Le Boto, le dauphin rose d’Amazonie

Il est assez illogique pour un animal à sang chaud et doté de poumons de passer sa vie entière immergé dans l’eau. pourtant le groupe des cétacées: Baleines , dauphins, et marsouins, et aussi le groupe des siréniens: les lamantins , les dugongs et les loutres font partie des quelques exceptions à la règle. Les cétacés sont donnés pour des espèces marines si certaines espèces se déplacent entre l’eau douce et l’eau salées, le dauphin boto, nommé par les scientifique Inia geoffrensislui, ne vit que dans l’eau douce.



Il est répandu partout sur l’Amazone et ses affluents est également dans les bassins de l’Orénoque et du Rio Beni. Il n’est pas très facile à voir ou à approcher du fait de sa rapidité à se déplacer et de la couleur souvent chocolat de ces eaux là. Il fréquente les grands fleuves, leurs affluents et les lacs saisonniers. Lors des crues, il pénètre profondément dans les zones forestières inondées, exploitant des espaces temporaires riches en nourriture.

Culture nautique

Le boto peut facilement atteindre la taille de 2,80m et peser 150 kgs
Il possédé un crâne protubérant et arrondi au front ballonné . Contrairement au dauphin marin, il est doté d’un cou flexible avec des vertèbres cervicales non soudées et peut tourner la tête de côté et de haut en bas ce qui lui permet d’évoluer dans les forêts inondées lors des grandes crues, entre racines et troncs d’arbres, son rostre ou le bec de l’animal long et étroit, compte 18% de la longueur de son corps . l’évent par où il respire n’est pas centré mais légèrement à gauche . Même si ses yeux sont petits le Boto voit parfaitement bien, de plus, il utilise l’écholocalisation (le sonar: son « melon » sur le front) pour chasser dans les eaux troubles. Il ne possède pas de nageoire dorsale mais une toute petite bosse triangulaire au milieu du dos , le bord de ses grandes nageoires est souvent effrangé. Sa coloration, qui va du gris pâle au rose soutenu, n’est pas un simple trait esthétique. Elle évolue avec l’âge, le sexe et l’activité physique. Les individus les plus roses sont souvent des adultes actifs, chez lesquels la vascularisation de la peau est plus marquée. Dans une eau où la visibilité est souvent quasi nulle, le dauphin s’appuie avant tout sur une écholocation extrêmement fine pour repérer poissons, crabes et petits vertébrés.La couleur rose de son ventre lui a fallu le nom de dauphin rose .

Culture nautique


Silencieux et discret, le dauphin rose d’Amazonie incarne à lui seul la richesse et la fragilité des fleuves sud-américains. Le croiser reste un privilège rare, mais surtout un rappel que même les créatures les plus mythiques ne sont pas à l’abri des transformations rapides imposées à leur environnement.

Continents-insolites



Les amérindiens connaissent pas mal de légendes sur les Botos. Le dauphin rose y est souvent perçu comme un être capable de se transformer en humain, inspirant à la fois respect et crainte. Ces récits ont favorisé sa protection et ainsi évité son extinction comme le massacre des lamantins d’Amazonie qui ne sont plus que quelques spécimens. Mais malgré l’image presque mythique qu’il véhicule, l’avenir du Boto n’est pas aussi rose que sa peau. Il est soumit à l’avenir de l’Amazonie puisque le Boto n’a aucun autre lieu d’émigration possible et demeure dépendant de son habitat spécifique.

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Le dauphin rose est maintenant classé comme une espèce menacée dans plusieurs régions. Mais la pression croissante exercée par les activités humaines sur le bassin amazonien réduit progressivement les refuges naturels dont dépend le Boto. Les menaces sur la survie de l’espèce sont multiples et cumulatives. C’est un animal qui se situe au dernier maillon de la chaine alimentaire et a, de ce fait, tendance à concentrer les toxines dans ses tissus. La pollution des fleuves, notamment par le mercure issu de l’orpaillage, contamine directement son alimentation. Les barrages hydroélectriques modifient les régimes hydrologiques, bouleversent les zones de reproduction et fragmentent les habitats. À cela s’ajoutent les captures accidentelles dans les filets de pêche et, dans certaines zones, une chasse ciblée, le dauphin étant parfois utilisé comme appât pour la pêche à certaines espèces de poissons-chats.

Comment la qualité de l’écosystème de la région de l’Amazonie, si fondamentale pour la survie des Botos comme pour celle de tant d’autres espèces, va-t-elle évoluer dans le future? La réponse dépend de nos actes et de nos décisions à venir à nous les humains.

Nourrir les Dauphins roses n’est pas une démarche écologique mais permet au public d’aller à leur rencontre