Chutes, cascades et villages de Vanua Levu

Nous avons pris la voiture pour tout le week-end. Nous sommes dimanches et le temps est presque ensoleillé. Notre but aujourd’hui ce sont deux des cascades de l’île .

La première est celle de Vuadomo (parfois aussi appelée chute de Nagawa) à environ une demi-heure de Savusavu. Nous trouvons assez facilement la piste qui descend au village de Vuadomo. A peine sur le chemin, nous doublons un homme et un jeune enfant. On s’arrête pour leur demander si on peut les conduire quelque part. Ils descendent au village, on les embarque. Le papa nous explique comment trouver la chute et nous dit qu’il faut d’abord passer par le village pour payer le droit d’entrèe (10FJD soit environ 4EUR/personne). Une fois notre obole payée nous garons la voiture et empruntons le sentier qui conduit aux chutes. L’endroit est superbe, les chutes se précipitent dans un bassin naturel entourées d’un écrin de rocs et de verdure. Nous sommes les seuls touristes mais pas les seuls à profiter de la beauté du site et de l’eau claire. Une famille et quelques gamins de village sont là et il s’amusent bien.

Etape suivant Maroroya et ses chutes. Nous roulons une dizaine de kilomètres sur la route principale puis nous empruntons la piste sur la droite juste avant le pont. Sur le bord du chemin quelques jeunes noyant leur ennui dans la bière et le gin nous indique très gentiment le chemin (ils nous proposent même de venir boire avec eux ce que bien sûr nous déclinons). Les chutes sont à mi-chemin entre la route et le village de Maroroya. Nous décidons de pousser jusqu’aux environs du village pour pique-niquer. La rivière nous arrête juste avant le village, il y a bien un gué mais il y a beaucoup de courant et plus de 60 cm d’eau hors de question de traverser en voiture. Pour la petite histoire, toujours selon la cartographie Maps Me c’est la même piste par laquelle nous aurions du passer hier… Google Map ne se mouille pas et n’indique rien dans le coin.

On casse la croûte au bord de l’eau puis on fait demi-tour pour aller voir les chutes. Un panneau arraché gisant par terre parmi les herbes indique qu’on aurait du se rendre au village pour obtenir la permission (et sans doute payer l’entrée) mais vu qu’on a pas pu traverser la rivière et que l’endroit semble un peu à l’abandon, on décide d’y aller tout de même. Visiblement très peu de gens sont venu ici dans les dernières semaines. Le sentier est encore plus ou moins visible mais la nature a repris ses droits et la végétation commence à l’envahir. Les poteaux qui servaient de rampe dans les passages les plus raides sont pourris ou mangés par les thermites.

Tout en haut, il y avait une passerelle en béton qui permettait d’accéder aux chutes en passant au pied de la falaise. Des arbres et des rochers sont tombés dessus et l’ont partiellement détruite ainsi que le belvédère qui surplombe le bassin. Finalement on a sans doute bien fait de ne pas demander la permission : on nous l’aurait sans doute refusée pour des raisons de sécurité. L’endroit est tout de même assez beau dans ce cirque de verdure et de jungle mais malgré sa beauté sauvage, la forêt semble en passe d’être étouffée par des liserons et autres plantes grimpante parasite. Est-ce un phénomène naturel ou s’agit-il d’espèces invasives introduites par l’homme ? Après une nouvelle baignade nous redescendons à la voiture. Il nous reste encore 2 heures et demie avant la nuit. Avant de rentrer, nous avons le temps de pousser jusqu’à la côte juste pour voir à quoi ressemble le fond de la baie.

La route côtière traverse plusieurs village mais les accès à la mer sont rares et toujours passe par un village. Nous décidons de tenter notre chance à Wailevu

Un habitant nous accueille et nous dit que nous sommes les bienvenus et qu’on peut se garer devant l’école. Le responsable du village (le Turaga-ni-Koro en Fidjien) vient à son tour nous accueillir et nous souhaiter la bienvenue. Ils nous accompagne jusqu’à la plage en nous donnant des détails sur son village. Wailevu abrite 20 familles dans le village proprement dit plus onze dans des maisons isolées des alentours. L’école du village assure l’éducation des enfant jusqu’au grade 8 (l’équivalent de la 5ème en France) pour le secondaire, les jeunes doivent se rendre à Savusavu ou a Lambasa ou il resterons en pension pour la semaine.

Ceux qui poursuivent à l’université doivent aller à Savu la capitale sur Vitu Levu. Les familles vivent de pêche et d’une petite agriculture vivrière. Pour la pèche qui se passe essentiellement à l’intérieur du lagon ils utilisent des simples radeaux de bambou.

En décembre dernier le village à été très affecté par le cyclone Yasa, presque toutes les maisons ont perdu leur toit fort heureusement il n’y a pas eu de victime morts ou blessé. On discute aussi bien-sûr de l’épidémie et de ces conséquence sur la vie de tout les jours. Pratiquement tout le monde au village est vacciné nous dit-il. Mais il se fait tard et nous devons rentrer. On le remercie pour son hospitalité en lui offrant le traditionnel kava. Il est ravi et nous invite a revenir quand on veut…

Le soleil se couche quand nous arrivons à Savusavu.

Et pour bien finir le week-end, soirée bien mérité au restaurant de la marina

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