Un Golfe de Gascogne de Rêve (à Deux).

11 juillet 2018: départ du ponton des Sables d’Olonne à 9 heure, nous se sommes pas des matinaux…Après être passé faire le plein de fuel et payé la dernière nuit au port nous prenons la mer pour l’île d’Yeux, la mer est plate et le ciel est sans un nuage, il fait chaud , 5 nœuds de vent, un rêve pour démarrer . Nous en profitons pour faire le calibrage d’Hercules (notre nouveau pilote B&G), et le laissons exécuter ses zigzags comme indiqué conseillés sur la notice. Nous arrivons à 19h 30 dans notre mouillage favori de l’île d’Yeu: l’anse du Vieux Château.

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12juillet 2018: Nous sommes décidés pour partir maintenant pour la Galice, la météo est favorable, le routage nous indique une arrivée samedi dans la nuit sur le cap Ortegal. A 14 heure après le repas nous remontons l’ancre, vent de travers le bateau glisse à 6 – 7 nœuds sur l’eau: que du bonheur (comme dirait Francis notre ami Belge).
Maintenant nous réalisons que deux ans ont passé depuis l’achat du bateau, Domi est à la retraite il vient juste d’avoir 62 ans et nous sommes en mer pour notre grand voyage comme une lune de miel très attendue et mérité. Un départ comme çà, c’est vraiment cool…

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13 juillet 2018: Nous venons de passer notre première nuit de mer, nuit sans notre amie la lune mais avec un ciel étoilés comme on aime regarder et des étoiles filantes à souhaits. Vers midi nous croisons une flottille de thoniers espagnol en pèche, il y a du poisson dans le coin où je m’y connais pas … Il n’y a presque pas de houle mais la mer est en vrac avec des vagues courtes dans tous les sens. C’est le passage du plateau continental au grand fond océanique (remontée brutale des fonds) qui produit ce phénomène. Le vent aussi a changé de direction, Il est maintenant en plein dans la route et nous tirons des bords de largue à 170° du vent une bonne partie de la journée (5 empannages) mais le bateau roule quand même et le gain sur la route (VMG pour les spécialistes) n’est pas bon: le bateau est trop chargé pour planer ☺. Dans l’après midi nous décidons de faire route directe plein vent arrière, aussi pour épargner le matériel nous mettons les deux focs d’avant en ciseaux et affalons la grand voile. Voilà c’est plus confortable ainsi je peux mettre aussi une ligne de pêche fabriquée avec mes petites mains sur les conseilles d’Alain le mari de Fany rencontré en Cantabrie lors de notre dernier voyage là bas sur Santez-Marie. C’est une ligne particulière, un leurre (petite poulpe avec un hameçon trois crochets), ensuite un émerillon de bonne taille pouvant supporter du gros, du bas de ligne 10 mètres pas plus, émerillon identique du bout assez costaud et surtout au bout un élastique très dure, sur trois mètres que l’on fixe sur le bout, en laissant environ deux fois plus de bout que d’élastique, le principe est que lorsque le poisson mord ,il tire sur la ligne et ainsi tend l’élastique , relâche , retend , et ainsi s’épuise , au bout de quelque minute , on peut remonter le poisson( en mettant des gants bien sure ) mais sans aucun effort de notre part .
Vers 19 h, toujours rien au bout de la ligne, pour cause un gros poisson a filé avec le leurre. Pincement de cœur, c’était un leurre fait main avec des matériaux très spéciaux offert par Martin à Dominique pour son départ en retraite, mais je ne renonce pas. Je remets un autre leurre: un petit poulpe en plastique blanc nacré. Dix minutes s’écoule, le temps du papotage journalier sur Iridium avec Mamy, je sors et je remarque que l’élastique se tend , pas de doute il y a quelque chose au bout , grosse panique à bord , je décide il faut remonter pour voir …Domi va me chercher les gants car sur le fil de nilon à main nue çà glisse. Oui, oui !!! Il y a du poisson au bout et en plus il est gros mazette! Domi se met sur l’arrière du bateau pour le crocheter avec l’outil acheté pour cet effet “et ensuite minou qu’est ce que je fais?…) je prends le poisson par la queue et de l’autre main je récupère le crochet.

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C’est un thon magnifique d’eau moins 4 kilos. “Vite vas me chercher le grand seau, le sang gicle partout, c’est une vraie boucherie, c’est qu’il se débat le bougre!” – “vas me chercher les grands couteaux et aussi la planche à découper”. Il ne faut pas perdre son sang froid, autant en finir le plus vite avec cette pauvre bête. Il nous faudra une heure pour la découper mais surtout nettoyer le bateau. C’est notre premier thon et aussi le premier gros poisson de toute notre carrière de pêcheur …
Nous fermons la véranda pour la nuit. Il fait plus frais, nous sommes vent arrière c’est plus confortable pour l’homme (ou la femme) de quart.

Samedi 14 Juillet
Fête Nat on nous promet un feu d’artifice se soir (la météo indique des orages) Nous faisons cap sur Cedeira le plus court après atterrissage sur le cap Ortégal. En plus c’est un mouillage sympa, facile d’accès et très abrité. Le matin, je me prends une douche avec le pulvérisateur de jardin Lidl. C’est la troisième que nous prenons avec Domi et nous avons utilisé que la moitié de son réservoir de 5 litres. C’est génial cette idée (venant de moi ☺) qui est à la fois économique et très facile d’utilisation puisqu’il suffit de pomper pour avoir de la pression et le prix de l’appareil est quatre fois moins cher qu’une douche solaire chez le ship du coin (pardon Delphine mais c’est vraiment mieux) . Après le déjeuner composé d’une belle tranche de thon, fraichement péché, poêlée au sésame le vent tombe en dessous de 10 nœuds et aussi comme nous sommes bien reposés, nous remettons la grand voile et nous nous éclatons avec le spi. Malheureusement, quelques heures plus tard le vent tombe et nous lâche définitivement. Nous affalons tout et faisons route au moteur jusqu’au port, en réalité ce n’est pas un feu d’artifice qui nous attend mais un brouillard dense, nous nous équipons de nos écouteurs de motards, un dans la cabine sur la table à carte et un à suivre à l’extérieur à la barre . L’ancre est jetée, il est 11H 30
57 heures pour la traversée du golfe dont 3 heures de moteur c’est pas un record mais c’était hyper cool et pas stressant.

Rêve à Deux
Écrit par Anne avec la participation de Domi

2 réflexions au sujet de « Un Golfe de Gascogne de Rêve (à Deux). »

  1. Christian et Emilie

    Bonjour Anne et Dominique, Félicitations pour ce départ en retraite sous forme de lune de miel. Je vous est mis en favori pour vous suivre sur votre blog. Nous, nous sommes à l’ile de Flores aux Açores jusqu’à mi-septembre. Quel est votre programme? Bon vent à Rêve à deux et à son équipage. Christian et Émilie

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    1. reveadeux Auteur de l’article

      Bonjour,
      Nous sommes à Cascais, on pense partir pour Madère demain matin. Les Açores seront donc pour le retour 🙂 Bon séjour et amitiés à vous deux. Anne et Dominique

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