Nous avons loué une voiture pour 5 jours (25 EUR/jour km illimité) histoire d’explorer un peu le pays mais la météo n’est pas formidable le premier jour elle tourne même au déluge.
Le Suriname a beaucoup moins de parc naturels que la Guyane et 1 seul semble être accessible par la route et présenter quelques sentiers balisés c’est le parc naturel de Brownsweg au bord du grand lac de Brokopondostuwmeer formé par le fleuve Suriname. Il n’est qu’à 95 km de Domburg, c’est donc vers là que nous nous dirigeons. Mais la piste de 15 km qui y va depuis le village est absolument impraticable même avec le SUV que nous a prêté le loueur en attendant que la petit citadine louée soit prête. Les trous plein d’eau sont énormes et trop profonds. Mais bon on ne regrette pas trop parce qu’avec les intempéries que nous subissons ce n’était de toute façon pas prudent de nous promener en forêt, on va donc rester sur la route principale pour voir ou elle nous mène.




















Dans cette partie du pays, la grande mixité ethnique constatée tout au tour de Paramaribo n’existe pas. Ici on voit seulement des « marrons » (appelés aussi bushinengues) descendants des esclaves affranchis au siècle dernier et victimes de massacres par l’armée pendant la révolution de 1985 à 1992. Leur installation dans la région a chassé les populations autochtones (amérindiens) plus au sud dans la forêt ou ils sont aujourd’hui menacés par l’orpaillage et les projet miniers. La plupart des bushinengues vivent dans une situation d’extrême dénuement dans des petits hameaux de huttes minuscules et survivent en vendant quelques fruits ou légumes de leur jardin ou en travaillant dans les exploitations forestières.















Aprés une courte pause piquenique à un endroit où il semblait il y avoir un sentier s’enfonçant dans la forêt mais en fait il menait à un site d’orpaillage…. Nous décidons de poursuivre la route jusqu’à Atjoni. C’est à dire jusqu’au bout de la route car elle de va pas plus loin. Si vous jetez un coup d’œil à une carte vous verrez qu’à part les grands axes le long de la côte il y a très peu de routes goudronnées et nous sommes au point le plus sud de tout le Surinam accessible par une route carrossable . Aprés c’est la forêt jusqu’au Brésil.
Atjoni (Pokigron) est en fait le point de départ indispensable pour les pirogues et les bateaux qui remontent le fleuve plus au sud, le seul moyen de transport pour atteindre et ravitailler les villages et les quelques resorts établis sur ses berges jusqu’à plus de 100 km en amont.










La faune et la flore sont très présentes même si on aurait aimé trouver des sentiers pour aller les voir de plus près et les sentir mieux protégés des dangers de l’exploitation des métaux précieux et de l’industrie forestière.











Ici pas d’affleurements sableux, la latérite rouge est partout et colore l’eau de cette couleur rouge foncé. Manifestement, l’eau gagne sur la forêt à certains endroits en raison vraisemblablement de restriction crées par des chantiers d’orpaillage sur ce petit afluent.

Mais ne vous inquiétez pas, tout va changer pour le mieux: les entreprises chinoises sont en train de prendre les choses en main!
