Bon, on est en Guyane il faut quand même aller voir à quoi ressemble, en vrai, notre fameux Centre Spatial Européen


Pour visiter le site lui-même (en bus) il faut réserver au mois 48 heures à l’avance. Nous nous contenterons donc du musée. Beaucoup des animations et des présentations sont destinées aux enfants des écoles primaires et même pour cette tranche d’âge elles gagneraient à être remises au goûts du jour pour être plus interactives et plus immersives.



Non ce n’est pas un astronaute, aucun vol habité n’a été lancé depuis Kourou et aucun n’est d’ailleurs prévu, c’est la tenue de travail des mécanos fusées.
Evidemment le site n’a pas toujours été une base spatiale. Le projet débute en 1964 quelques années après que nous ayons été virés du Sahara algérien. Les habitants de l’époque ont été expropriés et beaucoup n’ont pas été indemnisés correctement. Le CNES s’en excuse sur certains des textes affichés. La base est officiellement terminée en 1969 et le premier tir est effectué le 10/03/1970.
Le plus intéressant de l’expo est sans doute la partie historique et archéologique. Beaucoup semble avoir été fait pour préserver ce qui pouvait l’être.













Construit dans une zone de savane il n’y a pas eu d’abattage massif de forêt. De plus les surfaces utilisées par « les pas de tir », les halls de montage et les divers bâtiments représentent une faible proportion des 750 km2 occupé par le centre. D’un point de vue écologique son impact aurait pu être très faible voir même aider à la conservation, ce dont se vente d’ailleurs le CNES.



Mais c’est sans compter sur les lancements. Les booster des fusées, ces gros réacteurs latéraux qui leur permettent de s’arracher du sol, avant de se détacher et de retomber sur terre après quelques minutes, fonctionnent au propergol solide. C’est un produit chimique hautement toxique à base notamment de perchlorate d’ammonium et d’aluminium qui en brulant dégage entre autre de l’acide chlorhydrique. Ariane 6 est équipée de 2 boosters contenant chacun environ 142 tonnes de propergol. Avec 9 lancements en 2025 on imagine les retombées et leurs effets sur la faune et la flore même si le centre guyanais prétend effectuer de nombreuses mesures sans noter d’impact significatif. Les animaux présentés sur les diaporamas semblent effectivement se porter à merveille. Green-washing ou réalité?

