Les marchés à Sorong

Un fois la quarantaine passée et tout la paperasserie administrative terminée, nous n’avions pas l’intention de ne pas passer plus de temps ici à Sorong. On s’est contenté du weekend (les autorités sanitaires nous ont relâchés comme prévu vendredi en fin d’après-midi) pour faire le ravitaillement avant de partir découvrir l’archipel de Rajah Ampat, le fameux parc national dont tout le monde parle tant. Nous reviendrons nous réapprovisionner dans un mois et nous aurons peut-être le temps de faire plus ample connaissance avec Sorong .

Nous louons une voiture avec chauffeur pour quelques heures (le prix est le même qu’une course de quelques minutes en taxi dans une ville moyenne française). Il faut courir d’un bout à l’autre de cette ville tout en longueur pour trouver un ATM qui accepte nos cartes et distribue plus de 1 million de roupies (60 euros) à la fois, acheter un téléphone pas cher (la douane nous demandait une taxe de 120 euros pour que le nôtre soit accepté sur les réseaux indonésiens) et passer aux supermarchés. Mais ce qui est vraiment intéressant ici se sont les marchés. Au premier, il n’y a pas une grande activité , nous sommes dimanche matin. C’est très bien pour nous, pas de bousculade ni stress, mais les étalages sont hauts en couleurs particulièrement ceux des légumes et du poissons.

Le deuxième marché est plus typique et c’est un vrai labyrinthe ou l’on vend absolument de tout. Contrairement à ce que nous pensions, dans ces marchés on ne semble pas marchander, les prix annoncés sont à prendre ou à laisser. Par contre on a la très nette impression que certain commerçants font des prix « spécial touristes » certes encore très abordables en regard des prix européens mais nettement plus chers que ceux proposés aux locaux.

Le point de repère pour retrouver Iki, notre chauffeur, c’est la mosquée. A Sorong trois religions principales sont présentes. Traditionnellement les Papous (nous sommes en Papouasie Occidentale) sont protestants adventistes tandis que les indonésiens venus s’établir ici sont en majorité musulmans, il y a aussi une minorité catholique. La musique est présente partout et depuis très tôt le matin jusqu’à tard dans la nuit les chants se font entendre qu’ils soient prières, karaokés ou chansons populaires et, juste où faux, tout le monde chante …

Nous passons sans transition des fruits aux vêtements et chaussures continuons par la vaisselles décorées …`

… pour finir par les couturiers

Nous compléterons nos courses en épicerie est conserves dans deux supermarchés qui ne sont pas trop mal achalandés si on ne cherche pas de produits occidentaux. Parmi les produits introuvables on notera les fruits secs, céréales petit déjeuner, biscottes ou crackers, on trouve du pain de mie mais c’est une denrée de luxe. Mais ce qui frappe surtout c’est la présence d’emballages plastiques, des rayons entiers de friandises emballées individuellement, des sacs distribués généreusement au caisse. Ceci combiné à l’absence de système de collecte des déchets: chaque quartier semble se débrouiller pour brûler ses ordures d’une façon ou d’une autre, d’éducation environnemental (les enfants de la marina était très surpris quand nous leur avons demandé de ne pas jeter les papiers des bonbons qu’on venait de leur donner par terre) et aux pluies torrentielles fréquentes fait que tout ces emballages et autres sacs plastiques se retrouve très vite à la mer. Dans le bassin de Tampa Garam nous en avons ramassé tous les jours des dizaines et en pleine mer les courants en charrient des milliers…

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