Rio Négro « Jour2 »


Départ après un petit déjeuner bien copieux on discute le programme des prochains jours.

Il y a beaucoup trop de visite de villages de différentes ethnies au programme ce qui ne nous plait pas trop : Nous sommes venu voir la nature et nous comprenons parfaitement qu’il faut leur permission pour marcher sur leurs terres. Nous avons un peu de mal à la convaincre, mais finalement elle accepte de modifier son programme pour inclure plus de ballades en forêt ou en pirogue à la place des visites de village et de folklore Amazonien.

Dans la matinée visite d’une petite ferme bio au fond de l’igarapé Acajituba ou la propriétaire Gisèle, qui est aussi une guérisseuse locale réputée, cultive des plantes aromatiques et médicinales ainsi que du manioc. On a le droit à une belle démonstration de préparation de farine et de tapioca à l’ancienne : saviez vous que le manioc est très toxique sans préparation adéquate. La toxine du manioc, la linamarine, ce transforme en acide cyanhydrique ( aussi appelé cyanure : un poison violent) lorsqu’il entre en contact avec la linamarase, une enzyme qui est libérée quand les cellules des racines de manioc se rompent.

Les gens du village nous disent qu’ils ont aperçu un paresseux. Nous allons le voir dans l’après-midi (çà ne se déplace pas très vite) .

Puis nous partons pour une grande virée avec la pirogue en alu du bord. Cette terre ou se trouve la ferme de Gisèle et d’autres villages est en fait une très grande île délimitée par un labyrinthe de canaux, rivières et autres plans d’eau. Là pendant plus de 3 heures et plusieurs dizaines de km on découvre la faune et la flore de cette zone humide et de la forêt qui l’entoure.

La nuit tombe mais nous y sommes encore : c’est le moment le plus propice pour voir des crocodiles.

On ressort dans une grande baie toute proche du Rio Negro, Heureusement pendant ce temps le capitaine avait repositionné le bateau bien à l’abri de la pointe appelée Praia da Ponta. Ouf ! on aura pas toute la rivière à remonter surtout qu’il fait bien nuit et qu’il commence à pleuvoir…