Adieux Marlborough, re-bonjour Canterburry!

Petite pose de quelques jours à Picton pour faire les courses et laisser passer un bon coup de vent, (encore un)…

Resto Thai avec Richard et Barbara le premier soir. Barbara nous amène en voiture à Blenheim le Mardi pour faire les grosses courses au Pack’n Save. On en prend pour au moins un mois: la différence de prix par rapport au Fresh choice de Picton justifie largement le déplacement,(correspond à Liddle en France mais en beaucoup plus grand et beaucoup mieux achalandé) Merci Barbara!

Mais le mauvais temps dure un peu plus longtemps que prévu et ce n’est que Vendredi matin que nous pouvons partir non sans avoir faits nos adieux à Mark le responsable de la marina qui s’est à chaque fois mis en quatre pour nous trouver une place.

L’idée est de passer encore quelques jours dans le Sound en attendant des vents favorables pour partir plus au sud ou pourquoi pas plus au nord…

C’est avec plaisir que nous retrouvons nos corps morts favoris, on commence par quelques jours à Flipper Cove où nous nous régalons de ballade en kayak jusque dans les baies avoisinantes qui nous permettent de découvrir toute colonie de bébés cormorans.

Nous sommes à couple d’une grosse vedette avec deux enfants, l’ambiance vacances est toujours là. On passe ensuite à Kumutoto et on enchaîne sur Double Cove West ou on commence par bien nettoyer la carène.

Mais là une nouvelle inquiétante tombe sous la forme d’un message de l’immigration nous rappelant que nous avons passé déjà plus d’un an ici et que de ce fait notre nouvelle demande de visa n’aboutirait peut-être pas et que nous pourrions être obligés de partir à l’expiration de notre visa le 25 février??? Domi bien-sûr stress tellement qu’il n’en dort pas de la nuit. Partir à cette date ne serait pas chose facile : on est en pleine saison des cyclones… On passe donc pas mal de temps, lui à écrire une belle lettre et moi à rassembler tous les justificatifs possibles et imaginables pour essayer de les convaincre de nous garder jusqu’en juin. On échafaude tous les scenarios possibles et toutes les destinations : Australie fermée, Nlle Calédonie aussi est fermé mais de toute façon c’est pas la saison, Fidji pareil, Chili on est un peu tard déjà et de toute façon, c’est fermé. Une possibilité c’est peut être la Polynésie ou plus exactement les Gambiers via Rapa : suffisamment sud et est pour pouvoir éviter les cyclones et pouvoir espérer autre chose que du près. Seul problème, la Polynésie est officiellement fermée, on demande donc une autorisation aux affaires maritimes… En attendant il va falloir trouver un bon créneau météo pour sortir d’ici et peut-être remonter vers le nord (Tauranga ou Whangarei) pour se préparer à un éventuel départ hors saison.

Dimanche 31 janvier, le temps et superbe avec juste ce qu’il faut de vent dans le Sound, on tire des bords pour se changer les idées, on fait le tour de Blumine Island par le sud avant de bifurquer vers School House bay. Baignade et grimpette jusqu’au col séparant la Resolution Bay de Endeavour Inlet avec une vue imprenable sur tout le Sound. Le soir à table on échaffaude encore des scénarios de départ mais on tourne toujours en rond.

Lundi premier Février. Le temps est encore magnifique. Comme tout les matins on télécharge les gribs ainsi que les cartes et bulletins envoyé par Michel pour les analyser. Si un trajet vers le nord risquerait d’être inconfortable en raison de la mer très forte générée par le cyclone Lucas dans sa descente vers le Sud Est, les conditions semblent idéales pour aller sur Lyttelton au sud. Un routage rapide pour vérifier et Banco ! On ne va pas rater l’occasion, le détroit de Cook est tellement capricieux et puis de toute façon Lyttelton est « port of entry » on peut donc, le cas échéant, y effectuer les formalités de départ. Le temps de dégonfler l’annexe et de le larguer les amarres et c’est parti. Au revoir Marlbourough on aura passé 3 mois fantastiques dans les Sounds,c’est vraiment une région superbe !

La sortie et le passage du détroit de Cook, réputé comme l’un des plus difficiles du monde, se passe dans des conditions tout à fait idéales. On est juste à l’heure pour profiter du courant, la mer est plate, et il y a très peu de vent. Petite anecdote: par le travers de la sortie du Torry Chanel, nous croisons des ferries et entendons leurs conversations en VHF avec le « Harbour Master » de Picton: alors qu’ici au milieu du détroit c’est calme plat, là-bas sur le quai au fond du Sound ils ont 25 nœuds établis avec des rafales à plus de 30… comme quoi la météo du coin c’est vraiment spécial. Ce calme nous oblige d’ailleurs à recourir au moteur pour essayer d’arriver au cap Cambell avant la prochaine renverse. On y parvient presque mais le vent se lève à 15 nds de face et c’est en tirant quelques bords contre le vent et le courant que nous le franchissons. Passé le cap la nuit tombe et le vent adonne si bien que nous pouvons choquer les voiles. Au matin nous sommes plein vent arrière au large de Kaikoura. Les falaises blanches ressemblent à cette distance à des sommets enneigés jusqu’au moment ou on aperçoit les vrais sommets (notamment le Mont Tapuae-o-Uenuku) par dessus les nuages.

Regardez bien: les sommets au dessus des nuages culminent à 2800 mètres

On hésite à envoyer le spi mais les gribs nous annoncent du vent plus fort en cours de journée, on se contente donc de tangonner le foc. Et grand bien nous en a pris. Le vent monte effectivement et nous accélérons progressivement, 6, 7, 8, 9 nœuds puis de longues glissades à 11 et des pointes à 13 c’est grisant mais il faut savoir raison garder. Un ris est pris.

A 21:30 nous rentrons dans la baie de Lyttelton. Les rafales sont encore fortes dans le port intérieur et comme on y voit pas grand-chose on hésite à se faufiler pour aller à la place que nous a attribuée Matt le responsable de la Marina. On s’amarre donc provisoirement au bout du ponton juste à côté d’un grand bateau blanc avec un gigantesque mat carbone appelé MERCI…Nous sommes sur la place d’un pêcheur et il est possible qu’il pointe son étrave avant la de la fin nuit aussi nous nous couchons tout habillés et, vers 5:30 mercredi matin, comme le vent c’est totalement calmé, on rejoint la place qui nous est assignée avant que le pêcheur ne rentre et nous déloge.

Il y a un peu plus d’un an que nous étions ici et on a presque l’impression de rentrer chez nous. Cette fois-ci notre séjour sera riche en rencontres mais çà c’est une autre histoire…

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