En route vers les Malouines

Vendredi 2 novembre :

C’est reparti ! Toutes les formalités ayant été faites la veille, nous larguons les amarres vers neuf heures le vendredi matin. Nous ne sommes pas les seuls à prendre la mer, un Boréal 47 Géorgien (ex république soviétique) quitte le port une bonne heure avant nous. Le vent a soufflé assez fort les deux jours précédents mais ce matin, la mer est de nouveau calme, il y a juste un petit vent pour nous remettre en jambe, et permettre à nos estomacs de se réadapter à la houle du large. Progressivement le vent monte mais nous l’avons par le travers au début puis ¾ arrière. Nous prenons un ris puis deux mais gardons le foc et l’enroulons quant le vent devient trop fort. Nous sommes bien sous le dog house (Bon dieu quel est bien notre véranda !) qui nous protège du froid et des embruns. Au milieu de la nuit nous enregistrons notre record de vitesse depuis le départ des Sables : 14,2 nœuds, il y avait 37 nœuds de vent. Le bateau se comporte super bien, il ne tape pas, l’étrave soulage bien dans les vagues (nous n’avons pas remplis le réservoir d’eau avant pour çà, 300 kg de moins, çà se sent), rien ne bouge à l’intérieur. Toute la nuit, nous avons le droit à un véritable feu d’artifice, il y a du planctons comme jamais je n’en avais vu auparavant, la nuit est noire, le ciel est bas, de temps en temps, il pleut mais la mer autour de nous est éclairée de milles feux, chaque crête de vague, notre sillage ou les dauphins qui passent sont autant de gerbes d’étincelles vertes et or. Sans doute une forte concentration de plancton où peut-être du krill ? C’est impressionnant, féérique et magnifique mais malheureusement pas photographiable. N’oublions pas que nous sommes sur la route des baleines. Sur le matin le ciel se dégage et le dernier croisant de lune monte sur l’horizon. Enfin le vent se calme. La mer est encore remuée par cette nuit agitée mais fini par elle aussi s’aplatir.

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Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Dimanche 4 Novembre :

Après une superbe journée ensoleillée encore plus chaude que la veille (shorts et tee-shirts sont de retour) nous aurons un super orage. Tout a commencé avec un front nuageux juste à l’horizon. Rien de très sombre ni de très inquiétant. Puis le vent tombe complètement et on voit quelques éclairs au loin. On se dit qu’on va essayer de le contourner, on commence par essayer sur tribord vers le large – le GRIB donnait le potentiel le plus élevé (CAPE >2000) sur la côte – mais les éclairs semblent nous suivrent et nous barrent la route. On essaye sur bâbord, pas mieux. Maintenant on est entouré de lumière et d’électricité de toute part, peu de tonnerre, mais quand il tonne il semble indiquer que la foudre est tombée à une dizaine de milles. Toutes les secondes bientôt un éclair illumine un coin du ciel. On y voit comme en plein jour. Puis sans prévenir le vent tourne de 180 ° et monte en l’espace de trois minutes à 20 nœuds il faut faire vite et prendre un ris, puis un deuxième. Une heure plus tard le vent a faibli un peu et nous larguons le deuxième ris pour reprendre de la vitesse. Grand bien nous fasse… une rafale arrive sans prévenir et le vent remonte à 27 nœuds le bateau prend de la vitesse mais ne bronche pas il trace nous donnant le temps de nous retourner et tranquillement nous prenons deux puis trois ris pour diminuer notre vitesse qui a atteint 14 nœuds. Le plancton fait jaillir des gerbes d’étincelles de notre étrave et de chaque vague s’ajoutant au spectacle pyrotechnique. Nous finissons notre nuit à une vitesse raisonnable de 7 à 8 nœuds.

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Lundi 5 Novembre :

Au lever du jour les nuages se retirent laissant place au ciel bleu et à 5 heure du matin le soleil fait son apparition. Nous sommes un peu fatigués par cette nuit dantesque aussi chacun son tour nous rentrons dans la cabine faire un bon gros dodo de trois heures bien mérité. Qui aurai cru que des minous comme nous qui dorment habituellement des nuits de 9 à 10 heures puissent être capable de faire des quarts aussi facilement ? Et de pouvoir se reposer aussi bien dans la journée ?

J’avais oublié de remonter la ligne de traîne hier soir. Au petit matin alors que Domi dort une vingtaine d’oiseaux tournent au dessus de nous, il y a un poisson prit. Mais la mer est encore trop agitée pour que j’aille la remonter seule sur le pont (nous avons un principe à bord, si l’autre n’est pas réveillé personne ne doit sortir de la véranda quand la mer est mauvaise). Ils font des piqués sur lui espérant arracher un morceau et en faire leur petit déjeuner. C’était à parier, un albatros se prend les pattes dans l’hameçon et se retrouve en ski nautique derrière le bateau. Pauvre bête, je l’aurai bien aidé à s’en débarrasser mais il n’y a pas grand chose à faire. Vu son envergure énorme essayer de le hisser à bord risquerait de lui faire encore plus de mal et avec son grand bec de charognard je ne me voyais pas me débattre avec cet oiseaux pour le libérer: trop dangereux pour moi. Au bout d’une demi-heure je ne le vois plus faire ces acrobaties pour rétablir son équilibre sur l’eau, il a réussit tout seul à se libérer. Ouf ! Dans la matinée le vent tombe et le courant s’inverse nous avançons à moins de 3 noeuds sur le fond.

 

Mardi 6 novembre :

La veille nous n’avons pas beaucoup avancé et nous arrivons péniblement au large de la péninsule de Valdés. Nous calculons notre route et vérifions les GRIBS 10 fois pour être sûre de la suite. A partir de 9 h ce soir nous allons traverser la naissance du gros temps que nous voulons éviter dans sa partie la plus étroite et la moins forte (c’est la raison pour laquelle nous somme là). Le plus gros ne sera pas pour nous mais nous risquons tout de même des rafales à 35 – 40 nœuds (force 8). Nous allons donc nous préparer faire le gros dos pour quelques heures. Nous affalons donc la GV, vérifions que tout est bien amarré à bord et continuons tranquillement sous foc seul qui sera ensuite enroulé et remplacé par la trinquette (le plus petite voile à part le tourmentin) à mesure que le vent forcira. Toute la journée, jusqu’à 20 heures (couché du soleil) il fait un temps sec et beau. Domi est en short et teeshirt. Moi j’ai gardé mon survêtement mais j’ai largement trop chaud. La nuit c’est pas la même chose, la température descend vite et nous mettons couche sur couche. Collant de sport haut et bas, une polaire veste et pantalon, et un petit blouson coupe vent plus un deuxième plus gros, deux paires de chaussettes. Si dans la journée on se prélasse au chaud sous notre véranda, la nuit, on à beau être bien à l’abri du vent et de l’humidité, la température descend tout de même à 11 – 12° (contre 7° dehors).. A l’intérieur du bateau il y a des courants d’air avec la porte qui reste ouverte (on ne peut pas dire que cela sente le renfermé !).

Mercredi 7 novembre :

Toute la journée et doucement le vent monte sans précipitation et s’établit à 30 nœuds avec des rafales à 38. Le bateau sous trinquette seule ne bronche pas et je réussis même à préparer des œufs au lard avec du couscous pour notre dîner. Ces conditions un peu rudes nous donnent bon appétit et apprécions cette nourriture qui rempli bien l’estomac. Toute la nuit le vent souffle, pour avoir le moins de mer possible nous continuons à longer la côte mais pas de trop prêt car les courants de marée sont plus forts et perturberaient notre navigation, nous sommes en marées de vives eaux avec un coefficient de 96 aujourd’hui. Malgré tout le vent contre le courant produit un clapot désordonné qui nous ballotte un peu. Nous arrivons à dormir quatre heures d’affilés, j’ai l’impression que plus on dort sur ce bateau plus nous avons envie de dormir … Je pourrai parler de la mouche Tsé mais ici ce sont des papillons de mites dont le pont est envahis. L’après midi un groupe de dauphins vient jouer avec le bateau. Ils sont nombreux et sont plus petits que les dauphins de nos côtes. C’est toujours un réel plaisir de les voir nager en faisant des sauts au dessus des vagues.

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Jeudi 8 novembre :

Tout redevient calme et après un bon petit déjeuner de fruits frais, nous renvoyons la grand-voile et le foc. Une petite brise se fait sentir et le bateau repart. Nous sommes plein vent arrière et le soleil a du mal à se montrer .Contrairement aux autres jours il fait humide et le pont met du temps à sécher. L’après-midi est chaude la température atteint les 19° et nous sommes obligés d’ouvrir la véranda, il y a 26° en permanence et cela réchauffe un peu le bateau (on reste volontiers dessous à se faire réchauffer nos vieux os). Ce soir nous nous préparons à avoir encore du vent une petite perturbation va passer très vite apportant avec elle des vents assez fort mais ne dépassant pas 30 nœuds.

Dés que le vent se fait sentir nous prenons un ris sans hésiter c’est l’avantage de cette météo précise que nous chargeons toute les 6 heures avec l’iridium. Notre route passe à côté d’une zone de pêche et nous surveillons du coin de l’œil. C’est très impressionnant de voir une cinquantaine de bateau en pêche au chalut qui sont agglutinées dans une zone si petite (les poissons n’ont aucune possibilité de s’échapper). La nuit tombe et nous approchons de cette flotte mais notre route nous fait passer bien à l’écart. Enfin c’est ce nous aurions voulu. D’un seul coup sur l’alarme AIS sonne et 3 bateaux apparaissent en route vers nous à plus de 8 nœuds, et puis trois autres dans le sens opposé et en un rien de temps on a l’impression que tous ces chalutiers qui tournaient entre eux dans une zone bien délimitée se sont donné le mot pour changer de cap et venir couper notre route les uns après les autres ou trois par trois. Et comme ils sont en pêche ils sont prioritaires. Nous quittons notre route qui nous faisait les éviter par le nord puisqu’ils sont maintenant tous par là pour essayer par le sud ou ils semblent un peu moins nombreux. Pas question d’aller dormir cette nuit, nos deux paires d’yeux sont absolument indispensables pour gérer la situation surtout que le vent monte. Nous bataillons une bonne partie de la nuit en enchaînant réduction de voilure et virements de bord pour se sortir de cette souricière. Le vent faiblit tout redevient calme et nous devons refaire les manœuvres inverses pour faire avancer le bateau surtout que la mer a toujours un temps de retard pour se calmer. Au petit jours nous nous éloignons de cet partie de la mer que nous aurions bien aimer éviter et les pêcheurs comme le fait exprès semblent être à nouveau tous rassembles dans leur première zone pour chatouiller les poissons .(à croire qu’ils l’ont fait exprès pour nous embêter). Nous avons du faire un détour de plus de 20 milles et cela nous a fait perdre le « train » de vent dans le quel nous étions, dommage !

Vendredi 9 novembre :

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Nous avons surnommé cette couchette : la couchette du vampire, on y est coincé on ne peut plus bouger mais on y dort parfaitement même de jour.

 

Cela devient une habitude, en journée nous avons de nouveau grand soleil, chaleur et peu de vent, et la nuit, vent, mer, et froid surtout dans les couchettes où Domi met son bonnet où bonichon, terme employé par mon père il y a bien des années. La température a bien chuté : la nuit 7° dehors, pas plus 15° à l’intérieur. La journée avec elle s’élève facilement a 20°dans le bateau grâce à la véranda. Nous n’avons pas de problème pour faire notre toilette et l’eau du chauffe-eau est bien chaude car nous avons du mettre le moteur pour traverser l’anticyclone. La journée se passe à récupérer de notre nuit mouvementée, nous avons nos réserves de sommeil et en fin de journée nous avons bien récupéré. Nous apercevons des phoques qui se prélassent à la surface de l’eau. J’ai beau mettre une ligne de traîne rien ne mord, au grand dam des oiseaux qui surveillent la ligne en permanence. Nous mangeons nos réserves et jusqu’à présent nous avons encore des légumes et des fruits frais. J’ai commencé à faire germer des graines de luzernes et nous sommes content d’avoir un peu de verdure.

Samedi 10 novembre :

Nous sommes en plein milieu de l’anticyclone et le baromètre est au plus haut 1021 mb. Nous avons une très longue houle qui nous berce gentiment. Ce n’est pas désagréable nous sommes totalement amarinés. Il n’y a pas vent mais nous avons gardé le foc pour poser le bateau par contre la Grand voile est affalée. Nous pensons que nous avons une journée de moteur pour nous sortir de cette zone sans vent et peut-être reprendre un train de vent qui se trouve devant nous.

Dimanche 11novembre :

Nous avançons tranquillement avec anticyclone sous un soleil radieux toute la journée. Nous attendons ce soir à avoir plus de vent aussi nous affalons la Gvoile et tangonnons le foc sous trinquette. Le baromètre est en chute libre et nous sommes a 188 mille des Malouines. Nous avons encore bien profité de cette belle journée mais la température de l’air et de l’eau ont pas mal baissée nous n’avons plus que 13° pour l’air et de 8,5 pour l’eau.

`Lundi 12 Novembre :

Le vent est bien monté dans la nuit, la mer est formée et nous avançons à vive allure vers notre destination.

Domi a fait un petit topo sur les distances parcourues :

-l’Afrique du Sud -3500 milles

-Talmont -6500 milles

-Querguélin -4300 milles

-Australie-5900 milles

-Salvator de Bahia -2450 milles

-Détroit de Le Maire 380 milles

Nous sommes partis depuis 4 mois. Que de chemin déjà parcouru !

Le soir nous ne sommes plus qu’à 70 milles des côtes 100 milles du port.

 

Mardi 13 Novembre :

Les oiseaux nous ont quittés le temps est très maussade, de temps en temps il pleut mais surtout le vent est fort et la mer est dans tous les sens. Nous apercevons enfin la côte en fin de journée juste au couché du soleil.

A 20 heure nous passons le premier Cap. Là juste derrière une dune de sable face à l’océan, une grande communauté de pingouins Impériaux malheureusement il n’est pas possible d’y aller ce soir et par la suite nous apprendrons qu’il est interdit d’y aller pour protéger la naissance des petits.

La mer est de nouveau plate nous sommes à l’abri de la côte mais il y a toujours bien du vent. Devant les passes qui mènent à Port Standley il y a un bateau Français qui rentre et nous montre le chemin. C’est super on va pouvoir rentrer nous aussi en suivant sa trace par AIS car il fait nuit noire. C’est très impressionnant de passer un goulet en pleine nuit.

Voilà nous plongeons l’ancre juste derrière lui en face du port qui est éclairé par des lampadaires. Le jour se lève il est 4 heure 30. Nous allons nous coucher,on l’a bien mérité.

10 jours -16 heures en direct cela fait 1000 milles mais nous avons longé les côtes d’Argentine ce qui nous fait 1300 milles. Ce n’est pas un record mais nous y avons été tranquille dans quelques fois une mer difficile .

Ballade à Montévidéo

Pendant que nous attendions patiemment la pièce de l’hydrogénérateur bloquée à l’aéroport, nous en avions profité pour visité Montevideola capital de l’Uruguay. Avec un peu de retard, voici ce que nous en avons retenu.

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Des voitures anciennes on en trouve partout en ville comme à la campagne, retapé où pas, elles roulent encore. Ici une Auto Union allemande des année 70 (Auto Union est maintenant connu sous le nom Audi), Elles ont remplacé la diligence J qui était encore le moyen de transport au début du 20ème siècle. Les diligences prenaient des passagers de première et de deuxième classe, pour comprendre la différence il faut lire la petite histoire ci-dessous.

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Ceux qui savent lire l’anglais traduisent aux autres … (résumé : quand la diligence s’enlise, seuls les passagers de seconde classe doivent descendre et pousser)

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Cette magnifique sculpture est exposé dans le hall d’entrée du siège de la présidence. Les chevaux sont réalisés avec de la corne de vache , du bois et des coquillages , la diligence elle même est en bronze

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Place de l’indépendance sous la pluie !

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Les joueurs de cartes

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Réponse au quiz de Itajaï :

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capibara , le plus grand rongeur du monde .

 

Messieurs les ronds de cuirs Sud Américains: vous ne décevriez pas Courteline!

Comment se faire dépanner d’une pièce sous garantie en Uruguay.

Bref résumé des épisodes précédent: l’hydrogénérateur était tombé en panne alors que nous arrivions sur les côtes du Brésil. Après plusieurs échanges avec le très efficace service après vente du fabriquant (Wattandsea) pour trouver la cause de la panne, nous l’avons renvoyé à La Rochelle par la poste de Rio de Janeiro ou nous avions du remplir des dizaines de documents. Arrivée en France le colis a été d’abord refusé par le fabriquant car il avait été ouvert (on suppose par des douaniers brésiliens trop zélés) mal remballé et de l’huile coulait de l’emballage. Après discussion Watteandsea a finalement accepté le colis et entrepris la réparation. Entretemps, là nous continuons notre descente le long de la côte brésilienne et arrivons en Uruguay, pays pensons nous beaucoup plus efficace que le Brésil. Le lendemain de notre arrivée nous sommes informés que l’hydro est réparer est vient d’être expédié par FEDEX en Uruguay pour être réceptionné par nous au port de Piriapolis. Je vous passe les détails de l’itinéraire du colis (La Rochelle, Paris, Memphis, Rio, Buenos Aires, Montevideo) Mais parce qu’il y a un mais il manque un document, les papiers retournent à l’aéroport Charles de Gaule pour être complétés. La livraison était promise le Vendredi, mais le colis n’est arrivé à l’aéroport de Montevideo que tard dans la nuit. Lundi enfin, le livreur de FEDEX se présente au bateau pour nous remettre non pas le colis mais les documents… leur travail est fini, il considèrent avoir effectué la livraison. C’est à nous de trouver un agent en douane pour faire le dédouanement et de retirer le colis au terminal cargo de l’aéroport. Nous sommes donc contraints de louer une voiture pour aller à Montevideo le lendemain matin. Nous allons directement à l’aéroport voir l‘agent en douane (au demeurant fort serviable et sympathique) recommandé par FEDEX qui nous dit que çà va prendre plusieurs jours et couter très cher mais qu’il faut d’abord que le responsable à leur bureau en ville voit les papiers et nous fasse une offre. Finalement nous arrivons à la convaincre de commencer tout de suite la procédure. Nous repassons en fin d’après midi. Évidemment la procédure simplifiée qui permet de retirer tout de suite les colis d’une valeur de moins de 200 US$ a été refusée par la douane et nous allons devoir nous soumettre à la procédure complète. Pour çà il faut d’abord payer 350 US$ à l’agent en douane pour qu’il fasse le dédouanement dès le lendemain matin. Mercredi midi nous retournons donc à Montévidéo récupérer le colis. Il faut encore signer quelques papiers et donner le numéro de la voiture. Après 1 heure d’attente, le temps que l’employé responsable termine la procédure avec la douane Domi récupère enfin la génératrice. Mais pas question d’ouvrir encore le colis, il nous est remis sous scellé électronique (en genre de petit cadenas hightech) Nous devons rentrer immédiatement au bateau sans nous arrêter nulle part ou une douanière nous attend pour vérifier que nous l’embarquons bien à bord et retirer le cadenas électronique. Après signature de quelques formulaires supplémentaires dûment tamponnés, Domi peut enfin ouvrir le paquet et vérifier le contenu (le colis n’a ni été ouvert ni abimé et c’est tant mieux, on aurai pas aimé récupérer une génératrice éventrée surtout sans recours possible auprès du transporteur celui-ci ayant considéré le colis livré à la remise des documents.

Domi remonte aussitôt la génératrice (qui semble neuve, sans doute un échange standard) sur l’hydrogénérateur. On espère qu’il va maintenant fonctionner de nouveau normalement et qu’il va produire de l’électricité pour longtemps et sans autre incident. Fin de l ‘épisode.

Pendant ce temps là le créneau météo du début de la semaine, qui nous aurait permis d’aller directement au malouines dans du vent modéré, est passé et nous devons attendre vendredi que le vent repasse au nord. En attendant, ce soir il pleut et la mer est mauvaise. Mais bon, essayons de voir le côté positif, nous n’aurions pas visité ce pays si beau, si cette pièce avait été livré simplement sans tracasseries douanières.

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Domi remonte la génératrice (la pièce du bas) sur l’ensemble.

 

Réponse au quiz de Itajai.

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capybara , le plus grand rongeur du monde .

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Piriapolis, Ballade chez les Gauchos

Nous ne sommes plus au Brésil, le paysage est complétement différent, plus de montagne et de forêt vierge mais des petites collines verdoyantes avec des effleurements de granit et ce qui de loin semble être des sapins (en fait des eucalyptus). Derrière la marina nous apercevons quelque chose de très inhabituel pour un bord de mer : un téléphérique rose ???

Piriapolis (Piria pour les intimes) est une petite ville balnéaire avec un front de mer. Les gens s’y promènent leur maté à la main et la thermos d’eau chaude sous le bras (la hierba maté est une infusion, populaire dans toute l’Amérique du sud, qui a des propriété similaires au thé, ici elle se boit très concentrée dans une sorte de petit godet recouvert de cuir avec une paille filtrante en argent). En Uruguay c’est vraiment une passion, tout le monde en boit en permanence, au travail, à la maison ou dans la rue. Même les ados, gars et filles se retrouvent en fin de journée sur le front de mer pour boire leur maté. Le godet et la paille passent de main en main à la manière d’un joint. L’Uruguay est aussi l’un des pays où l’on mange le plus de bœuf au monde et la viande est réputée pour y être excellente.

Sur le quai nous rencontrons Guy, qui est Français. Il vient nous souhaiter un bon séjour ici est nous l’invitons à venir prendre un verre dimanche soir afin profiter de son expérience. Il a beaucoup bourlingué : mer Rouge, Indien, plusieurs tours du Pacifique et surtout la Patagonie et les Malouines, mais là il remonte vers le Brésil et le Antilles.

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dimanche 21 Octobre :

La journée est consacrée principalement à la réparation de la grand-voile. Je n’ai pas besoin de la dégréer (enlever du mât) et je la répare directement à poste. Domi s’affére de son côté pour changer les bosses de ris qui frottaient et s’usaient anormalement et modifier la bôme pour que çà ne se reproduise plus.

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Nous avons des petites hirondelles qui tournent dans le port elles ne sont pas tout à fait identiques que celles de l’Europe, et aussi un gros lion de mer qui se prélasse sur un ponton. Ici le ciel est d’un bleu très pale qui nous rappelle un peu les ciels suédois et les températures varient tellement que nous passons du short au pantalon de survêtement, du teeshirt à la polaire en quelques instants. Nous faisons tamponner nos passeports par l’émigration, faisant ainsi notre entrée officielle en Uruguay, et les formalités d’entrée au port. Un coup de téléphone au fabriquant nous confirme que la pièce de l’hydrogénérateur que nous avions envoyé en préparation depuis Rio devrait pouvoir être expédiée sous peu. Nous allons donc pouvoir nous organiser pour l’attendre.

Un Email du transporteur (Fedex) nous confirme que l’hydrogénérateur est parti et arrivera vendredi. Nous avons donc deux jours pour aller nous promener. Nous allons louer une voiture et aller voir les Gauchos dans la pampa (enfin la campagne, on nous dit que la pampa c’est plutôt en Argentine ). Nous profitons de cette journée pour tout mettre en place, et nous avancer dans la préparation de notre descente vers les Malouines ou nous avons finalement décidé de passer avant d’aller en Patagonie.

Demain matin Domi va chercher la voiture chez le loueur et nous partirons vers l’aventure …

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Mercredi 24 octobre :

Nous sommes en route en direction du Nord de l’Uruguay c’est un pays qui est trois fois grand comme la Suisse. Il y a très peu d’habitants mais, par contre, beaucoup de vaches de montons et de chevaux .

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Les Gauchos sont ses hommes qui vont chercher les vaches à cheval dans ces étendues immenses, accompagnés de leur chien .

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Notre bifteck pour ce soir…Elle a beaucoup de goût (admirez les boucles d’oreille) mais c’est une vrais carne…IMG_8220

Le temps n’est pas avec nous, il fait gris et de temps en temps il pleut. Les paysages sont magnifiques, pas de route, ni poteaux , ni maison à perte de vue. Les animaux circulent librement dans ce paysage vallonné. A faire des kilomètres dans la pampa c’est pas étonnant que la viande soit dure …

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Nous allons voir une cascade mais ce n’est pas cette fois ci que l’on mettra les pieds dans l’eau

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On est plus sous les tropiques et çà se voit.

Il y a beaucoup d’animaux sauvages, les très gros lézards (peut être des varans ?) sont du nombres, celui-ci fait deux mètres de long. IMG_8240

Le deuxième jour le temps c’est amélioré, il fait beau et chaud.

Les Uruguayen d’ici sont manifestement de condition très modeste. Ils travaillent dans les gigantesques estancias (les fermes locales) et habitent de toute petites maisons. IMG_8261

Ils sont contents de nous voir, ce n’est apparemment pas si souvent qu’il ont la visite de touristes, et à chaque fois nous avons droit à des grand sourires et des bonjours chaleureux .

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Les oiseaux sont partout nous sommes au printemps et ils font leur nid.IMG_8278

Une photo spéciale pour Denis , et oui ici aussi il ont des éoliennes .

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Cette maison n’est pas plus grande que notre chambre d’hôtel!IMG_8290

Nous sommes à José Batlle y Ordonez (drôle de nom pour une ville) , les bâtiments sont très originaux et même s’ils auraient bien besoin d’un petit ravalement, tout est quand même très propre.

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Nous sommes à la poste et une jeune femme avec son maté attend patiemment son tour. Vous noterez en arrière plan le coffre et l’équipement ultra moderne du bureau .

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sans commentaire . (nous n’avons pas identifié l’animal peint sur la porte)

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Partout nous remarquons des restes d’une voie ferrée , la route à pris le relai et la voiture a remplacé la diligence. Il ne reste plus que les gauchos et leurs traditions.

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Je ne connais pas le nom de tous les oiseaux tellement ils sont nombreux, mais peut-être identifiez-vous celui-ci?

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Celui ci c’est un vautour .

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et ces trois là des autruches, elles sont en libertés , les clôtures sont là pour protéger les animaux de la route.

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Les restes d’un repas .

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Nos amis les chevaux , pas facile de les approcher .

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Quant je vous disiez que c’était le printemps ! c’est une parade nuptiale.

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Un gaucho au pied de sa monture !

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Dans la cours de l’école de Florida, en tablier rose , les petites filles nous font des grimaces à travers le grillage. Dans chaque établissement l’uniforme est obligatoire .

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Un jeune qui entraine son cheval pour les courses d’endurance .

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Une autre école dans un petit village

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c’est aussi un pays de vin . Tanat , shiraz , pinot noir , chardonnay, sauvignon nous les avons tous gouté et ils sont très bon .

Deux jours c’est court pour visiter tout un pays , c’est vrais qu’il n’est pas bien grand , les gens y sont adorables est vraiment cool. Nous avons zappé Montévidéo la capitale, Colonia et tout le bord de mer , ce sera pour la prochaine fois. On ne peut pas tout voir …

L’hydrogénérateur n’est pas arrivé vendredi ni samedi (il a fait un petit tour aux Etats Unis puis retour à la case départ Charles De Gaule pour repartir à Montévidéo via le Brésil et l’Argentine) , Normalement on devrait l’avoir lundi Maniana …

Samedi 27 octobre:

Grand marchè au légumes en trottinette. Les fraises superbes à moins d’un euro le kilo çà fait de la bonne confiture:).

 

Dimanche 28 octobre:

Lessive et entretien de routine au bateau (vidange, rangement, nettoyage de la coque etc) et ballades en ville et autour du port ou nous en avons dénombré pas moins de cinq phoques faisant leur show aux passants dont un vieux lion de mer énorme escaladant un quai vertical d’un mètre cinquante à la seule force de ses membres antérieurs… Pour empêcher ces grosses bêtes malodorantes de monter à bord, les propriétaires de bateaux mettent des planches à clous sur l’arrière

 

Lundi 29 octobre :

Nous avons ce matin la visite d’une otarie sur le bateau .

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Elle se sent chez elle, elle est trop mignonne mais nous ne pouvons pas la laisser squatter ainsi le bateau, elle à de grandes dents et même si pour l’instant elle ne sent pas trop mauvais… donc oust à l’eau !!!.

otarie sur le bateau

Un mail arrive, la pièce de l’hydrogénérateur devrait être livrée aujourd’hui. Par contre le créneau météo pour descendre directement au malouines c’est refermé. Nous étudions la possibilité de passer par Mar Del Plata ou nous pourrions attendre des vents plus favorables.

A suivre….

écrit par Anne et Domi.

La descente vers l’Uruguay

Lundi après-midi 15 octobre :

Nous démarrons vers 17H 30 après avoir bien fait attention qu’il n’y avait pas de bateau de commerce entrant ou sortant du port. Les gros porte-conténaires sont escortés par 4 remorqueurs jusqu’à la sortie et la largeur du chenal ne laisse aucune place même pour un petit bateau.

Le temps est meilleur en mer qu’à terre. Trois heures après avoir quitté le port, le ciel se dégage complétement. Toute la nuit nous défilons gentiment à 6 nœuds le long de la côte dont nous pouvons admirer les lumières.

 

Mardi 16 octobre :

Le matin le vent monte et nous prenons un puis deux puis trois ris dans la grand voile , finalement dans un empannage la grand voile se déchire juste un petit accros mais mal situé. Nous affalons pour ne pas que cela s’aggrave. Sous foc seul nous continuons et déboulons jusqu’à 13 nœuds, la mer est en vrac, le record de vent est de 36 nœuds, il y a des bateaux de pêche dans tous les sens. Se sont des chalutiers en pêche. Il faut être vigilent ils n’ont pas tous l’AIS et nous ne savons, souvent qu’au dernier moment si on les rattrape où si ils viennent se nous. Trainant leur chalut, ils ne sont pas manœuvrant aussi c’est à nous de nous éloigner d’eux. Les oiseaux sont à la fête et nous font un spectacle de clownerie à se tordre de rire. Ils ballaient avec leurs pattes la mer pour prendre de la vitesse au décollage et quelques fois ça se termine en roulé boulé dans l’eau. Sous l’eau aussi il y a du monde, des gerbes d’eau jaillissent à deux trois mètres au dessus de la surface, baleines, dauphins ou gros poissons en chasse ?… Je ne mets pas ma ligne, nous avons assez à manger pour trois jours.

 

Mercredi 17 octobre :

 

Le vent se calme, pourtant il souffle encore à 17 nœuds mais nous avons l’impression que le bateau fait du sur-place. Nous profitons de ce calme relatif pour envoyer la trinquette et tangonner le foc en ciseaux. Avec ces deux voiles à l’avant nous reprenons un peu de puissance. Il faut que l’on profite au maximum du vent tant qu’il y en a, les prévisons nous annonce une grande zone de calme sur notre route, nous allons être obligé de faire du moteur pendant au moins 24 heure.

18heure 08 nous venons de passer le tropique du Capricorne.

Jeudi 18 octobre :

 

Comme prévu nous sommes au moteur et le peu de vent qui souffle est pile dans l’axe du bateau, on ne peut donc pas s’appuyer avec une voile. D’après les GRIBs le vent devrait tourner favorablement d’ici quelques heures.

Depuis que maman est rentrée chez elle elle peut m’envoyer des E mail grâce à Sophie qui lui a montré comment faire, aussi la vacation est écourtée et nous nous parlons que quelques minutes .

10 heure enfin le vent tourne, c’est le front froid la température commence à chuter, nous faisons un petit détour pour localiser un objet flottant ( genre grosse boîte de congélateur ). Des oiseaux tournent autour attirés eux aussi par cette chose étrange qui leur sert accessoirement de perchoir pour se reposer. Nous envoyons un message de sécurité pour prévenir tous les navires qui sont aux alentours avec la nouvelle radio que nous avons acheté à Ilha Bela. Elle marche très bien c’est un vrai plaisir. De temps en temps le soleil fait son apparition quelques minutes puis le brouillard retombe en nous laissant une visibilité très réduite, heureusement nous avons le radar pour localiser les bateaux de pêche qui n’ont pas l’AIS. Je profite d’être au moteur pour faire de la confiture d’ananas aux citrons verts, (toujours avec le rice cooker électrique J) c’est un régal, elle fera un excellent dessert avec du yaourt . Il recommence à faire chaud et il y a même de l’électricité dans l’air. Un orage est autour de nous, on voit des éclairs partout mais nous n’avons toujours pas plus de vent. Nous ne sommes pas d’accord sur le choix du routage mais finalement nous trouvons vite un compromis qui s’avère être une bonne option.IMG_8057

En fin de soirée des sternes nous tournent autour en caquetant. J’aperçois une petite tête qui dépasse des panneaux solaires. Il y en a une qui se repose tranquillement. Finalement les trois autres réussissent à leur tour à se poser en nous faisant de grands discours. C’est très bavard une sterne le savez-vous ? Elles nous font beaucoup rire avant de nous quitter juste au soleil couchant. J’ai bien cru qu’elles iraient jusqu’à squatter les panneaux solaires toute la nuit mais non elles avaient à faire …trop drôle.

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J’ai parlé des Sternes mais je n’ai pas encore parlé de ses grands oiseaux qui nous tournent autour en faisant leur acrobaties d’aviateur se sont des albatros bien sûr. Ils tournent autour du bateau en rasant les vagues sans jamais donner un coup d’aile. A la tombée de la nuit ils disparaissentIMG_8043 pour revenir au soleil levant.

Depuis deux nuits nous fermons la véranda pour avoir plus chaud. Les nuits sont beaucoup plus froide maintenant, ce matin il ne fait que 15°C. Nous venons de passer la frontière du Brésil, nous sommes dans les eaux territoriales de l’Uruguay.IMG_8076

10 heure Le vent est de-nouveau avec nous, sous foc, (nous attendrons d’être au port pour répare la grand- voile) nous déboulons à 7 nœuds. Nous sommes sur la route des cargos. Ils nous doublent ou nous dépassent de chaque côté en nous évitant. De temps en temps Domi appelle ceux qui ne semblent pas vouloir dévier de leur route pour leur demander leurs intentions et en général ils se détournent. Quelque soit le pavillon des cargos que nous croisons, leurs opérateurs radios parlent avec un fort accent indien.

Samedi 20 Octobre :

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Au petit matin nous arrivons sur l’île de Lobos Cette île accueille 250,000 otaries et des lions de mer. C’est la plus grande réserve de toute l’Amérique du sud, il y en partout sur les plages. Sous le vent de l’île, c’est réservé aux bébés et tout autour sur les rochers les adultes sont là à ce faire bronzer. Nous apprendrons que l’Uruguay est un pays plutôt cool…

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Les otaries sont plus curieuses et viennent nous voir en faisant des clowneries autour du bateau. Ce sont des animaux fort sympathiques. L’île est bien identifiée par un gigantesque phare, le plus haut d’Amérique du sud. Malheureusement nous ne pouvons pas accoster l’île ni même mouiller une ancre, la houle et le courant ne le permettant pas. Aussi après avoir fait trois fois des ronds dans l’eau nous reprenons notre chemin pour nous diriger vers Piriapolis.

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Tout de suite après avoir quitté l’île, je mets une ligne. Je me dis que si il y a autant de phoques c’est qu’il y a aussi du poisson pour nourrir tout ce petit monde. A peine est elle dans l’eau que je remonte un joli poisson. Il est midi ça tombe bien un deuxième ne serait pas de refus. Je remets donc ma ligne et là c’est deux poissons qui mordent. Domi me dit stop ! nous avons assez , mais il faut que je remette ma ligne à l’eau pour la ranger et un quatrième s’accroche ,nous avons deux bon repas d’assurés .

 

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Nous arrivons au port en début d’après-midi, l’amarrage est difficile, le vent est de travers rendant le bateau est très peu manœuvrant surtout quand il faut se faufiler entre les (trop) nombreuses bouées, passer une aussière dans celle que l’on a choisi pour atteindre finalement le quai en marche arrière. Après 2 essais infructueux nous nous mettons à couple d’un autre bateau. On gonfle l’annexe pour aller mettre l’aussière sur la bouée devant l’étrave. Une fois la manœuvre terminée il est trois heure et le bureau du port est fermé, nous sommes samedi c’est le week-end donc toutes les administrations sont fermées (sauf la Prefectura). Bon c’est pas grave on va nous aussi se mettre au rythme du pays …

 

A suivre….

écrit par Anne et Domi

 

Itajai, le Brésil à l’allemande!

Nous arrivons donc vers 14heures à Itajai. Nous sommes accueilli sur le ponton par un personnage fort sympathique qui anime le port et nous présente à tous les gens habitant sur leur bateau à la marina. Nous sommes les seuls Français aussi on nous chouchoute et chacun s’essaye à son petit mot de Français (sans doute le seul qu’il connaisse J) c’est très sympa. On essaie de communiquer en Anglais même si ce n’est pas toujours facile, Itajai sera quant même l’endroit du Brésil où nous avons rencontré le plus de gens acceptant de parler Anglais (la plupart se débrouillant d’ailleurs très bien. La région à principalement été peuplée et développée par des émigrés d’origine allemande et hollandaise qui ont amenés avec eux leur tradition d’efficacité et d’organisation. Ici tout y est clean et safe. Le taux de criminalité est – de loin- le plus bas de tout le pays et fait unique, on peut même se permettre de sortir le soir dans la rue sans aucune inquiétude. Et çà tombe bien car les valeureux descendants des premiers émigrés allemand ont aussi su garder les tradition culturelles de leurs ancêtres : nous sommes en octobre, c’est la fête de la bière et aujourdhui vendredi c’est férié. La fête se tient au grand hall d ‘exposition juste just à côté de la marina. Nous entendons la musique du bateau, mais épuisé par deux nuits difficiles, ce ne sera pas pour ce soir …IMG_7979

Nous remarquons sur la jetée des petites crottes bizarres trop grosses pour être des bêtes aux longues oreilles(sur le bateau nous ne disons pas leur nom, la tradition maritime prétend que çà porterait malheur) , et puis plus loin faisant la sieste sur un ponton qui n’est pas utilisé, une bête qui ressemble à un gros ragondin , à peu près la taille d’un sanglier adulte.

 

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Le lendemain nous profitons d’être dans cette marina de luxe (mais pas donnée : 250 rials soit environ 50 euros la nuit ) pour faire la lessive. (Machine à laver/sécher à disposition gratuitement). Nous avons une bonne couverture WIFI au bateau et j’en profite pour mettre deux articles sur le blog. Nous profitons aussi de la proximité du grand hyper marché Bistek (le mieux achalandé de tout ceux ou nous sommes passé au Brésil) pour faire nos provisions pour la suite du voyage. Par contre le temps est de plus en plus pourri. Il pleut sans discontinuer toute la journée.20181013_203603

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Le soir, pour nous récompenser de cette rude journée consacré principalement au nettoyage, nous allons faire un tour à la fête de la bière qui ici a été un peu remise au gout locale et c’est transformée en fête de la bière et de la sardine. La bière est bonne et les choppes (en plastique réutilisables) sont de taille raisonnable. Un excellent orchestre joue des morceau connus des années soixante dix dont de très bon remakes de Sultans of Swing (Dire Straits) et de the Wall(Pink Floyd), de la bonne musique pour retraités mais qui n’empêche pas les jeunes brésiliens de se déhancher en cadence. Tout Itajai est là une bière à la main et un plateau de malbouffe de l’autre (on voit bien quelques sardines mais elles sont peu appétissantes, sur la plupart des plateaux c’est croquettes-frittes) on fait un tour à l’étage où quelques femmes exposent leur marché de Noël . La fête est bien encadrée et de nombreux vigiles patrouillent dans la foule au cas ou mais l’ambiance est familiale et bon enfant. La police montée est elle aussi dans la rue sympathique et avec le sourire elle se laisse photographier.

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Après avoir apprécié notre bière et profité de la musique, nous rentrons au bateau. A la grille de la marina une famille de ces gros rats broutent tranquillement la pelouse. Personne ne vient déranger ses animaux pacifiques qui ne semblent d’ailleurs absolument pas craintifs. Avez-vous trouvé le nom de cet animal ? laissez chercher les petits le premier qui à trouvé et nous envoie le nom via la messagerie du blog recevra une carte postale.IMG_7983

On voulait repartir dimanche mais Vendredi étant férié, nous n’avons pas pu faire les formalités pour sortir du Brésil. Il reste bien Rio Grande mais en fonction du temps il y a un risque que nous ne puissions pas y rentrer, les vents étant de terre la lagune va se vider et ainsi provoquer un fort courant à l’entrée qui va être rendu encore plus fort par les pluies continuelles de ces derniers jours provoquant la crues de rivières. Où nous sommes l’eau est marron et la rivière charries des tas de branches mais aussi des saletés c’est carrément immonde. Après une analyse de la météo et des fichiers gribs on voit qu’en partant lundi ou mardi on pourra aller directement jusqu’en Uruguay.

Nous repartirons donc lundi après avoir fait les formalités.

 

Dimanche 15 octobre :

Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille, apparemment, me dit Maman, la France est elle aussi bien arrosée (sauf la Touraine où le soleil brille toujours). Nous en profitons pour faire la connaissance de Cat, voisine de ponton, elle est Australienne et vit sur son luxueux bateau de charter de 19 mètres. Elle organise des explorations en Antarctique et elle part bientôt voir les baleines a Puerto Mardryn en Argentine. Nous visitons son bateau, un Trintella 61 en alu magnifiquement construit et aménagé aux Pays Bas et doté d’un gréement très particulier (balestron). Il peut accueillir 8 passagers en plus elle et un marin dans d’excellente condition de confort avec tout l’équipement nécessaire au exploration dans des conditions extrêmes. Elle a encore deux places disponibles qu’elle nous propose à partir du 29 novembre à Ushuaia. On est tenté mais c’est trop cher (même si elle est prête a nous faire un bon prix) pour notre bourse et se n’est pas dans notre programme. Je laisse le nom et l’adresse cela peut intéresser quelqu’un pourquoi pas ? il faut faire vite : deux places pour la grande aventure antarctique ça part vite .

icebird@gmn-usa.com catherine Hew http://www.icebirdexpedition.com

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Lundi 15 octobre :

Nous allons faire notre sortie à la police fédérale tous les deux, pour le reste des papiers Domi peut le faire seul. Ça aurait été les formalités les plus simples et les plus rapide du Brésil si Domi n’avait pas oublié la déclaration de douane au bateau, l’obligeant à y retourner d’un coup de trottinette. De mon côté je fais le marché de poisson et fini les dernières courses que nous n’avons pas fait. Prépare quelques repas car la mer risque d’être agitée. Nous avons prévu de partir qu’en fin d’après midi juste à la bascule de vent. Nous aurons une longue descente au portant.

 

Salut Itajai. C’était une bonne escale technique où l’on trouve de tout où les gens sont adorables, la marina est très bien équipée et dispose te tous les services même si les prix sont un peu cher pour la nuit. On peut y laisser un bateau en hivernage sur terre plein où au ponton c’est bien surveillé même mieux que chez nous. Pour faire des réparations, c’est bien aussi. L’inconvénient c’est la couleur de l’eau plus ce qu’elle charrie !!!! La ville ne présente aucun intérêt touristique mais elle est sûre et tout y est disponible et efficace même les administrations. Nous apprendrons que les services médicaux et hôpitaux de la ville sont aussi de très bonne qualité, c’est toujours bon à savoir. Les amis de ponton nous souhaitent bon voyage en nous larguant nos amarres. Ils sont tous là à agiter la main et à prendre des photos, il y a un Uruguayen, un Brésilien, un Australien. Le monde de là mer n’a pas de frontière.

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A suivre….

Écrit par Anne et Domi

 

Départ vers le grand-sud

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Il est 8 heures, de bonne heure et de bonne humeur, nous sortons de notre loch écossais sous un temps encore maussade. La mer est courte est une houle croisée fait tanguer le bateau. Mais le vent se lève est nous faisons 30 miles sans problème. Ça fait du bien de se retrouver en mer et de faire un peu de voile après ces 2 semaines passées essentiellement au mouillage ou au moteur dans la baie. Mais c’est encore au moteur que nous finirons les quinze derniers milles jusqu’au mouillage le vent nous ayant lâchement abandonnés. Nous faisons escale ce soir à Ilha Anchieta. L’île était autrefois un pénitencier mais elle a été convertie en parc naturel et les geôles transformées en musée. Pas moyen de débarquer à terre, il y a des rouleaux sur la plage. Le mouillage est sûr mais rouleur à cause de la grosse houle du large qui contourne la pointe mais pour une nuit çà ira, on devrait s’y faire. C’est surement très joli par beau temps mais aujourd’hui avec la grisaille c’est un peu tristounet.

 

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De bonne heure nous levons l’ancre pour nous diriger cette fois-ci vers Ilha Bela. C’est une immense île tout en longueur séparée de la côte par un canal de seulement quelques miles de large et donc bien protégé. La montagne est haute et escarpée avec une forêt dense comme sur toute la côte à cet endroit du Brésil, ce qui fait son charme. Malheureusement l’endroit n’est pas trop sûr et c’est réputé pour ses nombreux vols, la proximité de Santos et de Sao Paulo dont les riches bourgeois on construit des villas superbes sur l’île y est pour quelque chose.

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Il n’est donc pas question d’y laisser le bateau seul trop longtemps. On se contentera de descendre à terre pour faire quelques courses le matin et une ballade jusqu’au centre ville l’après-midi car nous avons repérer un magasin de Croc bien achalandé et les Crocs c’est ce qui se fait de mieux comme chaussons pour le bateau (publicité gratuite J).

 

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L’endroit est coquet et les maison, hôtels et posadas sont très luxueux .La route passe juste sur le front de mer et une circulation en continue gâche un peu l’endroit ainsi que notre ballade du bord de mer. Dommage la montagne semble tellement belle et on aurait bien voulu prendre le temps de faire une ou 2 randos pour aller voir les sommets et les cascades. C’est tout le problème du Brésil : un pays superbe, des gens adorables mais une criminalité galopante que la corruption endémique de la classe dirigeante ne permet pas éradiquer.

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Deux jours plus tard, le temps qu’un front froid passe avec ses pluies et son vent fort de secteur sud, et nous voilà reparti pour notre descente du Brésil.

 

Mercredi jeudi et vendredi 11 12 13 octobre :

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Le temps semble s’être bien amélioré et nous repartons d’Ilha Bela sous le soleil. Quelques hôtels ont même ressortis leurs parasols sur leur plages privées. Nous longeons l’île sur toute sa longueur avant de retrouver le large. A peine sortis du chenal, le brouillard commence à tomber et le vent aussi. Nous contournons l’île de Alcatraz (non pas le fameux pénitencier dont on ne s’évade pas) mais on ne peut pas l’approcher elle est bien gardé par un chapelet de roches tout autour.

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C’est ce moment là que choisi un thon de 5 kilo pour prendre à ma ligne. Le bateau tangue de tous les côtés et des paquets de mer inondent le cockpit. Nous enfilons notre ciré cotten et notre harnais, sans trop de résistance le poisson est hissé à bord mais notre équilibre n’est pas très bon et le sang gicle partout sur moi. Nous avons pourtant la technique mais sur une meilleure mer. Bon bref après l’avoir vidé il finit dans le petit frigo en attendant d’être arrivé au port pour le préparer en conserve, j’en profiterai aussi pour tester la recette de thon de Fanny. La météo des prochains jours nous prévoyant le même temps qui pourrait rendre l’entrée de Rio Grande difficile, nous avons décidé de nous arrêter à Itajai. Pourquoi Itajai ? me disent François et Sophie sur google çà a l’air moche et sans aucun intérêt (comme d’ailleurs Rio Grande). Parce que c’est un port facile d’accès par tout temps et un bon endroit pour faire les formalités de sortie du Brésil, toutes les administrations étant à proximité du port.