On continue l’exploration de cette île grandiose et tellement attachante.
Plus haut que le mirador de la Pena (dont l’architecture intégrée au paysage est due au célèbre artiste Canarien Cesar Manrique – voir photos en fin de l’article précédent) et les pâturages verdoyants de San Andres voici le mirador de Jinama. Son architecture et certes beaucoup plus agressive que le précédent mais sa position tout en haut de ces falaises vertigineuses et la vue sur la caldera d’El Golfo ensevelie dans une mer de nuages sont grandioses.










De là oncontinue sur le haut plateau ou se mèlange la forêt de pins canarias et la laura sylve (foret primaire) jusqu’au mirador de La Liania










Par la route accrochée à flanc de falaise on descend sur La Frontera. Le développement de cette petite ville ne date que de la deuxième moitié du siècle dernier et la création de routes et plus récemment du tunnel. Avant cela, les populations autochtones (Binbanches) puis les colons habitaient dans les hauteurs et n’y descendaient qu’en saison pour récolter les fruits ou cultiver la vigne. L’écomusée de Guinea présente l’évolution de leurs habitats aménagé à même les couloirs de lave.
























On aurait pu penser que ce terrain relativement plat vue d’en haut se terminerait par des plages mais non en fait ce ne sont que falaises et rochers battus par la houle du large. C’est sur l’un de ces promontoires rocheux qu’est bâti l’hotel Puntagrande. L’endroit est spectaculaire mais ce n’est pas sûr que les clients puissent dormir sur leurs deux oreilles toutes les nuits.










Nous repassons de l’autre côté, traversons El Pinar (oui ils produisent du vin ici aussi mais en fait ça veut dire la pinède) et descendons sur La Restinga le deuxième port de l’île.
Il y a quelques années (avant le réaménagement de La Estaca) c’était l’escale favorite des voiliers mais le ponton visiteurs à été détruit lors d’une tempête et le quai est en cours d’aménagement pour le sauvetage des migrants. La pèche est très active, c’est le seul endroit de l’île ou l’on trouve une pêcherie vendant du poisson. Il y a aussi un chantier avec un gros travlift qui dispose de suffisamment de place pour hiverner une douzaine de bateaux. La Restinga est avant tout une jolie petite station balnéaire (la plus grande de l’île) avec plusieurs hôtels, une plage et des centres de plongée.
















Un peu au nord de la Restinga il y a la plage de Tacoron, un endroit magnifique équippé pour la baignade dans un décors lunaire entre deux coulées de lave. Si les pentes de ce côté sont constituées de lave datant des dernières irruptions terrestres de l’île (18ème siècle ?) c’est juste à quelques km au large que c’est produite la très forte irruption sous marine de 2011 -2012










C’est d’ailleurs un peu plus haut que se situe le Centre d’Interprétation Vulcanologique. Cette exposition permet de mieux comprendre les différents types de volcan, la formation de l’archipel et de El Hierro en particulier, de visualiser les types de laves, leur écoulement et la formation de phénomènes comme les tunnels de laves. On espère en être ressortis moins bête…























