Turquie: Fethiye

Du très mauvais temps est annoncé pour la fin de la semaine, le week end et le début de semaine prochaine avec vent fort, orages et pluie. Gemiler est bien protégé mais on risquerait d’y être bloqué un moment. On recherche donc un endroit protégé plus à l’Ouest. Pourquoi pas une marina, de toute façon il faut qu’on aille vidanger notre cuve d’eaux noires avant lundi sous peine d’une amende de 1700 EUR et çà nous permettrait de laisser le bateau quelques jours pour explorer un peux l’intérieur du pays. Mais à Fithiye, la marina est archi pleine et n’accepte plus de visiteurs. Il y a encore de la place à Göcek mais à 129 EUR/nuit non merci. Fithiye accepte que l’on vienne à la station service vider la cuve. La baie semble propice au mouillage on pourra y rester au moins pour la nuit çà ne coûte rien.

Jeudi 17/11/2022, en tout début de matinée, nous quittons donc les fantômes de St Nicolas et de ces moines. On se rend compte au passage qu’ils étaient d’ailleurs bien défendus (ou souvent attaqués). Les ruines d’une église et des restes de maisons et peut-être de fortifications sont encore bien visibles sur l’île de Karacaoren à la sortie de la baie. D’après des archéologues une cheminée spéciale, dont les restes sont encore visible sur l’île, servait à avertir le gros de la communauté de Gemiler que des navires d’apparence hostile approchaient.

Une fois passé les falaises effondrées des imposants caps Dödukkbasi et Burn, le paysage change du tout au tout. Les pentes arides ou poussent quelques rares buissons épineux, font place à d’autres pentes toujours aussi escarpées mais couvertes d’une forêt de conifères assez dense. En pénétrant dans la baie proprement dite le contraste est encore plus fort. La rive sud est bordée d’hôtels et de résidence de luxe et quand on passe la pointe de Paçariz et sa statue de sirène, le paysage prend un peu des allures de lac Italien.

Fethiye est une ville moyenne d’environ 85 000 habitants (hors touristes). En pleine saison le coin doit regorger de touristes si l’on juge d’après les dizaines de caïques et gulet (goélettes locales traditionnelles) alignés le long des quais et de bateaux de location aux pontons de la marina.

Le centre ville, très commerçant est très agréable. Ça fait un sacré bout de temps qu’on avait pas eu l’occasion de faire du lèche vitrine dans une vrai ville, on s’en était pas aperçu mais en fait ça nous manquait.

Une nécropole Lycienne du 5ème siècle av.JC surplombe la ville. Les tombeaux aux airs de temples grecs sont creusés et sculptés à même la falaise. Les façade sont tellement impressionnantes qu’on s’attend aussi à quelque chose de grandiose à l’intérieur, mais non, il y juste une petite cavité peu profonde avec trois banquettes taillées à même le roc. Le manque de confort est largement compensé par la vue du moins tant que la tombe n’était pas scellées. Les défunts inhumés là étaient très certainement des notables ou des princes et devaient surement payer fort cher pour bénéficier d’une telle villégiature! .

Tous les quartiers ne sont pas somptueux tant s’en faut et si une grande partie de la ville semble héberger une classe moyenne vivant dans des conditions similaires à leur homologues Européens, il subsiste encore des quartiers pauvres.

Dans la ville on trouve aussi plusieurs sarcophage de pierre Lyciens de la même époque. contrairement au grecs, les lycien préféraient garder leur morts parmi les vivants. Il y avait donc des sarcophages disséminés un peu partout dans la ville comme celui-ci au beau milieu de la rue (à moins qu’il ne soit tombé du ciel depuis…)

La ville dispose aussi d’un musée d’antiquités rassemblant des pièces retrouvées dans les sites archéologique. C’est une petit musée mais il est bien aménagé et permet de mieux comprendre l’histoire de la région et en plus il est gratuit! Il y a malheureusement beaucoup de statues sans tête et quelques têtes de statue sans corps. Mais il faut comprendre que depuis les Lyciens, ses premiers habitants connus, la région a été soumise à de nombreuses guerres et invasions: les Hittites, les Grecs, les Perses, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Ottomans et j’en oublie sans doute.

Il est déjà 14:30 et nous n’avons pas encore mangé. Nous terminons notre matinée culturelle par un excellent kebab: si on en mange pas ici, on en mangera jamais et puis çà fait quand même partie de la culture (locale).

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