












Ce matin, après une nuit paisible dans le décor de rêve de ces merveilleuses îles de l’archipel Madalena, nous traversons les bouches de Bonifacio.



Temps idéal, brise légère mer plate. On contourne Budelli par le Sud et l’Ouest en explorant la fameuse Cala Marina avant de quitter les eaux Italiennes. C’est au moteur et sans un souffle que nous arrivons aux îles Lavezzi. Première étape (de la journée…)







Nous jetons l’ancre au fond de la Cala Ghiucu sur fond de sable blanc de 3 à 4 m c’est très joli, mais c’est tout petit et nous sommes Samedi (11 Mai) : de nombreux zodiacs et autres petits bateaux à moteur arrivent de Bonifacio. Dans peu de temps la Cala sera bondée et si le vent s’en mêle, çà va devenir rapidement intenable.





On lève l’ancre et on continue notre route vers l’Ouest. Le vent se lève du Nord Est et c’est sous spi que nous longeons les falaises de Bonifacio avec sa vieille ville et sa citadelle perchée au sommet.







Conditions idéales, on se paie même le luxe de réparer une petite déchirure dans le bas du spi sans l’affaler. Avec ce vent de Nord Est on se dit qu’on sera très bien dans l’anse de Stagnolu de l’autre côté du cap Feno. Mais à peine passé ce promontoire rocheux, le vent tourne à l’Ouest accompagné d’une petite houle rendant cette crique très inconfortable. On se réoriente vers la baie de Chevaneau un peu plus haut sur la côte. Là l’abri n’est pas mauvais mais les fonds ne sont pas très plats. Anne se baigne et s’aperçoit que si pour l’instant on est bien mouillé, dès que le vent tournera, la chaîne risque de s’enrouler autour des gros rochers qui parsèment le fond. Il est presque dix huit heures mais le soleil se couche tard en cette saison, on a encore le temps d’aller à la baie suivante. On est au près mais à part un petit contre bord on peut y aller en route directe. Il est 20:00 quand nous doublons la pointe de Roccapina et un quart d’heure plus tard on ancre bien à l’abri dans la partie nord de la plage de Erbaju. Il n’y a qu’un autre bateau dans cette grande baie. Il y a aussi une fête au resto de la plage qui est illuminé de centaines de bougies mais la musique est très bonne et ne nous empêche nullement de nous endormir.








Au matin nous découvrons la plage de rêve que nous nous empressons d’aller explorer. A part le resto dont tous le mobilier est fait de bois flotté artistiquement mis en œuvre nous sommes seuls (l’autre voilier a décollé de bonne heure). Derrière la dune il y a une vallée luxuriante. Cet endroit est sans doute l’une des plus belles plages que nous ayons vu (et nous en avons vu pas mal) et le temps était idéal cette nuit car on imagine facilement qu’avec un tout petit peu de Sud dans l’Ouest le mouillage deviendra rapidement intenable malgré un excellent fond de sable sans posidonie. Du temps instable est justement prévu pour les prochains jours : il faut avancer.























Petite parenthèse : si vous voulez naviguer sur les côte française de la méditerranée (y compris en corse) téléchargez l’application Domia sur votre téléphone ou votre tablette. C’est une application cartographique qui répertorie les mouillages autorisés (si si, il en reste encore…) tout en indiquant les restrictions (zones délimitées par des bouées jaunes) la nature des fonds et les herbiers de posidonies.



Pour l’instant le temps est encore très agréable et nous tirons des bords le long de la côte de la province de Sartène dans une gentille brise de N.O. Puis nous traversons le golfe de Valingo au fond duquel se trouve le port de Propriano mais nous préférons aller ancrer dans la jolie baie de Cupabia au Nord Ouest. Il y a déjà 4 bateaux. La baie est belle avec des rives boisées plutôt escarpées avec quelques tours Génoises et au fond une grande plage avec une payotte/guinguette pas encore en activité. La nuit sera paisible.















Lundi 13 mai, les gribs du matin confirment ce que l’on entrevoyait depuis quelques jours : 24 heures de temps convenable suivis dans les prochaines jours d’orages assez violents sur toute la côte Ouest de l’île et accompagnés d’une houle d’Ouest pas énorme mais suffisante pour rendre beaucoup de mouillages de cette partie de l’île de Beauté plutôt inconfortables. Nous décidons donc d’entreprendre la traversée vers le continent tout de suite. Et c’est sur la vision des sommets enneigés du Monte Cinto et du Capitello que nous quittons la Corse et mettons le cap sur Porquerole.
C’était une visite vraiment très courte mais nous connaissons bien la Corse pour l’avoir explorée en long et en large même si ça remonte à la 2ème moitié des années soixante dix!
