Un passager clandestin!

Nous avons quitté nos amis de Folligou lundi matin pour aller chercher du réseau plus près de Russell (ce soir c’est le rendez vous Skype bi-hebdomadaire avec mamy il nous faut une bonne bande passante). Il fait un temps superbe et nous avons mouillés en fin de matinée à Opunga Cove. La couverture 4G est bonne et l’endroit est super bien abrité et en plus très joli. On aura pas besoin d’aller jusqu’à Russell, on sera beaucoup plus tranquille, ici nous sommes 2 bateaux au mouillage. Après-midi à terre, nous allons à Assassination Cove toute proche pour ramasser des coques sur la grève et marcher un peu sur le chemin qui mène à la route. Retour au bateau et nuit paisible dans ce mouillage parfaitement abrité.

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Au levé du jour un petit bruit me réveille , je n’arrive pas à l’identifier pourtant il n’y a pas de vent dans cette baie où nous sommes mouillés . Nous sommes trop loin de la rive pour entendre le bruit des animaux des bois, ce n’est pas non plus l’habituel clapotis des vagues sur la voute arrière. C’est dans l’eau que cela ce passe? pas forcément, mais à l’arrière c’est sûr. On dirait presque qu’il y quelqu’un qui essaie de monter à bord. Finalement, n’y tenant plus, je me lève, il faut que je sache ce que c’est . Le soleil n’est pas encore levé mais comme il fait beau, il fait déjà jour. Et là je découvre, tout contre la coque de Rêve à Deux, une otarie qui fait ses ablutions.

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Et que je tourne et me retourne en me grattant le ventre. J’appelle Domi qui sort précipitamment du lit et vient me rejoindre sur le pont en pyjama: ce n’est pas tous les jours qu’une otarie vient nous rendre visite! On ne pensait pas qu’elles remontaient si haut dans l’île du nord. Celle-ci est manifestement bien habituée aux humains, elle n’a pas peur du tout et nous regarde sans aucune crainte avec ses grand yeux ronds sans pupilles de chat battu.

IMG_3460C’est très drôle de la voir se gratter sous les nageoires antérieures, entre les nageoires postérieures et derrière les oreilles tout à fait comme un chat ou un chien le ferait (il y a-t-il des puces aquatiques?). Au bout de quelques instants elle décide que ce serait plus facile à faire au sec et ni une ni deux, grimpe sur l’arrière du bateau avec une telle facilité que nous éclatons de rire.

IMG_3461 Comme ses cousins les phoques et autres lions de mer que nous avions rencontrés au sud du continent Américain, elle pue et le mot n’est pas trop fort. Mais comme nous pensions que c’était tellement rare d’avoir un tel animal à bord, nous faisons tout pour éviter de l’effrayer. Les douaniers en tournée d’inspection sur leur vedette n’en reviennent pas et en tournant autour du bateau ils nous hèlent hilares : – Have you seen the seal on your boat? (avez vous vu le phoque sur votre bateau?).

IMG_3475 Dans l’après midi, le soleil chauffe l’arrière du bateau et maintenant l’otarie s’y est confortablement installée , elle se fait bronzer, les 4 nageoires en l’air , son pelage a doublé de volume en séchant .IMG_3476 Le vent amène des nuages noirs et la pluie commence à tomber . Mouillée pour mouillée l’otarie se jette à l’eau et d’un coup de palme elle rejoint les abîmes d’où elle est venue (5 mètres sous le bateau c’est pas le grand bleu mais bon…). Adieux à toi bête si charmante!
Adieux? Non, pensez vous, je ne vais pas vous quitter comme çà, j’aime bien votre plage arrière, c’était une bonne idée de laisser le teck. Et une demi heure plus tard, elle est de retour (le temps pour nous de nettoyer les restes de poisson et de mollusques qu’elle avait éructé avant de partir) et s’installe placidement.

IMG_3478 Quand on vient pour remonter l’annexe avant la nuit, elle est toujours là et on a beaucoup de mal à la convaincre de se pousser un peu pour nous laisser la place.

IMG_3479 Elle accepte finalement d’aller à l’eau en sautant sur l’annexe. La manoeuvre à peine terminée, elle est de retour… Et le lendemain matin elle est encore là, lovée autour de la bouteille de gaz. Aucune agressivité mais aucune frayeur non plus. Elle accepte de retourner à l’eau pour nous laisser mettre l’annexe à l’eau mais reste à quelques centimètres de nous.

IMG_3486 A peine avons nous mis le cap sur la terre, qu’elle est de retour à bord en bon toutou chien de garde. Et quand nous rentrons de notre ballade, elle ne veut même pas descendre pour nous laisser monter à bord. Il faut presque la pousser à l’eau et encore elle essaye aussitôt de remonter. Adorable mais peut-être un peu collante…

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NDLR: on parle de ce nouveau passager au féminin mais c’est juste parce que nous pensons c’est une otarie, nous ne saurions nous prononcer définitivement sur son sexe. Domi prétend avoir aperçu un zizi lors des premières observations pendant ses ablutions mais le doute persiste. Elle est de petite taille et sa dentition ne semble pas correspondre à un jeune. S’il y a des spécialistes des mammifères marins parmi nos lecteurs, peut-être pourrons-t-ils nous en dire plus.

Croisière côtière

Le coup de vent d’est annoncé est bien là et dans la nuit les rafales montent à plus de 40 nœuds. Vers 1 heurs du matin, l’ancre dérape sur 25 mètres et s’arrête. Par mesure de précaution Domi reste habillé sous la véranda pour pouvoir réagir rapidement si çà continue. Au matin le vent se calme. En regardant les nouvelles locales sur internet on s’aperçoit qu’on avait choisi un bon abri. La tempête c’est abattue sur la côte accompagnée de pluies diluviennes (plus de 300 mm en quelques heures à Whangarei et arbres abattus en travers des routes dans tout le Northland) En relevant l’ancre pour aller mouiller de l’autre côté de la baie, on s’aperçoit qu’en fait on avait pas dérapé ; l’ancre s’était simplement enfoncé très profond dans la vase. Il y a 5 mètres de fond, la chaîne vient à pic à la marque des 10 mètres et le guindeau cale. Il faut bloquer la chaîne et l’arracher du fond en marche avant au moteur… Essai de ballade à terre, mais tous les débarcadères du fond de l’anse sont privés. On remouille le lendemain juste devant le yacht club (fermé pour la saison d’hiver) on peut utiliser leur ponton à annexes et aller faire un tour à terre avec Carole et Daniel sur un chemin qui n’est pas complètement privé jusqu’à l’aplomb de North Cove qui à l’air très belle et bien protégée mais encombrée de corps morts. Déjeuner tardif tous les quatre à bord .

Les prévisions pour les prochains jours ne sont pas folichonnes. Un vent d’est modéré va prévaloir encore pour quelques jours mais en milieu de semaine une bonne tempête d’ouest se profile.

Nous décidons de remonter vers Whangarei dés le lendemain samedi (18/07/2020) . On restera deux jours à Urquharts Bay, un excellent mouillage ou nous sommes déjà allés 2 fois juste à l’entrée de la rivière pour aller ensuite à Marsden Cove Marina pour laisser passer la tempête. Une fois en mer, les 30 milles qui nous séparent de Urquharts bay sont avalés rapidement. Le dimanche il fait un temps gris exécrable et nous restons à bord. Entre les averses nous réussissons tout de même à faire quelques bricoles (remplacement d’un réa de bosse de ris, brossage de la flottaison). Lundi matin le temps n’est toujours pas terrible mais les prévisions sont un peu meilleures que la veille. La matinée est déjà bien entamée mais nous décidons de tenter notre chance et d’aller marcher à terre. Nous réussissons à convaincre Carole et Daniel de nous accompagner. Nous sommes récompensés par un beau rayon de soleil et la ballade de Smugglers Cove toujours aussi belle (voir article de notre précédent passage). Déjeuner à bord de Folligou. Vous venons de terminer le repas (et l’excellent gâteau au chocolat) et nous nous préparons a regagner notre bord quand nous apercevons un catamaran bien connu entrer dans la baie. C’est Quasar le Catana de Jordan et Sophie les amis Americano Canadiens avec qui nous avions passé de bon moment à Tauranga. On est super content de les voir surtout qu’on avait pas réussi à leur dire au revoir avant de partir de Tauranga. Ils ancrent pas très loin on les invite à venir prendre un verre à bord ce soir. Ils vont mettre Quasar au sec dans un chantier à Whangarei et rentrer chez eux, lui en Floride et elle au Québec. Ils savent qu’il ne pourront pas revenir en Nouvelle Zélande avant au moins un ans à cause du Covid19 et ils sont très inquiets de laisser leur bateau pour si longtemps mais ils doivent rentrer

Mardi au lever du jour, pour profiter de l’étale et du calme nous levons l’ancre et traversons le port industriel pour entrer à Marsden Cove Marina. Nettoyage, douche et grande lessive. Le lendemain nous partageons la voiture louée par Carole pour aller faire les courses en ville à Whangarei. Les dernières remontent à 15 jours déjà, la veille de notre départ de Tauranga. La tempête annoncée sera bien ressentie sur la côte ouest mais pas trop durement de ce côté-ci.

Nous attendons tout de même vendredi matin pour reprendre notre remontée de la côte Est. Il fait un temps superbe malgré quelques grains. On jette l’ancre pour la nuit à Tutukaka. Comme le temps est beau et que nous sommes assez tôt dans l’après midi nous allons essayé notre nouveau casier à langouste avec une boîte de grosses palourdes chiliennes en guise d’appât (il parait que çà marchait pour les Centollas en Patagonie). Mais le lendemain matin le casier et vide…

L’étape de samedi nous amène par tout petit temps et mer parfaitement plate jusqu’à Wangamumu. L’éclairage du soleil hivernal est magnifique sur les falaise abrupte de l’entrée. Daniel à pêcher un petit king fish. Carole à prélevé les filets et nous donne la carcasse pour bouëter le casier. Çà à l’air beaucoup plus appétissant que les palourdes en boîte (mais bon je ne suis pas une langouste;)). Dîner à bord de Rêve à Deux et nuit paisible. Au matin nouvelle déception le casier est vide mais l’appât est partis, il aurait peut être fallu le mettre de l’autre côté et plus vers la sortie ou peut-être n’est-ce pas la bonne saison pour les crustacés. On se console par une ballade à terre. Le sentier à été détrempé par les pluies de la semaine dernière et est très glissant mais la vue sur la baie toujours aussi magnifique et beaucoup plus verte qu’en Décembre. La suite du programme du jour est d’atteindre la baie des îles. Le grand spi nous tire doucement dans des risées évanescentes jusqu’au cap Brett. La mer étant parfaitement plate, nous passons au raz du cap entre la terre et l’îlot qui le déborde. Passé le cap nous re-découvront cette magnifique Baie des Îles que nous avions tant aimé lors de notre arrivée ici il y a maintenant déjà 9 mois. A l’approche des îles le vent se lève enfin et c’est en tirant des bords que nous arrivons à Waiwhapuku bay entre les îles de Moturua et Motukiekie. Dîner à bord de Folligou. Une perturbation descend vers la mer de Tasman et va nous apporter de l’est et du nord est pour une bonne dizaine de jours avec quelques journées pluvieuses et très ventées, agrémentées d’une mer d’est forte. On va donc devoir rester à l’abri dans l’archipel pour pas mal de temps.

A suivre…

Navigation de conserve

Nos amis Carole et Daniel qui ont passé tout le confinement à Tairua (100 km au nord de Tauranga) sur leur bateau Folligou, nous ont proposé de faire un peu de croisière côtière à deux bateaux. D’où le titre de cet article (non je ne nous met pas en boîte)

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Après une période de très mauvais temps, un créneau favorable se dessine à partir du Jeudi 9 juillet. Nous avons convenu de nous retrouver au mouillage de Cook Beach dans Mercury Bay. Soit une navigation de 18 miles pour eux et 60 pour nous. On avait finalement décidé de ne pas caréner avant de partir, il faisait trop mauvais. Domi à nettoyé rapidement la ligne de flottaison au balai brosse depuis le ponton mais le reste de la coque est dans un état épouvantable. Algues et mollusques de tous types ont profité du lockdown pour s’installer confortablement, Rêve à Deux se traîne comme un ponton. Fort heureusement un vent de terre d’une vingtaine de nœuds nous permet de progresser tout de même assez rapidement jusqu’à la tombée de la nuit (ici c’est à 17 heures, on est en hiver). On se fait même surprendre par une claque à 35 nds alors que Domi était en train de bricoler le pilote et on se prend un beau départ au lof et demi-tour gauche on se retrouve foc à contre… Il est 21 heures quand nous mouillons dans Cook Bay juste derrière Folligou.

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Le lendemain le temps est superbe, très peu de vent, mer parfaitement plate et surtout un ciel bleu immaculé avec cette lumière hivernale si particulière et si propice à la photographie. Car c’est le but de cette première journée à deux bateaux se faire une bonne séance photo que l’on puisse enfin voir à quoi ressemble nos fringantes montures sous leurs voiles neuves. Je vous laisse découvrir çà en images.

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Le soir on mouille un peu plus haut à Kennedy Bay. Apéro à bord de Rêve à Deux.

Samedi nous mettons le cap sur Great Mercury Island, grand bord de vent arrière pour aller mouiller à Coralie Bay sur la côte est de l’île. On arrive suffisamment tôt pour aller à terre. La baie est superbe sous le soleil couchant. On se ballade sur les falaises qui entourent la baie mais on ne peut pas aller très loin d’une part parce qu’il va bientôt faire nuit mais surtout parce que les brebis viennent de mettre bas et il ne faut pas les déranger (comme indiqué sur les pancartes de la plage).

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Apéro et dîner à bord de Folligou.

Dimanche on tire de grands bords de près dans un vent de NW soutenu pour aller jusqu’à Tryphena sur l’île de Great Barrier. Folligou, avec ses dérives asymétriques et sa grand voile à corne marche très bien dans ce temps, par contre, Rêve à Deux traîne son élevage de mollusque au 3/4 de sa vitesse habituelle. Apéro et dîner sur Rêve à Deux.

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Lundi on repart cap à l’ouest au travers dans une quinzaine de nœuds pour contourner le cap colville qui marque l’extrême nord de la péninsule de Coromandel et redescendre sur Waiheke Island et mouiller à Man’o War bay. Le temps est superbe et plutôt chaud pour la saison. On met la ligne et on attrape un super poisson c’est un joli Kahawai. Il finira le soir même sur le barbecue de Folligou ou on le degustera ensemble.

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Mardi 14 juillet. Pas de feu d’artifice pour nous, c’est une journée grise avec très peu de vent. C’est donc en grande partie au moteur que nous faisons les 30 milles qui nous séparent de l’île de Kawau où on voudrait s’abriter quelques jours pour laisser passer le mauvais temps d’est qui s’approche. Bon Accord Harbour, cette baie étroite et profonde qui divise l’île en deux sur son côté ouest semble l’abri idéal pour étaler le fort coup de vent d’est prévu pour demain soir. Les rives sont boisée avec de jolies villas, des bachs comme les appellent les kiwis. Les magnolias et les camélias sont en fleur. Nous espérons qu’il y aura une petite pose dans le vent et les déluges annoncés qu’on puisse aller se ballader un peu à terre.

À suivre…

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En scooter à Tauranga!

IMG_2928Ce n’est pas les itinéraires de promenade qui manque à Tauranga. Aprés plus de 4 mois nous en découvrons toujours. Un temps franchement exécrable est prévu pour les 5 prochains jours mais aujourd’hui il fait encore assez beau. Nous en avons profiter  pour faire le tour de la baie de Waipu qui sépare la ville de l’aéroport . Chevauchant (piétinant?) nos scooter (ici c’est comme çà qu’ils appellent les trottinettes) et équipés de nos casques (indispensable surtout pour moi qui n’arrête pas de me prendre des gadins) nous avons pris le pont vers la ville , avons suivi la rivière à travers les jardins (jusque là nous connaissions par cœur cette ballade).

IMG_2934 Ensuite nous sommes monté sur le pont de chemin de fer pour retraverser l’estuaire, rassurez-vous nous n’étions pas sur la voie, le pont est doublé d’une passerelle pour piétons .

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Des spatules sur la gréve se sont laissées approcher , nous avons cherché les phoques qui ont été dernièrement aperçu, sans succès.

IMG_2946 Le petit chemin n’est emprunté que par des cyclistes et des piétons et il débouche dans le quartier Maoris de Matapihi. C’est un havre de calme et de verdure coincé entre la ville , le golf , l’autoroute, la voie ferrée et l’aéroport, où part quelques pavillons modeste il y a surtout des vergers d’oliviers, d’orangers, de citronniers, de kiwis et des petites fermes  où paissent des vaches et des chevaux .

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IMG_2962Nous débouchons sur Bayfair le grand shopping mall du coin qui ressemble à se méprendre à tous les shopping mall de toutes les grandes villes du monde . Nous le traversons sans conviction pour rejoindre la plage de Monganui qui doit faire une vingtaine de kilomètres .

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Sur la plage une femme fait des dessins dans le sable avec un bâton. Sur le coup on ne voit pas trop à quoi cela ressemble mais vu sous le bon angle le relief ressort et le dessin apparaît.

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IMG_2985 Nous sommes à 6 kilomètres de la station balnéaire et nous en faisons la moitié à pieds (je me suis déchaussée pour goûter l’eau: brrrr elle n’est vraiment pas chaude) sur la plage et l’autre en scooter qui est beaucoup plus rapide .

IMG_3005Nous allons jusqu’au pied du fameux mont dont la station balnéaire tire son nom (Mount Mauganui) et rejoignions l’autre côté , côté rivière. Petite collation de fish and chips devant le port avant le retour en bus (toujours gratuit en ce moment) jusqu’à la marina . Bilan de la journée une bonne vingtaine de km en trottinette, je pense que ce soir personne n’aura besoin de nous bercer …

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Enfin des vacances!

On prend la voiture à 15:00 vendredi 12/06, c’est une petite Nissan en parfait état. Il est un peu tard pour partir ce soir on profite d’avoir une voiture pour aller chercher du tissus pour les coussins.

Samedi matin, le temps de charger nos affaires y compris de quoi pique-niquer et préparer nos repas (la plupart des chambres de motel ont une kitchenette) et nous sommes partis cap au sud. L’idée est de descendre jusquà Wellington (la capitale du pays située tout au sud de l’île du nord à 700 km de Tauranga) par le centre et de remonter par la côte Ouest pour finir le périple par une visite jeudi à nos amis Carole et Daniel qui sont à Tairua (Est-Coromandel).

Parcours

La première étape passe par Rotorua et Taupo, une zone riche en activité volcanique, jeyser et autres sources chaude que nous ne manquons pas d’aller voir; la boue qui gicle sent le souffre mais dans le torrent un peu plus bas, l’eau est chaude et on peut se tremper les pieds. On s’arrête pour la nuit à Turangi à l’extrémité sud du la Taupo dans un motel tout en bois.

Le lendemain matin quand nous partons, il fait un temps superbe mais la température est descendue en dessous de zéro la nuit et la voiture est recouverte de givre: il faut gratter les vitres (on avait oublié ce que c’était:)). Avec ce ciel bleu immobile, le Pihanga et le Tongagiro, les deux grands volcans aux sommets enneigés se détachent, magnifiques dans ce paysage grandiose! Nous avons de la chance, nous serions passés hier soir on aurait rien vu. Mais pas le temps cette fois-ci d’aller voir les sommets de plus près, depuis que nous y sommes passés au mois de mars il n’y a pas du avoir grand changement vu qu’il n’y a pas eu d’irruption importante entre temps (ce sont des volcans en activité).

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En Nouvelle Zélande, les paysages changent très vite, la neige des sommets est encore visible à l’horizon mais on passe maintenant dans un paysage de collines verdoyantes entrecoupées de vallées profondes. Petite pose à Taihape pour visiter une petite galerie d’art qui tient plus de la boutique de souvenirs mais qui exposait entre autre pastiches humoristiques un portrait de la Jacinda nationale en Joconde.

Les collines se transforment rapidement en plaine et les moutons en vaches et en taureaux. Justement, on arrive a Bull (taureau en Anglais:)). C’est une ville d’éleveurs de bovins (!) qui abrite aussi la base aérienne Kiwi. Arrêt boulangerie et coup d’œil au petit musée local: ici pas de ruée vers l’or c’était plutôt ruée sur les verts pâturages. Le bled à quand même donné naissance à une célébrité mondiale: Chris Amon, le coureur automobile dont les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être.

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On pousse jusqu’à Foxton Beach pour pique-niquer au bord de la mer de Tasman. Immense plage de sable gris bordée de petites dunes. Il n’y a pas de vent et la mer est parfaitement calme mais il y a quand même des rouleaux suffisants pour quelques surfeurs . On est dimanche, Wellington n’est pas très loin, il y a beaucoup de monde. Les locaux viennent promener leurs chiens en 4X4 sur la plage (deux options soit le chien courre à côté du véhicule soit il est à l’arrière dans la benne: exercice dominical version Kiwi paresseux).

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Dernière pose de la journée à Plimmerton, c’est une petite baie juste avant Wellington le temps est toujours magnifique et la mer parfaitement calme, c’est parait-il tout à fait exceptionnel. Wellington n’est pas surnommée Windy Wellie pour rien: il paraît qu’ici le vent souffle à plus de 30 nœuds au moins 200 jours par an. Au loin on aperçoit la côte de l’île du Sud de l’autre côté du détroit de Cook. Dame nature nous gratifie d’un superbe couché de soleil.

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Il fait nuit quand nous arrivons à Wellington. Après quelque recherche nous trouvons un motel abordable dans une rue calme tout près du centre ville. La ville à l’air très sympa. Les collines escarpées qui entourent la baie et les maison coloniales en bois peint lui donnent un petit air de San Francisco. Et puis elle ressemble à une vrai ville comme on en a en Europe avec de beaux bâtiments, des rues, des magasins , bistros et restos sympas. Çà fait envie mais on a fait le choix motel avec kitchenette donc on mangera à la chambre. Pour se consoler on passe chez NewWorld (genre supermarché Auchan) et on s’achète un beau filet de St Pierre (oui il y en a dans les eaux environnantes !) et une bonne bouteille de chardonnay. On s’est régalés, un repas comme çà au resto çà aurait été clairement au-dessus de nos moyens.(pas radin juste économe…).

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La journée de lundi est consacrée à la visite du musée national Te Papa. Çà tombe bien, il fait un temps tout à fait exécrable avec vent et pluie: tout à fait normal pour ici, pas question de flâner dehors. Après tous ces mois de confinement et de travail manuel, on avait hâte de se replonger un peu dans une activité culturelle et on a pas été déçus. Le musée est au centre ville, juste au bord de l’eau, superbe monument d’architecture moderne. Divisé en 4 sections principales toutes très intéressantes: – histoire naturelle, géologie et environnement – colonisation, migrations, intégration, réfugiés et tolérance – art Maori et contemporain – première guerre mondiale (Gallipoli).

Nous avons adoré tout particulièrement la section sur la faune et la géologie qui nous a beaucoup appris sur le pays, savez-vous par exemple que dans un rayon de 200 km autour des 2 îles on enregistre plusieurs tremblements de terre par jour… L’expo réconcilie les dernières avancées de la science avec la tradition et les légendes Maoris et s’adresse aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes. Super journée mais on n’habite pas là et si on veut être à Tairua jeudi matin sans rouler comme des bêtes il faut commencer la remontée vers le nord. On aurait aimer flâner un peu en ville mais de toute façon le temps ne s’y prêtait pas du tout. Dans la soirée on s’arrête à Foxton Beach ou Anne avait repéré un motel tranquille.

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Une bonne nuit de sommeil et roule ma poule, c’est reparti mon kiki. Premier arrêt à Wanganui une autre de ces villes bâties autours de leur rue principale sans aucune recherche urbanistique encore que celle-ci est loin d’être la pire et a su conserver un petit côté années 30. La rue principale est bordée de boutiques de vêtements d’occasions, gérée pour la plupart par des associations caritatives. Pour quelques dollars (NZ) on fait l’acquisition de nouveaux vêtements de pluie, ma foi fort seyants. On continue en longeant la côte ouest, la plaine et les dunes ont cédé la place à de petites collines mais l’élevage bovin est toujours omniprésent. De petites falaises ont aussi remplacé les grandes plages et les dunes.

Pique-nique à Hawera sur la falaise au dessus de la mer. Il ne fait qu’une dizaine de degrés et le vent souffle fort, on trouve un peu d’abri devant le container des sanitaires du camping.

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L’après midi on s’éloigne un peu de la côte pour voir le mont Egmont (ou Taranaki en Maori) d’aussi près que possible. C’est un cône volcanique qui s’élève à 2500 m tout seul au milieu de la plaine et des collines plissées et bien sûr son sommet est enneigé. L’autre versant (Est) abrite d’ailleurs une petite station de ski.

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Nous rejoignons la côte juste avant New Plymouth. C’est une côte assez jolie avec une alternance de plages et de falaises. Le centre ville de New Plymouth à l’air assez agréable mais nous n’avons pas envie d’y flâner. Par contre nous allons jeter un coup d’œil au port qui est le seul accessible de toute la côte ouest de l’île du nord. Mais, plaisanciers: passez votre chemin! Il y a bien quelques corps morts et un petit ponton dans la partie nord du port mais la houle pourtant assez faible aujourd’hui puisque le vent longe la côte, rentre directement dans le bassin. On s’arrête à Onaero pour la nuit. Nous sommes les seuls clients dans un motel un peu défraîchi mais avec une superbe vue sur la mer. Pas de 4G et le WIFI dans la chambre est intermittent et anémique. Problème, parce que ce soir nous avons notre rendez-vous bi-hebdomadaire avec Maman sur Skype depuis la maison de retraite. Heureusement le propriétaire et compréhensif et il nous installe, pour la durée de la communication, dans une pièce ou la réception est meilleure.

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Le lendemain matin est passé à visiter la côte et tout particulièrement les 3 sœurs à Awakino. Ce sont trois énormes blocs détachés de la falaise qui, en effet, font penser à 3 femmes Maoris regardant la mer.

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Les falaises sont truffées de grottes.

IMG_2800C’est aussi a Awakino que nous quittons définitivement la côte Ouest pour traverser l’île dans toute sa largeur. La première partie est faite de collines verdoyantes et escarpées entrecoupées de gorges. Nous pique-niquons rapidement entre 2 parcs à moutons avant de pénétrer dans la grande plaine centrale. Nous évitons Hamilton qui est la 4éme ville du pays mais bon, on ne s’attend pas à ce qu’elle vaille le détour et l’idée est de traverser rapidement pour arriver à Coromandel avant la nuit. Il fait encore jour quand nous empruntons la route côtière sinueuse qui y mène. On est récompensé par un superbe couché de soleil sur la baie et et, depuis les hauteurs, une vue magnifique sur ses îles et ses collines escarpée. Il fait nuit quand nous arrivons au village. On déniche un motel sympa juste à côté de l’église Anglicane, c’est le meilleur du voyage et en plus le moins cher. Courses rapides au 4Squares (superette) du coin pour acheter se qu’il nous manque pour le dîner.IMG_2827

Jeudi matin il fait encore assez beau mais les prévisions pour le reste de la journée ne sont pas réjouissantes. Il faut traverser toute la péninsule très escarpée jusqu’à Otapaurau puis longer la côte Ouest sur 50 km par Kuaotunu et Whitianga pour arriver à Tairua ou sont nos amis.

IMG_2858 Pour l’instant la visibilité est encore bonne et on profite du rayon de soleil pour admirer ce paysage superbe de montagnes boisées et de plages de sable blanc. Plus nous approchons et plus le temps se couvre et c’est avec le parapluie que Daniel vient nous ouvrir la porte du ponton. C’est là qu’ils sont depuis le début du confinement. Tairua est une marina minuscule, creusée dans la grève juste au pied du cône volcanique qui ferme le petit estuaire. Folligou, leur bateau est pratiquement le seul voilier au ponton. Le coin est très joli, ils n’ont pas trop souffert du confinement surtout qu’un de leur fils et sa petite famille, aussi bloqués en Nouvelle Zélande par l’épidémie, étaient venu s’installer dans une maison du village juste avant l’alerte 4. Nous passons une super journée à leur bord. L’un des principaux sujets de conversation est bien sûr: que va-t-on faire? – Attendre que l’Australie et les îles (Fidji, Nlle Calédonie) ouvrent? Ce n’est apparemment pas pour demain surtout avec les nouveaux cas de Covid19 en NZ de cette semaine. – Laisser le bateau sur un chantier et rentrer en France? Le risque de ne pas pouvoir revenir avant un an ou 2 est trop grand. – La Polynésie serait peut-être possible mais il faudrait aller jusqu’à Tahiti (l’entrée aux Australes n’est plus permise) et on risque de n’être pas bien accueillis par les locaux et les autres plaisanciers, déjà beaucoup trop nombreux, bloqués là-bas . Donc pas de solution pour l’instant. Mais en attendant pourquoi ne pas se faire un peu de navigation côtière ensemble à deux bateaux dans le coin: entre les Mercury, Great Barrier et le golfe d’Auraki il y a de quoi faire. On est à la mauvaise saison mais si la météo hivernale le permet, deux ou trois semaines en Juillet ce serait une bonne idée. Et c’est sur cette espérance que nous nous quittons. Il est 16:30 mais avec ce temps il fait déjà presque nuit. Avec les fortes rafales et la pluie torrentielle la route sinueuse jusqu’à Waihi n’est pas très facile et il est plus de 19:00 quand nous rentrons à Tauranga.

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Fini les vacances ! Pour marquer le coup, il y a eu un tremblement de terre de magnitude 7,9 vers minuit. Fort heureusement il s’est produit à 800 km au large donc pas de risque de tsunami ni de dégats mais il a tout de même été bien ressenti ici.

Le confinement est fini mais…

IMG_2529Je ne sais plus trop ou on vous a laissé avec le dernier article mais entre temps il c’est passé beaucoup de chose et pas grand-chose. Alerte niveau 4, 3, 2 et finalement 1 (pour les Kiwis le niveau 4 c’est le confinement total) depuis 2 semaines. La situation est redevenue presque normale à l’intérieur du pays qui par un bel effort collectif sous la houlette bienveillante de leur premier ministre chéri est (était…) arrivé à zéro cas de COVID 19 et a réussi a y rester pendant 3 semaines. Situation presque normale à l’intérieur en se sens qu’il n’y a pratiquement plus aucune restrictions mais par contre les frontières sont toujours fermées de chez fermé. On pourrait éventuellement se faire rapatrier en France en laissant le bateau ici mais toujours pas question de nous laisser revenir tant qu’il n’y a pas de vaccin. Pas question non plus pour les autorités de laisser partir les plaisanciers étrangers tant que les pays voisins ne sont pas en mesure de confirmer qu’il peuvent les accueillir sans problème. La bulle avec l’Australie est toujours en discussion entre les gouvernements mais au lieu d’une ouverture possible en Septembre on parle maintenant plutôt de début 2021. De ce côté là on est donc toujours au même point que le 25 mars: que faire?

En attendant, les travaux intérieur ont bien avancé, ce qui n’était au début qu’une opération rafraîchissement des peintures c’est avéré un peu plus compliqué. Une grande partie des aménagements avait été assemblés avec une colle de type MS polymère (adhésif silicone) qui est une excellente colle mais qui, sous contrainte prolongée, présente un fluage important. Les cordons de colle s’étaient donc allongés, dis-jointant le mobilier du carré, la cloison de la cuisine (non structurelle) et les support du plancher dans la salle de bain et la cabine avant. Il a donc fallu tout remettre en place, parfois réparer ou remplacer et re-coller, cette fois à l’époxy aux endroits les plus critiques. Surprise agréable dans la salle de bain, en grattant la peinture défraîchie, nous avons trouvé un revêtement mélaminé (type Formica) en parfait état. La raison pour laquelle il avait été recouvert d’une peinture de couleur très proche reste un mystère.

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Toute la salle de bain est remise à neuf.

IMG_2509La descente a été repeinte en myrtille et lavande.

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IMG_2497 Les velcros maintenant les coussins du carré ont été remplacés par de bonne vieille planchette anti-rouli.

IMG_2500 Les rideaux des hublots ainsi que les abat-jours des lampes (toutes maintenant à LED consommation électrique oblige) on été remplacé par des nouveaux au motifs carbone aramide du plus bel effet (recyclage de l’ancienne grand voile – c’est bon pour la planète). Le corian qui recouvre les meubles de cuisine était fendu à plusieurs endroits, nous l’avons réparé.IMG_2498 Le plafond du roof et la cuisine on été re-mastiqué et repeint ainsi que les plinthes. Nous n’avons pas chômé mais çà valait le coup, nous sommes très content du résultat:). Rêve à Deux et comme neuf!

Nous avons aussi finalement réussi à trouver une machine à coudre, c’est une Singer et elle semble assez robuste. L’étape suivante est donc de refaire les housses des coussin du carré qui sont tâchés et bien passés. On a aussi trouvé des fermetures éclairs pour remplacer celles des «portes de la verranda». Donc si on ne navigue toujours pas on est pas encore près de s’ennuyer.

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Côté social, comme ce n’était plus interdit de voir des gens on en a profité: Apéros à nos bords respectifs avec Sophie et Jordan de Quasar (un jeune couple Canado-américain super sympa sur un cata de 45’ avec lequel ils ont fait la Patagonie) dîner à Mt Maunganui au resto Thai toujours avec eux. Apéro chez Vanessa et dîner à notre bord: elle avait trouvé des escargots et d’autres bonnes choses chez son boucher, on a réussi à lui en faire manger et elle a aimé:). Çà fait du bien de ne plus vivre tout à fait en vase clos.

Mais bon: on bosse non-stop depuis le 25 mars il est temps de faire un break et comme nous sommes maintenant en liberté conditionnelle dans ce beau pays autant en profiter un peu pour aller jouer les touristes. On regarde pour louer un Campervan (camping car). Les tarifs sont alléchants: moins de 30 NZ$/jour (environ 20 euros) mais il y a un hic (deux en fait): il faudrait aller le chercher (et le rendre) à Auckland et surtout, il faudrait payer une assurance de 100 NZ$/jour (ou accepter le risque de perdre la franchise de 6000 NZ$ en cas de problème). Réflexion faite on se rabat sur une petite voiture: on trouvera toujours des motels sur la route. C’est parti!

Prêt à partir mais pour où???

IMG_2432Le lockdown (confinement NDLR) est enfin assoupli, et nous sommes passés au niveau 2. En Nouvelle Zélande, il n’y a pratiquement plus de cas actifs de covid19 et plus de nouveau cas depuis une semaine. Pour autant le pays n’a pas relâché totalement la bride ni ouvert ses frontières et reste très vigilant en pratiquant notamment des tests systématiques de recherche du virus sur des échantillons très large de la population afin de détecter rapidement toute nouvelle contamination éventuelle . Les magasins pour la plupart ont eu l’autorisation d’ouvrir en appliquant des mesures d’hygiène et de distanciation. Les dentistes, ophtalmos, kinés et autres professions paramédicales peuvent elles aussi recommencer à pratiquer presque normalement, j’ai ainsi pu aller me faire réparer une dent. La navigation à voile est autorisée autour des deux îles. Le restaurants de la marina à ré ouvert et le port tout doucement s’anime. Les pêcheurs à la ligne sont de retour sur la jetée, ainsi que les mouettes qui vont avec. Le week-end, les plaisanciers sont à nouveau de sortie. Les transports publics ré-fonctionnent normalement (en niveau 4 et 3 ils étaient réservés aux travailleurs essentiels),maintenant ils sont complètement gratuits, il faut juste se désinfecter les mains en montant mais le gel hydro-alcoolique est fourni… Cet après-midi on en a profité pour aller à la plage de Mount Maunganui, il faisait un temps absolument superbe même si le fond de l’air était un peu frais . IMG_2374
Ca fait quelque temps qu’on a pas mis le blog à jour (14/04, NDLR) mais pendant ces dernières semaines on a été vraiment très occupé. Lors du dernier post nous en étions à la peinture des couches de protection du pont. Nous avons aussi repeint le dog house (notre véranda), remonté l’accastillage de pont (une galère vu qu’avec l’épaisseur du teck en moins il à fallu réajuster la longueur de toutes les vis) et fait quelques bricoles à l’intérieur.

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Entre temps, nos amis Norvégiens et compagnons de confinement, Laila, Haarvad et Julian sur leur Boréal 44 « Mille Mommenti » ont du partir et rentrer chez eux plus tôt que prévu. Ils vont faire le voyage en quasi-non stop. La route choisie les fait passer par le nord de l’Australie, le cap de Bonne Espérance (malgré la mauvaise saison), Sainte Hélène, les Açores pour une arrivée prévu à Lysekil sur la côte ouest de la Suède avant fin septembre. Nous n’avons pas de nouvelles depuis leur départ mais d’après Marine Trafic ils seraient toujours bloqué à Opua, le port de sortie obligatoire de la Nouvelle Zélande sans doute en attente des formalités.

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Puis, la semaine dernière, la peinture antidérapante à base de caoutchouc tant attendue est enfin arrivée, contretypée à la bonne couleur. C’est du Tredgrip, une peinture qui est aussi utilisée pour le revêtement des cours de tennis et des plages de piscines. Elle n’est pas très facile à appliquer quand on veut obtenir un aspect uniforme et c’est en pochant au petit pinceau que nous avons travaillé pour obtenir le fini voulu. Nous sommes super contents du résultat, l’ensemble est très agréable à l’œil et c’est un vrai plaisir de marcher pied nu dessus. Une chose est sûre: on ne risquera pas de faire de glissade sur ce pont… il faudra maintenant éprouver la tenue dans le temps et la facilité de nettoyage. Avec un aussi beau pont nos vielles filières au gainage abîmé et présentant quelques tâches de rouille détonnait un peu. Nous en avons donc profité pour les changer. Elles sont maintenant en câble monotoron non gainé (plus facile à surveiller et à garder propre) plus de goupille ni de scotch de protection, sertissage avec embouts spéciaux et les ridoirs on été remplacés par des transfilages en dyneema. Avant de partir il va encore falloir caréner, et cette fois-ci on mettra Rêve à Deux à terre pour le faire, histoire de pouvoir remettre un peu d’antifouling sur l’embase et l’hélice, changer les anodes et la vanne d’arrivée d’eau de refroidissement. Donc encore un peu de boulot: faudrait pas non plus qu’on se retrouve au chômage :).IMG_2352
Caréner c’est bien joli mais si c’est pour rester encore au port çà ne vaut pas le coup: si on ne navigue pas la coque va recommencer à se salir très vite. Et puis l’envie de naviguer commence vraiment à nous démanger. Toute la question est partir d’accord, mais pour aller où? Fiji et Nouvelle Calédonie sont encore fermés aux visiteurs. Rentrer en Europe sans escale comme nos amis norvégiens ne nous tente pas beaucoup (si on devait le faire on choisirait sans doute de passer par la Mer Rouge et il faudrait donc attendre la fin de la saison des cyclones dans l’hémisphère nord). Les gouvernements Kiwi et Ozi (Australien) parlent de créer une « bulle «  englobant les deux pays pour permettre une certaine reprise du tourisme local mais çà va demander encore un peu de temps. On peut évidemment rester ici et attendre l’année prochaine, on pourrait naviguer entre les deux îles il y a pas mal à faire. En mettant le bateau à terre, on pourrait aussi essayer de prendre l’avion pour passer quelques mois an France mais pour l’instant on ne pourrait plus revenir ici car le gouvernement Néo Zélandais n’a pas l’intention de rouvrir les frontières avant qu’un vaccin n’est fait ses preuves. Un vrai casse tête!

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Le pont avance le covit recule

IMG_2352Depuis le 14 avril je n’ai pas pris la plume . Être en confinement n’a rien de passionnant , de plus, nous étions bien occupés par nos travaux de réfection du pont qui ne sont pas encore tout à fait terminés mais en bonne voie et je vais m’expliquer: Nous avons travaillé dur pendant ce dernier mois et on pourrait dire que nous avons remplis notre contrat, il ne manque plus que l’antidérapant (et en plus on a repeint la »véranda », nettoyé l’installation électrique, refait les rideaux et les cache-boulons à l’intérieur) mais voilà, la couleur de la laque que l’on avait (blanc neige brillante) jure un peu avec celle du roof (ivoire mat) . Après des recherches sur internet Domi a trouvé notre bonheur (la bonne couleur et un additif pour rendre le surface finie matte) chez Altex dont l’usine est ici à Tauranga la chance nous sourit mais il fallait attendre la fin du confinement. La Nouvelle Zélande a réussi une prouesse que le monde entier admire: bloquer l’épidémie et hier, dernier jour du confinement total (baptisé niveau 4) de 4 semaines, plus un seul nouveau cas de coronavirus déclaré.

20200422_144629 Ce matin, 28 avril la Nouvelle Zélande se réveille en niveau 3: les entreprises peuvent redémarrer pourvu qu’elle respectent les règles d’hygiène imposée et qu’il n’y est pas de contact avec le public. Mais elles se sont organisées, un coup de téléphone un paiement par carte de crédit et on peut venir retirer ses achats. C’est ce que nous avons fait ce matin pour la peinture . Mais voilà, l’usine Altex est à 11km de la marina tout à fait à l’autre bout de la ville. 22 km aller et retour çà ne nous fait pas peur, nous voilà partis en trottinette et comme Il fait un temps paradisiaque c’est une ballade très agréable. Nous passons par la ville en longeant le bord de mer et en traversant des jardins publics où les gens profitent du soleil pour la première fois depuis un mois (tous les parcs était interdits pendant le confinement niveau 4). Mais personne n’a oublié les consignes et la crainte de ce virus qui empoisonne la terre est toujours bien présente. Partout, que se soit en ville, au parc ou sur la piste cyclable, la règle de distance sociale minimum des deux mètres est scrupuleusement respectée et les gens s’écartent spontanément. Dans les magasins les pulvérisateurs de désinfectant sont à disposition pour les chariots, le masque et les gants toujours de mise. Partis à 13 heures, il est plus de 17 heures quand nous revenons au bateau avec notre peinture ainsi que du pain et du poisson pour ce soir.

20200422_173245Un essai rapide sur un bout de papier nous montre que la couleur semble bonne. Du beau temps est annoncé pour le restant de la semaine on va pouvoir s’y mettre dès demain matin. Pour l’antidérapant, il faudra attendre encore un peu. Domi a envoyé une demande au distributeur local du fabriquant Australien d’une peinture souple chargée en particules de caoutchouc mais il n’a pas encore de nouvelle. Si on arrive pas a en avoir, on se contentera d’un système classique avec des micro-billes qu’on ira chercher chez Altex ou on doit de toute façon retourner car on leur a commandé aussi du bleu « sur mesure » à la couleur de la coque.

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Mauvais temps sur Tauranga

C’est le confinement le plus total depuis hier soir 22 heures. Le vent s’est levé du nord, soufflant en tempête accompagné de fortes pluies. Tous les habitants des bateaux de la marina ont doublé leurs amarres et on ne voit plus âme qui vive sur les pontons. Toute la nuit l’éolienne nous a seriné les oreilles de ses trilles suraiguës que nous avons bien volontiers toléré car cela veut dire que la production d’électricité est bonne. Le vent tournant progressivement vers l’ouest (travers au bateau) les pus fortes rafales nous faisaient giter. En plus c’est un front chaud et sous la couette on étouffe. Mais nous et nous restons blottis l’un contre l’autre en écoutant le vent hurler dans les haubans à l’unisson avec l’éolienne et les drisses mal attachée du bateau d’à côté qui claquent contre son mât. Heureusement nous sommes bien en sécurité ici dans le port. En plus de tout se bruit, le téléphone n’arrête pas de bipper (à défaut de cloches )ce sont les messages WhatsApp qui arrivent, la famille qui échange les dernière nouvelles de Mamy et se souhaite joyeuse Pâques.(vu le temps et la saison ici on aurait pu penser que c’était Halloween surtout que les citrouilles sont mûres). Mais comme j’ai réussi à avoir Mamy au téléphone juste avant de me coucher, je ne suis pas inquiète, nous laissons le téléphone bipper et nous lirons les messages au petit déjeuner . Sandra, l’une de mes nièces a trouvé une moyen génial de lui envoyer des nouvelles, çà s’appelle Famileo: on ouvre un compte pour la famille, tout le monde envoie ses message et ses photos sur le site, à la fin de la semaine, ils impriment le tout sous forme de gazette et le lui envoie à la maison de repos.
Toute la journée les nuages défilent chassés par un fort vent d’ouest avec quelques bonnes averses. Nous restons tranquille à l’intérieur du bateau à bricoler: confection de confitures de feijoas pour moi et remise à neuf de l’accastillage de pont (qui va être remonté dès que le temps permettra de finir la peinture) pour Domi. De ce côté là, le planning devient de plus en plus serré, il faut vraiment qu’on termine la peinture avant la fin du confinement (qui s’annonce toujours pour le 23) et l’arrivée de l’hiver et des jours plus froids.

Anne et Domi sous la couette 🙂

En quarantaine chez les Kiwis

IMG_2324Coucou,
Je reprend la plume , nous avons fini le masticage, l’enduit les deux sous-couches d’époxy et les deux couches de laque sur le côté bâbord du bateau , il nous reste la couche finale d’anti dérapant que nous ferons en dernier avec l’autre côté (quand le confinement sera terminé et les magasins ouverts: on a pas encore acheté la peinture antidérapante). Le côté tribord est bien entamé. Nous avons enlevé tout le teck, gratté toute la colle qui le fixait au pont et poncé jusqu’à obtenir une surface lisse et propre. C’était le travail le plus pénible, maintenant nous entamons toute la préparation avant la peinture . Mais un froid nous amène du vent de secteur sud avec beaucoup de grains de vent et de pluie ce qui nous oblige à faire un petit break bien mérité. Hier, on en a profité pour aller faire les courses (les précédentes nous avait permis de tenir 10 jours). Il fait plus froid. Comme le disait la radio locale ce matin l’automne est bien en train de s’installer. Nous enfilons pull et pantalon et sortons la couettes enfermée depuis le Chili dans un coffre sous les couchettes. Ces travaux nous permettent de passer cette période de confinement sans trop en voir les inconvénients , nous bossons dur sur le pont et ne quittons le bateau que pour aller au sanitaires au bout du ponton. On aperçoit heureusement de temps en temps nos voisins de pontons qui viennent nous distraire en venant voir l’avancement des travaux et nous donner quelques conseils . La Néo Zélandaise d’à côté qui travaille dans les vergers ne nous oublie pas et continue à nous gâter de noix, de champignons, de kiwis, de feijoas et d’avocats. Dimanche dernier elle était en congé et elle avait préparé un gâteau au chocolat et nous en a apporté une bonne part juste quand nous étions en train de prendre le thé. C’est vraiment très gentil, du coup je lui fais gouter à mon cake et à ma quiche aux légumes. Nous sommes à la moitié du mois de confinement imposé par le gouvernement. Le 21, deux jours avant la fin de cette période, ils vont décider s’ils relâchent ou continuent. Les mesures prises jusqu’ici semblent être efficaces, le nombre de nouveau cas diminuant tous les jours et hier le nombre de guérisons à même dépassé celui des nouveaux malades. Il y a donc de bonne chance qu’ils optent pour un relâchement mais ils ont déjà prévenus que ce ne serait pas un retour à la normal mais une réouverture progressive de certains commerces et industries dans des conditions encore à définir: on est pas encore partis…
Donc à bientôt toujours de chez les Kiwis.
Anne et Domi

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