Depuis que ce virus empoisonne tout l’Europe et la Chine, tous les pays du monde ferment progressivement leurs portes pour se confiner et combattre au mieux ce fléaux mondial. La Nouvelle Zélande est actuellement très peu atteinte et n’a à son actif que 6 cas de déclarés . La premier ministre Néo Zélandaise a pris pourtant des mesures draconiennes qui se veulent les plus sévères de la planète . Ainsi elle met en quarantaine (isolement 14 jours) toute personne venant de l’extérieur qu’elle soit étrangère oui Néo Zélandaise . Elle ferme l’accès du pays aux paquebots de croisières et prendra aussi des mesures draconiennes à l’intérieur des frontières afin que toute contagion soit immédiatement identifiée et isolée. Déjà partout dans le pays des sanitaires sont entretenus avec savon et papier hygiéniques , les éviers et les cuvettes sont en inox qui serait plus facile à désinfecter que la faïence. Tout nous porte à penser que nous sommes dans le bon pays pour laisser passer cette crise. Dès que cette satanée maladie aura enfin été éradiquée , nous pourrons, on espère, poursuivre notre voyage sans d’autres soucis sanitaires. De toute façon pour l’instant la plupart des petits pays de la zone Pacifique ont purement et simplement fermé leur frontières donc on a pas trop le choix que d’attendre. Mais bon, il y a encore de belles navigations et des îles magnifiques tout le long de la côte néo-zélandaise.
Ceci dit la vie continue et comme nous sommes dimanche, jours de repos, nous n’allons pas nous promener. A la place on se fait une grosse journée entretien du bateau. Au menu: – révision du guideau (le treuil qui sert à remonter l’ancre) il faut le faire régulièrement (sur Rêve à Deux tous les 3 à 6 mois) et bien le graisser autrement la corrosion s’installe et çà grippe et on en profite pour remplacer les contacteurs – changement des clapets de la pompe des toilettes et de la pompe de la cuve à eau noire çà aussi c’est à faire régulièrement (sur Rêve à Deux tous les 18 mois) car ils s’entartrent et les pompes commencent à ne plus marcher convenablement – et pour finir: vidange moteur pas besoin de vous expliquer, c’est comme sur votre voiture :).
Bon! on a pas chômé! Mais on a pas fini trop tard, on va pouvoir profiter de cette fin de journée ensoleillée sur notre terrasse

Si vous passez à Tauranga n’ayez pas peur des piles de conteneurs et des grandes grues qui bordent les quais, ni des grands paquebots de croisières qui débarquent le matin leur horde de touristes pour les reprendre le soir . Ici pour peu qu’on veuille bien marcher et s’écarter un peu du port, il y a plein de choses à découvrir et c’est ce que nous nous efforçons de faire puisqu’on a le temps vu que la menace de la tempête tropicale Gretel pouvant tourner en cyclone nous oblige à rester planqué jusqu’à son passage. Nous avons repris ce matin nos battons de pèlerins et avons passé le pont de l’autoroute pour explorer le bord de l’estuaire côté ouest du port ou sur la carte il semblait il y avoir un sentier le long de la côte.

Notre objectif aujourd’hui était de faire le tour de la péninsule du Coromandel, mais nous allons vite nous apercevoir que c’était un peu trop ambitieux vue l’état des routes (très sinueuses et pour la plupart en travaux ) et les distances qui ne nous paraissaient pas si grande que çà sur la carte mais la réalité est bien différente. Pourtant ce matin on avait fait fort et à 10 heure le plein fait nous étions déjà sur la route . Au début, c’est la route d’Auckland. Il y a pas mal de circulation et beaucoup de camions. Elle est bordée de vergers entourés de hautes haie de cyprés. Il s’agit principalement de kiwi et d’avocats mais il y aussi toute sorte d’arbres fruitiers. Il faut contourner le Tauranga Harbour ce grand estuaire séparé du large par l’île Matakana. Première halte à la superbe plage de Whiritoa où un club de surf à élu domicile. Comme aujourd’hui il n’y a pas de surfeurs vu que la mer est calme, nous avons profité de la terrasse de leur club avec tables et vue sur la mer pour piqueniquer.

En passant à Waihi on admire les dessins, relatant l’histoire des premiers colons, en trompes l’œil sur les murs. On rend la voiture demain matin on en profite jusqu’à la dernière minute pour faire les courses et remplir le garde manger du bateau. On ne sait pas quand on va pouvoir reprendre la mer mais si le cyclone Gretel suit sa trajectoire il va falloir attendre la fin de la semaine prochaine et comme la marina est loin de tout commerce…





620 milles sur le fond en 3 jours 18 heures, soit une moyenne d’environ 6,9 nœuds, 2 virement de bord, 3 empannages, 10 réductions de voilure et autant de largage de ris, 8 changements foc-trinquette, des vents de 5 à 38 nœuds une mer parfois très forte, c’est sûr, on a pas chômé et on s’est fait un peu secoué les deux premiers jours mais c’était une super traversée. La nuit dernière c’est déroulé dans des conditions de rêve: lune presque pleine, mer plate, vent trois quart arrière entre 10 et 24 nœuds et dauphins qui nous accompagnent (bravo Anne: tirer à terre était vraiment la bonne option!) . Et on est arrivé juste quand il fallait: à 9:45 nous embouquions le chenal, avec le courant sortant nous n’avancions pas bien vite mais on a eu tout le temps nécessaire pour préparer la bateau pour l’accostage et arriver au ponton sans stresser à 11:45, pile poil l’heure de l’étale. la marina subi en plein le courant de la rivière et au plus fort de la marée il peut il y avoir 3 nœuds de courant au ponton, ils demandent donc au plaisanciers de passage de ne faire leur manœuvres d’accostage ou de départ qu’au moment de l’étale (pas idéal mais au moins eux ils ont de la place et ils sont accueillants ce qui n’est pas le cas de toutes les marinas de la région). Si nous avions raté celle de ce matin il nous aurait fallu attendre se soir 18 heures.

Nous avons passé le Cap Est à 14 heures (en fait c’est un îlot rocheux qui marque le point le plus à l’est du pays), à l’aller nous ne l’avions pas bien vu, car c’était au petit matin . Il est majestueux ce grand rocher avec ce beau rayon de soleil l’éclairant sur un fond de nuages noirs et une mer bleu sombre bien formée . Nous approchons de la côte pour entrer dans la baie de Plenty mais jusqu’au cap Runaway (baptisée ainsi par Cook car il avait du prendre la fuite, poursuivi par une tribu Maori hostile) elle est montagneuse , recouverte de forêt avec à sa base des prairies. Elle nous semble plus verdoyante que les collines de l’île du sud du côté est, dont les pâturages étaient grillés par le soleil ou même ceux de la baie de Hawkes. Depuis que nous sommes en vue de l’île du nord ,nous avons eu pas mal d’averses : aurait il plu depuis que nous sommes partis pour le sud? possible. Au passage de la pointe Midway, une colonie de dizaines de fous de bassan et de pétrels sont à la pêche au dessus d’un banc de petits poissons c’est extraordinaire de les voir tous plonger parfois de très haut et remonter avec leur proie . Le vent du sud ne nous a pas encore quitté. En longeant le rivage plutôt que de couper à travers cette grande baie (nommée Plenty = plein par Cook car il y avait trouvé du ravitaillement à profusion) pour nous protéger de cette mer forte qui nous suit depuis le sud.





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