Rabat

Nous avions pensé faire une escale à Rabat. Il y a une marina moderne à Salè juste de l’autre côté de la rivière: la Marina Bouregreg. Mais les conditions météo en ont décidé autrement: il y avait bien une quarantaine d’heures de répit entre un coup de vent de Sud Ouest remontant le long de la côte et un autre descendant du Nord, mais les coefficients de marée étant assez forts et la rivière où se trouve la marina pouvant être en crue en raison des fortes pluies qui ont arrosé l’intérieur du pays ces derniers jours, il fallait être sûr de pouvoir ce présenter pile poil à la bonne heure pour pouvoir franchir la barre, sans avoir le droit à une deuxième chance. C’est donc en TGV depuis Tanger que nous avons rejoint la capitale du royaume.

Si nous sommes assez doués pour nous faufiler entre les avatars du climat on l’est manifestement beaucoup moins pour les dates de visites des musées. Nous sommes le 15 octobre, un mardi et lorsqu’on sort de la gare pour se présenter au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain juste à côté, on s’aperçoit que c’est le jour de fermeture hebdomadaire. Grosse déception bien sûr car les collections exposées sont parait il exceptionnelles. Mais finalement ce n’est pas du tout un soucis car il y a d’autres musées et comme les Marocains sont au boulot et touristes semblent plus intéressés par les plages et les boutiques de souvenirs que part l’art nous auront à chaque fois le droit à une visite privée et gratuite.

On commence par la Villa des Art siège de la fondation Amal.

L’exposition temporaire et consacrée au monde fantastique de Malak Iraki, une collection d’oeuvres à la fois poignantes et joyeuses d’une toute jeune artiste atteinte de trisomie 21. La fondation soutient des associations qui s’occupent de ces enfants et organise des ateliers leur permettant de s’exprimer à travers la peinture.

(Diaporama 25 photos)

Une salle était dédiée à des œuvres Orientalistes

Une partie seulement de l’exposition permanente était ouverte au public ce jour là. Elle regroupait de très belles œuvres modernes ou contemporaines utilisant des techniques classiques et des méthodes inspirées de l’artisanat traditionnel. Malheureusement la photographie était interdite.

C’est une villa moderne de style arabe typique (2006) entourée de jardins luxuriants parfaitement entretenus ou l’eau est omni présente.

Puis nous nous dirigeons vers Bab Rouah. C’est l’une des portes qui s’ouvrait dans la muraille entourant la ville et qui abrite aujourd’hui la galerie d’art municipale.

L’exposition qui s’y tient en ce moment est consacré au peintre Marocain Hamid Douieb en mettant l’accent sur l’évolution de ses œuvres et de son style à travers le 50 dernières années

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De là nous longeons les remparts en direction de la Médina (les trotinettes c’est quand même bien pratique) où nous rentrons par la porte El Had

Visite du marché aux poissons et des ruelles avoisinantes, on avale une part de pizza à la terrasse d’un café. Oui je sais ce n’est pas très marocain mais on a un train à prendre et on a plus le temps d’attendre qu’une gentille cuisinière nous prépare une bonne tajine.

La gare centrale de Rabat est dans un état de délabrement avancée (contrairement au reste de la ville qui est très propre et bien tenu). Les escaliers mécaniques ne fonctionnent plus, pas de banc, les plafonds semblent prêts à s’effondrer. Mais bon on a pas longtemps à attendre notre train arrive en gare. Ce n’est pas non plus un TGV mais un vieux tortillard bondé. On arrive tout de même à monter à bord et à trouver notre place et c’est parti direction Fès…