Dès le p’tit déj avalé nous décollons de notre petite plage paradisiaque pour descendre le fleuve moins d’une kilomètre jusqu’à la Casa Cabocla Heliconia. Le propriétaire à aménagé un sentier de randonnée dans sa forêt. Il faut se rappeler que cette forêt primaire est absolument impénétrable sans un sentier entretenu sauf à être un local armé d’une bonne machette de beaucoup de courage et de temps à revendre.












Nous sommes à une vingtaine de kilomètres seulement de la forêt où nous étions hier matin. Et pourtant elle est à la fois la même est très différente. Et au niveau bestioles on est carrément gâtés. En plus des petites araignées colorées dans leur toile on a le plaisir de faire la connaissance d’un superbe phasme et surtout d’une mygale énorme.

















Notre guide et le propriétaire des lieux marchent devant, Anne marche au milieu en s’arrêtant souvent pour faire des photos je ferme la marche en flânant. Soudain, juste où j’allais poser mon pied, j’aperçois un individu rayé se tortillant sur le sol. « Sylvia! vous avez vu il y a un joli serpent là, c’est quoi? » « un serpent c’est pas possible on vient de passer là . On fait super attention mais on a rien vu, il a du traverser entre Anne et toi, surtout ne bouge pas! » disent-ils en cœur. Notre reptile reste là juste le temps qu’on le prenne en photo puis poursuit sa route sinueuse sans même nous regarder. Ce serait un Fer de Lance, serpent assez commun dans tout le bassin amazonien et l’un des plus venimeux.

On termine la ballade sous une pluie diluvienne et on rentre au bateau trempés comme des soupes. Pour notre dernier repas à bord Francesca nous a préparer un super dessert. La dernière bouchée avalée, il est temps de mettre le cap sur Manaus.


Il y avait un arrêt prévu au musée du caoutchouc sur la rivière Teruna Mirim juste avant la ville. Mais il est trop tard, on a préféré passer plus de temps dans la forêt.









Tout le monde barre pour les derniers milles. Nous arrivons à Manaus vers 16 heures: fin de l’aventure. Absolument pas! En fait elle commence juste.
Nous n’avons pas de billet pour rentrer à Jacaré. On aimerait bien descendre jusqu’à Belém en ferry. Avec l’aide de Sylvia on interroge une agence sur le port mais il n’y a pas de départ avant 2 jours et le prix d’une cabine, s’il en reste, nous semble exorbitant quant à la perspective de dormir 4 nuits en hamac dans un entrepont surpeuplé ça ne nous enchante guère. On profite du chauffeur de l’agence pour aller directement à l’aéroport mais avec Noël dans quelques jours tous les vols au départ de Manaus sont complets jusqu’au 28.

Que va-t-on faire? Vous le saurez en lisant le prochain article…
