Noël à Bélem


Il est 19:30, les rues sont déjà désertes. Nous avons réservé une chambre à l’Atrium Hôtel Quinta De Pedras un très beau bâtiment colonial, au grand patio, proche du centre historique. Mais nous n’avons rien prévu pour le réveillon. Le resto est bien entendu fermé comme beaucoup d’autres ce soir et ceux encore ouverts n’ont plus de tables libres. Heureusement, le réceptionniste parvient à nous réserver une table dans un autre établissement de la chaîne à 10’ de là.

Le repas est très bon pour un prix abordable et l’ambiance est familiale. A 23:30 nous sommes de retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil (pas besoin de l’attendre le père Noël cette nuit: pour nous est déjà passé « quel beau voyage! » ).

Nous l’avons déjà noté dans un article précédent mais pour tous les déplacements urbains au Brésil UBER est vraiment la bonne solution. Commander votre véhicule en quelques clics à toute heure du jour ou de la nuit (y compris celle de Noël) le prix est fixé et payé sur l’application, les véhicules sont en très bon état et les chauffeurs très courtois.

Au matin nous sommes frais et dispo pour partir explorer les environs. Nous sommes le 25 décembre la ville est complétement déserte.

Ce calme ambiant nous arrange bien car nous n’avons malheureusement que la matinée pour visiter cette ville pleine d’histoire. En fait nous avons finalement réussi à refaire notre réservation pour le vol sur Joao Pessoa hier soir (saturé pour les autres jours du mois de décembre) et nous partons donc cet après midi.

Les bâtiments historiques sont nombreux, Nous dirigeons nos pas vers la place Caetano Brandão. C’est là que se trouve la cathédrale où les seuls qui n’ont pas fait la fête toute la nuit semblent rassemblés. De l’autre côté de la place c’est Le fort de Precepio construit en 1616. Autour, des bâtiments du XVIIIème siècle:

Puis nous descendons vers les quais par la place du Relogio complètement déserte à l’exception de quelques sans abris (nous avons vu en allant au resto hier soir plusieurs distributions caritatives organisées pour eux). Le port de pêche n’est pas plus animé à part les vautours qui se disputent les dernières carcasses de poissons oubliées là.

Quand au marché quelques échoppes sont ouverte malgré tout.

Nous arrivons sur les docks. Poumon économique de la région, ils ont été construit au XIXème siècle puis modernisés au XXème pour répondre principalement au développement des exportations de caoutchouc. Depuis le début des années 2000 ils ont été transformés en zone de loisir avec de nombreux bars et restaurants ainsi que des espaces dédiés pour les évènements culturels.

Voilà, nous n’aurons fait qu’entrevoir cette ville mais il est déjà midi, temps pour nous d’aller à l’aéroport. Pas d’huitres ou de dinde au marrons pour nous cette année on se contentera d’une pizza dans un bar du terminal.