Clearance de départ accomplie dans la matinée avec encore 2 fois plus de papiers à remplir à la main que lors de l’arrivée, nous avons promis aux autorités (en l’occurrence un douanier très sympa) de partir avant la fin de la journée et c’est sur un magnifique coucher de soleil que nous quittons Tobago l’enchanteresse.




La météo prévoyait du vent d’est 20 à 25 nœuds nous n’avons donc même pas pris la peine de hisser la grand voile. Vent arrière dans un tel vent le foc seul devrait suffire largement. Sauf qu’il a fallu attendre le lever du jour et être à 20 milles de Grenade pour que la brise daigne dépasser les 14 nœuds. Par contre une mer creuse et très courte était bien présente tout du long. Traversée lente et inconfortable donc mais à 10.30 le 14/02/2026 nous entrons dans Prickle Bay.
La première vision est un peu un choc pour nous : la baie et remplie de bateaux. Nous n’en n’avions pas vu autant depuis notre départ de Mindelo en novembre dernier. On trouve un corps mort libre tout près du ponton, fermons le bateau et débarquons aussitôt pour faire la clearance d’entrée. Le bureau de douane/émigration est juste là au-dessus du quai. Les formalités sont expédiées en moins de 10’. Tout est facilité par l’application « SailClear » où j’avais rempli notre déclaration d’arrivée la veille avant de partir de Tobago. Le plus long a été de payer les droits (environ 50 EUR tout compris).
Parmi la grosse cinquantaine de bateaux au mouillage dans la baie seulement une douzaine semble en escale tous les autres sont inoccupés, probablement en hivernage. Les baies de la côte sud sont traditionnellement parmi les abris les plus sûr des Caraïbes. La gérante de la marina nous a expliqué que lors du passage du cyclone Beryl en juillet 2004 tous ses corps morts avait tenu mais quelques bateaux avait été endommagés par d’autres dont l’ancre n’avait pas tenu. Nos amis Carole et Daniel avait aussi hiverné leur Folligou à terre au chantier du fond de la baie et il avait traversé l’épreuve sans aucun dommage.








L’après-midi, on va faire un tour dans le quartier. Là aussi c’est un peu un choc culturel, tout est américanisé, on pourrait facilement se croire quelque part dans une petite station balnéaire de la côte Californienne. Tout y est : l’accent des locaux, le style des villas, les gros 4X4. Seule l’étroitesse et la forte pente des routes permet d’en douter. Le lendemain en faisant nos courses dans un grands supermarché nous pourrons d’ailleurs constater que 80 % des produits sont américains, même le pain est made in USA.
























Bon, ne crachons pas dans la soupe, l’île est quand même très belle. Par contre nous ne sommes pas chaud pour aller l’explorer en voiture, d’une part les locations sont chères (70 USD/jour pour une petite citadine) et d’autre part deux déplacements en taxi collectif nous ont permis de voir que les locaux conduisent comme des malades.













