Aurevoir Jacaré bonjour Cayenne

Le 26/12/2025 nous retrouvons REVE A DEUX au ponton de Jacaré. Comme nous avons bien profité du Brésil nous avons décidé d’aller directement en Guyane. Et il y a un autre argument important, c’est le fort courant qui longe la côte nord du Brésil. Imaginez un flux constant de près de 3 noeuds sur la route directe entre 30 et 100 milles de la côte. Un tel bonus ça ne se laisse pas passer!

Le temps de faire les formalités de départ (nombreux jours fériés pour les fonctionnaires), les courses pour une dizaine de jours, un petit nettoyage de la carène en apnée (c’est incroyable comme les algues et les coquillages ont poussés en 15 jours, on ne voit même plus l’hélice) et nous sommes déjà le 31. Ce n’est pas encore cette fois-ci qu’on réveillonnera! Notre dernière image de la côte brésilienne sera les entrepôts du port de Cabedelo.

Une fois doublé la pointe Nord Est du Brésil la traversée s’avère l’une des plus cool que nous ayons fait. Parfois un ris en début de nuit relâché le matin. Pleine lune d’un bout à l’autre. Les oiseaux font leurs habituelles pose nocturne sur le balcon arrière. Nous voguons suffisamment loin de la côte pour ne pas rencontrer de pécheurs ni de filets. Le tout à une vitesse moyenne de 7,5 nds sur 1300 milles sans pratiquement jamais dépasser les 6 nœuds en surface, un vrai tapis roulant. Bon, d’un autre côté on a sûrement raté des choses intéressantes sur la côte brésilienne mais ce sont des endroits pas forcément facile d’accès avec notre tirant d’eau et des marées importantes.

Noddi brun (Anous stolidus) une espèce classée « vulnérable »

Bref, 7 jours plus tard nous arrivons à temps pour franchir la barre et remontons la rivière Mahuri pour ancrer juste aprés le port de Dégrad des Cannes.

Il n’y a plus de port de plaisance à Dégrad des Cannes. Les pontons sont toujours là mais ils sont utilisés par des pêcheurs brésiliens. On peut y amarrer les annexes et remplir des bidons d’eau. Par contre il n’y a rien à proximité. Les restos les plus proches (chinois, ouvert le midi seulement) sont dans la zone industrielle portuaire à 30′ de là et pour les commerces c’est Carrefour Market à 5 km de là. Donc pour ne pas être coincés on loue une voiture tout de suite et tant qu’à avoir une voiture on va en profiter pour explorer le département.

On commence par un bon pho au resto vietnamien des halles de Cayenne. Puis on va sur l’ancien port complètement envahi par la mangrove. Le quai et les bites d’amarrage semblent se retrouver en pleine forêt. Un vrai film de science fiction.

De nombreux bâtiments de la vielle ville sont restaurés mais beaucoup restent encore à faire. Nous y viendrons pour une visite plus approfondie avant de repartir.

Comme aujourd’hui il ne pleut pas on préfère aller voir les parcs naturels de l’île. Oui, je sais que ce n’est pas évident mais Cayenne est une île même si ce qui la sépare du continent ne sont maintenant que des zone humides.

On commence par la plage de Montabo, la plus proche du centre ville et du Lycée polyvalent Melkior-Garré. Elle est protégée car c’est un lieu de reproduction pour les tortues mais la saison de la ponte ne commence qu’en février.

On enchaîne par la plage de Bourda, protégée pour la même raison. Dans ces deux endroits la baignade est interdite est-ce en raison du fort courant côtier qui longe le rivage ou parce que c’est un espace protégé?, nous ne le sauront pas.

Le sable de la plage retient une lagune qui se transforme en une zone humide un peu plus au sud. C’est la saline de Montjoly, lieu de protection de la faune et de la flore avec un beau sentier aménagé. le ciel menace il est temps de faire demi tour , dommage !

Après 7 jours en mer ça fait le plus grand bien de nous dégourdir les jambes. Notre première impression de la Guyane est très positive. On a adoré ce que nous avons vu, La nature si près de la ville est présente partout et aussi bien protégée, les gens sont gentils. On a hâte d’en voir plus.