Suriname sous le soleil

Aujourd’hui il fait beau. Nous prenons la route cap à l’Ouest pour aller voir à quoi ressemble la plaine côtière. Ici encore l’impact des anciens colonisateurs sur la paysage est bien visible, témoin cette grande écluse, restée en l’état depuis leur départ en 1975 mais si on en croit l’affiche il y aurait depuis quelques années un plan de réhabilitation des canaux et des infrastructures.

Bref arrêt à Hamburg puis Groningen charmante petite bourgade au bord de la riviére dont le plan sur Google Maps est archi faux mais çà n’empêche pas les pêcheurs de remonter de superbes poissons chats.

Nous roulons sur une route assez droite traversant des villages au nom évocateur comme Calcutta. Dans cette partie du pays, même si les épiciers sont toujours chinois, il y a une forte majorité d’origine indienne venue dans les plantations comme travailleurs libres après l’abolition de l’esclavage. De chaque côtè des exploitations agricoles ou forestières. La carte indique une réserve naturelle (la réserve de Coppename) mais nous ne trouvons aucune route, chemin ou sentier qui puisse y mener. Nous poussons jusqu’à la riviére Saramacca que nous traversons avant de faire demi-tour car toujours aucun sentier. Nous faisons halte pour quelques minutes a Boskamp d’où partait le bac qui traversait le fleuve avant la construction du pont.

Bon, c’est bien ce qu’on nous avant dit : au Suriname le seul moyen de faire du tourisme orienté nature est de réserver dans une lodge située dans un parc naturel et de se faire véhiculer jusque là par le tour opérator en 4/4 et en bateau moteur. On comprend la situation du pays qui préfère développer son industrie (malheureusement souvent au dépend de la nature et aux mains d’intérêts étrangers) qu’un tourisme écoresponsable qui compte tenu du climat resterait sans doute limité mais c’est dommage, il y a sûrement de belles choses à voir.