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Descente de l’Amazone 1

Samedi 20 décembre 2025, 11:00, nous quittons le quai. Bye bye Manaus et le Rio Negro, bonjour l’Amazone. La rencontre des eaux noires et claires de l’un avec celles ocres et boueuses de l’autre est toujours un spectacle intéressant dont même les locaux ne semblent pas blasés. Des passagers retardataires arrivent même à rattraper le ferry dans une pirogue rapide juste avant que nous changions de fleuve, une pratique courante que nous verrons très souvent sur le parcours.

L’activité principale depuis que les passagers ont commencer à monter à bord ce matin (à part pour les rares privilégiés qui comme nous ont pu bénéficier d’une suite de luxe – voir article précédent) est le montage des hamacs dans l’entrepont. Bien sûr les hamacs ne sont pas fournis chaque passager doit amener le sien, ce qui contribue grandement à l’esthétique multicolore, et aussi, vu la foule c’est plus facile pour retrouver sa place. Très rapidement, du plafond au planché tout l’espace libre est occupé, les bagages sont stockés en dessous. Impressionnant !

Côté restauration, il y a deux options. La cantine qui sert tous les jours les même 2 plats midi et soir : poulet grillé haricots riz ou ragoût de bœuf haricot riz. Le bar : nouille chinoise instantanées viande ou poulet. On comprend pourquoi on a vu tant de passager embarquer avec une glacière et nous sommes bien content d’avoir acheter des fruits, du fromage et des biscottes avant le départ. Mais bon pour une fois on fera une entorse a notre régime sans viande et on mangera plusieurs fois le poulet de la cantine qui n’était finalement pas mauvais et dont les portions ètaient trés copieuses le tout pour 25 rials (4 euros). A chaque étapes depuis le quai et parfois même pendant la navigation depuis leur pirogue des marchands ambulants viennent proposer des fruit (nous achèterons une pastèque), des boissons et même des repas, livrés au bout d’une longue perche pour atteindre le bastingage où les passagers sont accoudés.

L’ambiance à bord est excellente. Calme et bon enfant, pas de bruit ni de musique la nuit. Ce sont des gens qui rentrent chez eux pour Noël ou des familles qui vont passer les fêtes. Malgré la barrière de la langue (nous ne parlons pas portugais) on arrive à échanger quelques mots. A part un groupe de 5 back-packers autrichiens nous sommes les seuls étrangers à bord. Même l’équipage d’un premier abord un peu bourru s’est avéré serviable et très sympathique.

Les rives tantôt boisées tantôt recouvertes de pâturages (mais la forêt n’est jamais loin) défilent de chaque côté du navire. Le fleuve charrie de nombreux troncs d’arbres dont le ferry évite les plus gros. Il y a aussi un peu de trafic maritime ce sont soit des convois de 6 ou 9 barges amarrées ensemble à leur pousseurs avec des cargaisons allant des hydrocarbures au sable ou au bois, soit des navires de haute mer style cargo ou porte container.

Les jours passent rapidement à musarder sur le pont en admirant le paysage (quand il fait beau) ou en lisant un bon bouquin allongé sur la couchette (quand il pleut, c’est la saison). Croisière super relax, çà fait du bien !

Manaus, le dèpart

Nous sommes donc à l’aèroport de Manaus. Tous les agents de voyage nous confirme aucune place disponible avant le 27 décembre quelque soit la destination. Nous ne sommes que le 18/12 il va falloir trouver une autre solution pour rentrer à bord. L’option ferry pour Belém et bus pour Joao Pessoa semble la seule encore possible. Au moins si on ne rentre pas tour de suite on pourra voir du pays ! Mais le prochain ferry ne part que le 20. On se trouve rapidement une chambre d’hôtel et on rentre en ville en Uber. Le réceptionniste nous explique très gentiment comment prendre un billet de ferry (agent officiel à l’entrée du marché municipal Adolpho Lisboa). On dîne fort agréablement à une terrasse sur la place du Teatro Amazonas illuminée où se tient le marché de Noël.

Le marché municipal est à 10’ de marche de l’hôtel, Nous y sommes à 08:00. L’agent nous trouve tout de suite une cabine, le prix est à peu près le même qu’annoncé hier par un autre intermédiaire mais cerise sur le gâteau, le bateau étant déjà à quai, dès que l’équipage aura fini le ménage on pourra déposer nos affaires et y dormir ce soir (le ferry ne part qu’à midi demain) ce qui nous fait l’économie d’une nuit d’hôtel. Le voyage dure 4 jours nous arriverons le 24 dans l’après-midi.

En attendant nous revisitons les marchés. Nous achetons quelques fruits pour le voyage.

Puis pendant que nous prenons un deuxième p’tit dej’ avec l’agent j’en profite pour regarder les vols au départ de Belém. On interroge un de ses amis qui travaille pour la compagnie Latam mais toujours rien. Finalement c’est sur le site d’Azul que je trouve 2 places sur un vol Belém -Joao Pessoa (via Sao Paulo) dans l’après-midi du 25/12. Je réserve tout de suite en ligne et dans l’après-midi nous faisons (rebelote) un saut au bureau d’Azul à l’aéroport pour vérifier que cette fois-ci il n’y a aucun soucis avec la réservation (voir cet article) . L’employée nous confirme que le billet est bien confirmé et que tout est en ordre. « A bord du ferry, deux jours plus tard nous recevront un message que le billet à été annulé et remboursé (comme la dernière fois). Personne n’a su nous expliquer la raison exacte de ces annulations mais nous sommes apparemment très nombreux à rencontrer ce type de problème sur les vols domestiques. Il semblerait que ce soit dû au fait que nous sommes étrangers, sans numéro fiscal brésilien et/ou sans billet de retour pour notre pays d’origine. Une parade serait d’utiliser un site de réservations international style Opodo ou autre mais la fiabilité ne semble pas toujours au rendez-vous. La solution est de réserver dans les 24 heures précédent le vol pour avoir le temps d’embarquer avant l’annulation ».

Nous sommes bien content que l’agent nous accompagne à bord car la gare maritime est un joyeux bazar entre son quai où les navires sont amarrés dans tous les sens, où les camions arrivant se faufilent entre ceux déjà garés pour venir au plus près du quai décharger leurs marchandises à dos d’homme. La gare maritime, moderne et fonctionnelle, n’est en fait qu’un immense bar à bière.

Nous passons le reste de la journée à visiter le vieux centre ville de Manaus. Une partie des édifices datant de l’époque coloniale ont été restaurés mais beaucoup ont été tout simplement abandonnés et se délabrent rapidement en raison de la chaleur et de l’humidité. Les rues piétonnes sont bondées, il faut se faufiler entre les étalages des marchands.

Avant la tombée de la nuit nous rentrons à bord. La cabine est assez grande avec un grand lit double et un cabinet de toilette avec douche (ce qui lui vaut la qualification de suite…) mais çà n’a rien à voir avec le standing et le confort des cabines proposées pour un prix similaire par les compagnies méditerranéennes. Ici c’est parois rouillées sans décoration, fuyant quand il pleut ou condensant quand le voisin met la clim, salle de bain carrément glauque… mais bon, le matelas est bon, pour 4 nuits çà devrait le faire !

Rio Négro « dernier jour »

Dès le p’tit déj avalé nous décollons de notre petite plage paradisiaque pour descendre le fleuve moins d’une kilomètre jusqu’à la Casa Cabocla Heliconia. Le propriétaire à aménagé un sentier de randonnée dans sa forêt. Il faut se rappeler que cette forêt primaire est absolument impénétrable sans un sentier entretenu sauf à être un local armé d’une bonne machette de beaucoup de courage et de temps à revendre.

Nous sommes à une vingtaine de kilomètres seulement de la forêt où nous étions hier matin. Et pourtant elle est à la fois la même est très différente. Et au niveau bestioles on est carrément gâtés. En plus des petites araignées colorées dans leur toile on a le plaisir de faire la connaissance d’un superbe phasme et surtout d’une mygale énorme.

Notre guide et le propriétaire des lieux marchent devant, Anne marche au milieu en s’arrêtant souvent pour faire des photos je ferme la marche en flânant. Soudain, juste où j’allais poser mon pied, j’aperçois un individu rayé se tortillant sur le sol. « Sylvia! vous avez vu il y a un joli serpent là, c’est quoi? » « un serpent c’est pas possible on vient de passer là . On fait super attention mais on a rien vu, il a du traverser entre Anne et toi, surtout ne bouge pas! » disent-ils en cœur. Notre reptile reste là juste le temps qu’on le prenne en photo puis poursuit sa route sinueuse sans même nous regarder. Ce serait un Fer de Lance, serpent assez commun dans tout le bassin amazonien et l’un des plus venimeux.

On termine la ballade sous une pluie diluvienne et on rentre au bateau trempés comme des soupes. Pour notre dernier repas à bord Francesca nous a préparer un super dessert. La dernière bouchée avalée, il est temps de mettre le cap sur Manaus.

Il y avait un arrêt prévu au musée du caoutchouc sur la rivière Teruna Mirim juste avant la ville. Mais il est trop tard, on a préféré passer plus de temps dans la forêt.

Tout le monde barre pour les derniers milles. Nous arrivons à Manaus vers 16 heures: fin de l’aventure. Absolument pas! En fait elle commence juste.

Nous n’avons pas de billet pour rentrer à Jacaré. On aimerait bien descendre jusqu’à Belém en ferry. Avec l’aide de Sylvia on interroge une agence sur le port mais il n’y a pas de départ avant 2 jours et le prix d’une cabine, s’il en reste, nous semble exorbitant quant à la perspective de dormir 4 nuits en hamac dans un entrepont surpeuplé ça ne nous enchante guère. On profite du chauffeur de l’agence pour aller directement à l’aéroport mais avec Noël dans quelques jours tous les vols au départ de Manaus sont complets jusqu’au 28.

Que va-t-on faire? Vous le saurez en lisant le prochain article…

Rio Négro « jour 5 »

Ce matin nous partons pour une grande ballade en foret. Elle commence dans le jardin du propriétaire mais trés vite nous retrouvons la forêt primaire. Chaque végétal, chaque animal a un rôle dans la vie de l’écosystème.

Les amérindiens ont utilisés la sève des arbres et des plantes depuis la nuit des temps à des fins médicinale. Beaucoup sont aujourd’hui encore utilisés comme base par l’industrie pharmaceutique comme par exemple la quinine ou sous forme d’huiles essentielles par les médecines douces. Les grands parfumeurs ne sont pas en reste et des parfums célèbres ont été créés à partir d’arbre de la forêt comme le Chanel n°5 que nous avons eu le plaisir de sentir.

Dans cette forêt, l’animal roi c’est l’insecte. Il y en aurait 2,5 million d’espèces d’insectes en Amazonie. ils sont partout mais pour les identifier c’est une autre paire de manche: amusez vous bien!

Après cette matinée bien remplie nous entamons la redescente du fleuve hé oui! Demain c’est le sixième jour de cette aventure et le bateau doit être rentré à Manaus dans l’après midi. Juste avant la nuit nous plantons l’étrave sur la plage de la petite langue de sable juste en face du village (ou plutôt la communauté comme on dit ici) d’Arara.

Rio Négro « Jour 3 et 4 »

Reveil en face d’une jolie plage à l’eau miroitante. On remonte à nouveau la rivière ou nous étions hier.

L’activité du jour c’est une baignade avec les dauphins roses. Espèce endémique du bassin de l’Amazonie vivant exclusivement en eau douce. Ce sont des dauphins sauvages vivant ici en liberté. C’est assez drôle de jouer avec eux pendant que le montreur les attire avec des poissons mais ce n’est pas écologique car il deviennent dépendant de l’homme pour une part non négligeable de leur nourriture.

Après un bon moment dans l’eau chaude et claire (vu sa couleur on se croirait dans une grande tasse de thé) on continue la remontée du fleuve. Pose déjeuner dans une petite crique, juste avant Santa Maria. On en profite pour laisser passer un gros orage avec des pluies diluviennes. nous ne sommes qu’au début de la saison des pluies et le niveau du fleuve est encore bas. L’orage passé on continue la remontée du fleuve et on se niche tout au fond d’un adorable petit bras latéral juste à la tombée de la nuit.

Le matin suivant, Bachir le marin nous amène sur l’embarcation du bateau explorer la rivière est ses bras aux alentours. Il y a quelque chose de différent à découvrir au détour de chaque méandre, végétal ou animal. Les oiseaux sont particulièrement présents. on passera un petit moment à observer les Cassiques huppés ces oiseaux noirs au bec et à la queue jaune qui construisent leur nids suspendus aux branches d’un même arbre rassemblant toute une colonie. Des légendes circulent à leur sujet. il y aurait eu un pacte entre une déesse, des humains et ces oiseaux et qui expliquerait leur comportement.

En fin de matinée nous rentrons au bateau pour continuer la remontée du fleuve jusqu’à la rivière Cuieiras.

Déjeuner en route. Arrivés à destination le propriétaire des lieux un constructeur de bateau et éleveur de canards nous prête un canoé pour remonter la petite rivière mais le niveau de l’eau est encore trop bas et c’est à pied que nous finissons le trajet jusqu’au chutes. Baignade dans un eau limpide et fraiche. nous finissons la journée en explorant l’aval de la riviére à la pagaie.

Pour le dîner notre hôte fait griller un très gros poisson plat fraichement pêché.

Rio Négro « Jour2 »


Départ après un petit déjeuner bien copieux on discute le programme des prochains jours.

Il y a beaucoup trop de visite de villages de différentes ethnies au programme ce qui ne nous plait pas trop : Nous sommes venu voir la nature et nous comprenons parfaitement qu’il faut leur permission pour marcher sur leurs terres. Nous avons un peu de mal à la convaincre, mais finalement elle accepte de modifier son programme pour inclure plus de ballades en forêt ou en pirogue à la place des visites de village et de folklore Amazonien.

Dans la matinée visite d’une petite ferme bio au fond de l’igarapé Acajituba ou la propriétaire Gisèle, qui est aussi une guérisseuse locale réputée, cultive des plantes aromatiques et médicinales ainsi que du manioc. On a le droit à une belle démonstration de préparation de farine et de tapioca à l’ancienne : saviez vous que le manioc est très toxique sans préparation adéquate. La toxine du manioc, la linamarine, ce transforme en acide cyanhydrique ( aussi appelé cyanure : un poison violent) lorsqu’il entre en contact avec la linamarase, une enzyme qui est libérée quand les cellules des racines de manioc se rompent.

Les gens du village nous disent qu’ils ont aperçu un paresseux. Nous allons le voir dans l’après-midi (çà ne se déplace pas très vite) .

Puis nous partons pour une grande virée avec la pirogue en alu du bord. Cette terre ou se trouve la ferme de Gisèle et d’autres villages est en fait une très grande île délimitée par un labyrinthe de canaux, rivières et autres plans d’eau. Là pendant plus de 3 heures et plusieurs dizaines de km on découvre la faune et la flore de cette zone humide et de la forêt qui l’entoure.

La nuit tombe mais nous y sommes encore : c’est le moment le plus propice pour voir des crocodiles.

On ressort dans une grande baie toute proche du Rio Negro, Heureusement pendant ce temps le capitaine avait repositionné le bateau bien à l’abri de la pointe appelée Praia da Ponta. Ouf ! on aura pas toute la rivière à remonter surtout qu’il fait bien nuit et qu’il commence à pleuvoir…

Rio Negro Jour 1

Après quatre heures et demie de vol (c’est grand le Brésil) nous nous posons à Manaus. Il est 01:30. Uber jusqu’à l’hôtel, il nous reste quelques heures à dormir.

A 09:00 comme convenu Sylvia notre guide vient nous chercher. Nous avons cassé la tirelire et réservé un bateau traditionnel pour 6 jours rien que pour nous pour explorer le Rio Negro au nord-est de Manaus.
On commence par faire le marché, très pittoresque avec bien sûr les fruits locaux. Et si nous identifions facilement bananes mangues et autres papayes d’autres nous sont totalement inconnus. Silvia s’empresse bien sûr de combler nos lacunes. Beaucoup de ces fruits sont surtout utilisés pour faire des jus nous aurons l’occasion d’en déguster à bord.

La partie du marché la plus impressionnante est sans aucun doute celle du poisson: issus exclusivement du (des) fleuve(s) ils sont d’une variété étonnante. On retiendra: le plus gros de tous l’arapaima ou pirarucu, le plus connus le piranha, le tambaqui très gros lui aussi et il mange principalement des fruits, et le poisson chat blindé et son armure digne d’un film de science fiction mais il y en a des dizaines d’autres dont nous n’avons pas retenu les noms.

Un peu plus loin sur le bord du fleuve il y a le marché municipal Adolpho Lisboa. C’est un très beau bâtiment de style art déco dont la conception serait due à Gustave Eifel lui même (mais ce n’est pas prouvé). Une partie abrite des boutiques d’artisanat local tandis que l’autre est consacrée aux plantes médicinales de la forêt amazonienne et à leurs essences qui peuvent soigner toutes les maladies existantes comme donner naissance aux parfums les plus célèbres de grands couturiers.


Les courses achevées on peut enfin embarquer. Première étape nous fait longer toute la zone portuaire et industrielle pour aller voir le confluent où les eaux claires mais noires et acide du Rio Negro rencontrent les eaux boueuses chargées d’argile de l’Amazone sans vraiment se mélanger. Intéressant certes mais cette vue certes unique justifie-t-elle 2 heures aller et 2 heures retour à travers un paysage industriel.


Nous revenons en face de Manaus au fond d’un petit bras du Rio.

Ballade sur une passerelle à travers la forêt du « Parque Nacional Do Janauari » pour admirer des singes hurleurs et quelques oiseaux jusqu’à un étang ou flottent des nénuphars aux feuilles de près d’1 mètre de diamètre, normalement il y a des crocos qui si promènent mais pas aujourd’hui.


Pour la nuit nous continuons la remontée du fleuve en passant sous le pont. Juste avant la tombée de la nuit nous sommes cueillis par deux gros orages accompagnés de fortes pluie. Mais le mauvais temps s’éloigne rapidement et nous nous amarrons à la rive bien à l’abri dans une petite crique de la rive sud d’Amazon Island.

Nous y passerons une très bonne nuit après un excellent repas de poisson local préparé par notre cuisinière Francesca.

Jacaré et João Pessoa

En tout début de matinée le marinho vient nous voir à l’ancre et nous demande très gentiment de venir nous amarrer au bout du ponton pour être près à rejoindre notre place définitive quant la marée sera étale. A l’heure dite il nous demande de préparer 2 longues aussières à l’avant et de le laisser faire. Il détache nos amarres et, tout tranquillement se sert du peu de courant pour le faire pivoter autour du ponton et rentrer tout doucement à sa place ou on l’amarre par l’arrière puis il saute dans son zodiac pour aller attacher nos aussières au bout qui remonte de la chaîne mère et voilà, le tout est joué! On n’avait jamais vu de manœuvre de port aussi fluide et le tout moteur éteint. Nous sommes dimanche et ce lundi est férié ici Il va falloir attendre mardi pour faire les formalités d’entée au Brésil. Mais çà ne nous empêche pas d’aller faire les courses. Les supermarchés sont côté océan de la péninsule mais la Marina met à disposition des vélos exprès pour ça. Le soir apéro avec l’équipage d’Hippocampe un Sun Magic 44 d’Arzal qui boucle sont tour du monde (ils arrivent tout droit d’Afrique du Sud)

Mardi on fait les formalités au port de Cabedelo d’abord: Policia Fédéral pour les passeports et Receita Fédéral (la douane) puis en ville à João Pessoa pour la marine (Capitania do Porto) tout ce passe comme sur des roulettes et à 11 heures nous sommes de retour au bateau.

Mercredi on va se balader en ville. João Pessoa a été fondée sous le nom de Filipéia de Nossa Senhora das Neves en 1585 elle est devenue Frederikstadt pendant l’occupation hollandaise entre 1634 et 1654 et plus tard Parahyba do Norte et Cidade imperial à l’époque impériale. Le 4 septembre 1930, elle a reçu le nom de João Pessoa en hommage à l’homme politique João Pessoa assassiné à Recife la même année.

C’est un mélange intéressant d’architecture portugaise baroque et nèo classique, de quartiers populaires modestes et de gratte-ciels modernes. Visiblement de nombreux bâtiments anciens ont été restaurés ou sont en cours de réhabilitation mais il en reste encore beaucoup qui exhibent leurs façades rongées par la moisissure et leurs fenêtres ouvertes, ouvertes sur un néant sans toit ni plafond.

Il y a 3 façons pour se rendre en ville depuis la marina. le taxi environ 100 r$ la course (réserver à l’avance par l’intermédiaire de Nicolas), le train (15′ de marche de la marina) toutes les demi-heures ou toutes les heures suivant le jour et l’heure quelques r$ le ticket et enfin Uber 40 à 50 r$ paiement par carte dans l’appli temps d’attente max 7′.

Mais le plus clair de notre temps passé à Jacaré est consacré à la préparation de notre « sortie de fin d’année ». Pour célébrer notre passage en septième décennie nous avons décidés de nous offrir un voyage en Amazonie. On avait envisagé la possibilité de remonter avec Rêve à Deux jusqu’ à Belém et aviser à partir de là. Mais nous sommes déjà au début de la saison des pluies, la remontée de l’estuaire peut-être compliquée et il y a très peu d’endroits sûrs où laisser le bateau en sécurité pendant notre escapade. Alors qu’ici a Jacaré la marina est parfaite et il n’y a aucun risque.

Je vous passe les détails de toutes les difficultés pour trouver un voyage qui nous convienne: beaucoup d’opérateurs ne fonctionne pas pendant les fêtes ou ne peuvent rien nous proposer car le délai est trop court. Mais c’est une fois le choix fait et la réservation commencée que vrais difficultés commencent: règler avec une carte de crédit étrangère sur un site brésilien est un vrai cauchemar: paiement refusé ou accepté puis annulé et remboursé parce qu’on a pas de numéro fiscal brésilien etc.

Finalement on y arrive et le 13/12/2025 nous prenons le taxi pour Recife d’où part notre vol pour Manaus. Il nous faut arriver au mois 4 heures avant le départ pour régler les problémes de paiement du vol c’est pas gagné…