Polewali 1: on fait les corvées avant de jouer les touristes

On aura tout le temps de récupérer de cette nuit en mer plus tard. Pour l’instant l’urgence est de remplacer notre batterie de démarrage maintenant que nous savons qu’elle est morte. Ce n’est pas un model très courant peut-être faudra-t-il la faire venir de Makassar ou même de Jakarta. Nous téléphonons tout de suite à Ridwan le responsable du bureau de tourisme que Sayfull avait prévenu de notre arrivée depuis Tolitoli, pour lui demander conseil. Il nous aiguille sur le plus gros revendeur d’accessoires automobile de Polewali.

Nous nous rendons à terre en annexe et débarquons sur l’estacade de Sapoang (la plus pratique et la mieux entretenue que nous ayons vue depuis notre arrivée en Indonésie) Nous trouvons tout de suite un angkot (taxis/minibus collectif parfois encore appelé ici oplet) qui nous amène jusqu’au magasin. Ils ont en stock un modèle de la bonne taille et de la capacité voulue mais les bornes sont inversées la charmante manager du magasin qui parle un anglais parfait passe plusieurs coups de téléphone pour essayer d’en trouver une avec la bonne configuration chez ses fournisseurs sans succès. Domi préfère revenir au bateau pour être sûr que les câbles soient assez longs pour atteindre les bornes. Le lendemain matin, nous sommes de nouveau au bord de la route devant l’estacade avec notre vieille batterie (le magasin les reprends au prix du plomb et nous confirmera au passage qu’elle était bien morte de chez morte). Mais cette fois-ci nous ne voyons passer aucun angkot. C’est en attendant ainsi que nous faisons la connaissance de Syahida une étudiante qui habite le quartier. Elle parle anglais et est ravie de pouvoir le pratiquer tout en nous aidant. Elle nous propose de mobiliser sa tante qui a une voiture pour faire l’aller et retour pour ramener la batterie et nous voilà repartis pour la ville qui se trouve à vingt minutes de route. Aussitôt rentrés nous installons la nouvelle batterie et bien sûr le moteur démarre au quart de tour.

L’après midi Ridwan et son collègue du bureau de tourisme nous rendent visite sur la jetée. Ils nous confirment que nous sommes les premiers touristes étrangers depuis 2019 et les premiers voileux depuis que le bureau existe. On discute des sites à explorer dans la région, ils ne sont pas disponibles pour nous piloter cette semaine mais Syahida et son copain Rival qui ont rejoint la discussion se proposent d’être nos guides et une excursion est programmée avec eux pour Jeudi. Ridwan reparti, Syahida nous propose une ballade à pied dans son quartier, juste de l’autre côté de la route . J’adore ce quartier, la rue est bordée de maisons typiques souvent très colorées. La plupart des habitants sont sur le pas de leur porte, les gamins nous accueillent avec leur habituel « hello mister! » et les adultes avec de grands sourires en nous proposant de venir faire des photos avec eux .

Mercredi 9 mars 2022, il y a déjà un mois nous étions à Bitung et nous avons renouvelé nos visas, il est temps de recommencer c’est la deuxième corvée dont nous devons nous acquitter avant de penser à nous amuser. Nous nous rendons donc au bureau de l’immigration situé dans la partie ouest de la ville. A l’exception des fonctionnaires qui y travaillent, le bâtiment est vide, pas un client en vue: leur fonction étant d’une part de délivrer des passeports aux autochtones qui veulent voyager à l’étranger et des visas aux étrangers de passage dans la région il est clair qu’en ce moment la demande doit être plutôt faible. Tout de suite on nous annonce que çà ne va pas être possible, d’abord il nous reste encore 2 semaines sur notre visa et notre sponsor n’est pas de Polewali (Bisa Visa à Bali). Une négociation serrée s’engage, on appelle Bisa Visa qui négocie pour nous en expliquant notre voyage, la fonctionnaire consulte son chef et nous réussissons finalement à les convaincre de prendre nos passeports et de procéder au renouvellement. On peut commencer à remplir les papiers. Par contre pas question de l’avoir dans la journée comme à Bitung, même si on passe tout de suite payer à la banque (pour lutter contre la corruption les administrations ne perçoivent plus de paiements directs, tout se passe par virement) il nous faudra revenir dés que nous recevrons la confirmation sans doute pas avant 2 ou 3 jours. Arrivés à 09:30 nous serons finalement libérés à 12:30, heureusement que nous étions seuls, je n’ose pas imaginer quand nous serions ressortis s’il y avait eu 20 personnes devant nous!

Une fois libre nous allons jusqu’au au marché du front de mer (partie Est de la ville) en bentor (contraction de becak -motor un genre de pousse pousse tricycle à moteur) et traversons cette ville qui n’est pas très belle. Le front de mer est un peu sinistre probablement les séquelles de tremblements de terre et la zone de mouillage n’est pas abritée, nous sommes bien content d’avoir choisi Sapoang pour ancrer.

Le retour au bateau se fait en angkot. Le chauffeur et sont épouse qui l’accompagne sont tellement heureux de vehiculer des étrangers qu’il nous faut faire la photo à l’arrivée pour immortaliser la course.

çà y est! nous sommes débarrassés du plus gros de nos corvées, bon il va bien falloir faire les courses et retourner à l’Immigration chercher nos passeports, mais en attendant nous avons tout loisir de profiter du coin et de l’arrière pays qui à l’air magnifique!

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