Les démarches d’entrée à Trinidade et Tobago sont d’un autre âge. Santé, immigration et douanes sont installés dans des bureaux au premier étage du centre médical (en travaux) les fonctionnaires sont jovials et sympathiques.

Vue des fonctionnaires sur le cimetière
Mais il faut compter deux bonnes heures pour obtenir sa clearence. Non pas qu’il faille faire la queue où attendre qu’un fonctionnaire soit disponible non rien de tout ça : il y a juste une énorme liasse de document à remplir manuellement en quatre exemplaires (carbone autorisé pour deux exemplaires seulement) et quand tout est dûment signé et tamponné il faut payer la taxe (normalement gratuit en semaine pendant les ouvertures des bureaux mais en payant dès l’instant où le bateau a mouillé dans la baie du jeudi 16:00 au lundi 9:00…) payable en monnaie locale (le $TT, prononcez dollar titi) mais le seul distributeur de la ville à cesser de fonctionner il y a quelques semaines et ne sera pas remplacé. Ne vous inquiétez pas nous dit le douanier vous paierez quand vous aurez trouvé de l’argent…



On peut retirer quelques dollars au supermarché en payant ses achats par carte et en demandant de débiter un peu plus mais ça n’ira pas loin. Il faut donc aller à Roxborough où il y aurait un distributeur ou a Scarborough la capitale de l’île où il y a plusieurs banques. Autant en profiter pour explorer Tobago. Nous voilà donc à la recherche d’une voiture de location : on demande à des passants près du marché aux poissons. Ils appellent Charles qui est là en train de discuter. Une voiture pour la journée OK c’est 300 $TT, par carte ? non pas possible, mais on n’a pas de liquide non plus, pas de soucis vous allez en trouver a Roxborough vous me paierez en rentrant. Le lendemain matin à l’heure dite il nous attend avec les clés de la voiture. Il ne nous demande pas de permis de conduire ni de passeport même pas notre nom et nous voilà partis sur les routes sinueuses et escarpées de cette île merveilleuse avec une voiture au réservoir presque vide.







Je vous passe nos péripéties bancaires et les DAB sans contact limités à l’équivalent de 30 euros par retrait mais finalement on a réussi à retirer ce qu’il nous fallait et avons fait le tour presque complet de Tobago.
Les paysages sont vraiment sublimes. Le tourisme est visiblement une activité importante mais ici pas de tourisme de masse. Quelques lodges discrètes et jolies villas ici et là, de belles plages aménagées et surveillées mais on est loin de la foule des Antilles. Tout est propre et bien entretenu (pour un pays tropical humide) et le respect de la nature semble bien ancré avec des zones protégées et une immense réserve naturelle occupant tout le centre de l’île.











Il y aurait pas mal de sentiers de randonnées mais faute d’une bonne carte (pas acheté de SIM locale non plus) et de temps (sur ces routes 20 km c’est plus d’une heure de trajet sans les arrêts photos, on se contente de quelques poses pour se dégourdir les jambes comme à Mount Dillon. On prend tout de même le temps d’une bonne baignade sur la plage de Castara (attention ne pas s’endormir sous un cocotier).






Après Paralatuvier Bay on emprunte la petite route côtière qui rentre sur Charlotteville en longeant le parc naturel. Il y a des cascades indiquées mais soit nous sommes passés à côté sans les voir soit nous sommes à la saison sèche.






Végétation tropicale luxuriante d’un côté, vue plongeante sur les criques bleus de l’autre on ne sait plus où donner de la tête.








S’il existe-t-il encore un paradis tropical Tobago pourrait bien être celui là!














A 18:00 nous sommes de retour à Charlotteville, on rend la voiture et payons la location et reprenons notre kayak pour rentrer à bord.
