Labasa: la petite Inde des Fidji

Samedi 14août 2021. Aprés le mauvais temps de la semaine le week-end devrait être suffisamment sec pour tenter une incursion terrestre. Nous louons donc une voiture chez James Rentals. C’est un tout petit 4X4 Suzuki en assez mauvais état mécanique, nous comprendrons rapidement pourquoi : les routes sont truffées de trous !

Le but de la journée est Lambasa la ville la plus importante de Vanua Levu située à 85 km dans le delta d’une rivière au milieu de la côte nord ouest de l’île. Pour y arriver il faut contourner la baie par une route côtière montagneuse puis traverser un plateau central ou les exploitations forestières ont beaucoup abîmé le paysage pour redescendre de l’autre côté à travers les exploitations de canne à sucre.

Le dépaysement est garanti. Les églises se font plus rares dans les villages que nous traversons et sont remplacées ici par une mosquée là par un temple Bouddhiste, Krishna ou Sikh. Les gens ne sont plus les même non plus. Assez peu de Fidjiens mélanésiens et beaucoup d’indiens, des femmes en sari multicolore et parfois la tête couverte d’un foulard. La ville nous rappelle un peu les quartiers Indo-Pakistanais de Sharja (Emirats Arabes Unis) il y a quelques années.

Commerces en tous genres dans la rue principale grouillant d’activités. Repas de midi dans un des restos du food corner de la galerie marchande (mais c’est de la vraie nourriture locale pas du fast food international). Puis on découvre la gare routière et surtout le marché qui à lui seul vaut vraiment de faire tout le trajet jusqu’ici.

Il est organisé en 4 sections : poissons et fruits de mers, légumes et fruits, kava et bazar avec à l’étage une petite section artisanat local surtout orienté bouquets et tapis en paille. Nous commençons par le marché au poisson qui est particulièrement intéressant : mérous gigantesques, poisson pérroquets, wahoos, palourdes, crabes, langoustes et algues commestibles : mana(raisin de mer ou Caulerpa lentillifera que nous connaissons bien) et lumi (Gracilaria maramae, çà ressemble à une chevelure). Nous nous laissons tenter par de la lumi et la marchande nous explique comment la préparer. (sa très forte teneur en agar permet de réaliser des gelées délicieuses, nous y reviendrons bientôt dans notre rubrique cuisine). Les deux halles consacrées aux fruits et légumes sont tout aussi fascinantes, nous en repartons les bras chargés.

Pour ne pas rentrer à Savusavu par la même route, nous essayons un autre chemin qui d’après Maps Me, sur l’écran du téléphone, traverserait la montagne en remontant la rivière par un itinéraire soit disant plus court d’une vingtaine de kilomètre. La piste serpente effectivement dans la vallée en traversant de petits villages typiques dans une alternance de forêt et de champs de canne à sucre. Mais au bout d’une trentaine kilomètres la route s’arrête.

On rebrousse chemin et un peu plus bas on trouve un gué qui nous permet de traverser la rivière. Mais il ne mène qu’au village. Les habitants nous accueillent de façon très sympathique et nous disent que la route ne va pas plus loin, c’est peut-être possible de continuer à pied le long de la rivière mais en voiture ce n’est pas faisable même avec un 4X4. Nous les remercions et un peu déçus, nous redescendons sur Labasa pour retrouver la route principale.

Quelques kilomètres après la sortie de la ville une jeune fille vend des écrevisses de la rivière sur le bord de la route : ce soir çà va être le festin à bord !

Il fait déjà bien nuit quand nous rentrons au bateau.

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