En scooter à Tauranga!

IMG_2928Ce n’est pas les itinéraires de promenade qui manque à Tauranga. Aprés plus de 4 mois nous en découvrons toujours. Un temps franchement exécrable est prévu pour les 5 prochains jours mais aujourd’hui il fait encore assez beau. Nous en avons profiter  pour faire le tour de la baie de Waipu qui sépare la ville de l’aéroport . Chevauchant (piétinant?) nos scooter (ici c’est comme çà qu’ils appellent les trottinettes) et équipés de nos casques (indispensable surtout pour moi qui n’arrête pas de me prendre des gadins) nous avons pris le pont vers la ville , avons suivi la rivière à travers les jardins (jusque là nous connaissions par cœur cette ballade).

IMG_2934 Ensuite nous sommes monté sur le pont de chemin de fer pour retraverser l’estuaire, rassurez-vous nous n’étions pas sur la voie, le pont est doublé d’une passerelle pour piétons .

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Des spatules sur la gréve se sont laissées approcher , nous avons cherché les phoques qui ont été dernièrement aperçu, sans succès.

IMG_2946 Le petit chemin n’est emprunté que par des cyclistes et des piétons et il débouche dans le quartier Maoris de Matapihi. C’est un havre de calme et de verdure coincé entre la ville , le golf , l’autoroute, la voie ferrée et l’aéroport, où part quelques pavillons modeste il y a surtout des vergers d’oliviers, d’orangers, de citronniers, de kiwis et des petites fermes  où paissent des vaches et des chevaux .

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IMG_2962Nous débouchons sur Bayfair le grand shopping mall du coin qui ressemble à se méprendre à tous les shopping mall de toutes les grandes villes du monde . Nous le traversons sans conviction pour rejoindre la plage de Monganui qui doit faire une vingtaine de kilomètres .

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Sur la plage une femme fait des dessins dans le sable avec un bâton. Sur le coup on ne voit pas trop à quoi cela ressemble mais vu sous le bon angle le relief ressort et le dessin apparaît.

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IMG_2985 Nous sommes à 6 kilomètres de la station balnéaire et nous en faisons la moitié à pieds (je me suis déchaussée pour goûter l’eau: brrrr elle n’est vraiment pas chaude) sur la plage et l’autre en scooter qui est beaucoup plus rapide .

IMG_3005Nous allons jusqu’au pied du fameux mont dont la station balnéaire tire son nom (Mount Mauganui) et rejoignions l’autre côté , côté rivière. Petite collation de fish and chips devant le port avant le retour en bus (toujours gratuit en ce moment) jusqu’à la marina . Bilan de la journée une bonne vingtaine de km en trottinette, je pense que ce soir personne n’aura besoin de nous bercer …

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Enfin des vacances!

On prend la voiture à 15:00 vendredi 12/06, c’est une petite Nissan en parfait état. Il est un peu tard pour partir ce soir on profite d’avoir une voiture pour aller chercher du tissus pour les coussins.

Samedi matin, le temps de charger nos affaires y compris de quoi pique-niquer et préparer nos repas (la plupart des chambres de motel ont une kitchenette) et nous sommes partis cap au sud. L’idée est de descendre jusquà Wellington (la capitale du pays située tout au sud de l’île du nord à 700 km de Tauranga) par le centre et de remonter par la côte Ouest pour finir le périple par une visite jeudi à nos amis Carole et Daniel qui sont à Tairua (Est-Coromandel).

Parcours

La première étape passe par Rotorua et Taupo, une zone riche en activité volcanique, jeyser et autres sources chaude que nous ne manquons pas d’aller voir; la boue qui gicle sent le souffre mais dans le torrent un peu plus bas, l’eau est chaude et on peut se tremper les pieds. On s’arrête pour la nuit à Turangi à l’extrémité sud du la Taupo dans un motel tout en bois.

Le lendemain matin quand nous partons, il fait un temps superbe mais la température est descendue en dessous de zéro la nuit et la voiture est recouverte de givre: il faut gratter les vitres (on avait oublié ce que c’était:)). Avec ce ciel bleu immobile, le Pihanga et le Tongagiro, les deux grands volcans aux sommets enneigés se détachent, magnifiques dans ce paysage grandiose! Nous avons de la chance, nous serions passés hier soir on aurait rien vu. Mais pas le temps cette fois-ci d’aller voir les sommets de plus près, depuis que nous y sommes passés au mois de mars il n’y a pas du avoir grand changement vu qu’il n’y a pas eu d’irruption importante entre temps (ce sont des volcans en activité).

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En Nouvelle Zélande, les paysages changent très vite, la neige des sommets est encore visible à l’horizon mais on passe maintenant dans un paysage de collines verdoyantes entrecoupées de vallées profondes. Petite pose à Taihape pour visiter une petite galerie d’art qui tient plus de la boutique de souvenirs mais qui exposait entre autre pastiches humoristiques un portrait de la Jacinda nationale en Joconde.

Les collines se transforment rapidement en plaine et les moutons en vaches et en taureaux. Justement, on arrive a Bull (taureau en Anglais:)). C’est une ville d’éleveurs de bovins (!) qui abrite aussi la base aérienne Kiwi. Arrêt boulangerie et coup d’œil au petit musée local: ici pas de ruée vers l’or c’était plutôt ruée sur les verts pâturages. Le bled à quand même donné naissance à une célébrité mondiale: Chris Amon, le coureur automobile dont les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être.

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On pousse jusqu’à Foxton Beach pour pique-niquer au bord de la mer de Tasman. Immense plage de sable gris bordée de petites dunes. Il n’y a pas de vent et la mer est parfaitement calme mais il y a quand même des rouleaux suffisants pour quelques surfeurs . On est dimanche, Wellington n’est pas très loin, il y a beaucoup de monde. Les locaux viennent promener leurs chiens en 4X4 sur la plage (deux options soit le chien courre à côté du véhicule soit il est à l’arrière dans la benne: exercice dominical version Kiwi paresseux).

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Dernière pose de la journée à Plimmerton, c’est une petite baie juste avant Wellington le temps est toujours magnifique et la mer parfaitement calme, c’est parait-il tout à fait exceptionnel. Wellington n’est pas surnommée Windy Wellie pour rien: il paraît qu’ici le vent souffle à plus de 30 nœuds au moins 200 jours par an. Au loin on aperçoit la côte de l’île du Sud de l’autre côté du détroit de Cook. Dame nature nous gratifie d’un superbe couché de soleil.

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Il fait nuit quand nous arrivons à Wellington. Après quelque recherche nous trouvons un motel abordable dans une rue calme tout près du centre ville. La ville à l’air très sympa. Les collines escarpées qui entourent la baie et les maison coloniales en bois peint lui donnent un petit air de San Francisco. Et puis elle ressemble à une vrai ville comme on en a en Europe avec de beaux bâtiments, des rues, des magasins , bistros et restos sympas. Çà fait envie mais on a fait le choix motel avec kitchenette donc on mangera à la chambre. Pour se consoler on passe chez NewWorld (genre supermarché Auchan) et on s’achète un beau filet de St Pierre (oui il y en a dans les eaux environnantes !) et une bonne bouteille de chardonnay. On s’est régalés, un repas comme çà au resto çà aurait été clairement au-dessus de nos moyens.(pas radin juste économe…).

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La journée de lundi est consacrée à la visite du musée national Te Papa. Çà tombe bien, il fait un temps tout à fait exécrable avec vent et pluie: tout à fait normal pour ici, pas question de flâner dehors. Après tous ces mois de confinement et de travail manuel, on avait hâte de se replonger un peu dans une activité culturelle et on a pas été déçus. Le musée est au centre ville, juste au bord de l’eau, superbe monument d’architecture moderne. Divisé en 4 sections principales toutes très intéressantes: – histoire naturelle, géologie et environnement – colonisation, migrations, intégration, réfugiés et tolérance – art Maori et contemporain – première guerre mondiale (Gallipoli).

Nous avons adoré tout particulièrement la section sur la faune et la géologie qui nous a beaucoup appris sur le pays, savez-vous par exemple que dans un rayon de 200 km autour des 2 îles on enregistre plusieurs tremblements de terre par jour… L’expo réconcilie les dernières avancées de la science avec la tradition et les légendes Maoris et s’adresse aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes. Super journée mais on n’habite pas là et si on veut être à Tairua jeudi matin sans rouler comme des bêtes il faut commencer la remontée vers le nord. On aurait aimer flâner un peu en ville mais de toute façon le temps ne s’y prêtait pas du tout. Dans la soirée on s’arrête à Foxton Beach ou Anne avait repéré un motel tranquille.

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Une bonne nuit de sommeil et roule ma poule, c’est reparti mon kiki. Premier arrêt à Wanganui une autre de ces villes bâties autours de leur rue principale sans aucune recherche urbanistique encore que celle-ci est loin d’être la pire et a su conserver un petit côté années 30. La rue principale est bordée de boutiques de vêtements d’occasions, gérée pour la plupart par des associations caritatives. Pour quelques dollars (NZ) on fait l’acquisition de nouveaux vêtements de pluie, ma foi fort seyants. On continue en longeant la côte ouest, la plaine et les dunes ont cédé la place à de petites collines mais l’élevage bovin est toujours omniprésent. De petites falaises ont aussi remplacé les grandes plages et les dunes.

Pique-nique à Hawera sur la falaise au dessus de la mer. Il ne fait qu’une dizaine de degrés et le vent souffle fort, on trouve un peu d’abri devant le container des sanitaires du camping.

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L’après midi on s’éloigne un peu de la côte pour voir le mont Egmont (ou Taranaki en Maori) d’aussi près que possible. C’est un cône volcanique qui s’élève à 2500 m tout seul au milieu de la plaine et des collines plissées et bien sûr son sommet est enneigé. L’autre versant (Est) abrite d’ailleurs une petite station de ski.

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Nous rejoignons la côte juste avant New Plymouth. C’est une côte assez jolie avec une alternance de plages et de falaises. Le centre ville de New Plymouth à l’air assez agréable mais nous n’avons pas envie d’y flâner. Par contre nous allons jeter un coup d’œil au port qui est le seul accessible de toute la côte ouest de l’île du nord. Mais, plaisanciers: passez votre chemin! Il y a bien quelques corps morts et un petit ponton dans la partie nord du port mais la houle pourtant assez faible aujourd’hui puisque le vent longe la côte, rentre directement dans le bassin. On s’arrête à Onaero pour la nuit. Nous sommes les seuls clients dans un motel un peu défraîchi mais avec une superbe vue sur la mer. Pas de 4G et le WIFI dans la chambre est intermittent et anémique. Problème, parce que ce soir nous avons notre rendez-vous bi-hebdomadaire avec Maman sur Skype depuis la maison de retraite. Heureusement le propriétaire et compréhensif et il nous installe, pour la durée de la communication, dans une pièce ou la réception est meilleure.

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Le lendemain matin est passé à visiter la côte et tout particulièrement les 3 sœurs à Awakino. Ce sont trois énormes blocs détachés de la falaise qui, en effet, font penser à 3 femmes Maoris regardant la mer.

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Les falaises sont truffées de grottes.

IMG_2800C’est aussi a Awakino que nous quittons définitivement la côte Ouest pour traverser l’île dans toute sa largeur. La première partie est faite de collines verdoyantes et escarpées entrecoupées de gorges. Nous pique-niquons rapidement entre 2 parcs à moutons avant de pénétrer dans la grande plaine centrale. Nous évitons Hamilton qui est la 4éme ville du pays mais bon, on ne s’attend pas à ce qu’elle vaille le détour et l’idée est de traverser rapidement pour arriver à Coromandel avant la nuit. Il fait encore jour quand nous empruntons la route côtière sinueuse qui y mène. On est récompensé par un superbe couché de soleil sur la baie et et, depuis les hauteurs, une vue magnifique sur ses îles et ses collines escarpée. Il fait nuit quand nous arrivons au village. On déniche un motel sympa juste à côté de l’église Anglicane, c’est le meilleur du voyage et en plus le moins cher. Courses rapides au 4Squares (superette) du coin pour acheter se qu’il nous manque pour le dîner.IMG_2827

Jeudi matin il fait encore assez beau mais les prévisions pour le reste de la journée ne sont pas réjouissantes. Il faut traverser toute la péninsule très escarpée jusqu’à Otapaurau puis longer la côte Ouest sur 50 km par Kuaotunu et Whitianga pour arriver à Tairua ou sont nos amis.

IMG_2858 Pour l’instant la visibilité est encore bonne et on profite du rayon de soleil pour admirer ce paysage superbe de montagnes boisées et de plages de sable blanc. Plus nous approchons et plus le temps se couvre et c’est avec le parapluie que Daniel vient nous ouvrir la porte du ponton. C’est là qu’ils sont depuis le début du confinement. Tairua est une marina minuscule, creusée dans la grève juste au pied du cône volcanique qui ferme le petit estuaire. Folligou, leur bateau est pratiquement le seul voilier au ponton. Le coin est très joli, ils n’ont pas trop souffert du confinement surtout qu’un de leur fils et sa petite famille, aussi bloqués en Nouvelle Zélande par l’épidémie, étaient venu s’installer dans une maison du village juste avant l’alerte 4. Nous passons une super journée à leur bord. L’un des principaux sujets de conversation est bien sûr: que va-t-on faire? – Attendre que l’Australie et les îles (Fidji, Nlle Calédonie) ouvrent? Ce n’est apparemment pas pour demain surtout avec les nouveaux cas de Covid19 en NZ de cette semaine. – Laisser le bateau sur un chantier et rentrer en France? Le risque de ne pas pouvoir revenir avant un an ou 2 est trop grand. – La Polynésie serait peut-être possible mais il faudrait aller jusqu’à Tahiti (l’entrée aux Australes n’est plus permise) et on risque de n’être pas bien accueillis par les locaux et les autres plaisanciers, déjà beaucoup trop nombreux, bloqués là-bas . Donc pas de solution pour l’instant. Mais en attendant pourquoi ne pas se faire un peu de navigation côtière ensemble à deux bateaux dans le coin: entre les Mercury, Great Barrier et le golfe d’Auraki il y a de quoi faire. On est à la mauvaise saison mais si la météo hivernale le permet, deux ou trois semaines en Juillet ce serait une bonne idée. Et c’est sur cette espérance que nous nous quittons. Il est 16:30 mais avec ce temps il fait déjà presque nuit. Avec les fortes rafales et la pluie torrentielle la route sinueuse jusqu’à Waihi n’est pas très facile et il est plus de 19:00 quand nous rentrons à Tauranga.

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Fini les vacances ! Pour marquer le coup, il y a eu un tremblement de terre de magnitude 7,9 vers minuit. Fort heureusement il s’est produit à 800 km au large donc pas de risque de tsunami ni de dégats mais il a tout de même été bien ressenti ici.

Le confinement est fini mais…

IMG_2529Je ne sais plus trop ou on vous a laissé avec le dernier article mais entre temps il c’est passé beaucoup de chose et pas grand-chose. Alerte niveau 4, 3, 2 et finalement 1 (pour les Kiwis le niveau 4 c’est le confinement total) depuis 2 semaines. La situation est redevenue presque normale à l’intérieur du pays qui par un bel effort collectif sous la houlette bienveillante de leur premier ministre chéri est (était…) arrivé à zéro cas de COVID 19 et a réussi a y rester pendant 3 semaines. Situation presque normale à l’intérieur en se sens qu’il n’y a pratiquement plus aucune restrictions mais par contre les frontières sont toujours fermées de chez fermé. On pourrait éventuellement se faire rapatrier en France en laissant le bateau ici mais toujours pas question de nous laisser revenir tant qu’il n’y a pas de vaccin. Pas question non plus pour les autorités de laisser partir les plaisanciers étrangers tant que les pays voisins ne sont pas en mesure de confirmer qu’il peuvent les accueillir sans problème. La bulle avec l’Australie est toujours en discussion entre les gouvernements mais au lieu d’une ouverture possible en Septembre on parle maintenant plutôt de début 2021. De ce côté là on est donc toujours au même point que le 25 mars: que faire?

En attendant, les travaux intérieur ont bien avancé, ce qui n’était au début qu’une opération rafraîchissement des peintures c’est avéré un peu plus compliqué. Une grande partie des aménagements avait été assemblés avec une colle de type MS polymère (adhésif silicone) qui est une excellente colle mais qui, sous contrainte prolongée, présente un fluage important. Les cordons de colle s’étaient donc allongés, dis-jointant le mobilier du carré, la cloison de la cuisine (non structurelle) et les support du plancher dans la salle de bain et la cabine avant. Il a donc fallu tout remettre en place, parfois réparer ou remplacer et re-coller, cette fois à l’époxy aux endroits les plus critiques. Surprise agréable dans la salle de bain, en grattant la peinture défraîchie, nous avons trouvé un revêtement mélaminé (type Formica) en parfait état. La raison pour laquelle il avait été recouvert d’une peinture de couleur très proche reste un mystère.

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Toute la salle de bain est remise à neuf.

IMG_2509La descente a été repeinte en myrtille et lavande.

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IMG_2497 Les velcros maintenant les coussins du carré ont été remplacés par de bonne vieille planchette anti-rouli.

IMG_2500 Les rideaux des hublots ainsi que les abat-jours des lampes (toutes maintenant à LED consommation électrique oblige) on été remplacé par des nouveaux au motifs carbone aramide du plus bel effet (recyclage de l’ancienne grand voile – c’est bon pour la planète). Le corian qui recouvre les meubles de cuisine était fendu à plusieurs endroits, nous l’avons réparé.IMG_2498 Le plafond du roof et la cuisine on été re-mastiqué et repeint ainsi que les plinthes. Nous n’avons pas chômé mais çà valait le coup, nous sommes très content du résultat:). Rêve à Deux et comme neuf!

Nous avons aussi finalement réussi à trouver une machine à coudre, c’est une Singer et elle semble assez robuste. L’étape suivante est donc de refaire les housses des coussin du carré qui sont tâchés et bien passés. On a aussi trouvé des fermetures éclairs pour remplacer celles des «portes de la verranda». Donc si on ne navigue toujours pas on est pas encore près de s’ennuyer.

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Côté social, comme ce n’était plus interdit de voir des gens on en a profité: Apéros à nos bords respectifs avec Sophie et Jordan de Quasar (un jeune couple Canado-américain super sympa sur un cata de 45’ avec lequel ils ont fait la Patagonie) dîner à Mt Maunganui au resto Thai toujours avec eux. Apéro chez Vanessa et dîner à notre bord: elle avait trouvé des escargots et d’autres bonnes choses chez son boucher, on a réussi à lui en faire manger et elle a aimé:). Çà fait du bien de ne plus vivre tout à fait en vase clos.

Mais bon: on bosse non-stop depuis le 25 mars il est temps de faire un break et comme nous sommes maintenant en liberté conditionnelle dans ce beau pays autant en profiter un peu pour aller jouer les touristes. On regarde pour louer un Campervan (camping car). Les tarifs sont alléchants: moins de 30 NZ$/jour (environ 20 euros) mais il y a un hic (deux en fait): il faudrait aller le chercher (et le rendre) à Auckland et surtout, il faudrait payer une assurance de 100 NZ$/jour (ou accepter le risque de perdre la franchise de 6000 NZ$ en cas de problème). Réflexion faite on se rabat sur une petite voiture: on trouvera toujours des motels sur la route. C’est parti!

Prêt à partir mais pour où???

IMG_2432Le lockdown (confinement NDLR) est enfin assoupli, et nous sommes passés au niveau 2. En Nouvelle Zélande, il n’y a pratiquement plus de cas actifs de covid19 et plus de nouveau cas depuis une semaine. Pour autant le pays n’a pas relâché totalement la bride ni ouvert ses frontières et reste très vigilant en pratiquant notamment des tests systématiques de recherche du virus sur des échantillons très large de la population afin de détecter rapidement toute nouvelle contamination éventuelle . Les magasins pour la plupart ont eu l’autorisation d’ouvrir en appliquant des mesures d’hygiène et de distanciation. Les dentistes, ophtalmos, kinés et autres professions paramédicales peuvent elles aussi recommencer à pratiquer presque normalement, j’ai ainsi pu aller me faire réparer une dent. La navigation à voile est autorisée autour des deux îles. Le restaurants de la marina à ré ouvert et le port tout doucement s’anime. Les pêcheurs à la ligne sont de retour sur la jetée, ainsi que les mouettes qui vont avec. Le week-end, les plaisanciers sont à nouveau de sortie. Les transports publics ré-fonctionnent normalement (en niveau 4 et 3 ils étaient réservés aux travailleurs essentiels),maintenant ils sont complètement gratuits, il faut juste se désinfecter les mains en montant mais le gel hydro-alcoolique est fourni… Cet après-midi on en a profité pour aller à la plage de Mount Maunganui, il faisait un temps absolument superbe même si le fond de l’air était un peu frais . IMG_2374
Ca fait quelque temps qu’on a pas mis le blog à jour (14/04, NDLR) mais pendant ces dernières semaines on a été vraiment très occupé. Lors du dernier post nous en étions à la peinture des couches de protection du pont. Nous avons aussi repeint le dog house (notre véranda), remonté l’accastillage de pont (une galère vu qu’avec l’épaisseur du teck en moins il à fallu réajuster la longueur de toutes les vis) et fait quelques bricoles à l’intérieur.

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Entre temps, nos amis Norvégiens et compagnons de confinement, Laila, Haarvad et Julian sur leur Boréal 44 « Mille Mommenti » ont du partir et rentrer chez eux plus tôt que prévu. Ils vont faire le voyage en quasi-non stop. La route choisie les fait passer par le nord de l’Australie, le cap de Bonne Espérance (malgré la mauvaise saison), Sainte Hélène, les Açores pour une arrivée prévu à Lysekil sur la côte ouest de la Suède avant fin septembre. Nous n’avons pas de nouvelles depuis leur départ mais d’après Marine Trafic ils seraient toujours bloqué à Opua, le port de sortie obligatoire de la Nouvelle Zélande sans doute en attente des formalités.

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Puis, la semaine dernière, la peinture antidérapante à base de caoutchouc tant attendue est enfin arrivée, contretypée à la bonne couleur. C’est du Tredgrip, une peinture qui est aussi utilisée pour le revêtement des cours de tennis et des plages de piscines. Elle n’est pas très facile à appliquer quand on veut obtenir un aspect uniforme et c’est en pochant au petit pinceau que nous avons travaillé pour obtenir le fini voulu. Nous sommes super contents du résultat, l’ensemble est très agréable à l’œil et c’est un vrai plaisir de marcher pied nu dessus. Une chose est sûre: on ne risquera pas de faire de glissade sur ce pont… il faudra maintenant éprouver la tenue dans le temps et la facilité de nettoyage. Avec un aussi beau pont nos vielles filières au gainage abîmé et présentant quelques tâches de rouille détonnait un peu. Nous en avons donc profité pour les changer. Elles sont maintenant en câble monotoron non gainé (plus facile à surveiller et à garder propre) plus de goupille ni de scotch de protection, sertissage avec embouts spéciaux et les ridoirs on été remplacés par des transfilages en dyneema. Avant de partir il va encore falloir caréner, et cette fois-ci on mettra Rêve à Deux à terre pour le faire, histoire de pouvoir remettre un peu d’antifouling sur l’embase et l’hélice, changer les anodes et la vanne d’arrivée d’eau de refroidissement. Donc encore un peu de boulot: faudrait pas non plus qu’on se retrouve au chômage :).IMG_2352
Caréner c’est bien joli mais si c’est pour rester encore au port çà ne vaut pas le coup: si on ne navigue pas la coque va recommencer à se salir très vite. Et puis l’envie de naviguer commence vraiment à nous démanger. Toute la question est partir d’accord, mais pour aller où? Fiji et Nouvelle Calédonie sont encore fermés aux visiteurs. Rentrer en Europe sans escale comme nos amis norvégiens ne nous tente pas beaucoup (si on devait le faire on choisirait sans doute de passer par la Mer Rouge et il faudrait donc attendre la fin de la saison des cyclones dans l’hémisphère nord). Les gouvernements Kiwi et Ozi (Australien) parlent de créer une « bulle «  englobant les deux pays pour permettre une certaine reprise du tourisme local mais çà va demander encore un peu de temps. On peut évidemment rester ici et attendre l’année prochaine, on pourrait naviguer entre les deux îles il y a pas mal à faire. En mettant le bateau à terre, on pourrait aussi essayer de prendre l’avion pour passer quelques mois an France mais pour l’instant on ne pourrait plus revenir ici car le gouvernement Néo Zélandais n’a pas l’intention de rouvrir les frontières avant qu’un vaccin n’est fait ses preuves. Un vrai casse tête!

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Le pont avance le covit recule

IMG_2352Depuis le 14 avril je n’ai pas pris la plume . Être en confinement n’a rien de passionnant , de plus, nous étions bien occupés par nos travaux de réfection du pont qui ne sont pas encore tout à fait terminés mais en bonne voie et je vais m’expliquer: Nous avons travaillé dur pendant ce dernier mois et on pourrait dire que nous avons remplis notre contrat, il ne manque plus que l’antidérapant (et en plus on a repeint la »véranda », nettoyé l’installation électrique, refait les rideaux et les cache-boulons à l’intérieur) mais voilà, la couleur de la laque que l’on avait (blanc neige brillante) jure un peu avec celle du roof (ivoire mat) . Après des recherches sur internet Domi a trouvé notre bonheur (la bonne couleur et un additif pour rendre le surface finie matte) chez Altex dont l’usine est ici à Tauranga la chance nous sourit mais il fallait attendre la fin du confinement. La Nouvelle Zélande a réussi une prouesse que le monde entier admire: bloquer l’épidémie et hier, dernier jour du confinement total (baptisé niveau 4) de 4 semaines, plus un seul nouveau cas de coronavirus déclaré.

20200422_144629 Ce matin, 28 avril la Nouvelle Zélande se réveille en niveau 3: les entreprises peuvent redémarrer pourvu qu’elle respectent les règles d’hygiène imposée et qu’il n’y est pas de contact avec le public. Mais elles se sont organisées, un coup de téléphone un paiement par carte de crédit et on peut venir retirer ses achats. C’est ce que nous avons fait ce matin pour la peinture . Mais voilà, l’usine Altex est à 11km de la marina tout à fait à l’autre bout de la ville. 22 km aller et retour çà ne nous fait pas peur, nous voilà partis en trottinette et comme Il fait un temps paradisiaque c’est une ballade très agréable. Nous passons par la ville en longeant le bord de mer et en traversant des jardins publics où les gens profitent du soleil pour la première fois depuis un mois (tous les parcs était interdits pendant le confinement niveau 4). Mais personne n’a oublié les consignes et la crainte de ce virus qui empoisonne la terre est toujours bien présente. Partout, que se soit en ville, au parc ou sur la piste cyclable, la règle de distance sociale minimum des deux mètres est scrupuleusement respectée et les gens s’écartent spontanément. Dans les magasins les pulvérisateurs de désinfectant sont à disposition pour les chariots, le masque et les gants toujours de mise. Partis à 13 heures, il est plus de 17 heures quand nous revenons au bateau avec notre peinture ainsi que du pain et du poisson pour ce soir.

20200422_173245Un essai rapide sur un bout de papier nous montre que la couleur semble bonne. Du beau temps est annoncé pour le restant de la semaine on va pouvoir s’y mettre dès demain matin. Pour l’antidérapant, il faudra attendre encore un peu. Domi a envoyé une demande au distributeur local du fabriquant Australien d’une peinture souple chargée en particules de caoutchouc mais il n’a pas encore de nouvelle. Si on arrive pas a en avoir, on se contentera d’un système classique avec des micro-billes qu’on ira chercher chez Altex ou on doit de toute façon retourner car on leur a commandé aussi du bleu « sur mesure » à la couleur de la coque.

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Mauvais temps sur Tauranga

C’est le confinement le plus total depuis hier soir 22 heures. Le vent s’est levé du nord, soufflant en tempête accompagné de fortes pluies. Tous les habitants des bateaux de la marina ont doublé leurs amarres et on ne voit plus âme qui vive sur les pontons. Toute la nuit l’éolienne nous a seriné les oreilles de ses trilles suraiguës que nous avons bien volontiers toléré car cela veut dire que la production d’électricité est bonne. Le vent tournant progressivement vers l’ouest (travers au bateau) les pus fortes rafales nous faisaient giter. En plus c’est un front chaud et sous la couette on étouffe. Mais nous et nous restons blottis l’un contre l’autre en écoutant le vent hurler dans les haubans à l’unisson avec l’éolienne et les drisses mal attachée du bateau d’à côté qui claquent contre son mât. Heureusement nous sommes bien en sécurité ici dans le port. En plus de tout se bruit, le téléphone n’arrête pas de bipper (à défaut de cloches )ce sont les messages WhatsApp qui arrivent, la famille qui échange les dernière nouvelles de Mamy et se souhaite joyeuse Pâques.(vu le temps et la saison ici on aurait pu penser que c’était Halloween surtout que les citrouilles sont mûres). Mais comme j’ai réussi à avoir Mamy au téléphone juste avant de me coucher, je ne suis pas inquiète, nous laissons le téléphone bipper et nous lirons les messages au petit déjeuner . Sandra, l’une de mes nièces a trouvé une moyen génial de lui envoyer des nouvelles, çà s’appelle Famileo: on ouvre un compte pour la famille, tout le monde envoie ses message et ses photos sur le site, à la fin de la semaine, ils impriment le tout sous forme de gazette et le lui envoie à la maison de repos.
Toute la journée les nuages défilent chassés par un fort vent d’ouest avec quelques bonnes averses. Nous restons tranquille à l’intérieur du bateau à bricoler: confection de confitures de feijoas pour moi et remise à neuf de l’accastillage de pont (qui va être remonté dès que le temps permettra de finir la peinture) pour Domi. De ce côté là, le planning devient de plus en plus serré, il faut vraiment qu’on termine la peinture avant la fin du confinement (qui s’annonce toujours pour le 23) et l’arrivée de l’hiver et des jours plus froids.

Anne et Domi sous la couette 🙂

En quarantaine chez les Kiwis

IMG_2324Coucou,
Je reprend la plume , nous avons fini le masticage, l’enduit les deux sous-couches d’époxy et les deux couches de laque sur le côté bâbord du bateau , il nous reste la couche finale d’anti dérapant que nous ferons en dernier avec l’autre côté (quand le confinement sera terminé et les magasins ouverts: on a pas encore acheté la peinture antidérapante). Le côté tribord est bien entamé. Nous avons enlevé tout le teck, gratté toute la colle qui le fixait au pont et poncé jusqu’à obtenir une surface lisse et propre. C’était le travail le plus pénible, maintenant nous entamons toute la préparation avant la peinture . Mais un froid nous amène du vent de secteur sud avec beaucoup de grains de vent et de pluie ce qui nous oblige à faire un petit break bien mérité. Hier, on en a profité pour aller faire les courses (les précédentes nous avait permis de tenir 10 jours). Il fait plus froid. Comme le disait la radio locale ce matin l’automne est bien en train de s’installer. Nous enfilons pull et pantalon et sortons la couettes enfermée depuis le Chili dans un coffre sous les couchettes. Ces travaux nous permettent de passer cette période de confinement sans trop en voir les inconvénients , nous bossons dur sur le pont et ne quittons le bateau que pour aller au sanitaires au bout du ponton. On aperçoit heureusement de temps en temps nos voisins de pontons qui viennent nous distraire en venant voir l’avancement des travaux et nous donner quelques conseils . La Néo Zélandaise d’à côté qui travaille dans les vergers ne nous oublie pas et continue à nous gâter de noix, de champignons, de kiwis, de feijoas et d’avocats. Dimanche dernier elle était en congé et elle avait préparé un gâteau au chocolat et nous en a apporté une bonne part juste quand nous étions en train de prendre le thé. C’est vraiment très gentil, du coup je lui fais gouter à mon cake et à ma quiche aux légumes. Nous sommes à la moitié du mois de confinement imposé par le gouvernement. Le 21, deux jours avant la fin de cette période, ils vont décider s’ils relâchent ou continuent. Les mesures prises jusqu’ici semblent être efficaces, le nombre de nouveau cas diminuant tous les jours et hier le nombre de guérisons à même dépassé celui des nouveaux malades. Il y a donc de bonne chance qu’ils optent pour un relâchement mais ils ont déjà prévenus que ce ne serait pas un retour à la normal mais une réouverture progressive de certains commerces et industries dans des conditions encore à définir: on est pas encore partis…
Donc à bientôt toujours de chez les Kiwis.
Anne et Domi

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La vie continue à Tauranga

Coucou,
Pour la première fois depuis que nous sommes en confinement, nous avons été au ravitaillement . Je ne sais pas comment cela ce passe en Europe mais je peux vous raconter comment ça ce passe ici en Nouvelle Zélande au super marché New World de Mount Maunganui. Ce matin le temps n’étant pas fameux pour la bricole (averses prévues), nous avions décidé d’en profiter pour aller faire les courses. Un petit break dans les travaux du pont n’était de toute façon pas pour nous déplaire, les mains souffrent pas mal quand on tape avec un gros maillet toute la journée… La route était plus agréable que la dernière fois moins de circulation et maintenant que nous connaissons le chemin, comme nous avons le droit d’utiliser la trottinette en très peu de temps nous sommes à destination . La porte extérieure du magasin était fermée il a fallu rentrer par le sous sol où les gens faisaient la queue en respectant un écart minimum de deux mètres entre chaque personne. Cette queue était destiné à contrôler et limiter le nombre de gens pouvant se trouver dans le magasin en même temps (moins de cinquante). La queue partait du bas de la rampe jusqu’au magasin où un employé, portant masque et gants faisait signe à une personne de rentrer chaque fois qu’un client sortait. Une seule personne par famille est autorisée à rentrer. Des affiches conseillent (vivement) de passer maximum 20 minutes dans le magasin tout en achetant le nécessaire pour plusieurs jours afin de ne pas revenir le moins souvent possible et ainsi d’être le moins exposé. Pour l’intérieur je laisse Domi raconter, moi je suis rester l’attendre sagement à l’extérieur:
« Avant de partir, je m’étais confectionné un masque en papier et j’avais amené des gants jetables. Tout le personnel était ganté et masqué. Des lingettes désinfectantes étaient disponibles à l’entrée pour se nettoyer les mains et désinfecter la poignée du chariot. Les rayons étaient parfaitement achalandés, il ne manquait absolument rien. Il y avait toujours un grand choix de produits frais: légumes, poisson et viande, tous très appétissant. Même des produits comme par exemple les pâtes alimentaires ou le vin qui manquaient la semaine dernière (la veille du confinement) étaient de nouveau disponibles. Beaucoup de clients étaient gantés et masqués aussi. l’ambiance était calme et courtoise, tout le monde faisait son possible pour garder ses distances avec les autres et appliquer les conseils affichés (par ex. ne pas manipuler les produits). Toutes les caisses étaient ouvertes. Les caissières (gantées et masquées) étaient protégées derrière un écran en plexi, le client devant restait dans un rond rouge peint au sol juste devant pour être sûr que la protection soit efficace, une deuxième employée, bien sûr aussi gantée et masquée plaçait les articles dans un deuxième chariot pour éviter que le client bouge de la position marquée. Les paiements sans contact sont encouragés mais les cartes de crédit sont acceptées, je n’ai vu personne payer en liquide (les billets pouvant être une source de contamination). »
Domi est revenu après presque une heure , et pourtant je lui avais préparé une liste complète et organisée suivant le chemin pour arriver aux caisses (on connait bien ce supermarché) afin qu’il perde le moins de temps possible à l’intérieur. Je ne pense pas qu’il est dépassé les 20 minutes autorisée mais avant la queue était longue. Je ne sais pas si tous les supermarchés néo zélandais ont mis en place les même procédures mais çà me semble une bonne organisation pour une protection maximale des employés et des client. C’est à pied en poussant les trottinettes chargées de nos sacs à provisions que nous sommes rentrés.

Au bateau nous avons tout déchargé et nous avons désinfecté tous les produits emballés à l’eau savonneuse . Les fruits et légumes, eux sont restés à l’extérieur sous la capote. Il était deux heure et demi et nous nous sommes enfin restaurés d’un repas simple et de restes que nous avions de la veille . Une voisine de ponton, tout en gardant la distances réglementaire est venu nous déposer des avocats et des noix très très grosses (je n’avais encore jamais vu des noix aussi énormes) Elle nous a dit qu’elle travaillait avec les vergers dans le contrôle de l’alimentation et qu’elle avait toujours plein de fruits cueillis par ses soins.

Nous avons de plus en plus de bon contact avec les occupants des bateaux du ponton même si tout le monde respecte scrupuleusement la distance imposée. Les jeunes d’un bateau sur l’autre ponton se sont baignés ce soir dans le port ce qui n’est pas habituellement permis dans la marina mais tout le monde a fermé les yeux, il faut bien s’amuser et cela fait du bien d’entendre des rires et de sentir qu’il y a de la vie autour de nous .

Silence à Tauranga

Coucou,
Depuis deux jours la Nouvelle Zélande est en confinement total et cela fait bizarre. Tauranga Bridge Marina est loin d’être la plus au calme du pays et nous nous étions habitués au bruit du pont de l’autoroute qui surplombe les pontons , des avions nous frôlent les antennes en atterrissant à l’aéroport tout proche, des trains de marchandises qui passent sur le quai en fasse et des deux quais du port de commerce: le terminal de containers sur la rive ouest du port et de bois et de produits pétroliers sur le quai Est chacun accueillant un minimum de 3 ou 4 cargos par jour (sans compter le trafic des paquebots de croisière, en moyenne 2 par jour, (qui avait déjà cessé depuis une dizaine de jour). Mais depuis hier, ici c’est la cure de silence. Plus de circulation, juste quelques camions isolés transportant sans doute des marchandises de première nécessité, deux ou trois avions par jour (çà devrait encore diminuer dimanche). La seule chose qui ne semble pour encore ne pas être trop affectée c’est le trafic de containers, cet après-midi il y a encore trois portes containers qui chargent ou déchargent. Sur les pontons de la marina c’est aussi le calme plat, seuls les gens qui comme nous habitent à bord sont autorisés à entrer (une quarantaine de bateaux sur toute la marina qui est très grande). Sur notre ponton on se connait tous et on se communique les dernières informations qui ne sont pas toujours réjouissantes mais aujourd’hui il y avait une bonne nouvelle: les services de l’immigration ont confirmé que les visas en cours étaient automatiquement prolongés … jusqu’au 25 septembre (espérons que la quarantaine se terminera avant…). Ceux qui ont une voiture ou dont un travail les autorisant à sortir proposent spontanément de faire des courses pour ceux qui n’ont pas de moyen de locomotion. Pour l’instant on est encore autorisé à utiliser les sanitaires/douches (désinfectés plusieurs fois par jour) mais pour combien de temps? On peut sortir des pontons pour se détendre les jambes ou aller faire des courses alimentaires à condition de respecter une distance d’au moins 2 mètres avec quiconque et de ne pas s’arrêter pour bavarder mais pas question d’aller hors du quartier et il ne faut même songer à aller à la plage ou à se baigner. Les gens ont pour l’instant très bon moral, même si la courbe des contaminés dans le pays grimpe très rapidement, il n’y a pas encore de décès et tous considère que le gouvernement de Jacinda Ardern à pris les bonnes décisions à temps. Il est certain que nous ne nous trouvons pas bloqués par cette crise dans le pire endroit du monde.
En attendant, nous sommes bien occupés avec la réfection du pont de Rêve à Deux. Heureusement, on avait réussi à acheter un peu de mastic et de peinture lundi dernier, j’espère qu’il y en aura assez, parce qu’il ne sera pas possible d’en avoir plus avant la fin du confinement!
Nous pensons très fort à vous tous qui êtes en confinement depuis presque deux semaines en Europe et tout particulièrement à IMG_4365Mamy qui est en maison de repos et qui ne peut voir personne .

Confinement chez les Kiwi

Ce n’ai pas la joie ici aussi en Nouvelle Zélande . La premier ministre vient de communiquer le plan 4 pour demain . Comme en France les écoles seront fermées , les restaurants et tous les magasins autre que l’alimentation seront fermés aussi et bien sûr confinement total pour la population. Nous avons fait nos courses aujourd’hui et avons acheté tout ce qui nous faut pour continuer à refaire le pont de Rêve à Deux . Nous avons bien travaillé ce week-end et Domi a estimé à un mois le temps nécessaire pour terminer.

A partir de demain, la marina va fermé l’espace où nous pouvons avoir la wifi. Nous avons la 4G sur le bateau avec la carte SIM locale (mais le forfait n’est pas illimité) et on peut toujours utiliser l’iridium du donc pas de panique . Nous sommes nombreux ici à vivre sur les bateaux aussi nous allons nous entraider pour les courses .

Le point positif c’est qu’il n’y a pas encore beaucoup de malade mais qu’ils prennent les choses au sérieux . Est-ce déjà trop tard l’avenir nous le dira . Pour couronner le tout depuis aujourd’hui nous avons un temps pourri de pourri …Soyons positif , nous avons une centaines de films à bord et depuis 21 mois que nous sommes partis nous en avons vu que trois .
bonne lecture où bon film à tous