Vanua Balavu – Savusavu

Dimanche 8/8/2021. 05:30 la sonnerie du réveil nous tire du sommeil. Le jour va bientôt se lever et on voudrait être dans la passe en tout début de marée descendante (renverse à 06:25). Le temps de s’habiller, vérifier le dernier grib et relever l’ancre et c’est parti. Une fois franchi la passe une bonne brise de Sud Est de 18 nœuds nous cueille. Reve à Deux s’ébroue et démarre. Çà tombe bien on a 68 milles à faire pour notre première étape prévue dans un mouillage au Sud Ouest de l’île de Taveuni et on voudrait bien arriver avant la nuit qui ici tombe brutalement à 18:00… Au bout d’une heure, le vent se stabilise autours de 15 nœuds, on envoie le spi pour garder la cadence.

15:30 nous affalons le spi et empannons sous le cap Katoba, la pointe sud de Taveuni. On est encore dans les temps mais il ne va pas falloir mollir. On renvoie donc le spi sous l’autre amure (sur Rêve à Deux on préfère ne pas empanner sous spi – il nous faudrait quelques bras en plus et la configuration des drisses ne s’y prête de toute façon pas.). A 17:30 nous arrivons dans les mouillages de Paradise Resort (c’est un hôtel restaurant, centre de plongée qui met gratuitement des corps morts à la disposition des plaisanciers de passage. Il y a déjà 7 ou 8 bateaux. Une personne du Resort nous appelle à la VHF pour nous prévenir qu’ils sont désolés mais que tous les corps morts sont déjà pris. Elle nous conseille d’aller un peu sur la droite et d’ancrer dans une dizaine de mètres d’eau sur fond de sable (devant le resort il y a une cinquantaine de mètres de fond). On ancre à l’endroit proposé. Le fond semble assez plat au sondeur mais dans la clarté déclinante de cette fin d’après midi on distingue de nombreuses tâches plus sombres. Du coup, on est un peu loin pour aller au resto c’est dommage car les derniers morceaux de thon mis sous vide il y a 8 jours ne sont plus très appétissants. On se rabat sur le dernier paquet de Tofu (je vous disais bien qu’il était temps de se réapprovisionner) et on s’endort sur nos deux oreilles.

Au matin il n’y a pas du tout de vent et après un réveil tardif et un p’tit dej’ relax (comme presque tous les jours) je suis sur le roof en train de mettre le taud de bôme. L’eau autour du bateau est parfaitement limpide (sûrement la plus claire depuis que nous sommes au Fidji) et on voit très bien le fond et les grosses patates de corail dont une semble vraiment tout près de notre arrière. Anne plonge pour aller voir. Les fonds sont effectivement superbes dans cette eau limpide. Mais si hier soir le vent nous éloignait du récif, en son absence ce matin le courant nous pousse vers la côte. Je plonge à mon tour, le massif est là à moins d’un mètre de la surface et tout près de notre arrière ou notre safran(gouvernail) se trouve dans une position très vulnérable. La chaine de l’ancre est pour l’instant encore claire mais pas du tout tendue. Il faut dégager d’ici vite fait en faisant bien attention de ne rien accrocher en remontant l’ancre.

Un vent très léger se lève presque tout de suite nous permettant de nous déhaler à quelques nœuds. Mais à cette vitesse, il est trop tard pour arriver à Savusavu avant la nuit. Nous jetons donc notre dévolu sur Fawn Harbour, une baie bien protégée en plein milieu de la côte Sud de Vanua Levu. La passe d’entrée faisant un S pour franchir la barrière de corail est intéressante. Nous mouillons juste après la passe dans le premier bras derrière un petit îlot planté de mangrove. Il y a des endroits beaucoup mieux protégés dans les différentes anses de cette baie entourées de mangrove très dense mais nous voulons profiter de la baignade sur le récif tout proche (mais hors de notre rayon évitement cette fois-ci). L’eau est très claire mais il y a du courant.

Le lendemain matin 07:30, étale de marée haute, nous levons l’ancre pour avoir le moins de courant possible dans la passe.

Le vent de Sud souffle à 18 – 20 nœuds (au lieu des 10-12 prévus). Le peu de courant sortant, s’opposant au vent lève déjà un gros clapot court, dans une ou deux heures, à mi-marée descendante, çà risque d’être beaucoup plus agité, on a bien fait de partir à l’heure. Traversée expresse, le vent monte à 28 nœuds (pour 10 à 12 prévu sur le dernier grib) quand nous arrivons sur la point Passage qui marque l’entrée de la baie de Savusavu nous contraignant à prendre un deuxième ris et diminuer le foc pour négocier l’empannage. Nous ne sommes pas seul à avoir eu l’idée de venir à Savusavu pour laisser passer le mauvais temps : 3 catamarans arrivent derrière nous venant du Sud Ouest.

A 12:30 nous sommes amarrés au ponton de la Coprashed Marina. Le temps de se changer, de ranger rapidement le cockpit et de s’inscrire au bureau du port et nous sommes au café de la marina, attablés devant une grande pizza. Des fois, il faut savoir manger local…

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