Archives mensuelles : février 2020

Camping, lac et volcan (Ballade autour du lac Taupo et du Tongariro)

Naviguer c’est bien! Mais on ne voit que les côtes. Nous, on aime aussi visiter l’intérieur du pays. Nous avons donc loué une petite voiture que nous avons remplie raz la caisse de tout le nécessaire pour faire du camping . Domi a même acheté un petit réchaud camping gaz et un matelas mousse tout fin pour nous isoler du sol, le reste nous l’avions déjà à bord y compris une tente 2 places. Nous quittons le bord comme prévu vendredi matin après un solide petit déjeuner. Avant de partir nous avons remplis nos deux glacières des provisions achetées la veille. Nous en avons pour quatre jours. Rien ne manque. Nous mettons le cap sur le lac Taupo . La route la plus directe Napier – Taupo (la route 5) serpente entre des montagnes escarpées. Les paysages auraient put être jolis mais il y a beaucoup trop de circulation et les Kiwis roulent vite et pas très prudemment, donc pas trop possible d’en profiter. De plus la quasi totalité des forêts que nous traversons sont des exploitation forestières: sapins plantés au cordeau alternant avec des coupe claire… pas très naturel!.

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Nous arrivons au lac en tout début d’après-midi. Il est immense et surplombé par ce volcan enneigé qui se détache sur l’horizon, c’est vraiment grandiose. L’eau est claire et limpide, c’est tentant, on s’arrête sur une plage et je pique une tête. Elle n’est même pas froide. Domi a encore un peu mal à l’oreille aussi il est reste sur le bord pour cette fois. Traversée rapide de la station balnéaire de Taupo où tous les hébergements affichent complet ( jeudi était férié- anniversaire du traité de Waitangi – c’est un super weekend prolongé pour beaucoup) puis nous allons nous mêler aux touristes locaux et asiatiques pour admirer les rapides d’Aratiatia: le lac se déverse, dans un canyon large de quelques mètre et long de quelques centaines, à un débit équivalent à 16 piscines olympiques par seconde. Le passage se termine par une chute verticale d’une vingtaine de mètres. C’est vraiment très impressionnant.

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Mais la rive est du lac est trop fréquentée à notre goût. Nous reprenons donc la route vers le parc de Purerora ou on devrait trouver un camping. L’endroit est très beau et très calme. On est quasiment seuls, il y a juste 2 autres voitures dans une autre partie du camping . Le matin après une bonne nuit de sommeil nous faisons une ballade dans la forêt primaire du parc ou se mêlent de nombreuses essences d’arbres allant de ces troncs séculaires hauts de plus 50 mètre aux fougères arborescentes. Deux heures plus tard nous reprenons notre tour du lac. Nous sommes sur son côté ouest. Ce n’est pas évident de trouver un accès au lac lui-même: la plupart des routes mènent à de grandes exploitation agricoles (élevages de moutons, bovins et, moins courant, wapitis ) Finalement nous trouvons un accès qui nous amène à 3 km du lac. Nous finissons la descente jusqu’au lac à pied et profitons d’être seul pour prendre un bon bain (on avait oublié les maillots à la voiture). Déjeuner sur le bord de la plage à Kuratau.

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En passant devant les sources thermales de Waihi nous nous arrêtons pour voir les mares d’eau bleue cristalline bouillonner en éjectant de grosses bulles de vapeur. Nous finissons notre tour du lac à Turangi et montons vers le volcan Tongariro que Christophe avait traversé et dont il nous avait dit beaucoup de bien.

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Mais se soir il est trop tard pour y monter. On pousse jusqu’au camping du parc et on plante notre tente au bord du torrent parmi des jeunes qui se préparent pour faire la traversée de 17 km le lendemain. Nous les entendrons partir de bonne heure le lendemain matin (6 heures) pour attraper la navette (ce qui leur permet de laisser leur véhicule de ce côté du volcan et de commencer la traversée de l’autre). Nous, par contre, nous attendons que le soleil monte au-dessus des arbres et que l’air se réchauffe un peu (cette nuit il gelait) et après un bon petit dej’, nous montons en voiture jusqu’au téléphérique d’Iwikau que nous prenons jusqu’à son terminus à environ 2000 m d’altitude. Le Tangariro est un volcan actif. Sa dernière grosse irruption date de 1996: des millions de tonnes de cendres avaient été projetées dans l’atmosphère perturbant le trafic aérien jusqu’en Amérique. Fort heureusement elle n’avait pas fait de victimes. La végétation s’arrête complètement dès 1500 m, au-dessus ce n’est que roches noires ou brunes, lave et scories grisâtres. De l’arrivée du téléphérique nous partons à pied pour une bonne grimpette de deux heures dans les scories jusqu’à ce qu’ils appelle la Sky Line à 2300 m environ. De là, la vue est magnifique: nous sommes dans ce paysage lunaire entouré de quelques névés avec une vue imprenable sur toute la région. On aperçoit le lac Taupo et, par temps très très clair (aujourd’hui il y a une légère brume sur l’horizon) il est peut-être même possible d’apercevoir l’océan Pacifique et la mer de Tasman puisque nous sommes juste au milieu de l’île. D’ailleurs en parlant du Pacifique: il y a un an à quelques jours près nous étions de l’autre côté, au Chili, sur un autre volcan d’ou on voyait aussi un grand lac… sur quel volcan seront nous l’année prochaine?…

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Autour de notre volcan on voit de nombreux cratères et d’autres cônes volcanique moins élevés que celui-ci avec de petits lacs.  Nous essayons de continuer jusqu’au bord du cratère mais le temps commence à changer et de gros nuages noir masquent la vue du sommet. D’après le guide croisé un peu plus tôt il y en aurait encore pour 3 heures de marche jusqu’en haut et le terrain devient de plus en plus difficile. Comme il se fait tard et qu’il faut bien le dire nous n’avons plus nos jambes de 20 ans… nous redescendons par le même chemin. La descente est plus difficile que la montée. Les graviers volcaniques qui jonchent le sentier roulent sous les pieds et il faut vraiment être prudent et prendre les bons appuis pour ne pas déraper et se retrouver quelques centaines de mètres plus bas. A l’arrivée au téléphérique il n’y avait plus grand monde. Nous étions seuls à le prendre. Déjeuner très tardif (15:30) au camping puis nous partons pour Turoa pour voir l’autre côté du volcan. C’est le versant sud (donc comme ici nous sommes la tête en bas: plus froid), la neige descend beaucoup plus bas et la forêt monte beaucoup plus haut. Il n’y a pas cette zone de végétation intermédiaire qui était présente de l’autre côté. Ici les coulées de lave sont beaucoup plus sombre, presque noire et forment par endroit de gigantesque cavernes. Le soir nous campons au pied du volcan à Ohakune.

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Parenthèse saisonnière: Iwikau et Turoa sont les stations de ski de lîle du nord. A quelques heures de voiture d’Auckland elles sont très fréquentées l’hiver. Elles semblent bien équipées: téléphérique, télésiège, remonte pente, chasse-neiges, dameuses et surtout beaucoup de canons à neige: vu le relief et la nature du sol il doit vraiment falloir une bonne couche de neige pour que l’endroit soit skiable. Comme nous sommes en été, tout ce matériel à l’arrêt donne un air surréaliste à ce paysage lunaire

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Le retour vers Napier se fait par la Taihape – Napier road, une petite route de montagne souvent fermée l’hiver à cause de la neige . C’est une route très peu fréquentée ce qui nous a permis d’apprécier vraiment le paysage très différent de ce que nous avions vu jusqu’ici. Elle serpente entre des collines escarpées et des vallées encaissées ou se mêlent bois vert sombre et pâturages jaunis par la saison sèche. Et partout, des milliers de moutons. C’est d’ailleurs la saison de la tonte et nous passerons devant plusieurs exploitations en plein travail.

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A midi petite baignade dans l’eau fraîche et claire d’une rivière. Retour par Hasting que l’on voulait visiter avant de rentrer à Napier: architecture similaire mais sans le charme de cette dernière .

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Voilà, fini l’escapade terrestre, nous sommes de retour à bord et nous allons nous préparer pour l’étape suivante…

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Sac à terre pour quelques jours

En discutant avec les plaisanciers du coin nous avons conclus qu’il vaudrait sans doute mieux éviter Wellington comme prochaine étape. Se serait la ville la plus ventée du monde. Notre but serait donc plutôt Lyttelton le port de Chistchurch la ville principale de l’île du sud distante de 330 milles soit environ trois jours de mer. Mais dans les prochain jours on va avoir du vent assez fort de secteur sud (en plein dans le nez), ce nest donc pas le moment de partir. Après étude des cartes météo et des gribs on aurait un créneau favorable en milieu de semaine prochaine. On va donc en profiter pour aller faire un tour de quelques jours à l’intérieur du pays . Nous préparons donc notre périple sur la carte. Nous partirons vendredi (demain soir nous avons une soirée barbecue au club, il ne faut pas manquer çà) mais réservons une voiture pour demain pour pouvoir faire les courses pour les pique-niques des quelques jours où nous serons partis et partir tôt le lendemain.

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Une fois toute ces décisions prises nous avons été faire une promenade dans les marais de l’estuaire derrière le port et c’est seulement maintenant que nous rentrons. Lors du tremblement de terre de 1931 tout l’estuaire c’est soulevé de plus d’un mètre cinquante ce qui a déstabilisé tout l’écosystème. Ils ont du créer des chenaux pour qu’il y est de nouveau une circulation d’eau et ainsi la vie aquatique pouvait reprendre . Le chemin est bien balisé et agréable même si la ville n’est jamais loin.

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De Whangarei à Napier: les photos

Napier, le charme de l’art déco

IMG_0247Nous sommes bien rentrer hier soir au port intérieur (inner harbour) ou se trouve la marina du club de voile locale. Il était 20:20. Entrée très facile, il n’y avait pas de vent ni de courant et à une heure après la basse mer pas mois de 3,3 m d’eau dans le chenal. Les propriétaire des 3 bateaux voisins étaient tous là pour prendre nos amarres et nous accueillir, sympa! Ce matin douches, lessive (comme dans toutes les marina du pays il y a des machines à laver en self service) et nettoyage du bateau intérieur extérieur. Nous étions en plein boum quand on frappe à la coque « il y a quelqu’un? » c’est Patrick et son épouse, un couple franco allemand qui vit à demeure sur leur bateau ici à la marina, et , preuve que le monde est vraiment petit il nous apprend qu’il est de Loches… (pour ceux qui ne le saurait pas, quand nous ne sommes pas en mer nous habitons à Betz le Château qui fait partie de la même communauté de commune)
Cet après midi nous partions à pied découvrir la ville et en sortant de la marina, une voiture s’arrête à côté de nous, c’est notre voisine de ponton. Elle nous emmène jusqu’au centre ville à trois kilomètres , elle nous explique en chemin quelle et son mari travaillent à Napier dans la police et vivent sur leur bateau. Elle nous débarque sur Marine Parade la splendide avenue boisée qui borde la mer juste devant le musée municipal (moderne et gratuit). Nous en profitons y prendre le frais (il fait 26°) et admirer son exposition sur lart Maori. Puis nous flânons dans les rues de cette jolie ville en admirant les belles façade Art Déco des magasins et des édifices publiques. La ville de Napier a été entièrement détruite lors du tremblement de terre de 1931 Elle a été reconstruite dans ce style et a su garder son cachet depuis. Courses rapide au Pak’n save puis retour à pied par le jardin botanique et les sentiers qui serpentent entre les jolies maisons de style colonial ou moderne du bluff (escarpement entre la ville et le port)

Calmes sur Hawkes Bay

Comme tous les jours à peu près à la même heure, je commence mon message et aujourd’hui c’est avec la compagnie de dizaines de dauphins qui tournent autour du bateau que je vais vous raconter ce qui c’est passé depuis hier. Il y a des jours comme aujourd’hui où le temps est au ralenti , la mer est plate et une légère brise frise à peine la surface de l’eau . Depuis ce matin nous traversons la baie de Hawkes, célèbre pour ses vignobles. Il fait chaud 26° au thermomètre et c’est beaucoup sur l’eau sans vent, mais lair est très sec dans la journée, par contre une fois la nuit tombée, l’humidité recouvre le bateau et l’air devient plus frais (22° mais avec l’humidité le ressenti paraît moins). Une petite laine et un pantalon ne sont pas de trop pour les quart de nuit et pourtant à 39°27 Sud on est pas loin des quarantièmes. Le vent d’est 15 noeuds annoncé n’est pas là, de toute la journée il na pas dépassé 8 noeuds et nous nous traînons entre 4/5 nds sous spi dans le meilleur des cas où au moteur quant le vent est nul . Mais comme la mer est plate, ça n’est pas trop désagréable (çà pourrait même convenir à ceux d’entre qui souffrent du mal de mer) , le principal inconvénient c’est qu’on a raté la marée haute de 13:50, on devrait arriver devant le petit port intérieur de Napier (notre destination pour cette étape) vers 20:30. La mer sera basse et il ne restera que quelques minutes de jour, pas sûr qu’on puisse rentrer ce soir. Heureusement le temps calme est aussi prévu pour cette nuit, on pourra donc mouiller devant la plage pour attendre la marée de demain si on ne peut pas rentrer ce soir. Ce n’est pas grave on a de toute façon prévu de rester quelques jours à Napier. A suivre donc

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Passage du Cap Est

Maman me demande si je peux vous envoyer un peu de soleil? C’est vrais qu’ici on n’en manque pas actuellement et c’est même plutôt très chaud et l’air est très sec: à midi dans le cockpit c’était un peu la fournaise. Ce matin au lever du jour , nous avons eu un peu de vent fort pendant 2 petites heures, juste au passage du cap East mais à peine avions nous doublé ce cap que d’un seul coup il s’est évaporé pour laisser place à un calme pas tout à fait plat parce que pour couronner le tout il était accompagné dune gentille houle de sud . Et depuis çà continue: de temps en temps on espère une légère brise mais elle s’évanoui au bout de dix minute,  pour la désolation de Dominique, beaucoup de moteur aujourd’hui. Depuis le milieu de l’après midi nous avons tout de même touché assez de vent pour faire porter le spi et on a pu couper le moteur pour glisser en silence à 4 ou 5 noeuds. De mon côté, je bouquine ou je me fais des bonnes siestes qui me permet de bien tenir la nuit. On suit la côte montagneuse mais elle est trop loin pour apprécier. Avec cette lenteur nous mettrons plus longtemps que prévu, mais rien de grave , nous sommes en retraite.

Baie de Plenty, de Tauranga à l’île White

Nous devions partir avec la marée de l’après midi, mais ce matin au réveil le vent était bien moins fort quannoncé. Cest une aubaine car on va pouvoir décoller du ponton facilement et les heures gagnées vont nous permettre, espérons-le, de passer le cap Est (East Cape) avant le vent fort prévu sur zone dimanche matin. On sest précipités pour aller payer le port dés que le bureau de la marina a ouvert ses portes. Il était 8 heures. On a sauté à bord et avons largué les amarres juste à létale de marée basse avant que le courant entrant ne soit trop fort. La sortie nous a paru plus jolie de jour que de nuit et sous le bon angle on ne voit même plus les quais industriels. C’est vraiment un port très actif rien que pendant les 45′ qu’a duré notre descente du chenal (au ralenti pour laisser le temps à Domi de ranger aussières et pare battages et de préparer ses voiles) nous avons été obligé de nous écarter à trois reprises pour laisser de la place à des cargos qui rentraient ou qui sortaient.
Aujourd’hui le temps est superbe, parfait le matin, très chaud l’après midi mais sous notre véranda, nous sommes bien à labri du soleil . Ce matin le vent était plutôt faible mais progressivement il a pris de la force et nous avançons toujours portant entre 6 et 7 nds . Vers 17 heures nous passons par le travers de l’île White cette fameuse île tristement célèbre depuis l’irruption meurtrière de décembre. Nous passons prudemment à 3 milles au large. C’est un volcan actif qui dégage en permanence de la vapeur et de la fumée . Même à cette distance l’odeur du souffre nous chatouille les narines et le nuage blanc qui sort du cratère est impressionnant (voir la photo sur le site).
Nous devrions quitter la baie de Plenty et doubler le cap East en fin de nuit . De la nous mettrons le cap sur Napier ou nous espérons arriver lundi mais il est trop tôt pour faire un pronostic précis tant les conditions prévues après le cap sont variables.
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