Mont Taranaki et Baie de Tasman.

On vous à laissés dimanche après-midi (16/08/2020) en pleine mer de Tasman. On vous rassure : depuis nous sommes bien arrivés à bon port dans la nuit de lundi à mardi.

Le cône du Taranaki se découpe sur l’horizon

La première partie de la traversée depuis Whangaroa c’était très bien passé comme vous avez pu le lire. Mais cette deuxième partie est à classer dans la catégorie des navigations de rêve. Nous avons passé une grande partie de la journée de dimanche au moteur dans des vent d’ENE très faibles (5 à 6 nds) mais étant à 100° du vent réel nous avons pu garder les voiles et la mer étant plate bien avancer en ne dépassant pas les 1200 tours au moteur. Nous avons déviés un peu de notre route vers l’ouest pour contourner une zone de calme et aller chercher le vent qui devrait se lever en fin de journée. A 18 heures le vent et bien là pas très régulier au début mais suffisant pour couper le moteur. Vers 21:00 il est tout à fait établi à 12 nds vent de travers ce qui nous permet de glisser sans effort sur cette mer toujours plate à 7-8 nœuds. La nuit est parfaitement claire et nos quarts se succèdent sous la voûte étoilée… en fait on la voie juste de temps en temps, quand on sort le bout du nez de notre véranda douillette pour peaufiner le réglage de l’écoute de foc et faire avancer le bateau au maximum, parce que cette nuit sèche et claire est plutôt fraîche.

Vers 6:00 le jour commence à poindre, le soleil rougi l’horizon à l’est. Quelque chose se découpe en ombre chinoise dans la bande lumineuse entre la mer et les nuages. Pas de doute, c’est une montagne. Relèvement pris c’est bien le mont Taranaki, c’est un stratovolcan actif. Il appartient à la même famille de volcan que le mont Fuji et l’Etna bien qu’il soit moins haut (2518 m contre 3776 et 3350 m respectivement), il n’en n’est pas moins impressionnant vu d’ici. Au fur et à mesure que le soleil se lève le ciel à l’arrière plan passe progressivement de ce rouge orange foncé au jaune puis au bleu pale et la vision s’estompe dans la brume du petit matin. Mais comme la matinée s’avance et le ciel devient un bleu parfaitement limpide sur toute la voute à 360°, le Taranaki ré-aparait seul sur l’horizon et on peut distinguer son sommet enneigé.

Le vent à molli un peu (10 nds) mais comme la mer reste plate on continue à plus de 6 nds sur la route. Le Taranaki n’a pas encore disparu derrière nous que nous commençons à distinguer les sommets de la pointe nord ouest de l’île du sud (probablement le Mont Owen et les sommets du parc national de Kahurangi). Plus tard dans l’après midi on aperçoit à l’est l’île D’Urville du nom de l’explorateur français Dumont D’Urville qui fut le premier européen à découvrir et cartographier cette partie de la nouvelle Zélande en 1826 sur son navire l’Astrolabe (n’en déplaise à Messieurs Cook et Tasman cocorico!). Les conditions sont toujours estivales et nous continuons de glisser sur une mer parfaitement plate. Vers 18:30 heures, juste avant la tombée de la nuit nous sommes à 5 miles par le travers de la pointe de Bush End qui marque la fin de Farewell Spit le grand banc de sable fermant la Golden Bay et l’entrée dans la baie de Tasman proprement dite. On croise 2 chalutiers en pêche sur la pointe. Le temps est parfaitement clair, la lumière encore bonne et la mer comme un lac mais on ne vois rien ! Le banc de sable qui s’étant sur plus de 15 milles est parfaitement invisible. Pourtant on voit parfaitement les hauteurs de la côte au nord de Collingwood. Il est sans doute plus facile à identifier quand la mer est plus forte et déferle dessus. Nous n’arriverons même pas à identifier la balise qui marque la fin du banc avant que la nuit tombe tout à fait. C’est quand même bien le GPS:). On a l’impression d’être arrivé et poutant il reste encore pratiquement 40 milles, elle est immense cette baie de Tasman.

Vers 22:00h le vent qui avait déjà bien faibli nous lâche complètement, moteur  pour terminer! on commence à voir les lumières de Nelson. La nuit est très claire mais il fait froid (9 – 10°C) La marèe basse est à 02:55 ce matin (18/08/2020). A 03:30 que nous embouquons le chenal d’entrée de la lagune qui abrite le port de Nelson, juste au début de la marée montante et le courant favorable mais encore faible : encore une fois un timing parfait dit Domi  (il va finir par avoir les chevilles qui enflent!).

Il n’y a pas de vent ni de courant dans le bassin la marina. A 04:30 nous sommes amarrés au ponton de la marina tout est calme. On prend tout de même le temps d’appeler ma sœur Sophie sur Whatsapp. Elle est avec Mamie à la maison de retraite. Çà tombe bien, comme on avait raté le rendez-vous Skype du lundi matin on peut la rassurer et aller nous coucher avant que le jour se lève. Pas de bruit d’autoroute, ni d’avion, ni de train, pas de bruit non plus du côté du port commercial (pas de containers qui tombent ni de machine qui tourne), ici tout est calme et silencieux.

Dans la matinée nous passons au bureau de la marina. Aucune formalités puisque nous avions envoyé le formulaire et la copie de l’assurance par mail juste avant de partir de Whangaroa. Le responsable prend le temps de nous montrer les installations et de nous expliquer le fonctionnement. Dans la journée, nous allons faire un tour en ville pour dégourdir les roues des trottinettes. C’est à à peine 10’ par la piste cyclable le long de la rivière. La ville semble très agréable avec un vrai centre ville et des rues commerçantes animées et la nature tout au tour. Cerise sur le gâteau il y a un grand super marché Count Down à 500 m de la marina. Çà va nous changer des expéditions courses de Tauranga…

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