L’Indien et la cuisiniére

27 Juin , nos amis Nathalie et José, partis une semaine avant nous sur leur voilier Nomad , sont toujours devant mais on se rapproche. Ils ont pris une route plus sud où ils ont rencontré du mauvais temps et des calmes. Du coup, ils se font secouer aussi par cette mer croisée et cette houle qui s’élève travers à notre route. Eux aussi aimeraient bien s’arrêter à Rodrigue où à Maurice malheureusement les autorités Mauriciennes n’ont toujours pas complètement ouvert leur frontière aux voiliers de passage (autorisation et test PCR avant le départ, nouveau test à l’arrivée etc) les formalités sont compliquées (certains guides recommandent d’utiliser les services d’un agent)… ajoutez à çà le prix des visas et des diverses formalités: pour n’y passer que quelques jours (programme déjà très chargé pour arriver au but qu’on c’est fixé pour la fin de l’année) çà ne vaut pas le coup! On avait déjà grincé des dents aux Fidji et en Indonésie mais c’était pour plusieurs mois. C’est avec regret, mais nous ferons donc l’impasse sur ces deux îles pour cette fois-ci.

La nuit dernière pendant mon quart, il y a eu un grand boum à l’intérieur, cela n’a même pas fait moufter Domi qui dormait mais je me suis précipitée pour trouver la cuisinière toute de travers dans son emplacement. C’est l’une des 2 vis qui servent de cardan (pour l’articuler à la gite) qui a cassé. Au changement de quart, nous avons essayé de la remettre en place provisoirement mais ce n’était pas satisfaisant et elle risquait de sortir complètement de son logement et de faire de gros dégâts au passage: elle pèse au moins 15 kilos. Nous avons attendu qu’il fasse jours et après notre petit déjeuner et nous avons tout démonté . Imaginez le bateau dans une mer houleuse, avançant à 8 noeuds avec une houle de côté, c’est à dire faisant des mouvements saccadés et assez inconfortables et nous deux à l’intérieur, hissant l’engin hors de son logement pour le poser à même le plancher non sans avoir déconnecté la conduite de gaz puis Domi à 4 pattes par terre pour démonter les parois de la gazinière et accéder au fameux boulon qui avait cassé et le remplacer ( ainsi que celui de l’autre côté qui ne valait guère mieux) et moi, fée du logis, profitant que tout soit démonté pour faire un grand nettoyage . Très drôle non?… Et bien, même si quelques noms d’oiseaux sont sortis de la bouche de Domi, ça c’est bien passé, tout est en place et nous pourrons finir notre traversée en mangeant des plats chaud. Vu les vivres qui nous reste après 2 semaine de mer (conserves, pâtes, riz) il eut été très difficile de ne rien pouvoir cuire ou réchauffer!
En parlant de se réchauffer, ce n’est pas le cas de la température extérieure. On atteint péniblement 27 le jour et la nuit on tombe à 24°. Températures estivales idéales me direz-vous. Certes! mais depuis 9 mois nous avons vécus avec une température moyenne supérieure à 32° le jour comme la nuit alors 24 c’est presque la banquise. On a donc remis en place la portière de la véranda et la nuit on dort avec une petite couverture polaire…

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