Le village de Muana-i-cake, la capitale de Fulaga

Ici, contrairement à la plupart des îles ou nous sommes passés depuis notre arrivée au Fiji, il n’y a pas de restrictions sanitaire et on peut aller à terre. Mais qui dit pas de restriction veut aussi dire respect scrupuleux de la tradition. La première chose à faire est donc de nous rendre au village pour faire notre « Sevusevu » (offrande traditionnelle au chef du village). La météo annonçant un passage de front pluvieux et venteux pour les jours suivant nous décidons d’y aller tout de suite après déjeuner et nous déplaçons le bateau de quelques milles pour aller ancrer devant le chemin qui mène au village de Muana-i-cake à un quart d’heure de marche l’autre côté de l’île (il y a trois villages sur l’île mais c’est ici que réside le chef responsable de toute l’île) . A peine arrivés, deux femmes en canoë viennent nous souhaiter la bien venue. Ensuite, Aquilla le pêcheur nous accompagne jusqu’à au village en nous faisant traverser des jardins potager . Ici Pas de masque , pas de panique vis à vis de l’épidémie, les voileux sont les bienvenus. Tous les villageois ont reçu la première injection et attende la deuxième dans quelques semaines .

Aquilla nous confie au bons soin de Letti. Elle même était venue de Savu pour rendre visite à sa famille quant la pandémie à refermé Viti Levu. Elle est donc bloquée là depuis presque 6 mois et ne pourra pas rentrer avant Novembre si le gouvernement confirme la fin du confinement comme prévu. Notez qu’elle n’a pas du tout l’air de se plaindre de la situation. Pour nous elle se transforme en guide affable et compétente et nous mène à travers le village en nous présentant à toute la population et en répondant gentiment à toutes nos questions.

Les enfants nous font de grands honneurs et égaillent notre journées de leurs sourires radieux . Depuis mars , ils n’ont pas d’école. Parmi les mesures confinements décidées, le gouvernement a décrété la fermeture de toutes les écoles du pays. Ils restent donc ensemble à jouer toute la journée à travers le village les plus grands s’occupant des plus petits.

Letti nous conduit à la maison du chef. Nous remettons notre offrande de kava à son adjoint (le Turaga ni koro) qui la présente au chef en récitant les formules traditionnelles. Le chef accepte notre offrande de la même manière. A chaque phrase tout le monde doit taper une fois dans ses mains. Il nous confirme ensuite que nous sommes les bienvenus dans son village, son île et son lagon, que lui et ses concitoyens feront leur possible pour rendre notre séjour agréable. Il nous rappelle les règles et les usages à respecter (comme par exemple de ne pas donner de boisson alcoolisée aux jeunes qui pourraient venir nous en demander ou respecter le repos dominical en n’allant pas à la pêche). Il nous demande aussi la taxe de 50 $FJ (20 euros) qu’il a institué avec l’aval du gouvernement pour tous les bateaux entrants dans le lagon. L’argent ainsi collecté permet de financer une partie les travaux nécessaire pour reconstruire tout ce qui a été détruit par le passage du dernier cyclone (Yasa en décembre 2020) et l’achèvement de la salle municipale construite grâce à une donation d’un plaisancier Australien .

Le village est super bien entretenu l’herbe est taillé ras et chaque chose a son utilité, rien n’est perdu.

La salle municipale est presque fini elle sera bientôt équipée de panneaux solaires ici pas de fil électrique, pas d’internet , et pas de téléphone portable ni de TV juste une liaison internet par satellite à l’école en cas d’urgence. Pas de véhicule motorisé juste une bouette que l’on pousse le long du petit chemin pour le transport des marchandises .

Le village compte plusieurs sculpteurs très habiles qui transforment le bois en objets utiles ou artistiques souvent incrustés de nacre provenant des coquillages locaux .

Les enfants de Lo, l’infirmière de l’île prennent leur bain. Il pleut assez souvent, l’eau est donc relativement abondante. C’est agréable de se baigner en jouant à son aise!

Lo est une personne adorable. Une de ses responsabilités en tant qu’infirmière est de contrôler que tous les visiteurs venant sur l’île satisfont aux exigence de santé (quarantaine et vaccination). C’est avec la plus grande gentillesse et beaucoup de tact qu’elle nous a timidement demandé nos papiers qu’on s’est bien entendu fait un plaisir de lui montrer. (la méthode est sans doute bien meilleur que le traditionnel « z’avez vos papiers! » auxquels nous, français avons été habitués.)

Mais Il se fait tard et il nous faut rentrer au bateau avant la nuit , et en plus les moustiques vont bientôt sortir pour attaquer et dans les sous bois ils sont parait-il féroces.

Retour au bateau nous croisons les derniers villageois qui rentrent au village après leur journée au potager ou à la pêche. Ils nous saluent de grands Bula Bula et s’arrêtent pour échanger quelques mots.

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