Bienvenue au paradis

Si vous avez suivi ce blog vous savez que nous sommes bien arrivés sur l’île de Mangareva Samedi 3 avril au matin.
Première surprise quand nous sommes arrivés devant le mouillage de Rikitea : pas moins de 23 bateaux sont ancrés là. Une majorité de Français mais aussi des Anglais, Américains, Kiwis, Canadiens et même 1 Australien, 1 suisse et 1 Allemand. Sur la base des blogs que nous avions lus avant de venir, on s’attendait plutôt à 3 ou 4 voiliers : les temps changent et la pandémie a bloqué pas mal de navigateurs dans l’archipel…
L’accueil a été absolument fantastique. D’abord Geneviève et Jean Charles qui à peine notre ancre avait touché le fond sont venus nous voir avec une corbeille de fruits pour nous souhaiter la bienvenue, ensuite, de nombreux autres skippers de bateaux à l’ancre dans le lagon sont passés nous saluer et enfin les gendarmes eux-même qui ravis que nous ayons obtenu toutes les autorisations nécessaires avant de partir et accomplis les formalités requises à l’arrivée (15 mois en Nouvelle Zélande çà vous forme à la discipline administrative) nous ont offert une dizaine de pamplemousses de leur arbre. Nous avons passé le reste de la journée à bord de « Tout est là » le magnifique Dynamique 44 de Geneviève à déguster des rororis (pieds de nacres perlières) qu’elle avait délicieusement préparés crus et cuits. Inutile de vous dire que la nuit tombée on s’est effondrés dans notre couchette pour une nuit de plus de 10 heures ! Jean Charles a, lui, un superbe trimaran bleu clair avec une très jolie décoration : Manuia. Ils naviguent ensemble, chacun seul sur son bateau ou ensemble sur l’un des deux.
C’est le week-end Pascal donc pas grand-chose à faire, de plus nous sommes en semi-quarantaine le temps que le bureau de veille sanitaire de Papeete confirme que nous ne sommes pas une menace pour la santé de la population (ce qu’ils ont déjà fait à note départ de Lyttelton). La semi quarantaine consiste à limiter nos déplacements à terre au minimum nécessaire en restant dans le village mais de toute façon, tout est fermé pour le week-end prolongé. En attendant de pouvoir découvrir l’île on récupère petit à petit de la traversée en faisant la lessive, le nettoyage et les milles et un petits travaux listés pendant le voyage.
Lundi on essaie de trouver de l’eau pour faire la lessive. Pour le point d’eau à jeton et la citerne d’eau de pluie de la municipalité il faudra attendre mardi que la mairie ouvre. On trouve finalement de l’eau chez Fritz, un ancien de la légion qui s’est établi ici depuis longtemps et qui aide les plaisanciers. Le midi nous sommes invités à bord du bateau de Daniel et Brigitte, un plan Mauric en alu de 44 pieds. Eux sont arrivés de Panama quelques jours avant nous mais sans autorisation préalable, l’accueil à la gendarmerie a été nettement moins jovial. Au menu rorori cru et cuit et un délicieux flanc au coco comme dessert.
Mardi, la vie reprend dans le village. Raid sur la poste pour acheter une carte SIM et des Francs Pacifique (CFP), passage au dispensaire pour s’inscrire pour la vaccination COVID : ils vaccinent tout les habitants et, dans la mesure des doses disponibles, les plaisanciers de plus de 60 ans. On devrait recevoir la première injection d’ici 3 semaines.
L’argent liquide est un problème sur l’île : pas de distributeur ni de banque. La poste accepte de rendre la monnaie en CFP si on achète des recharges téléphone ou des timbres en payant en Dollars US ou exceptionnellement en Euros. Certains commerçants acceptent aussi de rendre quelques CFP si on paye par carte. Et il y a Titouan qui habite à côté de la Gendarmerie et qui rend quelques services au plaisanciers dont l’achat de CFP contre virement en EUR sur son compte et une modeste commission. On s’adapte…
On est super content d’être ici et aussi très satisfait de notre traversée. Même si elle n’a pas été de tout repos, en passant beaucoup de temps sur l’analyse des gribs et de la météo, on aura réussi à se frayer un chemin entre les dépressions australes et les perturbations tropicales sans rencontrer de vrai mauvais temps ni faire de grands détours et on est arrivé à l’heure pour la marée et la lumière du jour en évitant les grains.
On aurait aimer vous faire profiter des photos de la traversée et de l’arrivée mais voilà, ici pas ou peu d’internet. Il y a bien du WIFI gratuit chez Jojo mais soit le débit est ridiculement faible soit il n’y a pas de connexion du tout. Donc en attendant mieux il va falloir nous contenter de la liaison Iridium et donc d’une seule et toute petite photo par article… On se rattrapera plus tard!

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