Passè Cistern Point et le Mont St Louis c’est un nouveau spectacle de désolation qui s’offre à nous.







D’abord, ce sont quelques épaves de navire de pêche ou de commerce échouées sur les rochers. De loin on distingue de nombreux bateau de plaisance au mouillage, tout semble à peu près normal mais quand on s’approche on se rend compte que beaucoup d’entre eux n’ont plus de mât?.










En discutant avec des navigateurs on comprend ce qui c’est passé. En juillet 2024 quand Béryl à été annoncé, la saison de navigation était déjà finie et de nombreux plaisanciers avaient déjà préparé leurs bateaux pour la saison des cyclones, bien amarrés dans la mangrove du « Careenage » sur la rive nord de Tyrell Bay. Les quelques places encore disponible dans cet abri, réputé comme un excellent trou à cyclone, ont tout de suite été prises par ceux qui naviguait encore. Bref c’était plein à craquer: 100 bateaux, 200 bateaux, les témoignages varient. Et c’est juste là sur cet endroit précis que Béryl a atteint son paroxysme.

Sous l’assaut des éléments déchaînés les bateaux ont été jetés les uns contre les autres certains ont coulés d’autres ont été gravement endommagés, les mâts et les gréments se sont enchevêtrés, beaucoup ont démâté. Quelques mois après la catastrophe, les autorités de Grenade on décidé de nettoyer la mangrove (classée espace naturel protégé). Un navire spécialisé muni d’une grue est venu sur place et les bateaux ont été sortis de là un par un (du moins ceux qui flottaient encore – de nombreuse épaves restent encore à évacuer de la mangrove et des alentours) et amarrés sur les corps morts de la baie. Quelques uns sont en réparation dans l’un des deux chantiers de la baie mais beaucoup des bateaux sauvés n’étaient malheureusement pas convenablement assurés. Certains propriétaires n’ayant pas les moyen d’effectuer les travaux nécessaire, un grand nombre de ces bateaux endommagés risquent de rester là encore un moment…






Les formalités de sortie se passent comme sur des roulettes dans le tout petit bureau dans la cour du resto à côté du chantier et le 4 mars au matin nous quittons cette île dépendant de La Grenade pour le Pays suivant de l’arc Antillais.
