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Porto Kayio (Péloponnèse): premier mouillage de Rêve à Deux en Europe continentale depuis Cascais en Juillet 2018

Khania, dimanche 23/04/2023 vers 13:00, nous larguons les amarres cap sur le Péloponnèse.

Nous aurions peut-être dû rester plus longtemps en Crète et continuer notre découverte de cette grande île mais la météo était vraiment trop favorable on ne pouvait pas laisser passer ce créneau: vent d’Est d’une douzaine de nœuds et pratiquement pas de houle.

Alors que le soleil décline sur l’horizon, nous passons sous le vent d’Anti Kethyra la petite sœur de Kethyra (Cythère) Le spectacle des falaises ainsi éclairées est fantastique. Le reste de la nuit est plus compliqué, les conditions sont toujours excellentes mais nous coupons à travers une voie maritime fréquentée très nombreux navires provenant du (ou allant vers le) passage entre le cap Maleas (extrémité SE du Péloponnèse) et Cythère qui canalise effectivement la plus grande partie du trafic maritime entre la mer Égée et la Méditerranée occidentale (mer Ionienne comprise vu que le canal de Corinthe est temporairement fermé). En plus de la circulation Est Ouest / Ouest Est, vient s’ajouter les départs inopinés de navires en attente dans le golfe de Lakonikos (ils sont nombreux). Étrange que les autorités maritimes n’aient pas institué un dispositif de séparation de trafic dans cette zone : c’est vraiment le bazar ! Il faut vraiment rester bien éveillé un œil sur les cibles AIS de l’écran, l’autre sur les feux des navires et surtout ne pas hésiter à utiliser la VHF pour clarifier les intentions des cas les plus litigieux, échanges comme d’habitude fort aimable et le cargo se déroute légèrement pour nous laisser passer.

Porto Kayo est une baie très spectaculaire. Rives escarpées, falaises à pics, monastères adossés à la montagne et petites plages de sable. On peut dire que pour nos retrouvailles avec le continent Européen (nous n’avions jusqu’à aujourd’hui touché que des îles, Européennes certes, mais pas le continent proprement dit) nous n’avons pas choisi un endroit qui laisse indifférent ! Mais qui dit relief tourmenté dit fortes rafales et cette baie n’y déroge pas particulièrement à l’entrée et au milieu.

Par contre une fois bien enfoncé près de la plage dans la partie sud ces rafales sont beaucoup plus modérées. Ceci dit il n’y a que 12 à 15 nœuds établis à l’extérieur je ne préfère pas imaginer l’endroit par 30 ou 40 nœuds ! Ballade agréable jusqu’à la chapelle de l’entrée puis dans les près derrière le village (vive le printemps et ses fleurs) et nous rentrons à bord pour une bonne nuit de sommeil récupérateur.

La Crète 5: Khania (suite et fin)

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Au musée municipal, c’est une exposition de jouets et de vieilles photos noir et blanc retrouvés dans des greniers, des débarras et même des poubelles. Les clichés et les babioles rassemblés racontent aussi cette période mais vue sous un autre angle. La mise en scène très figée des sujets photographiés est intéressante.

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Samedi soir, le premier ministre fait une allocution sur un podium dressé sur la place de la mairie à 2 pas d’où nous sommes amarrés. Depuis le matin la police quadrille le quartier, les pelotons des forces anti émeute (l’équivalent de nos CRS) se planquent dans les ruelles adjacentes, les hommes des services spéciaux en treillis camouflés et lunettes de soleil fument près de leurs véhicules, on voit même des chiens renifleurs à la recherche d’éventuels explosifs. A l’heure prévue il y a beaucoup de monde sur la place, un peu de musique techno pour patienter et finalement le premier ministre arrive, applaudissements, quelques feux à main brûlent sur la jetée et l’homme fait un court speech, ré-applaudissements et il est parti. Pas de concert de casseroles, pas de casseur ni de gilet jaunes : y savent pas y faire les Grecs…

Super jolie ville donc mais pour faire les courses, passez votre chemin, un ou deux prétendus supermarchés minuscules (on trouvera tout de même les quelques bananes qui nous manquaient) et pour le pain il faudra aller jusqu’aux quartiers modernes pour en trouver 3 la seule boulangerie de la vieille ville ne pouvant nous en vendre qu’un seul. Heureusement on avait pris nos précautions à Rethymno!

La Crête 4: Khania

On quitte Rethymno le 21/04/2023 vers 9 heures par un petit vent d’est idéal pour rallier notre objectif de la journée, Chania (Khania ou La Canée), sous grand spi.

Chania est une grande ville, elle a longtemps été la capitale de l’île avant d’être détrônée par Heraklion mais avant tout elle est célèbre pour sa vieille ville et son port construit au 12ème siècle par les Vénitiens pour qui Chania était une plaque tournante commerciale très importante. L’entrée est toujours matérialisée par le phare au bout d’une longue jetée tous deux d’époque. On vient s’amarrer à quai au pied des bâtiments du port eux aussi d’époque, c’est un ravissement pour l’œil. A peine Rêve à Deux rangé, nous nous précipitons en ville.

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Les ruelles étroites et sinueuses au sol dallé et bordées de bâtiments de pierres ocres sont un vrai régal. Bien-sûr il y a énormément de bars, restaurants et autres cafés ainsi que de petits hôtels de luxe ou plus modeste mais dans l’ensemble conçus avec goût et ne nuisant pas aux charmes du lieu.

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Nous sommes étonnés par le nombre de touristes arpentant les quais ou assis au terrasses, nous sommes encore loin de la saison estivale, il y a beaucoup de Français sans doute les vacances de Pâques…

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Une exposition se tient dans le superbe grand hall municipal juste à côté de l’endroit où nous sommes amarrés. A travers des photos d’époque, elles retracent une page douloureuse de l’histoire de la Crète: l’accueil des réfugiés chrétiens orthodoxes Grecs et Arméniens chassés de Turquie et d’Asie Mineure du début du Vingtième Siècle jusqu’à la deuxième guerre mondiale.

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Conséquences de ce qui pourrait être assimilé à un nettoyage ethnique pratiqué des deux côtés parce que les musulmans Crétois (pourtant des autochtones convertis et non des envahisseurs ottomans) furent aussi contraints à fuir vers la Turquie. Plus de détails sur ce lien. A noter que la Crète n’a été libérée du joug Ottoman et rattachée à la Grèce qu’en 1913 soit près d’un siècle après l’indépendance.

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La Crête 3(en voiture)

Aujourd’hui, programme plus raisonnable en terme de distance à parcourir! Nous irons d’abord au monastère d’Arcadiou puis aux grottes de Sfendoni pas plus de 130 km aller et retour, çà nous laissera du temps pour profiter du paysage. Et ça vaut le coup de l’admirer. Dés que l’on quitte la nationale, la petite route serpente à flanc de coteaux parmi les vignobles, les oliveraies et les garrigues fleuries, longeant parfois des vallées abruptes. Si on en croit les enseignes de la coopérative, ici ce sont des vergers bio et en plus ils sont beaux.

Au détour d’un virage, le monastère apparaît, c’est un édifice carré, assez massif de l’extérieur et de l’intérieur, l’ensemble fait penser un peu au type de bâtiments religieux que l’on pourrait trouver en Amérique du Sud (Mexique?) avec les clochers de son église d’un style proche du baroque Espagnol et ses enduits de teinte ocre rouge des murs. Mais non, nous sommes bien en Crète et le monastère a été fondé au 5éme ou 6ème siècle par les byzantins. Il a bien entendu subit depuis de nombreuses restaurations et modifications dont la façade de l’église qui est due à un architecte Italien du 16ème siècle.

Sous l’occupation Ottomane le monastère à joui d’un statut particulier qui a permis à ses occupants de continuer leur mission sacerdotale tout en cultivant leurs vignes et leurs vergers.

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Il est rentrer tragiquement dans l’histoire pendant la guerre de libération en 1866 (depuis l’indépendance de la Grèce en 1825, la Crète était restée sous le joug Ottoman) la résistance Crétoise avait établi son quartier général à Arcadiou avec tout le support de son Patriarche.

Lors de la phase la plus sanglante de la répression Turque, les résistants et leurs familles s’étaient naturellement réfugiées là et se sont retrouvées assiégées par les troupes Turques. Après plusieurs jours de combats acharnées les canons turcs ont finalement eu raison de la porte d’entrée et les femmes et enfants enfermés à l’intérieur se sont fait sauter plutôt que de tomber entre les mains de l’ennemi. Cette épisode a beaucoup ému l’opinion internationale et a contribué à renforcer la détermination de la résistance Crétoise tout en affaiblissant fortement la position des Turcs (pour plus de détails, voir cette page).

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Après le rattachement à la Grèce, les bâtiments ont été réparé. Ils sont maintenant très bien restaurés et ouverts au public, en plus de l’église et des différentes salles et logements des anciens occupants, on peut y voir des icônes anciennes, des manuscrits et des habits sacerdotaux ainsi qu’une exposition retraçant l’histoire du monastère. On a même pu acheter du vin et du miel produit par les popes.

Nous sommes redescendus par une vallée encaissée pour traverser une plaine où se pratique la culture (très) intensive de l’olivier : ça donne vraiment envie de n’acheter que de l’huile bio…

Pose casse-croute au café du coin, les tourtes au fromage et saucisses n’étaient pas terribles mais la patronne avait un beau sourire et elle nous a offert la boisson et le dessert (les touristes ne doivent pas s’arrêter souvent chez elle…)

Sortis de cette plaine le paysage redevient grandiose creusé de vallées profondes avec en arrière plan, les sommets enneigés. Par contre les villages ne sont pas très attrayants. On est loin de ces petites merveilles auxquelles nous avaient habitué les Cyclades et le Dodécanèse. Ici à part les églises, peu de maison en pierre, la plupart sont des cubes de béton brut conséquence de tremblements de terre ou du manque de moyen des habitants, difficile à dire.

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Le grottes de Sfendoni sont à mi-pente d’une colline escarpée, on peut y arriver en voiture. Ce n’est pas le gouffre de Padirac ni les grottes de Han mais les 3 ou 4 salles ouvertes à la visite sont très belles, avec des concrétions remarquables.

Nous reprenons la mer demain, il est temps de redescendre pour faire les courses. Comme on a la voiture on en profite pour passer dans un grand super marché afin de bien remplir la cambuse et la cave : après toutes les vignes que nous avons vu, une petite provision de vin crétois s’impose !

La Crête 2 (en voiture)

Premiére étape de cette escapade terrestre: le fameux palais minoen de Cnossos. nous prenons la route nationale 75 qui longe la côte vers l’Est. On aperçoit au loin des sommets enneigés puis on contourne Héraklion la capitale de l’île.

Découvertes en 1878 par un antiquaire crétois, Minos Kalokairinos, les ruines de Cnossos sont rachetées en 1900 par l’archéologue Britannique Arthur Evans qui se met en tête de les restaurer comme il imaginait qu’elles devaient être à leur apogée, 12 siècles avant notre ère. Sauf que le résultat, même si il attire un demi million de touristes tous les ans (2éme site le plus fréquenté de Grèce), est très décevant. En fait, quitte a être considéré comme un esprit chagrin je qualifierais son action de « massacre à la bétonneuse »: dalles, poutres et colonnes en béton armé parfois peintes façon simili bois, soit-disant boudoir de la Reine ressemblant à des toilettes municipales des années 70 et fresques naïves aux couleurs vives imaginées à partir de quelques fragments retrouvés ici ou là. En plus, toutes ces dalles et autres constructions en bêton empêchent les archéologues d’aujourd’hui (souvent très dubitatifs quant aux interprétations de Sir Arthur Evans) de continuer les fouilles avec des moyens plus scientifiques.

Bon, assez craché dans la soupe, çà permet tout de même de se faire une idée de l’état d’avancement de cette civilisation très avancée de l’âge de bronze.

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Heureusement qu’on a eu le droit à la réduction séniormais dommage que nous n’ayons pas pu venir la veille, c’était la journée internationale des musées: visite gratuite…

De là nous prenons une route qui traverse l’île du Nord au Sud. Les vallées sont couvertes de vignes et d’oliviers. Arrivée de l’autre côté, nous remontons un canyon du côté d’Ano Vianos jusqu’aux ruines du temple d’Artemis malheureusement fermées mais le paysage est superbe. Nous longeons ensuite la côte de jusque Larapetro. La plaine côtière est couverte de serres ou se pratique un maraichage intensif qui nous rappelle que la première ressource de l’île n’est pas le tourisme mais l’agriculture. La petite station balnéaire de Larapetro ne présente aucun intérêt.

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On retraverse l’île en direction du nord et nous montons au monastère de Moni Faromenis d’où l’on a une vue superbe sur la baie d’Agios Nikolaos et la côte Nord Est. Le monastère lui même, perché sur sa montagne, sera sûrement très joli quand sa restauration sera achevée.

Mais il est temps de rentrer, la route est longue jusqu’à Rethymno: cette île est vraiment très grande. On remet çà demain, on va essayer d’être plus sélectif pour voir des choses intéressantes sans faire autant de route!

Bonjour la Crête , Rethymno

17:30 lundi 17 Avril 2023, nous quittons la baie de Rivari (Milos) par un vent léger de Sud Est. Nous contournons l’île par l’Ouest à 21:00, à la nuit à peine tombée, à quelques milles de la Pointe Psalida, le bon vent d’ouest d’une quinzaine de nœuds prévu par le routage se lève, pile à l’heure prévue (merci au modèle Arpège de Météo France qui semble le plus fiable dans la région) et nous commençons notre glissade vent de travers vers Rethymno (Crête).

Au lever du jour nous apercevons les sommets enneigées de cette immense île pointer au dessus des nuages.

Rethymno est une grande ville avec un port de plaisance municipal (c’est à dire pas cher mais sans commodités 15euros/j).

Elle semble abritée derrière de grandes jetées mais le ponton visiteur est juste à l’entrée et notre voisin de quai nous explique que cet hiver les tempêtes de secteur nord soulevaient plus d’un mètre de clapot dans le bassin de la marina malmenant bateaux, chaines et amarres mais bon, pour les quelques jours que nous comptons y passer il n’est prévu que du beau temps.

La ville moderne et ses hôtels en front de mer entourent le port vénitien et la vielle ville. Les deux mosquées de la ville ont perdu leur usage religieux mais ont gardé leurs minarets.

Les vielles rues, heureusement piétonnes, hébergent surtout cafés bars, restaurants et boutiques de souvenirs mais n’ont pas pour autant été désertées par ces habitants. Après le Dodécanèse et les Cyclades c’est un peu un choc pour nous de voir tant de monde, aussi bien locaux, que touristes étrangers, même à Mykonos, il n’y avait pas autant de monde…

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L’inévitable forteresse domine le port, celle-ci comme beaucoup d’autres a été construite par les Vénitiens pour défendre leur business et accessoirement la ville contre les attaques de pirates et autres envahisseurs venu de l’Orient.

Elle a été conçue suffisamment grande pour accueillir tous les habitants mais ils n’ont jamais voulu quitter leurs maisons pour s’y établir.

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Elle a ensuite été modifiée par les Ottomans comme en témoigne la grande mosquée, dont le minaret a été détruit, au milieu des ruines.

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Demain nous louons une voiture pour explorer cette grande île.

Kimolos et Milos

Le 16/04/2023, nous partons tôt de Kythnos, le vent d’Ouest nous permet de glisser rapidement vers Serifos par l’est. Le premier mouillage possible serait le port de Livadhi. Mais l’endroit ne nous fait pas envie et le vent est bon pour gagner encore dans le sud en toute tranquillité.

Nous doublons Snifos par l’ouest mais la petite houle semble rentrer directement dans les baies de Kamares et de Vathi les 2 ports de cette île. Vue du large, ces îles sont vraiment escarpées et impressionnantes.

C’est finalement juste avant la nuit que nous jetons l’ancre dans la petite baie de Prasonisi à la pointe Nord Est de Kimolos. L’endroit a du être superbe il est malheureusement maintenant un peu défiguré par l’immense carrière de Kaolin au Nord. Pour une nuit ce n’est pas grave, si on ne regarde pas dans cette direction le reste est agréable et nous sommes abrité du clapot.

Au matin le vent tourne au Nord Est pour 8 a 10 nds. Idéal pour faire du rase caillou dans l’étroit passage qui sépare Kimolos de Milos puis de longer la côte Nord de cette île ens admirant ses falaises vertigineuses semées de grotte et de rochers aux formes torturées.

Nous entrons dans la gigantesque baie de Milou (pas de trace de Tintin) qui est la caldéra d’un ancien volcan.

La baie est tellement grande qu’elle n’offre aucun abri suffisamment protégé par tous les vents: quand le vent tourne il faut changer de mouillage. Sur les hauteurs de l’île de jolis villages aux maisons blanches accrochés sur les pentes mais on aperçoit aussi de nombreuses carrières de Kaolin et autres minéraux qui font la richesse de l’île.

A l’heure du déjeuner, on ancre devant la plage de Rivari sur la rive Sud Ouest de Milou.

Mais nous n’avons pas l’intention d’y passer la nuit juste nous reposer en attendant l’heure pour repartir.

Je vous entend déjà murmurer: « çà y est ces deux là ont encore la bougeotte, préparer les sédatifs ». Oui il y a un peu de çà mais surtout, les routages nous donnent un créneau favorable pour traverser vers la Crète cette nuit et si on ne saisi pas l’occasion le prochain ne sera peut-être pas avant 10 jours. Quand on sera là bas, promis on se pose un peu (peut-être)…

Déjà la nuit tombe, nous sommes en route pour la crête.

Kythnos

Nous quittons la marina de Nykonos le 15/04/2023 peu après le lever du jour pour avoir le moins de vent possible pour nous dégager du quai . Hier soir les rafales latérales nous poussaient de travers et nous avaient contraint utiliser une deuxième pendille pour garder le bateau bien droit. Le vent se lève du Sud Sud Est peu après et nous filons vent de travers en direction de Siros mais le port de Ermoupolis ne nous tente pas (on nous a dit que les entrées et sorties des ferrys le rendent au mieux inconfortable au pire dangereux. Les baies de la côte Ouest sont ouvertes à la petite houle on décide donc de profiter du bon vent pour avancer vite et pousser jusqu’à Kythnos, plus précisément la petite baie d’Irini juste à côté du petit port de Loutra.

L’endroit est superbe. Les rochers débordent assez loin de la rive il faut donc des amarres assez longues pour les tirer à terre aucun problème pour nous avec nos enrouleurs à la Patagone et il y a deux bittes d’amarrages aménagées sur la roche.

Et comme sur les îles précédentes, la nature nous gratifie d’une féérie de fleurs

Au fond de la crique quelques villégiatures et deux tavernas une petite route conduit au port de Loutra connu pour sa source chaude qui se jette directement sur la plage. Elle est vraiment bien chaude malheureusement nous avions oublié nos maillots à bord. Il y avait un grand établissement thermal mais il est fermé depuis plusieurs années. Autour du port de nombreux cafés et un supermarché très bien achalandé. Nous sommes samedi 15/04/2023, la veille de Pâques (la Pâque orthodoxe est décalée d’une semaine par rapport à la Pâque catholique), les terrasses sont très animées, mais ici pas de touristes étrangers, la seule langue que l’on entend est le grec. Les consommateur chantent et dansent pour accompagner la musique traditionnelle que diffuse les haut-parleurs du bar.

Un endroit décidément très attachant mais nous avons aussi envie de naviguer et il faut en profiter tant que le temps le permet. Si nous ne partons pas demain, le vent aura tourné et nous risquons d’être coincés ici pour une semaine. C’est la dure loi de la navigation dans ces îles enchanteresses!

Delos en touristes

Il est interdit d’ancrer à moins de 500 m du rivage de Delos. Le passage entre Delos et Riana est de plus un accélérateur pour les vents de Sud comme de Nord et il n’y a aucun abri. On peut ancrer dans plusieurs anses de l’île voisine de Rinia mais il faut alors une grosse annexe avec un moteur puissant pour se rendre sur le site. Il est beaucoup plus facile et plus sûr de laisser Rêve à Deux à la marina de Mykonos, prendre le bateau bus jusqu’au vieux port et de là prendre la vedette pour Delos (en cette saison un seul voyage par jour prix 22 Euros). Les voileux se sont donc transformés en touristes ordinaires pour cette journée du 14/04/2023 .

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Delos en cette saison c’est un vrai régal: la température est parfaite pour parcourir les ruines mais surtout la cité antique n’est qu’un immense champ de fleurs de toutes les couleurs.

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Selon la Mythologie, Delos serait le lieux de la naissance d’Apollon et de sa sœur jumelle Artémis. La cité antique a connu sont apogée au 6ème siècle AV JC en tant que lieu de culte mais aussi plateforme d’échange économique et emplacement stratégique au milieu de la mer Egée (pour en savoir plus: https://whc.unesco.org/fr/list/530/)

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A l’époque l’île était auto suffisante en eau. Il y avait un lac au milieu de la ville et de nombreuse citernes pour stocker l’eau de pluie. Plus que les attaques de pirates et autres envahisseurs c’est finalement la sécheresse qui aurait provoqué son abandon complet: un avertissement très clair de ce qui va nous arriver si nous ne sauvegardons pas mieux la précieuse eau de notre planète.

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La vedette part de Mykonos à 11:30 (nous étions Vendredi Saint – l’horaire normal c’est 10:00) , arrivée à Delos une grosse demi heure plus tard et départ de l’île pour le retour à 15:00 (normalement 13:30) . Ce qui ne fait que 3 petites heures pour visiter tout le site. Le plan distribué à l’entrée indique 5 heures pour le circuit complet. Deux options donc: le mode jogging rapide ou le mode papy sélectif. Nous avons bien sûr choisi ce dernier mais finalement nous n’avons eu qu’à shunter le gymnase et le stade (on a même réussi à grimper jusqu’au temple de Zeus tout en haut de la colline qui surplombe l’île. Une magnifique journée de printemps passée à découvrir ce qui fut l’un des berceaux de notre civilisation européenne que nous vous laissons découvrir à travers les diaporamas .

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Mikonos

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12/04/2023 nous quittons Mirsini (Skhinousa) et tirons des bords entre Naxos et Paros. Le vent établi ne dépasse pas les 10 nœuds mais dans ce passage les rafales montent tout de même à 17 nds on imagine ce que çà peut être par 30 noeuds établis…

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Nous passons la nuit à l’ancre au fond la superbe grande baie de Naoùsis et repartons le lendemain en fin de matinée après un contrôle de la propreté de notre carène en apnée.

Nous passons entre Delos et Mikonos et venons nous amarrer à la marina du nouveau port de Mikonos en début d’après midi. Un vent d’ouest se lève juste à ce moment là rendant l’amarrage et la prise de la pendille (amarre avant fixée à une grosse chaîne sur le fond et ramenée au quai par une corde) assez sportif.

La Marina ( 9 euros/jour) est assez éloignée du centre ville mais il y a un bus de mer (sur la marina) toutes les 1/2 heures (ou toutes les heures suivant le moment de la journée et la saison)

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Mikonos c’est le St Trop de la Grèce. De repaire de pirates au moyen âge puis île pauvre perdue au milieu de la mer Egée jusqu’aux années 1950, elle est devenue La ville touristique la plus branchée de toute la Méditerranée.

Parmi les ruines de la petite forteresse construite par le Byzantins au 7ème siècle une expo photo montre la vie tranquille de la ville dans les années 50.

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Ses places et ses ruelles ne sont que cafés et restaurants haut de gamme, magasins de souvenirs design, galeries d’art et boutiques de grand couturiers.

Toutefois malgré tous ces excès la ville a su garder un certain cachet grâce à son labyrinthe de ruelles étroites, ses vieilles maisons fraichement repeintes dans ces couleurs blanche et bleu si chère à ce pays, ses moulins à vent et ses multiples églises et chapelles anciennes.

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Demain on va continuer de jouer les touristes ce sera sur Delos et c’est le prochain article…