Sardaigne 2: Mouillages idylliques et vents changeants

Le plein de vivre frais dans le garde manger et un peu plus de culture dans la tête, nous quittons Olbia dans le calme du petit matin. Le but explorer un peu les criques du sud de ce grand golfe avant de continuer notre progression vers le Nord.

Mais ce qui devait nous prendre 2 ou 3 jours relax s’avéra finalement un peu plus intense.

Nous profitons de la légère brise de Sud qui se lève à la sortie du chenal pour parer le cap Ceraso et tirer quelques bords entre entre l’île Tavolara et la terre. Vers 10:00 nous ancrons dans l’adorable crique de Girgolu bien protégée des vents de secteur Sud Est.

L’endroit est magique, eau transparente bien sûr, quelques villas autour et surtout la plage de sable blanc soulignée par les roseaux de la lagune juste derrière. Ballade à terre, mais à par la route il n’y a pas grand-chose tout le reste est privé… Nous rentrons à bord alors qu’un vent d’Ouest Nord Ouest se lève, il n’est pas encore très fort mais on est plus abrités et s’il forcit un peu….

Nouvelle vérification de la météo, nous sommes juste sur une zone de transition entre un système de SE et un autre de NO et chaque modèle la situe un peu plus sud ou un peu plus nord et çà change à chaque mise à jour… Bon ce n’est pas grave il fait beau, on va naviguer un peu. La côte Est du golfe D’Aranci devrait offrir de bonne possibilité d’ancrage pour du Nord Ouest. A 14:00 nous jetons l’ancre à nouveau dans l’anse de Terrata. Il n’y a pas beaucoup de place entre les rochers de chaque côté mais nous sommes seuls et l’abri semble bon pour du NO sur tout qu’il ne souffle vraiment pas fort pour l’instant. Mais voilà, vers 16:00 Rêve à Deux commence à tourner sont tableau arrière vers la plage, tiens tiens voudrait-il repartir. Bah ! C’est juste un courant d’air ! Mais non 10’ plus tard il y a une bonne douzaine de nœuds d’ENE et le clapot qui va avec, notre petite étendue de sable devient rapidement inconfortable. Bon ! C’est encore cette zone de transition qui bouge, si on veut un vent stable il faudrait monter encore un peu plus haut et quitter le golfe d’Aranci pour être suffisamment loin au-dessus pour arrêter de subir ces bascules incessantes. Chose dite chose faite et à peine en vue du cap Figari, le vent retourne au NO et c’est en tirant des bords dans 20 à 25 nœuds de vent sous grand voile à 1 ris et trinquette que nous arrivons finalement dans le fond de la baie de Marinella. bien à l’abri, c’est un peu comme rentrer à la maison (on y a passé 4 jours la semaine dernière).

Trois mouillages dans la même journée, on n’avait pas encore fait çà, mais c’est juste une illustration de la volatilité des conditions météo en Méditerranée. En cette saison, vu le peu de bateaux, tant que le changement de vent se passe de jour çà ne pose aucun problème, il suffit d’aller un peu plus loin dans une baie mieux abritée. En plein été, quand tous les mouillages sont bondés çà doit être beaucoup compliqué.