Pelorus, c’est compliqué mais c’est beau

La grosse dépression qui encercle la Nouvelle Zélande nous amène un temps très difficile à suivre: alternance de coup de vent, pluie, crachin, calme plat, grand beau temps le tout pouvant venir des 4 points cardinaux et dans la même journée: les météorologues doivent s’arracher les cheveux ( nous çà y est déjà, on en a plus)
Ce soir on est (encore une fois) dans un endroit superbe. Pour le découvrir, allez sur la page « Où sommes nous?» et cliquez la carte ou le lien…


French Pass 2 (essai reussi)

La météo dans le coin est extrêmement complexe en raison des phénomènes engendrés par les chaînes de montagne entourant la baie mais se soir tout semble concorder, en partant de bonne heure demain matin on devrait avoir juste ce qu’il faut de vent pour traverser la baie et embouquer la passe à l’étale avec le courant dans le bon sens.
Dimanche 22/11/2020 06:00 on est tiré du sommeil par le réveil. Tout se passe comme prévu même les phoques et les dauphins sont là pour nous accompagner au milieu de la baie de Tasman.
14:25 on est a French Pass, pas une ride sur l’eau, pas de courant: timing idéal! On a bien fait de ne pas insister la dernière fois.
On continue à travers Admiralty Bay, on double Clay Point et on passe entre les îlots de Chetwode et la terre pour rentrer dans le Pelorus Sound A 19:00 nous mouillons au fond de Ketu Bay.

 

Vacances à Anchorage (Bay)

Le temps passe vite à Anchorage Bay, il faut dire que lendroit est superbe et quen ces temps de pandémie, il ny a pas de touristes à par les « trampers » (randonneurs) kiwis: il y a un refuge géré par le DOC (department of conservation: cest eux qui gèrent les parcs nationaux) sur la plage. Au mouillage, nous ne sommes que 4 bateaux, ce nest pas encore la pleine saison, et le mauvaise météo annoncée pour Samedi en a sans doute découragé quelques-uns.
Aprés une exploration de la baie et de la lague de Torrent Bay en kayak, on y va aussi de notre petite rando. On commence par le crêtes pour profiter de la vue magnifique sur toute la baie et les alentours. On en profite pour essayer de capter du réseau pour télécharger des messages urgents envoyés sur nos adresses terrestres. On poursuit ensuite jusquà Cleopatra Pool, une piscine naturelle dans le torrent qui descend de la montagne.

On s’échappe des griffes de Nelson

Le mât est en place, le gréement réglé, les voiles à poste, les câbles rebranchés et les course faites. Mais non! notre cher Nelson ne va pas nous lâcher comme çà, il faut encore laisser passer un petit front mardi soir et ce n’est que mercredi matin (18/11/2020) qu’on peut enfin partir. Le temps est maussade mais d’après les gribs, le vent semble convenable NE 5-7 nds, devenant SE 10 nds rafales à 18. L’idée est d’aller se positionner pour passer French Pass demain matin à l’étale. Sortie du chenal, on tire des bords le long du Boulder Spit ce long cordon de galets qui ferme la lagune de Nelson. Quelques averses mais c’est si bon de re-naviguer enfin. A la hauteur de Cable Bay, le vent s’établit comme prévu au SE… et commence à monter. Le bateau accélère, un ris puis deux, on enroule le foc on déroule la trinquette. Le vent dépasse les 30 nds, jusqu’à 40 dans les rafales, troisième ris. A l’entrée de Current Bassin la mer est blanche, même tout au fond de Waikawa bay, où, nous pensions mouiller pour la nuit, c’est pareil, les violentes rafales tombent des collines déboisées rendant l’approche impraticable. Bon on va pas insister pour aujourd’hui, il est déjà 17 heures, ce n’est pas sûr que çà se calme quoiqu’en disent les gribs. On reviendra un autre jour quand le vent sera plus stable et pour ne pas rentrer à Nelson (il serait trop content), on met le cap sur Abel Tasman de l’autre côté de la baie. A quelques milles de la côte, le vent se calme et la pluie aussi. On traverse tranquillement les 30 milles de la baie sur une mer toute plate et à 23 heures, on mouille à Anchorage Bay. Ce matin notre récompense est là: on se réveille par un temps splendide dans un paysage paradisiaque!

« I went to the market, mon petit panier sous mon bras »*

Le bateau est bientôt prêt pour reprendre la mer, nous avons maintenant besoin de faire le plein de vivres frais pour repartir. Nous sommes samedi et çà tombe bien car à Nelson c’est le jour du marché hebdomadaire, il ne faut pas manquer l’occasion.
C’est un vrai marché local. Même si les touristes étrangers brillent par leur absence (frontière fermée pour cause de Covid), les commerçants ne boudent pas pour autant leur marché. C’est le plus beau marché que nous ayons fait en Nouvelle Zélande. Nous avons particulièrement aimé la diversité des stands et des produits présentés et la créativité des artisans. Personne ne présentait de produits industriels ou de provenance lointaine. Tout était fait localement, que ce soit les spécialités gastronomiques étrangères ou les objets d’art ou utilitaires avec en général une très forte tendance bio ou éco-responsable.

Les gens sont venus achèter leurs légumes, du fromage, du poisson, de la viande, des plantes des fleurs, de la céramique des chaussons pour l’hiver et tout sorte d’autres choses comme un marché ordinaire, mais aussi des choses plus inhabituelles. Un auteur de contes illustrés pour enfants présente son nouvel ouvrage. Un vendeur propose un compost tout préparé pour faire pousser les champignons chez soi (pas hallucinogènes même si certains sont d’un drôle de rose). Un artisan utilise des outils et des clous rouillés pour en faire des objets d’art. Une passionnée propose des pâtés vegans. Une autre, des graines à faire pousser dans sa cuisine, un spécialiste des bonsaï, un militant écolo ne vent rien mais propose de récupérer nos déchets organiques pour enrichir son jardin etc…

Mais pour nous le but de la visite était avant tout alimentaire. Et là il y en a pour tout les goûts. Tous les Kiwis sont issus de familles qui ont émigré d’un peu partout dans le monde il y a quelques années ou quelques siècles. La plupart ont su garder les traditions culinaires de leur pays d’origine et la France y était largement représentée (cocorico!). Nous avons trouvé du pâté de campagne basque, du boudin noir (rien à voir avec le black pouding des anglo-saxons) vendu par Anne une suisse, la traditionelle baguette et aussi le fromage de chèvre qui va avec, vendu par une Néo Zélandaise dont la famille est originaire de Montmorillon pas très loin de notre maison en France (super bon le chèvre! comme chez nous) .

Pour agrémenter cette matinée ensoleillée, dans un coin de la place un défilé commémorant le retour des soldats rentrant au pays à la fin de la guerre, accompagné par des chants patriotiques de l’époque. L’histoire est encore bien présente dans la tête des gens et dans l’assistance de nombreuses personnes ont revêtu leurs vêtements de l’époque pour rendre la représentation plus réaliste. Encore un marché du samedi bien réussi à Nelson.

De retour du marché, il n’y a plus qu’à se mettre à table, notre repas de midi est tout prêt!

*Chanson Québécoise popularisée par Gilles Vigneault

Re-mâtage à potron minet

Çà y est, on a reçu la nouvelle tête de mât! Petit raté côté Sparcraft, ils avaient oublié de mettre une des deux chapes de capelage dans le colis… Ils l’ont envoyé séparément ETA fin de semaine… çà ne fait rien on ne va pas l’attendre pour mâter, on grimpera pour la changer quand elle arrivera. Aussitôt Adam le gréeur se met en mouvement. On essaie la nouvelle tête sur le mât, on se met d’accord sur les modifications à effectuer et l’emplacement des perçages pour l’adapter exactement au mât et éviter tout risque d’usure prématurée (on a donné 1 fois, çà suffit merci!) il la porte tout de suite chez le mécano pour que se soit fait tip top.

On la récupère dés le lendemain et on passe l’après midi à la monter, (montage des instruments, feux, antennes etc, r-passage des câbles dans le mât). Çà à l’air simple mais çà prend du temps et il est déjà 19:00 quand on fini, bien content de notre boulot. Il ne fallait vraiment tout faire parce que la grue est commandée pour le matin suivant a 6:00 du matin. Pour gagner quelques minutes de sommeil on déplace de bateau le soir-même.

05:30, il ne fait pas encore jour mais la grue est déjà là! On monte rapidement les étais qu’on avait laissé à plat hier soir. et c’est parti!

8:00 on est de retour au ponton avec le mât bien à sa place. On va chez Ruby, la caravane-café du coins de la marina prendre le café/thé/croissants avec Adam et son équipe (Josh et Richie) ils ont fait un super boulot!

La chape manquante arrive dans l’après-midi. Vendredi matin, Josh monte la mettre en place.

A nous maintenant de finir les réglages, regréer les voiles et raccorder tous les cables: un week-end bien occupé en perspective!

En début de semaine, si tout se passe comme prévu et si bien sûr, le temps le permet on devrait enfin pouvoir repartir explorer la baie de Tasman et les Malborough Sounds

A suivre…

Sur les chemins de Nelson, la créativité au service du courrier et bien d’autres choses!

Que voit t’on le plus au bord des routes de tous les pays du monde? Des affiches publicitaires, peut-être mais ici pas beaucoup? Des boîtes aux lettres! Gagné! Et je peux vous dire qu’ici certaine valent le coup que l’on s’arrête pour les regarder de plus prêt. côté créativité les Kiwis ne sont pas manchots. Peut-être y fait-on tout spécialement attention parce-que sur Rêve à Deux nous n’en avons pas …En voici quelques échantillons particulièrement intéressants. Je vous laisse deviner à quoi pouvait servir ces objet ou matériaux avant d’être détournés et affectés au service postal.

Côté panneaux publicitaires, c’est plus rare que les boîte au lettres mais quand ils s’y mettent ce n’est pas triste non plus: ici c’était pour la kermesse organisée à l’école du coin le weekend d’Halloween

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Écrivez nous ! Voici notre nouvelle adresse! Non, définitivement non! Nous ne nous sommes pas installés au n° 324 de la rue des Manuka. Quelqu’un a bien essayé de nous imiter mais non, ce n’est pas Rêve à Deux … La notre est électronique, pour nous écrire utilisez le formulaire ci-dessous, c’est moins romantique qu’une bonne vielle lettre manuscrite amenée par un gentil facteur dans une jolie boîte décorée mais c’est promis on vous répondra quand même!

Ballades terrestres épisode 4: télétransportés dans un autre monde

Le Farewell « Sand Spit »

Fin août nous avions adoré le cap Farrewell ! Nous voulons cette fois-ci voir le sand spit qui ferme la Golden Bay de l’autre côté du cap et se termine par un phare. Deux heures de voiture mais cette fois-ci nous ne nous arrêtons pas pour prendre des photos à tous bouts de champ et nous allons directement vers notre destination . Nous avons programmé une grande marche sur ce cordon de dunes . Le ciel est d’un bleu limpide mais la mer est blanche car un vent d’Ouest souffle très fort (la dernière fois aussi, à voir la forme torturée des arbustes du coin ce doit être fréquent).

Après un pique-nique les pieds presque dans l’eau sur la plage de golden Bay (la mer est haute) , nous voilà prêt pour la randonnée sur le Farewell Spit. Notre but est de longer la plage à découvert (mer descendante ) côté baie, traverser le Farewell spit à la limite de la réserve naturelle intégrale (4kilomètres) jusqu’à la mer de Tasman (2 kilomètres) et retour par la plage côté mer de Tasman (4 kilomètres) et enfin retraverser le spit pour retrouver la voiture à pleine marée basse (2 kilomètres). 12 kilomètres en tout , une ballade de santé.

Nous sommes à l’abri du vent, la mer descend très vite c’est le paradis des oiseaux et encore une fois nous sommes seuls .

Au bout d’une heure, on atteint la fin de zone autorisée au public et on escalade la dune pour traverser l’isthme. Du haut de la dune , la transition est brutales et la vue surprenante, dunes ondulantes à l’infini, sabkha du désert d’Arabie, oasis de Liwa? aurions nous tout à coup été télé-transportés à travers les océans ou sur une autre planète pour nous retrouver ainsi au milieu d’un désert ? et pourtant nous sommes bien toujours en Nouvelle Zélande! C’est magique, le vent violent souffle en rafales et nous devons protéger nos appareils contre les grains de sables qui s’incrustent partout.

Entre deux cordons de dunes escarpées se trouve un lac d’eau douce où croasse des grenouilles. Une fois sur la dune en face nous pensons pouvoir atteindre la mer de Tasman mais non il y a encore une vallée marécageuse et un autre cordon de dune que nous devons traverser. Au bout du troisième enfin nous apercevons la mer. Nous devons batailler dur pour atteindre la plage tellement le vent est violent.

Nous n’allons pas plus loin, le vent nous empêche d’avancer j’ai du sable partout dans la tête, les yeux le nez, c’est irrespirable (on aurait peut-être du essayer les masques anti covid) Il est impossible d’avancer face à cette furie. Dommage, quel paysage fantastique! Nous renonçons aussi de peur de ne pas pouvoir trouver la sortie dans ce brouillard de sable volant aussi nous faisons demi-tour heureux quant même d’être venu jusqu’ici.

Nous rentrons une nouvelle fois vers la civilisation en faisant halte au petit port de Tarakohe pour profiter jusqu’au bout de cette journée radieuse, la dernière avant longtemps: la météo prévoit une pluie continuelle pour toute la semaine

Couché de soleil sur la plage de Pohara

Ballades terrestres épisode 3: Que la montagne est belle!

LE MONT ARTHUR

Pour aller au Mont Arthur, merveille du parc national de Kahurangi à l’ouest de Nelson, il faut traversser les vignobles, ici c’est le Old Coach Road un cru bien connu à bord (n’est-ce pas Daniel?)

Ensuite prendre un petit pont suspendu où il n’est pas question de croiser un autre véhicule.

Faut pas se gêner ma cocote! elle est à l’aise comme chez elle dans notre voiture à la recherche de miettes de pain. Ne vous y trompez pas ce n’est pas un Kiwi mais un wéka (çà ne vole pas non plus mais c’est beaucoup plus répandu!) . Après le pique-nique on met nos chaussures de rando et on est parti pour quatre heures de grimpette dans la montagne .

Si on avait su que le refuge était si douillet on aurait pris notre sac de couchage, dommage!

Quelle vue de ce Mont Arthur et l’air est si pur!

LE MONT ROBERT

Encore une journée splendide prévue ce samedi! Profitons en pour retourner en montagne, elle est si belle! Après Arthur, cette fois-ci, notre choix se porte sur Robert. Il faut deux petites heures de voiture pour atteindre St Arnaud et le lac Rotoiti. Au dessus du lac une chaine de montagne se dessine et derrière elle des Monts enneigés: allez Robert montre nous ta forêt et tes pentes escarpées !

Au flanc de la montagne, le sentier très raide serpente entre une forêt magique et des pentes arides d’où on a une vue plongeante sur le lac et les environs. On se régale

Du sommet, nous continuons sur la ligne de crêtes. Il y a encore de la neige. Nous ne sommes qu’entre 1500 et 1700 m mais sous ces latitudes c’est déjà de la haute montagne . Quel paysage!

Un vent fou souffle, de plus il est temps de faire demi-tour si nous ne voulons pas être pris par la nuit .

La descente est un régal , une lumière rasante nous permet photographier ces petits détails que nous offre la nature: lichens, mousses bourgeons et fleurs. J’espère qu’ils vous enchanterons autant que nous.

Il nous faut redescendre vers la civilisation mais après ces moments magiques nous comprenons encore mieux que les Néo Zélandais soit si amoureux et si respectueux de leur nature .

Ballades terrestres, épisode 2: les vallées des contreforts du mont Richmond

Pélorus

Le pique-nique est prêt pour une grande ballade de l’autre côté du « Bryant range « Il faut prendre la route n°6 direction Picton et contourner la montagne jusqu’à Pelorus Bridge, ensuite longer la rivière de Te Hoiere (le nom Maori de la Pelorus) sur une dizaine de kilomètres et suivre la piste en direction de Saddle Hill. La piste est trop mauvaise, nous continuons à pied. Du col on aperçoit Nelson et la vallée du Maitai et la piste redescend dans cette direction mais pour nous pas question d’y aller il est temps de revenir côté Pelorus pour retourner à la voiture.

Petite histoire au passage du col, en 1866 c’est là qu’a été arrêté le gang des quatre assassins de Nelson dont nous avions entendu parlé au musée de la ville .

Retour sur Nelson dans le brouillard. Dans ce pays le temps change en permanence, le vent ne souffle jamais toute la journée de la même direction. Nous sommes au printemps c’est la saison des pluies.

Maitai Cave

Le temps s’est un peu amélioré, une ballade pas trop loin sur le versant ouest du massif devrait le faire. Nous retournons tout en haut de la vallée du Maitai et choisissons le sentier vers les grottes

Après 6 km dans la forêt le long du torrent on fait demi-tour, on est plus qu’à 1,5 km des grottes mais il est déjà tard et on ne voudrait pas se faire prendre en sous bois par la nuit.

Tennyson Inlet (Nydia track)

Cette fois-ci, notre but est Tennysson Inlet, une baie du Pelorus sound. De Rai Valley on remonte la rivière Opouri (elle coule bien vers le sud on a vérifié…) tout au bout il faut grimper un col avant d’entamer la descente vertigineuse vers la baie . Les mouillages semblent assez bien protégés et il y a assez de place pour ancrer entre les corps morts, possible si le temps si prête que l’on y vienne plus tard en bateau. On marche pendant 2 heures sur le sentier côtier qui mène à Nydia Bay avant de rentrer.