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Patience et Survie

Les radeaux de survie à gonflage automatique, éléments essentiels de sécurité pour nos bateaux, doivent subir des révisions obligatoires périodiques. En France c’est assez simple, vous confiez votre radeau au shipchandler du coin qui s’occupe de le faire parvenir à l’atelier d’entretient agréé par le fabriquant et vous le récupérez une quinzaine de jour plus tard. En nouvelle Zélande la réglementation est différente et le radeau n’est pas obligatoire pour la grande majorité des bateau de plaisance. Les magasins d’accastillage ne proposent donc pas ce genre de service. Pour le notre, cette révision devait être faite ce mois-ci et étant à Nelson ou il y a la succursale d’une société spécialisée nous nous étions persuadés que çà allait être facile. Sauf que… Securitec, la société en question a fermé son agence de Nelson il y a quelques semaines. Leur propre site web n’est pas encore à jour, et les gens du coin ne sont pas encore au courant. Securitec à centralisé tous ses services pour l’île du sud à Christchurch. On les contacte le 20/08, le commercial qui s’occupe de la plaisance va vous rappeler pour arranger la révision. Lundi 24/8 Domi réussi à obtenir le n° du commercial et le rappelle. Il demande de lui envoyer une photo de l’étiquette avec toutes les références du radeau. Pas de problème, nous dit-il, des la réception de la photo, oui, nous sommes agréés pour réviser votre radeau, voici notre adresse, envoyez nous le radeau on vous le retourne révisé d’ici 2 ou 3 semaines. On contacte donc un transporteur qui nous répond que les radeaux de survie sont classés marchandise dangereuse à cause de la bouteille de gaz carbonique comprimé qui sert au gonflage. Il faut donc avoir les étiquettes de danger et les fiches de sécurités adéquates. On rappelle Securitec qui nous envoie les fameuses étiquettes et fiches et arrange le transport. Les étiquettes arrivent mercredi soir par la poste. Le transporteur doit faire l’enlèvement jeudi mais les mauvais documents lui ont été envoyés, comme on a finalement reçu les bons documents par email, il confirme qu’il passera le lendemain vendredi. Vendredi, après avoir attendu toute la journée et plusieurs appels, on s’entend finalement dire que le chauffeur n’a pas pu inclure le port dans sa tournée de la journée et que l’enlèvement est reporté à lundi…

Lundi matin toujours rien. Le transporteur ne peut pas nous dire quand le chauffeur passera, on attend…finalement à 11:45 coup de fil du chauffeur et à 11:50 le colis est embarqué. Quand le reverra-t-on ? Çà c’est une autre histoire.

A suivre…

Mardi après midi coup de téléphone, c’est le responsable technique de Survitec qui nous annonce qu’il a bien reçu notre radeau mais qu’il ne pourra pas le réviser, personne en Nouvelle Zélande n’est homologué pour les radeaux de cette marque et les pièces nécessaires ne sont pas disponibles dans le pays.Le commercial doit nous rapeler demain pour nous proposer une solution…

Encore à suivre…

Mercredi matin, Domi rapelle le commercial. Il n’y a pas de solution technique pour réviser le radeau en Nouvelle Zélande, sur la photo de l’étiquette il avait confondu avec une autre marque. Il va nous renvoyer notre radeau et de mander à son bureau d’Auckland de nous faire une proposition pour un nouveau.

Toujours à suivre…

Le radeau, le retour…

Jeudi 03/09/2020 le radeau non révisé est revenu cet après-midi on a aussi reçu une proposition pour un neuf (ISO9650 >24H) le prix est bien placé et les dimensions collent à peu près mais il n’est pas du tout clair qu’il puisse être révisé partout. Ou plutôt il est clair qu’il ne peut pas être révisé dans beaucoup de pays… donc on hésite. A celà s’ajoute l’incertitude sur notre programme de navigation dans les prochains mois: rester ici jusqu’à la prochaine saison (mai 2021), continuer sur l’Australie en Décembre si elle s’ouvre comme prévu ou rentrer en Europe via le Chili à partir de fin octobre… Pas facile de prendre une décision.

Découverte de Nelson

Depuis une semaine que nous sommes à Nelson nous parcourons la ville en trottinette et elle s’y prête bien .La marina se trouve à 10 minutes du centre ville et un chemin d’accès pour les piétons et les vélos a été aménagé avec un magnifique parc et un chemin qui longe la rivière bordée de magnolias croulants sous leurs fleurs roses: c’est bientôt le printemps. Le chemin longe la rivière Maitai jusqu’au parc de Branford et continue même plus loin dans la vallée.

De là, trottinettes sur l’épaule nous montons jusqu’au « centre de la Nouvelle Zélande » (c’est un petit monument très populaire au sommet d’une des collines qui entoure la ville). De là nous sommes gratifiés d’une fantastique vue plongeante et panoramique sur la ville de Nelson et toute la baie de Tasman. Nous longeons le coteaux sur quelque km et redescendons à travers la forêt d’eucalyptus pour rejoindre la route côtière qui vient de Picton et Blenheim.

Nous finissons cette magnifique journée par la visite du Founders’ Heritage Park qui reconstitue le village de Nelson tel qu’il était entre l’arrivée des premiers colons (1850) et la deuxième guerre mondiale.

Une autre journée est consacrée à une grande promenade le long de mer au sud du port qui nous permet de voir à quoi ressemble l’entrée du chenal que l’on avait franchi de nuit lorsque nous sommes arrivés avec Rêve à deux. Évidemment nous ne pouvons pas éviter d’aller voir la cathédrale et son parc fleuri surplombant la ville et sa rue bordée de petites maisons typiques en contre bas .

Mardi matin, Marion, Dave et leur fille Karen (une famille de Nelson avec qui ma soeur Sophie s’était liée d’amitié lors de son passage ici en 2004) viennent prendre le café à bord de Rêve à Deux et nous passons la matinée à raconter notre voyage .

Mont Taranaki et Baie de Tasman.

On vous à laissés dimanche après-midi (16/08/2020) en pleine mer de Tasman. On vous rassure : depuis nous sommes bien arrivés à bon port dans la nuit de lundi à mardi.

Le cône du Taranaki se découpe sur l’horizon

La première partie de la traversée depuis Whangaroa c’était très bien passé comme vous avez pu le lire. Mais cette deuxième partie est à classer dans la catégorie des navigations de rêve. Nous avons passé une grande partie de la journée de dimanche au moteur dans des vent d’ENE très faibles (5 à 6 nds) mais étant à 100° du vent réel nous avons pu garder les voiles et la mer étant plate bien avancer en ne dépassant pas les 1200 tours au moteur. Nous avons déviés un peu de notre route vers l’ouest pour contourner une zone de calme et aller chercher le vent qui devrait se lever en fin de journée. A 18 heures le vent et bien là pas très régulier au début mais suffisant pour couper le moteur. Vers 21:00 il est tout à fait établi à 12 nds vent de travers ce qui nous permet de glisser sans effort sur cette mer toujours plate à 7-8 nœuds. La nuit est parfaitement claire et nos quarts se succèdent sous la voûte étoilée… en fait on la voie juste de temps en temps, quand on sort le bout du nez de notre véranda douillette pour peaufiner le réglage de l’écoute de foc et faire avancer le bateau au maximum, parce que cette nuit sèche et claire est plutôt fraîche.

Vers 6:00 le jour commence à poindre, le soleil rougi l’horizon à l’est. Quelque chose se découpe en ombre chinoise dans la bande lumineuse entre la mer et les nuages. Pas de doute, c’est une montagne. Relèvement pris c’est bien le mont Taranaki, c’est un stratovolcan actif. Il appartient à la même famille de volcan que le mont Fuji et l’Etna bien qu’il soit moins haut (2518 m contre 3776 et 3350 m respectivement), il n’en n’est pas moins impressionnant vu d’ici. Au fur et à mesure que le soleil se lève le ciel à l’arrière plan passe progressivement de ce rouge orange foncé au jaune puis au bleu pale et la vision s’estompe dans la brume du petit matin. Mais comme la matinée s’avance et le ciel devient un bleu parfaitement limpide sur toute la voute à 360°, le Taranaki ré-aparait seul sur l’horizon et on peut distinguer son sommet enneigé.

Le vent à molli un peu (10 nds) mais comme la mer reste plate on continue à plus de 6 nds sur la route. Le Taranaki n’a pas encore disparu derrière nous que nous commençons à distinguer les sommets de la pointe nord ouest de l’île du sud (probablement le Mont Owen et les sommets du parc national de Kahurangi). Plus tard dans l’après midi on aperçoit à l’est l’île D’Urville du nom de l’explorateur français Dumont D’Urville qui fut le premier européen à découvrir et cartographier cette partie de la nouvelle Zélande en 1826 sur son navire l’Astrolabe (n’en déplaise à Messieurs Cook et Tasman cocorico!). Les conditions sont toujours estivales et nous continuons de glisser sur une mer parfaitement plate. Vers 18:30 heures, juste avant la tombée de la nuit nous sommes à 5 miles par le travers de la pointe de Bush End qui marque la fin de Farewell Spit le grand banc de sable fermant la Golden Bay et l’entrée dans la baie de Tasman proprement dite. On croise 2 chalutiers en pêche sur la pointe. Le temps est parfaitement clair, la lumière encore bonne et la mer comme un lac mais on ne vois rien ! Le banc de sable qui s’étant sur plus de 15 milles est parfaitement invisible. Pourtant on voit parfaitement les hauteurs de la côte au nord de Collingwood. Il est sans doute plus facile à identifier quand la mer est plus forte et déferle dessus. Nous n’arriverons même pas à identifier la balise qui marque la fin du banc avant que la nuit tombe tout à fait. C’est quand même bien le GPS:). On a l’impression d’être arrivé et poutant il reste encore pratiquement 40 milles, elle est immense cette baie de Tasman.

Vers 22:00h le vent qui avait déjà bien faibli nous lâche complètement, moteur  pour terminer! on commence à voir les lumières de Nelson. La nuit est très claire mais il fait froid (9 – 10°C) La marèe basse est à 02:55 ce matin (18/08/2020). A 03:30 que nous embouquons le chenal d’entrée de la lagune qui abrite le port de Nelson, juste au début de la marée montante et le courant favorable mais encore faible : encore une fois un timing parfait dit Domi  (il va finir par avoir les chevilles qui enflent!).

Il n’y a pas de vent ni de courant dans le bassin la marina. A 04:30 nous sommes amarrés au ponton de la marina tout est calme. On prend tout de même le temps d’appeler ma sœur Sophie sur Whatsapp. Elle est avec Mamie à la maison de retraite. Çà tombe bien, comme on avait raté le rendez-vous Skype du lundi matin on peut la rassurer et aller nous coucher avant que le jour se lève. Pas de bruit d’autoroute, ni d’avion, ni de train, pas de bruit non plus du côté du port commercial (pas de containers qui tombent ni de machine qui tourne), ici tout est calme et silencieux.

Dans la matinée nous passons au bureau de la marina. Aucune formalités puisque nous avions envoyé le formulaire et la copie de l’assurance par mail juste avant de partir de Whangaroa. Le responsable prend le temps de nous montrer les installations et de nous expliquer le fonctionnement. Dans la journée, nous allons faire un tour en ville pour dégourdir les roues des trottinettes. C’est à à peine 10’ par la piste cyclable le long de la rivière. La ville semble très agréable avec un vrai centre ville et des rues commerçantes animées et la nature tout au tour. Cerise sur le gâteau il y a un grand super marché Count Down à 500 m de la marina. Çà va nous changer des expéditions courses de Tauranga…

Le Cap Reinga by night

(ré-édité avec photos)

IMG_3662Le cap Reinga de nuit??? Quelle idée, c’est ci-beau de jour. D’accord mais là on est pas la pour jouer les touristes et visiter le phare. On contourne la pointe nord de l’île du nord pour passer en mer de Tasman et essayer de descendre jusqu’à Nelson au nord de l’île du sud. Çà fait déjà un moment que çà nous titillait mais le problème en hiver c’est que les fronts passent si vite et si souvent. qu’il est difficile de trouver un créneau assez long pour se glisser entre deux. Mais ce matin (vendredi 14/08/2020) en regardant les gribs on a cru apercevoir une telle possibilité. On a donc dit au revoir à nos amis de Folligou qui trouvent le créneau un peu trop risqué (il y a une grosse perturbation en formation sur les côtes Australiennes et qui devrait toucher la côte Kiwi mardi) et préfèrent profiter encore quelques jours des magnifiques mouillages de la baie de Whangaroa. Au revoir les amis on a passé de bons moments ensembles!
Le temps de vérifier les routages, de reserver une place à la marina de Nelson et de dégonfler l’annexe il est déjà treize heures quand nous sortons de la baie. Il n’y a pratiquement pas de vent et c’est au moteur que nous faisons les premiers milles. Le vent se lève vers 15:30, nous essayons d’établir le spi asymétrique que nous avions remonté sur l’emmagasineur il y a quelques jours mais toujours le même problème: le milieu de la voile est trop large, prend dans le vent et se deroule en nous fait un beau coquetier. On arrive tout de même à l’affaler mais il était temps, entre temps le vent était monté à plus de 20 nds et nous propulse à bonne allure vers la pointe. Nous prenons un ris puis deux. Nous aurons le droit à un superbe coucher de soleil sur la baie de la Great Exhibition avec les falaises d’Urville se détachant sur l’horizon. (on mettra les photos dés qu’on aura du réseau ) Nous allons empanner très au large de la côte pour éviter le plus fort du courant et les remous associés. Il est 23:50 quand nous arrivons devant le cap Reinga. Il pleut mais il fait doux, surtout sous la véranda. C’est tout juste l’heure de la renverse ce qui nous permet de le passer avec le courant sans rouleaux ni remous.

Çà y est nous sommes en mer se Tasman. Pour l’instant nous déboulons toujours à 7 – 8 noeuds au reaching. En fin de nuit, le ciel se dégage et la lune apparait, croissant brillant sur l’horizon. Au matin nous sommes récompensés par un ciel bleu limpide. Le vent molli un peu et nous larguons les ris. A midi, nous croisons un voilier qui remonte vers le nord. Nous avons parcouru 156 milles depuis Whangaroa, pas énorme mais c’est toujours çà de pris. Les gribs nous prévoient beaucoup moins de vent pour demain. Toute la journée on continue à glisser vent de travers. Il fait tellement beau qu’on en profite pour prendre la douche dans le cockpit. Nous sommes tout les deux tellement heureux d’être en pleine mer loin des côtes, c’est difficile à expliquer mais on s’y sent vraiment bien. Toute la journée nous admirons les grands albatros et les petrels qui tourne autour du bateau. Avant la nuit, nous sommes dépassés par une grande bande de dauphins fonçants vers le sud. Chasse ou migration on ne sait pas mais ils avait l’air très pressés. Quelques individus prendrons tout de même le temps de nous gratifier de quelques cabrioles.

Comme prévu le vent tombe dans la nuit et nous devons faire appel au moteur pour continuer à avancer. En effet les dernières prévisions confirment bien que le front se rapproche. Il faut vraiment arriver au plus tard mardi soir pour éviter le mauvais temps. Au matin (dimanche 16/08) on s’écarte un peu de la route directe que nous suivions jusqu’ici pour aller un peu plus à l’ouest dans l’espoir de trouver un peu de vent ce soir comme nous l’indique tous les routages. On à fait un peu plus de la moitié du chemin mais il nous reste encore 226 milles à parcourir jusqu’à l’entrée du chenal de Nelson A suivre…
Rêve à deux S37º28,7´E172º38,7´

Petites Navigation hivernames (Baie des îles et Whangaroa)

Notre petite Otarie est devenue de jour en jour de plus en plus envahissante. Une nuit elle décide de venir se promener sur le pont juste au-dessus de notre cabine et autant ces animaux sont gracieux et furtifs dans l’eau, hors de l’eau c’est à peu près aussi discret qu’un éléphant… Bon! Dominique sort et arrive à la convaincre qu’à cette heure-ci ce serait beaucoup mieux pour elle d’aller à l’eau. Après quelques pourparlers elle se laisse finalement convaincre et nous pouvons nous rendormir. Le lendemain matin elle n’est plus là sans doute vexée qu’on ne la laisse pas batifoler sur le bateau à sa guise.

Le vent d’est assez fort souffle toute la semaine levant une forte houle au large qui rend la plupart des mouillages de la Baie de Iles peu confortable. Opunga Cove par contre est parfaitement abritée par ce temps nous y resteront donc 7 jours. On profite de l’escale pour explorer les baies voisines en annexe et à pied. Ce n’est pas facile parce que le rivage est entièrement bordé de propriétés privées. Les grèves regorgent de coques et on en ramasse plusieurs fois. Pour être sûr de ne pas croquer du sable on les fait dégorger dans un panier suspendu à fleur d’eau à l’arrière du bateau pendant 24 heures. Sur la rive sud-ouest au fond d’Assassination Cove il y a une route d’accès semi privée et un parking. En remontant la route empierrée on trouve des poubelles collectives pour les maisons des environs. On arrive à se glisser par des chemins plus ou moins privés (pas d’indications,on est en hivers et la plupart des maisons ne sont pas occupées) et des pâturages jusqu’à la baie voisine de Te Huruhi. La mer étant basse on peut traverser le ruisseau et regagner la grand’route (Manawaora road), on pousse jusqu’à Waipiro bay et revient sur nos pas pour prendre embranchement (fermer par une barrière) qui retourne a Assassination Cove. Le lendemain on va sur l’isthme étroit qui relie la presqu’île d’Orokawa. Là encore cela semble privé mais il y a aucune indication. Ce sont de petites maisons assez modestes. L’endroit et très joli avec une belle vue sur les îles de l’autre côté. Lundi 3/8 c’est la plage d’Opuga Bay proprement dite à marée basse et en plus des coques habituelles, on fait une moisson d’huîtres qui feront notre régal le soir même avec un petit verre de Sauvignon blanc de la région de Nelson.

On a aussi utilisé ces quelques jours d’arrêt pour essayer de regréer le spi lourd (le blanc) sur son emmagasineur. Ce n’était pas simple vu que le temps nous obligeait à faire la manip à l’intérieur du bateau mais c’est fait, on pourra essayer dès que le temps le permettra. (Pour les voileux qui serait intéressé par le pourquoi et le comment de cet opération voir la note explicative à la fin de cet article**)

L’apport quotidien de protéines est certes assuré par dame nature mais les fruits et les légumes frais commencent à s’épuiser, il n’y a plus beaucoup de vent aujourd’hui (mardi 04/08/2020) c’est le moment d’aller faire des courses. Notre idée était d’aller mouiller devant la plage de Waitangi pour aller au super marché Count Down a 300 m de là. Mais la houle du large levée par le vent de ces derniers jours rentre directement dans la baie rendant le mouillage inconfortable et les débarquements en annexe pratiquement impossibles. Nous nous rabattons donc sur Russel ou il y a une petite superette. Le mouillage n’est pas très confortable non plus mais l’accostage en annexe au ponton du wharf ne pose aucun problème. Courses rapides, on en profite pour aussi remplir la bouteille de gaz et à 13:30 on est repartis pour notre mouillage favori d’Opunga cove. Il fait un temps superbe et il n’est pas encore trop tard dans l’après midi. On en profite pour piquer une tête et aller voir l’état de la carène. Il n’y a pas de coquillages ni de « fan worm » mais beaucoup d’algues qui lui font une bonne barbe d’une dizaine de centimètres. Pas étonnant qu’on avançait pas ! Il va vraiment falloir faire quelque chose. En grattant un peu tous les jours en 3 – 4 jours on devrait y arriver.

Le lendemain le temps est superbe juste se qu’il nous faut de vent et orienté dans la bonne direction pour que beaucoup de mouillages de la Baie des Iles soient bien abrités. On choisi d’aller mouiller à Paradise Bay (ne pas confondre avec Paradise’ Betz, les familiers de la Touraine du Sud comprendrons) sur Urupukapuka Island. Nous arrivons vers 11:00. Il y a deux bateaux ancrés mais ils se préparent à partir. Le temps est magnifique on commence donc par passer 45’ sous la coque. Un bon déjeuner tardif pour nous réchauffer (ici l’eau est très claire mais plus froide qu’à Opunga) et c’est parti pour une exploration des sentiers de l’île. Nous avions déjà exploré la partie nord lors de notre passage ici en novembre dernier, cette fois ci-nous nous concentrons sur la partie sud. Les falaises qui surplombent le large sont superbes avec une vue imprenable sur le cap Brett et toute la baie.

Le soleil se couche quand nous rentrons au bateau et passons une excellente nuit.

Le répit météo a été de courte durée. Il ne faut pas oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Du mauvais temps est à nouveau annoncé pour les prochains jours. Mais cette fois-ci ce n’est pas de l’ENE, le vent va cette fois commencer à souffler du nord est pour tourner au nord puis nord ouest puis à l’ouest et même au sud ouest et le tout en moins de 72 heures. Trouver un mouillage protégé ne va pas être simple. En plus on aimerait bien avoir de la 4G pour la vacation skype du jeudi soir avec Mamy. Dans tous les cas, on ne peut pas rester ici, le vent est encore faible mais une petite houle commence à se lever. On passe d’abord voir en face à Waipiro Bay, ce sera très bien dès que le vent sera passé franchement ouest pour l’instant avec encore de l’est dans son nord ce n’est pas l’endroit idéal en plus il n’y a pas de réception. On se rabat donc sur la baie suivante, Orokawa Bay juste opposée à Opunga Cove. On profite du court trajet dans 10 nds de vent portant pour essayer notre spi remis sur son emmagasineur. On le hisse déroulé sans trop de mal, il s’établit bien on fait deux ou trois essais d’enroulement et de déroulement qui se passent bien. Essai concluant donc (à confirmer dans des conditions plus soutenues) !

On mouille à Orokawa, tout près de la plage. Pour l’instant il fait encore beau. On en profite pour continuer le carénage. La carène commence à devenir convenable même si il reste encore une fine couche d’algues brunes ici ou là. Le mouillage et bien protégé mais le vent à tendance à contourner le promontoire qui termine a péninsule d’un côté ou de l’autre si bien que nous tournons beaucoup sur notre chaîne. Le jour suivant en début d’après-midi, Folligou nous rejoint et mouille juste à côté de nous. Carole et Daniel on passé quelques jours à Opua ou ils ont loué une voiture pour aller voir le Cap Reinga le week-end dernier puis ils se sont déplacés pour remonter la rivière de Keri Keri jusqu’au « old stone store » grâce au faible tirant d’eau de leur bateau. Ils nous racontent leurs promenades autours du repas du soir à bord de Rêve à Deux.

Le lendemain samedi 8/8/2020 le vent tourne progressivement vers le SW comme prévu. Nous nous déplaçons pour ancrer à Waipiro toujours avec Folligou. Demain les prévision sont parfaite pour continuer notre remonter vers le nord. Au cours du dîner à bord de Folligou nous décidons de partir de bonne heure demain matin pour passer les îles Cavalli avec la marée et arriver à une heure raisonnable à Whangaroa.

Dimanche 9/8/2020 à 8:30 nous levons l’ancre, le temps est superbe, pas de nuage, mer plate. On se glisse entre les îles le vent s’établit à une dizaine de nœuds. S’établit c’est beaucoup dire, si la force reste relativement constante, ce n’est pas du tout le cas de la direction comme c’est souvent le cas pour un vent de terre. On passe de 90° à 120 puis à 50° en quelques minutes et çà recommence l’instant d’après. Le pilote à du mal à suivre et nous aussi, il faut barrer et régler les voiles en permanence. Mais faire de la voile à « l’ancienne » par ce temps là c’est tout de même bien agréable ! Et puis notre travail sous marin de la semaine semble avoir porté ses fruits : dans ce vent léger et variable on reste toujours au-dessus de 90 % de la vitesse cible de la polaire (vitesse théorique du bateau en fonction de l’angle et de la force du vent) alors qu’avant le nettoyage on avait parfois du mal à atteindre les 60 %…. On passe au pied du monument commémorant le Rainbow Warrior, le navire de Green Peace coulés par les services secrets français dans une opération honteuse et catastrophique pour essayer de continuer les essais nucléaires à Mururoa. Le vent accélère dans le passage entre les îles et la terre et on prend même un ris pour quelques minutes. Passé la pointe nord de l’île plate le vent est pile dans l’axe de l’entrée du havre de Whangaroa. Comme le temps est superbe et le bateau glisse bien on s’amuse à tirer des bords en virant à la refusante jusqu’à l’entrée du goulet. A 14:45, on jette l’ancre à Waitepipi bay. Carole et Daniel arrivent peu après. Diner ensemble à bord et nuit calme à l’ancre.

Lundi 10/08/2020, le temps va encore changer, avec du vent de sud ouest et d’ouest assez fort pour mardi et mercredi. On décide d’aller s’amarrer à la petite Marina de Whagaroa. On en profitera pour se réapprovisionner en passant une commande au supermarché NewWorld de Kerikeri. La livraison est prévue pour jeudi matin. Mais il y des travaux en cours à la marina et on nous demande de repartir impérativement mercredi matin au plus tard.

Mardi, il pleut beaucoup mais dans l’après-midi une éclaircie nous permet d’aller marcher un peu à terre. Dans la nuit le vent forcit et tourne franchement à l’ouest. Au matin nous avons plus de 40 nds au ponton et pour seule protection le ponton lui-même qui est presque recouvert en permanence par le clapot de la baie et en plus il pleut à torrent. Pas question d’essayer de partir par ce temps malgré l’insistance du gérant de la marina qui a vraiment besoin de notre place. Finalement en milieu d’après midi, le vent se calme un peu et nous arrivons à sortir. Pour assurer le coup, je suis dans l’annexe avec le moteur et je pousse l’étrave de rêve à deux pour l’aider à tourner dans l’espace étroit entre les pontons. Nous allons ancrer à l’orée des mouillages dans Waitapu bay (de l’autre côté de la colline qui surplombe la marina). Jeudi, on revient mouiller entre la pointe et le wharf et on va à terre en annexe pour aller réceptionner notre commande qui arrive comme prévu à 13:00. Le reste de la journée se passe à ranger les provisions à bord et à nous reposer. Mémorable soupe de poisson à bord de Folligou le soir : un plaisancier local leur avait offert le matin même un superbe snapper le poisson roi local (en français vivaneau) on s’est régalés.

A suivre…

** Note explicative sur notre emmagasineur de spi.

Quand nous avions acheté le bateau le petit spi asymétrique blanc (105m² tout de même) était monté sur emmagasineur et était supposé être un « code zero » ou un gennaker (Domi dit qu’avec un SHW/SF de 0.75 il s’agit bien d’un spi : ses épaules sont trop larges pour être un code 0 et çà se voit bien quand il est en l’air). Quand nous l’avions utilisé tel quel, une fois sur deux il se déroulait dans le milieu avant qu’on ait fini de l’enrouler complètement. On s’était même fait assez peur un fois en doublant basse Spinneg (devant le Guilvinnec). Du coup, on l’avait regréé en chaussette et depuis il n’a jamais posé de problème (à part Domi faisant des nœuds avec le bout de la chaussette en le hissant ou en l’affalant autour du radar…). Mais dans les vent très variables de la région avoir une voile de portant à poste que l’on puisse très vite enrouler ou dérouler en fonction des caprices d’Éole nous semblait intéressant. En réfléchissant nous nous sommes dits que le problème venait peut être de la drisse simple qui pouvait tourner sur elle même et provoquer le déroulement intempestif. On a donc simulé une drisse mouflée à l’aide des deux drisses ce qui a aussi l’avantage de bien positionner la voile enroulée devant l’étais et non plus sur le côté (Rêve à Deux dispose d’une drisse de spi de chaque côté du mat, suivant l’amure on utilise l’une ou l’autre), ce qui pourrait aussi contribuer à améliorer l’enroulement. Il a fallu en suite repasser le câble anti torsion en se servant du nerf de bord d’attaque comme d’un messager (ce qui n’est pas une opération des plus simple à faire dans le carré mais vu ce qu’il tombe dehors pas question de sortir) refaire les transfilages, épisser le bout de manœuvre de la galette et ranger le tout dans son sac en vue d’un envoi classique (l’enroulement ne peut se faire qu’une fois hissé à poste). On essayera un de ces jours par vent faible…

Un passager clandestin!

Nous avons quitté nos amis de Folligou lundi matin pour aller chercher du réseau plus près de Russell (ce soir c’est le rendez vous Skype bi-hebdomadaire avec mamy il nous faut une bonne bande passante). Il fait un temps superbe et nous avons mouillés en fin de matinée à Opunga Cove. La couverture 4G est bonne et l’endroit est super bien abrité et en plus très joli. On aura pas besoin d’aller jusqu’à Russell, on sera beaucoup plus tranquille, ici nous sommes 2 bateaux au mouillage. Après-midi à terre, nous allons à Assassination Cove toute proche pour ramasser des coques sur la grève et marcher un peu sur le chemin qui mène à la route. Retour au bateau et nuit paisible dans ce mouillage parfaitement abrité.

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Au levé du jour un petit bruit me réveille , je n’arrive pas à l’identifier pourtant il n’y a pas de vent dans cette baie où nous sommes mouillés . Nous sommes trop loin de la rive pour entendre le bruit des animaux des bois, ce n’est pas non plus l’habituel clapotis des vagues sur la voute arrière. C’est dans l’eau que cela ce passe? pas forcément, mais à l’arrière c’est sûr. On dirait presque qu’il y quelqu’un qui essaie de monter à bord. Finalement, n’y tenant plus, je me lève, il faut que je sache ce que c’est . Le soleil n’est pas encore levé mais comme il fait beau, il fait déjà jour. Et là je découvre, tout contre la coque de Rêve à Deux, une otarie qui fait ses ablutions.

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Et que je tourne et me retourne en me grattant le ventre. J’appelle Domi qui sort précipitamment du lit et vient me rejoindre sur le pont en pyjama: ce n’est pas tous les jours qu’une otarie vient nous rendre visite! On ne pensait pas qu’elles remontaient si haut dans l’île du nord. Celle-ci est manifestement bien habituée aux humains, elle n’a pas peur du tout et nous regarde sans aucune crainte avec ses grand yeux ronds sans pupilles de chat battu.

IMG_3460C’est très drôle de la voir se gratter sous les nageoires antérieures, entre les nageoires postérieures et derrière les oreilles tout à fait comme un chat ou un chien le ferait (il y a-t-il des puces aquatiques?). Au bout de quelques instants elle décide que ce serait plus facile à faire au sec et ni une ni deux, grimpe sur l’arrière du bateau avec une telle facilité que nous éclatons de rire.

IMG_3461 Comme ses cousins les phoques et autres lions de mer que nous avions rencontrés au sud du continent Américain, elle pue et le mot n’est pas trop fort. Mais comme nous pensions que c’était tellement rare d’avoir un tel animal à bord, nous faisons tout pour éviter de l’effrayer. Les douaniers en tournée d’inspection sur leur vedette n’en reviennent pas et en tournant autour du bateau ils nous hèlent hilares : – Have you seen the seal on your boat? (avez vous vu le phoque sur votre bateau?).

IMG_3475 Dans l’après midi, le soleil chauffe l’arrière du bateau et maintenant l’otarie s’y est confortablement installée , elle se fait bronzer, les 4 nageoires en l’air , son pelage a doublé de volume en séchant .IMG_3476 Le vent amène des nuages noirs et la pluie commence à tomber . Mouillée pour mouillée l’otarie se jette à l’eau et d’un coup de palme elle rejoint les abîmes d’où elle est venue (5 mètres sous le bateau c’est pas le grand bleu mais bon…). Adieux à toi bête si charmante!
Adieux? Non, pensez vous, je ne vais pas vous quitter comme çà, j’aime bien votre plage arrière, c’était une bonne idée de laisser le teck. Et une demi heure plus tard, elle est de retour (le temps pour nous de nettoyer les restes de poisson et de mollusques qu’elle avait éructé avant de partir) et s’installe placidement.

IMG_3478 Quand on vient pour remonter l’annexe avant la nuit, elle est toujours là et on a beaucoup de mal à la convaincre de se pousser un peu pour nous laisser la place.

IMG_3479 Elle accepte finalement d’aller à l’eau en sautant sur l’annexe. La manoeuvre à peine terminée, elle est de retour… Et le lendemain matin elle est encore là, lovée autour de la bouteille de gaz. Aucune agressivité mais aucune frayeur non plus. Elle accepte de retourner à l’eau pour nous laisser mettre l’annexe à l’eau mais reste à quelques centimètres de nous.

IMG_3486 A peine avons nous mis le cap sur la terre, qu’elle est de retour à bord en bon toutou chien de garde. Et quand nous rentrons de notre ballade, elle ne veut même pas descendre pour nous laisser monter à bord. Il faut presque la pousser à l’eau et encore elle essaye aussitôt de remonter. Adorable mais peut-être un peu collante…

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NDLR: on parle de ce nouveau passager au féminin mais c’est juste parce que nous pensons c’est une otarie, nous ne saurions nous prononcer définitivement sur son sexe. Domi prétend avoir aperçu un zizi lors des premières observations pendant ses ablutions mais le doute persiste. Elle est de petite taille et sa dentition ne semble pas correspondre à un jeune. S’il y a des spécialistes des mammifères marins parmi nos lecteurs, peut-être pourrons-t-ils nous en dire plus.

Croisière côtière

Le coup de vent d’est annoncé est bien là et dans la nuit les rafales montent à plus de 40 nœuds. Vers 1 heurs du matin, l’ancre dérape sur 25 mètres et s’arrête. Par mesure de précaution Domi reste habillé sous la véranda pour pouvoir réagir rapidement si çà continue. Au matin le vent se calme. En regardant les nouvelles locales sur internet on s’aperçoit qu’on avait choisi un bon abri. La tempête c’est abattue sur la côte accompagnée de pluies diluviennes (plus de 300 mm en quelques heures à Whangarei et arbres abattus en travers des routes dans tout le Northland) En relevant l’ancre pour aller mouiller de l’autre côté de la baie, on s’aperçoit qu’en fait on avait pas dérapé ; l’ancre s’était simplement enfoncé très profond dans la vase. Il y a 5 mètres de fond, la chaîne vient à pic à la marque des 10 mètres et le guindeau cale. Il faut bloquer la chaîne et l’arracher du fond en marche avant au moteur… Essai de ballade à terre, mais tous les débarcadères du fond de l’anse sont privés. On remouille le lendemain juste devant le yacht club (fermé pour la saison d’hiver) on peut utiliser leur ponton à annexes et aller faire un tour à terre avec Carole et Daniel sur un chemin qui n’est pas complètement privé jusqu’à l’aplomb de North Cove qui à l’air très belle et bien protégée mais encombrée de corps morts. Déjeuner tardif tous les quatre à bord .

Les prévisions pour les prochains jours ne sont pas folichonnes. Un vent d’est modéré va prévaloir encore pour quelques jours mais en milieu de semaine une bonne tempête d’ouest se profile.

Nous décidons de remonter vers Whangarei dés le lendemain samedi (18/07/2020) . On restera deux jours à Urquharts Bay, un excellent mouillage ou nous sommes déjà allés 2 fois juste à l’entrée de la rivière pour aller ensuite à Marsden Cove Marina pour laisser passer la tempête. Une fois en mer, les 30 milles qui nous séparent de Urquharts bay sont avalés rapidement. Le dimanche il fait un temps gris exécrable et nous restons à bord. Entre les averses nous réussissons tout de même à faire quelques bricoles (remplacement d’un réa de bosse de ris, brossage de la flottaison). Lundi matin le temps n’est toujours pas terrible mais les prévisions sont un peu meilleures que la veille. La matinée est déjà bien entamée mais nous décidons de tenter notre chance et d’aller marcher à terre. Nous réussissons à convaincre Carole et Daniel de nous accompagner. Nous sommes récompensés par un beau rayon de soleil et la ballade de Smugglers Cove toujours aussi belle (voir article de notre précédent passage). Déjeuner à bord de Folligou. Vous venons de terminer le repas (et l’excellent gâteau au chocolat) et nous nous préparons a regagner notre bord quand nous apercevons un catamaran bien connu entrer dans la baie. C’est Quasar le Catana de Jordan et Sophie les amis Americano Canadiens avec qui nous avions passé de bon moment à Tauranga. On est super content de les voir surtout qu’on avait pas réussi à leur dire au revoir avant de partir de Tauranga. Ils ancrent pas très loin on les invite à venir prendre un verre à bord ce soir. Ils vont mettre Quasar au sec dans un chantier à Whangarei et rentrer chez eux, lui en Floride et elle au Québec. Ils savent qu’il ne pourront pas revenir en Nouvelle Zélande avant au moins un ans à cause du Covid19 et ils sont très inquiets de laisser leur bateau pour si longtemps mais ils doivent rentrer

Mardi au lever du jour, pour profiter de l’étale et du calme nous levons l’ancre et traversons le port industriel pour entrer à Marsden Cove Marina. Nettoyage, douche et grande lessive. Le lendemain nous partageons la voiture louée par Carole pour aller faire les courses en ville à Whangarei. Les dernières remontent à 15 jours déjà, la veille de notre départ de Tauranga. La tempête annoncée sera bien ressentie sur la côte ouest mais pas trop durement de ce côté-ci.

Nous attendons tout de même vendredi matin pour reprendre notre remontée de la côte Est. Il fait un temps superbe malgré quelques grains. On jette l’ancre pour la nuit à Tutukaka. Comme le temps est beau et que nous sommes assez tôt dans l’après midi nous allons essayé notre nouveau casier à langouste avec une boîte de grosses palourdes chiliennes en guise d’appât (il parait que çà marchait pour les Centollas en Patagonie). Mais le lendemain matin le casier et vide…

L’étape de samedi nous amène par tout petit temps et mer parfaitement plate jusqu’à Wangamumu. L’éclairage du soleil hivernal est magnifique sur les falaise abrupte de l’entrée. Daniel à pêcher un petit king fish. Carole à prélevé les filets et nous donne la carcasse pour bouëter le casier. Çà à l’air beaucoup plus appétissant que les palourdes en boîte (mais bon je ne suis pas une langouste;)). Dîner à bord de Rêve à Deux et nuit paisible. Au matin nouvelle déception le casier est vide mais l’appât est partis, il aurait peut être fallu le mettre de l’autre côté et plus vers la sortie ou peut-être n’est-ce pas la bonne saison pour les crustacés. On se console par une ballade à terre. Le sentier à été détrempé par les pluies de la semaine dernière et est très glissant mais la vue sur la baie toujours aussi magnifique et beaucoup plus verte qu’en Décembre. La suite du programme du jour est d’atteindre la baie des îles. Le grand spi nous tire doucement dans des risées évanescentes jusqu’au cap Brett. La mer étant parfaitement plate, nous passons au raz du cap entre la terre et l’îlot qui le déborde. Passé le cap nous re-découvront cette magnifique Baie des Îles que nous avions tant aimé lors de notre arrivée ici il y a maintenant déjà 9 mois. A l’approche des îles le vent se lève enfin et c’est en tirant des bords que nous arrivons à Waiwhapuku bay entre les îles de Moturua et Motukiekie. Dîner à bord de Folligou. Une perturbation descend vers la mer de Tasman et va nous apporter de l’est et du nord est pour une bonne dizaine de jours avec quelques journées pluvieuses et très ventées, agrémentées d’une mer d’est forte. On va donc devoir rester à l’abri dans l’archipel pour pas mal de temps.

A suivre…

Navigation de conserve

Nos amis Carole et Daniel qui ont passé tout le confinement à Tairua (100 km au nord de Tauranga) sur leur bateau Folligou, nous ont proposé de faire un peu de croisière côtière à deux bateaux. D’où le titre de cet article (non je ne nous met pas en boîte)

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Après une période de très mauvais temps, un créneau favorable se dessine à partir du Jeudi 9 juillet. Nous avons convenu de nous retrouver au mouillage de Cook Beach dans Mercury Bay. Soit une navigation de 18 miles pour eux et 60 pour nous. On avait finalement décidé de ne pas caréner avant de partir, il faisait trop mauvais. Domi à nettoyé rapidement la ligne de flottaison au balai brosse depuis le ponton mais le reste de la coque est dans un état épouvantable. Algues et mollusques de tous types ont profité du lockdown pour s’installer confortablement, Rêve à Deux se traîne comme un ponton. Fort heureusement un vent de terre d’une vingtaine de nœuds nous permet de progresser tout de même assez rapidement jusqu’à la tombée de la nuit (ici c’est à 17 heures, on est en hiver). On se fait même surprendre par une claque à 35 nds alors que Domi était en train de bricoler le pilote et on se prend un beau départ au lof et demi-tour gauche on se retrouve foc à contre… Il est 21 heures quand nous mouillons dans Cook Bay juste derrière Folligou.

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Le lendemain le temps est superbe, très peu de vent, mer parfaitement plate et surtout un ciel bleu immaculé avec cette lumière hivernale si particulière et si propice à la photographie. Car c’est le but de cette première journée à deux bateaux se faire une bonne séance photo que l’on puisse enfin voir à quoi ressemble nos fringantes montures sous leurs voiles neuves. Je vous laisse découvrir çà en images.

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Le soir on mouille un peu plus haut à Kennedy Bay. Apéro à bord de Rêve à Deux.

Samedi nous mettons le cap sur Great Mercury Island, grand bord de vent arrière pour aller mouiller à Coralie Bay sur la côte est de l’île. On arrive suffisamment tôt pour aller à terre. La baie est superbe sous le soleil couchant. On se ballade sur les falaises qui entourent la baie mais on ne peut pas aller très loin d’une part parce qu’il va bientôt faire nuit mais surtout parce que les brebis viennent de mettre bas et il ne faut pas les déranger (comme indiqué sur les pancartes de la plage).

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Apéro et dîner à bord de Folligou.

Dimanche on tire de grands bords de près dans un vent de NW soutenu pour aller jusqu’à Tryphena sur l’île de Great Barrier. Folligou, avec ses dérives asymétriques et sa grand voile à corne marche très bien dans ce temps, par contre, Rêve à Deux traîne son élevage de mollusque au 3/4 de sa vitesse habituelle. Apéro et dîner sur Rêve à Deux.

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Lundi on repart cap à l’ouest au travers dans une quinzaine de nœuds pour contourner le cap colville qui marque l’extrême nord de la péninsule de Coromandel et redescendre sur Waiheke Island et mouiller à Man’o War bay. Le temps est superbe et plutôt chaud pour la saison. On met la ligne et on attrape un super poisson c’est un joli Kahawai. Il finira le soir même sur le barbecue de Folligou ou on le degustera ensemble.

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Mardi 14 juillet. Pas de feu d’artifice pour nous, c’est une journée grise avec très peu de vent. C’est donc en grande partie au moteur que nous faisons les 30 milles qui nous séparent de l’île de Kawau où on voudrait s’abriter quelques jours pour laisser passer le mauvais temps d’est qui s’approche. Bon Accord Harbour, cette baie étroite et profonde qui divise l’île en deux sur son côté ouest semble l’abri idéal pour étaler le fort coup de vent d’est prévu pour demain soir. Les rives sont boisée avec de jolies villas, des bachs comme les appellent les kiwis. Les magnolias et les camélias sont en fleur. Nous espérons qu’il y aura une petite pose dans le vent et les déluges annoncés qu’on puisse aller se ballader un peu à terre.

À suivre…

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En scooter à Tauranga!

IMG_2928Ce n’est pas les itinéraires de promenade qui manque à Tauranga. Aprés plus de 4 mois nous en découvrons toujours. Un temps franchement exécrable est prévu pour les 5 prochains jours mais aujourd’hui il fait encore assez beau. Nous en avons profiter  pour faire le tour de la baie de Waipu qui sépare la ville de l’aéroport . Chevauchant (piétinant?) nos scooter (ici c’est comme çà qu’ils appellent les trottinettes) et équipés de nos casques (indispensable surtout pour moi qui n’arrête pas de me prendre des gadins) nous avons pris le pont vers la ville , avons suivi la rivière à travers les jardins (jusque là nous connaissions par cœur cette ballade).

IMG_2934 Ensuite nous sommes monté sur le pont de chemin de fer pour retraverser l’estuaire, rassurez-vous nous n’étions pas sur la voie, le pont est doublé d’une passerelle pour piétons .

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Des spatules sur la gréve se sont laissées approcher , nous avons cherché les phoques qui ont été dernièrement aperçu, sans succès.

IMG_2946 Le petit chemin n’est emprunté que par des cyclistes et des piétons et il débouche dans le quartier Maoris de Matapihi. C’est un havre de calme et de verdure coincé entre la ville , le golf , l’autoroute, la voie ferrée et l’aéroport, où part quelques pavillons modeste il y a surtout des vergers d’oliviers, d’orangers, de citronniers, de kiwis et des petites fermes  où paissent des vaches et des chevaux .

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IMG_2962Nous débouchons sur Bayfair le grand shopping mall du coin qui ressemble à se méprendre à tous les shopping mall de toutes les grandes villes du monde . Nous le traversons sans conviction pour rejoindre la plage de Monganui qui doit faire une vingtaine de kilomètres .

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Sur la plage une femme fait des dessins dans le sable avec un bâton. Sur le coup on ne voit pas trop à quoi cela ressemble mais vu sous le bon angle le relief ressort et le dessin apparaît.

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IMG_2985 Nous sommes à 6 kilomètres de la station balnéaire et nous en faisons la moitié à pieds (je me suis déchaussée pour goûter l’eau: brrrr elle n’est vraiment pas chaude) sur la plage et l’autre en scooter qui est beaucoup plus rapide .

IMG_3005Nous allons jusqu’au pied du fameux mont dont la station balnéaire tire son nom (Mount Mauganui) et rejoignions l’autre côté , côté rivière. Petite collation de fish and chips devant le port avant le retour en bus (toujours gratuit en ce moment) jusqu’à la marina . Bilan de la journée une bonne vingtaine de km en trottinette, je pense que ce soir personne n’aura besoin de nous bercer …

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Enfin des vacances!

On prend la voiture à 15:00 vendredi 12/06, c’est une petite Nissan en parfait état. Il est un peu tard pour partir ce soir on profite d’avoir une voiture pour aller chercher du tissus pour les coussins.

Samedi matin, le temps de charger nos affaires y compris de quoi pique-niquer et préparer nos repas (la plupart des chambres de motel ont une kitchenette) et nous sommes partis cap au sud. L’idée est de descendre jusquà Wellington (la capitale du pays située tout au sud de l’île du nord à 700 km de Tauranga) par le centre et de remonter par la côte Ouest pour finir le périple par une visite jeudi à nos amis Carole et Daniel qui sont à Tairua (Est-Coromandel).

Parcours

La première étape passe par Rotorua et Taupo, une zone riche en activité volcanique, jeyser et autres sources chaude que nous ne manquons pas d’aller voir; la boue qui gicle sent le souffre mais dans le torrent un peu plus bas, l’eau est chaude et on peut se tremper les pieds. On s’arrête pour la nuit à Turangi à l’extrémité sud du la Taupo dans un motel tout en bois.

Le lendemain matin quand nous partons, il fait un temps superbe mais la température est descendue en dessous de zéro la nuit et la voiture est recouverte de givre: il faut gratter les vitres (on avait oublié ce que c’était:)). Avec ce ciel bleu immobile, le Pihanga et le Tongagiro, les deux grands volcans aux sommets enneigés se détachent, magnifiques dans ce paysage grandiose! Nous avons de la chance, nous serions passés hier soir on aurait rien vu. Mais pas le temps cette fois-ci d’aller voir les sommets de plus près, depuis que nous y sommes passés au mois de mars il n’y a pas du avoir grand changement vu qu’il n’y a pas eu d’irruption importante entre temps (ce sont des volcans en activité).

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En Nouvelle Zélande, les paysages changent très vite, la neige des sommets est encore visible à l’horizon mais on passe maintenant dans un paysage de collines verdoyantes entrecoupées de vallées profondes. Petite pose à Taihape pour visiter une petite galerie d’art qui tient plus de la boutique de souvenirs mais qui exposait entre autre pastiches humoristiques un portrait de la Jacinda nationale en Joconde.

Les collines se transforment rapidement en plaine et les moutons en vaches et en taureaux. Justement, on arrive a Bull (taureau en Anglais:)). C’est une ville d’éleveurs de bovins (!) qui abrite aussi la base aérienne Kiwi. Arrêt boulangerie et coup d’œil au petit musée local: ici pas de ruée vers l’or c’était plutôt ruée sur les verts pâturages. Le bled à quand même donné naissance à une célébrité mondiale: Chris Amon, le coureur automobile dont les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être.

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On pousse jusqu’à Foxton Beach pour pique-niquer au bord de la mer de Tasman. Immense plage de sable gris bordée de petites dunes. Il n’y a pas de vent et la mer est parfaitement calme mais il y a quand même des rouleaux suffisants pour quelques surfeurs . On est dimanche, Wellington n’est pas très loin, il y a beaucoup de monde. Les locaux viennent promener leurs chiens en 4X4 sur la plage (deux options soit le chien courre à côté du véhicule soit il est à l’arrière dans la benne: exercice dominical version Kiwi paresseux).

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Dernière pose de la journée à Plimmerton, c’est une petite baie juste avant Wellington le temps est toujours magnifique et la mer parfaitement calme, c’est parait-il tout à fait exceptionnel. Wellington n’est pas surnommée Windy Wellie pour rien: il paraît qu’ici le vent souffle à plus de 30 nœuds au moins 200 jours par an. Au loin on aperçoit la côte de l’île du Sud de l’autre côté du détroit de Cook. Dame nature nous gratifie d’un superbe couché de soleil.

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Il fait nuit quand nous arrivons à Wellington. Après quelque recherche nous trouvons un motel abordable dans une rue calme tout près du centre ville. La ville à l’air très sympa. Les collines escarpées qui entourent la baie et les maison coloniales en bois peint lui donnent un petit air de San Francisco. Et puis elle ressemble à une vrai ville comme on en a en Europe avec de beaux bâtiments, des rues, des magasins , bistros et restos sympas. Çà fait envie mais on a fait le choix motel avec kitchenette donc on mangera à la chambre. Pour se consoler on passe chez NewWorld (genre supermarché Auchan) et on s’achète un beau filet de St Pierre (oui il y en a dans les eaux environnantes !) et une bonne bouteille de chardonnay. On s’est régalés, un repas comme çà au resto çà aurait été clairement au-dessus de nos moyens.(pas radin juste économe…).

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La journée de lundi est consacrée à la visite du musée national Te Papa. Çà tombe bien, il fait un temps tout à fait exécrable avec vent et pluie: tout à fait normal pour ici, pas question de flâner dehors. Après tous ces mois de confinement et de travail manuel, on avait hâte de se replonger un peu dans une activité culturelle et on a pas été déçus. Le musée est au centre ville, juste au bord de l’eau, superbe monument d’architecture moderne. Divisé en 4 sections principales toutes très intéressantes: – histoire naturelle, géologie et environnement – colonisation, migrations, intégration, réfugiés et tolérance – art Maori et contemporain – première guerre mondiale (Gallipoli).

Nous avons adoré tout particulièrement la section sur la faune et la géologie qui nous a beaucoup appris sur le pays, savez-vous par exemple que dans un rayon de 200 km autour des 2 îles on enregistre plusieurs tremblements de terre par jour… L’expo réconcilie les dernières avancées de la science avec la tradition et les légendes Maoris et s’adresse aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes. Super journée mais on n’habite pas là et si on veut être à Tairua jeudi matin sans rouler comme des bêtes il faut commencer la remontée vers le nord. On aurait aimer flâner un peu en ville mais de toute façon le temps ne s’y prêtait pas du tout. Dans la soirée on s’arrête à Foxton Beach ou Anne avait repéré un motel tranquille.

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Une bonne nuit de sommeil et roule ma poule, c’est reparti mon kiki. Premier arrêt à Wanganui une autre de ces villes bâties autours de leur rue principale sans aucune recherche urbanistique encore que celle-ci est loin d’être la pire et a su conserver un petit côté années 30. La rue principale est bordée de boutiques de vêtements d’occasions, gérée pour la plupart par des associations caritatives. Pour quelques dollars (NZ) on fait l’acquisition de nouveaux vêtements de pluie, ma foi fort seyants. On continue en longeant la côte ouest, la plaine et les dunes ont cédé la place à de petites collines mais l’élevage bovin est toujours omniprésent. De petites falaises ont aussi remplacé les grandes plages et les dunes.

Pique-nique à Hawera sur la falaise au dessus de la mer. Il ne fait qu’une dizaine de degrés et le vent souffle fort, on trouve un peu d’abri devant le container des sanitaires du camping.

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L’après midi on s’éloigne un peu de la côte pour voir le mont Egmont (ou Taranaki en Maori) d’aussi près que possible. C’est un cône volcanique qui s’élève à 2500 m tout seul au milieu de la plaine et des collines plissées et bien sûr son sommet est enneigé. L’autre versant (Est) abrite d’ailleurs une petite station de ski.

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Nous rejoignons la côte juste avant New Plymouth. C’est une côte assez jolie avec une alternance de plages et de falaises. Le centre ville de New Plymouth à l’air assez agréable mais nous n’avons pas envie d’y flâner. Par contre nous allons jeter un coup d’œil au port qui est le seul accessible de toute la côte ouest de l’île du nord. Mais, plaisanciers: passez votre chemin! Il y a bien quelques corps morts et un petit ponton dans la partie nord du port mais la houle pourtant assez faible aujourd’hui puisque le vent longe la côte, rentre directement dans le bassin. On s’arrête à Onaero pour la nuit. Nous sommes les seuls clients dans un motel un peu défraîchi mais avec une superbe vue sur la mer. Pas de 4G et le WIFI dans la chambre est intermittent et anémique. Problème, parce que ce soir nous avons notre rendez-vous bi-hebdomadaire avec Maman sur Skype depuis la maison de retraite. Heureusement le propriétaire et compréhensif et il nous installe, pour la durée de la communication, dans une pièce ou la réception est meilleure.

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Le lendemain matin est passé à visiter la côte et tout particulièrement les 3 sœurs à Awakino. Ce sont trois énormes blocs détachés de la falaise qui, en effet, font penser à 3 femmes Maoris regardant la mer.

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Les falaises sont truffées de grottes.

IMG_2800C’est aussi a Awakino que nous quittons définitivement la côte Ouest pour traverser l’île dans toute sa largeur. La première partie est faite de collines verdoyantes et escarpées entrecoupées de gorges. Nous pique-niquons rapidement entre 2 parcs à moutons avant de pénétrer dans la grande plaine centrale. Nous évitons Hamilton qui est la 4éme ville du pays mais bon, on ne s’attend pas à ce qu’elle vaille le détour et l’idée est de traverser rapidement pour arriver à Coromandel avant la nuit. Il fait encore jour quand nous empruntons la route côtière sinueuse qui y mène. On est récompensé par un superbe couché de soleil sur la baie et et, depuis les hauteurs, une vue magnifique sur ses îles et ses collines escarpée. Il fait nuit quand nous arrivons au village. On déniche un motel sympa juste à côté de l’église Anglicane, c’est le meilleur du voyage et en plus le moins cher. Courses rapides au 4Squares (superette) du coin pour acheter se qu’il nous manque pour le dîner.IMG_2827

Jeudi matin il fait encore assez beau mais les prévisions pour le reste de la journée ne sont pas réjouissantes. Il faut traverser toute la péninsule très escarpée jusqu’à Otapaurau puis longer la côte Ouest sur 50 km par Kuaotunu et Whitianga pour arriver à Tairua ou sont nos amis.

IMG_2858 Pour l’instant la visibilité est encore bonne et on profite du rayon de soleil pour admirer ce paysage superbe de montagnes boisées et de plages de sable blanc. Plus nous approchons et plus le temps se couvre et c’est avec le parapluie que Daniel vient nous ouvrir la porte du ponton. C’est là qu’ils sont depuis le début du confinement. Tairua est une marina minuscule, creusée dans la grève juste au pied du cône volcanique qui ferme le petit estuaire. Folligou, leur bateau est pratiquement le seul voilier au ponton. Le coin est très joli, ils n’ont pas trop souffert du confinement surtout qu’un de leur fils et sa petite famille, aussi bloqués en Nouvelle Zélande par l’épidémie, étaient venu s’installer dans une maison du village juste avant l’alerte 4. Nous passons une super journée à leur bord. L’un des principaux sujets de conversation est bien sûr: que va-t-on faire? – Attendre que l’Australie et les îles (Fidji, Nlle Calédonie) ouvrent? Ce n’est apparemment pas pour demain surtout avec les nouveaux cas de Covid19 en NZ de cette semaine. – Laisser le bateau sur un chantier et rentrer en France? Le risque de ne pas pouvoir revenir avant un an ou 2 est trop grand. – La Polynésie serait peut-être possible mais il faudrait aller jusqu’à Tahiti (l’entrée aux Australes n’est plus permise) et on risque de n’être pas bien accueillis par les locaux et les autres plaisanciers, déjà beaucoup trop nombreux, bloqués là-bas . Donc pas de solution pour l’instant. Mais en attendant pourquoi ne pas se faire un peu de navigation côtière ensemble à deux bateaux dans le coin: entre les Mercury, Great Barrier et le golfe d’Auraki il y a de quoi faire. On est à la mauvaise saison mais si la météo hivernale le permet, deux ou trois semaines en Juillet ce serait une bonne idée. Et c’est sur cette espérance que nous nous quittons. Il est 16:30 mais avec ce temps il fait déjà presque nuit. Avec les fortes rafales et la pluie torrentielle la route sinueuse jusqu’à Waihi n’est pas très facile et il est plus de 19:00 quand nous rentrons à Tauranga.

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Fini les vacances ! Pour marquer le coup, il y a eu un tremblement de terre de magnitude 7,9 vers minuit. Fort heureusement il s’est produit à 800 km au large donc pas de risque de tsunami ni de dégats mais il a tout de même été bien ressenti ici.