De Cédeira à Camarinias

Lundi 16 Juillet : (Je marque les jours de la semaine autrement je ne sais plus quel jours nous sommes) Il est 8 h 52, nous prenons le large. C’est un exploit de se lever si tôt mais la nuit a était réparatrice, nous avons super bien dormi. Bye bye Cédeira c’était comme on aime, abrité, sûr, et calme (une fois les pêcheurs partis pour leur nuit de pêche) et surtout un site magnifique encastré de ses grandes falaises boisées. La ville aussi est très typique de cette région d’Espagne. Quatre à cinq étages où les vérandas sont fermées non pas de grandes baies vitrées mais de fenêtres à petits carreaux.

Le bateau est au près serré 2/3 beaufort et le vent monte progressivement, l’éolienne tourne sagement mais nous comptons surtout sur l’hydro-générateur pour recharger nos batteries. C’est qu’en plus de l’électronique et deux pilotes nous avons beaucoup de matériel électrique à bord, et la liste est longue d’appareil à recharger : -VHF portable – tablettes – ordinateurs – iridium –écouteurs de motards –aspirateur – moteur de l’annexe – téléphones – bouilloire – rice-cooker –appareils photos – frigidaires –pompe à eau –lumières –lampes portables –mixer à légumes – machine à emballer sous vide – sécheur de légumes et fruits etc. (Pas étonnant qu’on soit un peu lourds : on a pratiquement toute la maison à bord :).)

Le midi, le repas est simple saumon gravlax avec des tomates, avocats et petits piments doux à l’ail (pimiento do Padron) et pour finir les sablés bio à la farine de sarrasin accompagnés de notre thé.

L’après midi se passe à tirer des bord au prés pour régler encore le pilote mais cette fois-ci sous voile, c’est assez drôle, le pilot mesure la qualité des « runs » et nous donne un score à chaque fois. Dans cette mer courte difficile de dépasser les 65%. Les dauphins qui nous tournent autour en perdent leur latin, ils en ont le tournis. Ils s’amusent avec l’hydro générateur, qui émet une vibration sympa et rase leurs moustaches, en passant très prêt de l’hélice. Aux Iles Sisargas le vent tourne à notre avantage. C’est la bascule de vent que nous attendions, merci Eole. Le vent adonne progressivement à l’approche des cailloux et nous passons en débridant les voiles tout en douceur. La photo sera dans la bruine et la température approche des 15° alors qu’en France Mamie souffre de la canicule. Le vent a tellement adonné que nous hissons le spi asymétrique (A5) et Domi essaye pour la première fois la nouvelle chaussette. Il avait peur qu’elle soit trop grande mais elle le recouvre bien quand elle est descendu et empêche le vent de prendre dedans à la fin de l’affalage. En fin de journée, le vent tombe complètement nous finissons les derniers milles au moteur. Arrivons au mouillage vers 11h30 et nous sommes accueilli par la musique mais surtout un magnifique feu d’artifice dans la baie de Camarinias.

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Mardi 17 Juillet : Camarinias à deux spécialités la pèche et la dentèle. Mais aujourd’hui personne ne travaille, ni demain : c’est la fête de la mer et de la commune et ici c’est sacré. La fête foraine c’est installée devant la marina. Des grands chapiteaux sont au milieu de la rue principale empêchant toute circulation. Ici quant on fait la fête c’est jusqu’à 5 heure du mat et tout le monde en profite et si par hasard quelqu’un voudrait piquer un sommes des pétards résonnes de temps en temps …Dans la journée c’est la sirène d’alarme qui nous fait le concert.

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Je vais quant même faire des course en patinette (j’ai opté pour ce moyen de locomotion plus tôt qu’un vélo et j’en suis très contente mais cela ne convient pas à tout le monde, c’est très pratique en bateau elle se range facilement sans trop prendre de place, avantage par rapport à un vélo). Domi en profite pour mettre une lessive à la laverie du port. Le reste de la journée nous la passerons à nettoyer le bateau refaire le plein d’eau et aussi nettoyer et réparer une petite fuite de gaz-oil. Nous prenons le temps d’aller manger au restaurant de la marina qui propose toujours des plats succulents de poissons (Lotte avec les fameuses pommes de terre à la Galicienne). En fin d’après-midi nous trouvons finalement le temps d’aller nous promener dans les bois sur le petit chemin côtier qui longe la mer. Il nous faut quand même faire quelques kilomètres pour ne plus entendre le bruit tumultueux de la ville. Il est 9 heure quant nous rentrons et nous repartons au mouillage même si nous avons payé le port (le capitaine de port ne nous a pas fait payé la machine à laver pour le coup) car on tient à pouvoir dormir. Si quelqu’un dit « vous allez vous reposer maintenant que vous partez … » c’est une blague surtout ni pensez surtout pas la voile est un sport en mer mais aussi à terre on n’arrête pas. Aujourd’hui je n’ai pas réussi à téléphoner à Mamy (bad girl…)

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Rêve à Deux / Écrit par Anne avec la participation de Domi

 

 

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