On vous avait promis de refaire une visite de la ville en flânant un peu plus que le premier jour. Si la ville c’est maintenant étendue sur une grande surface ou ont fleuri de grandes zones résidentielles et industrielles le vieux centre historique a su garder son charme d’antan.


















on commence par le port de pêche, autrefois sur la rive du fleuve, il n’est maintenant accessible que par d’étroits canaux se faufilant à travers la mangrove.






Nous avons d’ailleurs retrouvé sur Google des photos du port prises en 2018 pour les 2 premières et 2024 pour la 3ème. Quand on les compare aux 3 suivantes que nous venons de prendre au même endroit, c’est ahurissant de constater la croissance fulgurante de la mangrove.

























Puis nous grimpons au mont Cépérou accompagné d’un adorable reptile quadrupède. Cette colline domine la cité et l’embouchure. Elle est couronnée par un fort dont le rôle était de défendre la ville contre quelques attaques étrangères mais surtout contre la vindicte des population locales (amérindiennes) qui luttaient pour leur terre et leur indépendance. Elles n’ont d’ailleurs jamais été vaincues mais leur résistance s’est affaiblie quant ils ont été décimés par les maladies importées par les occidentaux. Des panneaux judicieusement disposés autours de la cour du fort rappelle leur histoire et réhabilite leur culture.















En redescendant on traîne autour de la préfecture jusqu’à l’ancienne poudrière, puis dans les rues de la ville et leurs demeures à l’architecture si particulière.










Nous finissons cette journée par la visite du Musée Alexandre-Franconie. Les salles du réez de chaussée sont consacrées à la faune locale. Si la partie sur les vertébrés ne nous emballe pas (animaux empaillés) la section d’entomologie s’avère beaucoup plus intéressante surtout pour notre co-skippeuse qui c’est récemment découvert une passion pour les insectes (mais ça, vous l’aviez sans doute remarqué) d’ailleurs nous en profitons pour ouvrir une nouvelle rubrique.


























































Le premier étage est lui dédié à l’histoire et à l’art avec notamment des poteries et autres artefacts d’origine indigènes mais aussi des peintures réalisés par des bagnards.



















































Voilà, il est temps de rentrer à bord. Au cours de ces quelques jours passés en Guyane nous aurons découvert tellement de choses. Et il y en tellement plus à explorer. Non en Guyanne il n’y a pas que le bagne et les fusées Ariane. Il y a une histoire méconnue (même si elle n’est pas forcément très glorieuse) et surtout il y a une nature fantastique dotée d’une faune et d’une flore d’une richesse insoupçonnée. A voir et à revoir!
