Salvador de Bahia

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Il est 5 heure 30, nous passons la bouée d’approche à l’étale de marée haute. Le jour se lève. Au loin on distingue les grattes ciel de la ville. C’est manifestement une grande ville, elle s’étend sur plusieurs kilomètres. Derrière le banc de sable la houle est sensée se calmer mais le courant de la marée descendante qui s’oppose au vent lève une mer très courte. Il faut attendre d’être sous la pointe de Barra pour enfin trouver le calme. Nous longeons cette ville gigantesque silencieux, nous avons hâte de la découvrir et en même temps nous redoutons sa foule et son brouhaha. L’approche n’est pas compliquée et nous allons directement à la marina du centre ville le Terminal Nautico. Tout de suite on est pris en main par les marinheros et une place nous est attribuée. Ici pas de catways, c’est arrière au ponton et pendilles à l’avant. IL n’y a pas beaucoup de bateau et pratiquement tous sont brésiliens. Quelques locaux nous accueillent gentillement dans un Anglais hésitant. Par contre de notre côté nous avons beau faire des efforts pour comprendre leur langue mais rien ne passe. Déjà le portuguais se n’était pas facile : écrit on comprend à peu près et comme ils prononcent plutôt bien on arrivait à s’en sortir mais là le Brésilien, quand ils le parlent avec leur accent chantant, c’est vraiment une langue à part. Derrière la marina, la ville progressivement se réveille, et ce que nous redoutions et bien réel, il y a beaucoup de monde et c’est vraiment bruyant. A peine le pied à terre c’est pour l’administration et voilà Domi muni de son sac à dos qui va faire remplir les formulaires d’entrée dans le pays. Pour l’immigration il faut que nous y allions à deux. Le pantalon et la chemise à manche longue sont de rigueur. Ce n’est pas tout prêt mais nous préférons y aller à pieds il est déjà 11 heure passées mais nous devrions avoir le temps avant la sacro-sainte pose déjeuner. Nous cherchions un immeuble marqué policia fédéral mais en fait c’est un tout petit bureau au 2ème étage de l’immense bâtiment de l’administration du port autonome. Le temps de trouver, ils sont partis déjeuner. Qu’importe, cela nous fait du bien de marcher.

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Nous découvrons une ville sale où les hommes pissent sur les murs du trottoir. C’est une infection. La plupart des grattes ciel du quartier des affaires et des immeubles plus anciens de la ville basse, en face, ne sont que ruine délabrée, on se demande comment ils tiennent encore debout, et comment les gens peuvent vivre ou travailler à l’intérieur. Il y a des immeubles où il ne reste que les quatre murs extérieurs sans fenêtre. Au centre on y aperçois un trou béant. Certaines de ces façades sont du être très belles. Il y reste encore un semblant de peinture pastel ou même de carreaux de faïence (azuleros). On s’imagine la fin du siècle dernier où la ville basse était florissante et tout était encore entretenu et rutilant de couleurs… Oui ça devait être magnifique.

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Ce n’est que le deuxième jour que nous sommes montés voir la ville haute. Nous prenons le grand ascenseur qui monte les 200mètres en un rien de temps. Il est a Salvador ce que la tour Eiffel est à Paris : on le voit sur toutes les cartes postales et les guides touristiques. Il date d’ailleurs de la même époque même s’il a été modernisé depuis.

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Ici, tout est beau et bien entretenu avec des musées de peinture, des galeries d’art et des magasins de souvenir à tous les coins de rues. Les restaurants ne manquent pas non plus, là un artiste joue du Gilberto Gil pour attirer le client.

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Autre spécialité locale : les patrouilles motocycliste de la Policia Militar. Prenez une moto tout terrain, mettez deux policiers casqués en gilet pare balle armés jusqu’au dents. Celui qui se tient à l’arrière de la moto à son arme à la main posé sur sa cuisse prêt à tirer et l’ensemble zigzague à vive allure entre les voitures et dans les ruelles souvent 2 ou trois motos se suivent. Il y a aussi à chaque carrefour un policier observe la foule. Les pickpockets et les grands criminels n’ont qu’à bien se tenir. On ne rigole pas ici avec le touriste. Pourtant on nous a prévenu « redescendez avant la nuit où prenez un taxi qui vous ramènera à la marina sinon gare » et oui le brésilien est accueillant mais à la nuit tombée, la pègre reprend ses droit.

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La nuit noire ici s’est 6 heure 30, bon, on fait avec et le soir de retour au bateau on reste bien sage. Nous avons pris le taxi pour aller au super marché. La liste des produits que l’on ne trouve pas au Brésil est longue Coucous –figues –tous les produits sous vide jambon, saucisson, plats cuisiné en conserve, très peu de fromage…On se pose la question de comment on va faire pour les prochaine traversées .

En faites les Brésiliens mangent énormément de ragout de viande de porc fumé ou de poisson avec des haricots, riz, lentille, citrouille (nous sommes en hivers) manioc et autres racines accompagnés de légumes tel que ocras, poivrons, salades et tomate . Ils mangent aussi beaucoup toutes sortes de croquettes frittent dans l’huile que des marchands ambulants vendent dans la rue.

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Le lendemain nous poussé jusqu’au Mercado popular de Sao Joachim. C’est un immense marché couvert, on y a retrouvé l’ambiance des souks arabes. Des l’entrée on est assailli par une palette infinie de couleurs et d’odeurs.

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Ici ce sont ces fruits et légumes tous plus exotique les uns que les autres pour les pauvres européens que nous sommes.

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Là ce sont des chapelets de viande de porc fumé ou salée, de la viande rouge ou des abats, que l’on débite à même le billot. Plus loin encore c’est des paniers de toute sortes et de toute formes qui décorent le plafond. Ailleurs se sont d’énormes sacs de riz, de farine de blé où de manioc posés à même le sol.

 

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Tout au bout de ce gigantesque labyrinthe, ce sont les volailles vivantes (à éviter), le poisson et les crustacés. Des hommes, poussant de drôle de brouettes à trois roues véhiculent les marchandises entre les camions et les échoppes. On en profite pour faire nos courses, fruits, légumes, crevettes et une belle langouste. Le tout pour moins du quart de ce que çà nous aurait coûté en France. L’ambiance est là nous sommes au cœur de la vie Brésilienne intense et trépidante. Les gens sont chaleureux, rieurs, ils ont le temps, nos difficultés linguistiques ne les arrêtent pas.

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La musique est présente partout, toujours très forte et quelque fois c’est une cacophonie insupportable. Nous trouvons au bout du marché un petit restaurant en terrasse donnant sur la baie de tous les Saint, on prend une bière et pourquoi pas on mange à la brésilienne le ragout de poisson traditionnel avec des haricots et accompagnés d’une sauce pigmentée et d’une salade. Nous apprécions et le lendemain nous y revenons pour goûter cette fois-ci une autre spécialité à base de porc. Une portion pour deux c’est largement suffisant. On se régale pour une bouchée de pain (même s’il n’y en a pas, de pain 🙂 ).

 

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Des Français arrivent dans le port, nous allons les accueillir comme il se doit en bon compatriote. Il sont au Brésil depuis 1 an et demi par tranches de trois mois comme la loi l’exige. Ils en profitent pour visiter les pays avoisinants. Leur bateau doit être ressorti du Brésil avant la fin des deux ans (sinon il devront payer la taxe d’importation de 60% loi oblige). Ils veulent partir dans le sud et comme nous, faire les canaux de Patagonie.

Et c’est devant deux langoustes tout juste achetée à un pêcheur qui passait par là que nous rêvons de nos futurs voyages.

écrit par Anne et Domi

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