvier 2019:

Et nous y sommes à ce fameux golfe de Pénas et nous avons le temps idéal et une super météo. Vent de secteur Sud Sud Ouest 20 nœuds avec une houle associée de 3 mètres qui se calme. Le ciel est un peu couvert en début de matinée mais vient progressivement au beau puis au très beau, même la température remonte. Rêve à Deux frétille de plaisir et fonce à 8 – 10 nœuds à 100° du vent sous génois et GV à 1 ris, la houle est bien orientée et il passe sans taper ni mouiller, bien sûr à l’intérieur il faut s’accrocher un peu mais rien qui ne nous permettent pas de nous faire à manger.

Nous passons enfin le cap Rapper qui marque la sortie du golfe. Il est 19H 22. Le vent se calme et adonne progressivement. Nous passons une très bonne nuit, quand notre tour vient de descendre dans la couchette on s’endort aussitôt d’un sommeil profond pour 3 ou 4 heures ce qui est plutôt étonnant pour une première nuit en mer. Le manque de sommeil de la nuit précédante y est sans doute pour quelque chose…

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Vendredi 1 février2019 :

A 7 h 45 le jour est levé depuis presque 2 heures, nous sommes, au large de la Bahia Anna Pink, il faut choisir : y rentrer maintenant , arriver en milieu de journée dans le mouillage et passer le lendemain par le canal Pulluche (qui nous prendra sans doute 2 jours au moteur à cause des courants) où continuer et rentrer par le canal Darwin qui nous fera gagner quelques dizaine de milles mais dont le premier mouillage est encore à 70 milles, il faut être sûr d’arriver avant la nuit. Le choix n’est pas facile, Il y a peu de vent mais la houle est longue et régulière et nous avançons bien. Nous choisissons donc de passer par Darwin. Compte tenu de notre problème d’inverseur qui prend l’eau c’est le choix logique. Du coup on se paie le luxe de hisser le spi pour gagner quelques nœuds.

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Mais ce sera ric-rac, le vent nous lâche au large des îles Puyo, le spi est affalé et c’est au moteur que nous traverserons la baie de Darwin. Mais à 1000 tours on atteint péniblement les 3,5 nœuds, parfois 4 quand nous attrapons un souffle d’air. Il commence à se faire tard nous épluchons les cartes et les guides à la recherche d’un mouillage plus proche que celui que nous avons choisi (la caleta Sergio – un clin d’œil à nos amis du sud de la France Dominique et Sergio qui auraient adoré faire les canaux avec leur bateau).

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mais rien de vraiment moins loin ni suffisamment abrité, nous commençons à être un peu inquiets : allons nous être obligés de remonter le canal Darwin de nuit ou de patienter à en tirant des bords au large en attendant le jour? Mais vers 19 :30, une petite brise de mer se lève et le courant s’inverse juste à temps ! Il y a de nombreuses salmonérias (élevages de saumon) entre les îles et du canal. La région paraît beaucoup moins sauvage que le sud et le soleil radieux dont nous avons tant manqué depuis des semaines, rajoute encore à cette impression. Nous mouillons à 21 :00 au milieu de Puerto Sergio. C’est un tout petit port naturel sur un îlot au centre du Canal Darwin. Domi essaye de tirer des bout à terre mais c’est trop compliqué et il commence à faire sombre, de toute façon , l’abri est total et les prévisions n’annoncent pas de vent on restera donc sur ancre pour cette nuit, il faut de toute façon que l’on commence à se réhabituer à mouiller « normalement ».

IMG_0941Puerto Sergio S 45°27’20-W 74°07’38

Samedi 2 février 2019:

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C’est très Beau mais c’est pollué par une quantité impressionnante de petits alvins morts , il y a aussi la marée rouge qui envahi l’anse et nous pensons qu’elle y est peut être pour quelque chose dans cette mortalité ? Il fait 25° et le ciel est d’un bleu parfait, sans un nuage. C’est notre première journée de vrai beau temps depuis très très longtemps, on avait presque oublié comme c’est bien. On s’accorde une journée sans navigation, et on en profite pour réparer de petites déchirures sur la grand voile (elle a plus de cinq ans et beaucoup de milles, la membrane composite commence à fatiguer).

IMG_0942Couture faite sur place

Dimanche3 février 2019:

Il y a des jours où il faut se lever tôt et celui ci en fait partie. Le canal Darwin ce rétrécit sur une quinzaine de milles tout près d’ici et il faut à tout prix se présenter à l’entrée de de l’étroiture à l’étale de marée basse pour faire tout le passage avec le courant favorable.IMG_0968

Bon, la nature est bonne avec nous, (ou peut-être sommes nous de grand stratèges J) aujourd’hui « tôt » est très raisonnable, la marée se renversant à 8 :45 nous nous levons à 7 :30 (hier il aurait fallu se lever une heure plus tôt.) A 9 h nous sommes déjà dans l’étroit passage.

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Il n’y a pratiquement pas de vent, le ciel est toujours parfaitement bleu, nous avançons avec le courant en glissant sur cette mer d’huile. De droite à gauche nous entendons des phoques grogner mais nous ne les voyons pas. Après ce passage, le canal Darwin se termine et laisse la place au canal Morelada, beaucoup plus large. Nous arrivons dans un courant d’air et le vent se met d’un seul coup à monter à 20 nœuds. On est prêt et on prend un ris de peur que le vent monte plus mais ce n’est qu’une rafale, un courant d’air. Le paysage est magnifique, très différent de ce que nous avons vu jusqu’ici (les jours ou on voyait quelque chose J) le plan d’eau est très large, parsemé d’îles basses à la végétation touffue, dans le lointain, du nord-est au sud-est s’étale la cordillère des Andes dont les sommets enneigés se découpent sur l’horizon.

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Nous voulons nous arrêter à la caleta Estero Graza, elle est à 3 milles, il suffit de passer cette ferme de saumon et on y sera. Le bateau glisse gentillement sur l’eau à 4 nœuds en longeant la ferme à 500 mètre quant tout à coup, frayeur !  une énorme aussière flotte entre deux eaux à quelques mètres devant notre étrave, plus moyen de l’éviter. D’un côté elle doit être reliée à la ferme, de l’autre elle semble aller jusqu’au milieu du canal. On affale tout en catastrophe. Mais, trop tard ! ce n’est pas un mais deux bout qui sont pris dans notre quille (vive les quilles en T). Comment se tirer de cette situation ? Domi s’énerve et peste contre ses éleveurs qui on mis les balises à croix jaunes de signalements au bout des pontons au lieu de s’en servir comme ils le devraient pour délimiter la zone à éviter. On retire l’annexe pour atteindre un des bouts qui c’est pris dans le safran mais le courant nous pousse dans la mauvaise direction, impossible de se dégager. On allait se résoudre à couper les aussières quand une embarcation nous rejoint, ce sont les ouvriers de la ferme qui ont tout de suite compris ce qui se passait et à l’aide de leur 50 cv commence à essayer de nous tirer. Il faut tout de même un moment pour leur expliquer que nous avons un lest torpille 2 mètre plus bas et un safran suspendu à l’arrière. Après quelques essais infructueux ils parviennent enfin à nous tirer dans la bonne direction et nous dégager des cordages. Plus de peur que de mal, nous les remercions en leur conseillant de mettre une signalisation sur leurs bouts flottants.

IMG_1036Merci les gars !

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Du coup on est un peu refroidi pour la caleta et décidons de pousser sur Puerto Aguirré, nous reste encore assez de temps pour arriver avant la nuit. Nous passons entre les îles pour rejoindre le canal Ferronave sous le regard de dizaines de pingouins de Magellan nageant nonchalamment et ne prenant même pas la fuite à notre approche, pourquoi paniquer quand une simple apnée de quelques mètres suffit pour éviter le bateau.

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Nous informons l’armada par VHF de notre arrivée, ils nous autorisent à attendre demain pour faire les formalités. Nous allons directement à la caleta Pozo. Il y a déjà 2 bateaux qui sont ancrés mais l’anse est assez grande pour 3. De toute façon l’un des voiliers (équipage américain, pavillon chilien) nous laisse sa place et s’en va cap au sud. Nous nous amarrons avec deux bouts à l’arrière et l’ancre à l’avant.

IMG_1101Port Aguirré S45°09’87-W 73°31’25