De Raiatea a Bora Bora

Notre avion se pose à Raiatea à 10 heures le matin du 15 septembre. Domi avait demandé à la dame du chantier de nous arranger un taxi mais manifestement ils nous ont oublié. C’est pourtant un petit aéroport et c’est peut-être pour cela que les gens s’entraident et ne nous laisse pas seul sur le parvis de l’aéroport , ils viennent vers nous et téléphone à droite et à gauche , finalement le gars de location de voiture nous trouve un taxi . Une heure plus tard, nous sommes au chantier et retrouvons Rêve à Deux bien à l’abri contre le hangar. Il nous attend et il a très bien supporté l’hivernage tropical.

Nous avons de l’énergie à revendre et malgré mon mal de dos ( sciatique qui dure depuis la France) je range et remets dans les placards la nourriture stockée dans des coffres hermétiques. Pendant ce temps là, Domi s’occupe de la coque, la ponce à la main afin de raviver le cuivre de l’antifouling, enlève tous les bouchons que nous avions mis aux passe-coques pour empêcher les cafards d’entrer. L’après midi nous le consacrons au nettoyage du pont, les oiseaux y ont laissé quelques crottes mais rien de catastrophique. En général le bateau est plutôt propre pas d’insectes ni de souris (nous avions lu plein de récits qui nous faisait craindre le pire, mais avertie, j’avais tout méticuleusement nettoyé au vinaigre et emballé.).

Épuisés mais heureux d’être là nous nous couchons et nous endormons aussitôt en retrouvant notre lit douillet.

16 septembre 2019 :

A peine debout, nous nous affairons,  c’est aujourd’hui que l’on remet le bateau à l’eau. Tout a été programmé, le temps n’est pas top mais il n’y a pas de vent et pas de houle et c’est parfait. A 10 heure le tracteur est en route et tout doucement il vient nous prendre et nous descend gentillement dans l’eau. Les plongeurs sont prêt eux aussi pour mettre les cales et enlever celle qui retiennent le bateau. Tout se fait en douceur. midi, et voilà il flotte. On s’amarre le long de la digue. Quel plaisir d’être sorti de la crasse et de la boue du chantier, surtout avec cette qui pluie n’arrange rien. Ce chantier, malgré son côté cra-cra reste un bon chantier avec des professionnels très compétents et des gens vraiment super gentils.

17 septembre 2019 :

 Nous pouvons rester une journée de plus gratuitement (compris dans le forfait) pour finir de ranger, nettoyer et faire le plein d’eau . La journée est bien occupée et le soir nous ne demandons pas notre reste et profitons d’une bonne nuit de sommeil.  Domi a eu le temps d’aller faire quelques courses en ville et de passer à la gendarmerie pour demander la sortie du territoire.

18 septembre 2019 :

Depuis ce matin , le temps est au beau et nous remettons les voiles en place et à 13 heure nous sortons enfin du petit port du chantier. Nous avons qu’une hâte c’est d’aller nous réfugier à Taha, l’île juste en face qui partage le même lagon que Raiatéa, dans un mouillage tranquille ou enfin nous allons goûter au joie de la natation dans une eau claire et chaude. C’est un mouillage un peu particulier, très bien abrité mais par 35 m de fond, heureusement c’est de la bonne vase sans coraux.

19 septembre 2019 :

Même si nous sommes en repos il nous reste toujours quelques bricoles à faire. Aujourd’hui c’est le démontage et nettoyage des toilettes. Maintenant ce n’est plus toute une affaire, c’est la quatrième fois que nous faisons cela depuis notre départ des Sables et en un rien de temps c’est fait. En prévision de la réglementation draconienne chez les Kiwis (pas de rejet à moins de 3 milles de la côte), nous voulons aussi être sûr que la cuve d’eau noire fonctionne. Mais çà c’est plus compliqué, elle n’a pas souvent été utilisée et la vanne est complètement bloquée par le tartre. Il nous reste quand même encore un peu de temps pour la lecture et la baignade avant le coucher du soleil.

20 septembre 2019 :

Après un bon bain sous une petite pluie, nous rejoignons Raiatea en traversant le bras de mer qui sépare les deux îles. Nous trouvons un corps mort libre juste en face du village et pour un pack de bière, nous pouvons y rester la nuit.

Nous allons faire les courses avant de repartir et récupérer les papiers de sortie à la gendarmerie.(eh oui! ça se fait en plusieurs étapes) Nous en profitons pour aller remplir quelques jerrycans de gasoil à la station en face du mouillage. Il fait nuit quant tout est fini et je suis contente de retrouver mon lit car mon dos me fait mal. Ici les nuits sont de 12 heures , çà laisse le temps de bien récupérer.

21 septembre 2019 :

Départ pour Bora Bora . Nous sommes heureux de retrouver la mer et d’essayer les voiles ainsi que tout le matériel remonté après l’hivernage. Salut à toi Raiatea. Nous n’avons pas eu le temps de t’admirer entièrement mais l’appel du large nous tient et il nous faut repartir si nous voulons profiter des îles Tonga avant le retour des dépressions cycloniques. Peut-être reviendrons-nous un jour va savoir . . .

La passe de sortie est magique et c’est avec beaucoup d’attention que nous la laissons derrière nous .

Il n’y a qu’une trentaine de milles qui sépare les trois îles et sans nous presser, nous arrivons vers 5 heure à l’entrée de la passe de Bora Bora .

J’ai hâte de voir cette île mythique dont la beauté à été immortalisée sur tant de posters d’agence de voyage et de guide sur la Polynésie. Petit clin d’œil à mon frère Denis qui est passé ici il y a plus de trente ans.

La passe d’entrée est large et facile et à l’abri de la houle et du vent même si la mer déferle de chaque côté. Juste avant la passe deux baleines à bosses nous souhaitent la bienvenue exécutant quelques figures avec leurs queues. Mais elles sont tout de suite accaparées par plusieurs bateaux de touristes.

Les dépliants touristiques n’ont pas menti : la couleur du lagon est bien conforme au catalogue :  bleu des mers du sud , c’est comme cela que l’on dit je crois . En tous cas c’est incomparable, ON en croit pas nos yeux tellement c’est beau. L’eau est transparente et l’on peux apercevoir le corail par plus de 10 mètres de fond. Un local sur un zodiac vient à notre rencontre pour nous proposer un corps mort que l’on accepte volontiers. Se serait dommage d’abimer un si beau fond avec notre ancre. La formule est intéressante car on peut utiliser indifféremment tous les corps morts de l’île et même changer plusieurs fois par jour si le cœur nous en dit. Le prix est très abordable et la formule à la semaine revient moins cher mais nous restons que quatre jours dans ce paradis . Enfin une initiative positive en Polynésie en plus il nous explique que pour préserver la pureté de l’eau du lagon, ils font fait de gros efforts pour l’assainissement et le traitement des eaux usées.

22 septembre 2019 :

Repos ce matin et natation autour du bateau à admirer le lagon avec ses poissons multicolores. Cette après midi, nous nous déplaçons pour le village, et allons voir l’intérieur de Bora Bora. Ma fois très décevant pour le village, la route longe la mer et pour marcher nous devons suivre le bord de la route, par contre côté courses c’est super : deux grands super-marchés bien achalandés, nous trouvons de tout et complétons nos approvisionnements pour la suite de notre voyage avec ces produits introuvables ailleurs : camemberts, yaourts nature, pain grillé etc…

23 septembre 2019 :

Nous profitons du beau  temps pour faire le tour du lagon et aller mouiller derrière un motu bien abrité de l’autre côté de l’île. Cette année l’alizé est très perturbé par El Nino et reste assez fort et imprévisible en cette saison.

Le lagon est truffé de récifs coralliens. Les passes sont étroites et le courant est assez fort par endroit. Je suis à la barre et Domi, à l’avant du bateau, m’indique où passer en faisant des grands mouvements de bras de tribord à bâbord. Parfois il s’énerve quant le bateau ne répond pas assez vite à ses ordres et que les pâtés de corail semblent remonter à la surface, l’eau est tellement claire, mais je reste de marbre et je surveille moi aussi la carte ainsi que mes deux sondeurs. En début d’après midi nous arrivons au mouillage et prenons une des dernières bouées disponibles. Il y a pas mal de monde surtout des catas de location. Le vent monte et le motu étant assez loin, nous restons nager autour du bateau. Puis repos avec un bon bouquin.

24 septembre 2019 :

Nous retournons au mouillage du village dans la matinée , il nous reste encore quelques courses avant de repartir le lendemain vers Niue. Un gros paquebot et un petit trois mats sont amarrés et attendent leur touriste pour repartir le soir même. Cela fait de l’activité dans le port et nous agitons les bras pour leur dire au revoir.

25 septembre 2019 :

11 heures , tout est amarré, sanglé , prêt pour prendre la mer. Nous quittons la splendide île de Bora Bora .

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