Baie de Parati

Mercredi 4 octobre :IMG_7664

Aujourd’hui nous avons la baie à traverser pour aller à la marina d’Engenho à côté de Parati (ville touristique à ne pas manquer ). La marina est toute neuve, le livre la donne comme étant la meilleur de la baie et la moins cher. C’est une superbe marina dans les bois malheureusement il fait un temps de cochon, il bruine et c’est à peine si l’on voit la montagne derrière. Le couple qui tient la marina nous propose gentiment de nous emmener en ville. Parati est une ville où les rues sont inondées à marée haute. Elle aurait, paraît-il été conçu ainsi par les Portugais pour que les rues soit ainsi nettoyées à chaque marée. Avec le temps et les marées les gros pavés des rues se sont disjoints et il est très difficile de marcher sans se tordre les pieds. Les maisons sont toutes parfaitement entretenues sans trace de moisissure en dépit de leur âge (17ème 18ème siècle) et de la marée. Mais la plupart sont des boutiques de souvenir pour touristes. Autours de ce centre historique piétonnier, c’est une ville brésilienne ordinaire. La police est présente à tous les coins de rue. Nous avons même pu assister à une course poursuite entre un gros 4X4 de la police et un jeune à moto qui avait du faire quelque chose de répréhensible. On se serai cru dans un film, en tournant à un carrefour sur les chapeaux de roues le 4X4 à failli faucher une dizaine de piétons et atterrir dans une vitrine. Il était moins une et j’ai eu une chance inuit de ne pas être renversée par la moto… heureusement qu’ils ne tiraient pas au pistolet en même temps. Nous n’avons pas trop le temps de nous attarder en ville, nous avons encore les courses à faire. Le taxi nous ramène bien chargés du super marché à la marina et nous retrouvons notre tranquillité ici c’est bien gardé même la nuit et il faut montrer patte blanche pour entrer.

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Jeudi 5 octobre :

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Là vraiment c’est un front froid il ne fait plus que 20° et nous ne sommes encore entre l’équateur et les tropiques. Le monde à l’envers je vous le dis .Bon après avoir réglè la marina (le linge est gratuit) nous repartons vers une autre baie et pour y aller Domi nous fait passer entre les cailloux histoire de nous mettre en jambes avant la Patagonie …C’est splendide nous passons entre des tas de petites îles aux gros rochers ronds, avec des petites plages et partout où il y a la moindre petite surface de terre la végétation a repris ses droits. Il y a quelques jolies petites maisons accrochées à flanc de montagne, elles se fondent dans la végétation. Après avoir passé par un dédale de rochers nous arrivons devant le village de Mamangua. Jusqu’en 2015, le village n’avait pas l’électricité. Il n’y a aucun accès par la terre. Les enfants vont à l’école en bus de mer,. C’est comme une grande famille. Après l’école, les enfants jouent ensembles sur la plage pendant que les mamans discutent en les surveillant. D’autres partent aider leurs pères à la pêche. Quelques maisons proposent une restauration qui ne fonctionne que le week-end. On peut y acheter du poisson si le pêcheur est rentré de mer. Si vous chercher un endroit où personne vous trouvera où vous pourrez vous dé-stresser et vous reposer en totale quiétude, sans internet ni réception GSM, où vous pourrez juste aller à la pêche où flâner

IMG_7780.JPGIMG_7774 sur la plage c’est vraiment le bon endroit. Quelques logements sont proposés dans le village et quelques petits hôtels de luxes sont installés dans la baie sur les plages sur la rive en face du village. Un bateau taxi fait la navette dans toute la baie pour vous y déposer.

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Ce matin nous allons faire un tour de canoé dans les mangroves. Nous nous rapprochons en bateau au maximum du fond de la baie et mouillons près de la dernière pointe rocheuse. On s’équipe pour une expédition de quatre heures. Dans le guide ils indiquent qu’il faut des battons pour éloigner les serpents, du produit anti moustiques et des chaussures de marche pour aller voir une cascade et des piscines naturelles. Il faut suivre la rivière serpentant à travers la mangrove, puis la forêt, on laisse alors l’embarcation pour suivre la rivière à pied et trouver ces fameuses cascades. Pour trouver des bras qui serpentent à travers les mangroves on en a trouvé mais après quelques centaines de mètres, pas moyen d’aller plus loin, on voit que des arbres ont été régulièrement coupés pour laisser un passage mais d’autres sont tombés et ils obstruent complètement le chemin. Il faut faire demi-tour dans ces marais pas question de mettre les pieds dans l’eau pour contourner l’obstacle et de toute façon toutes ces branches qui sortent de l’eau risqueraient de crever notre canoé et là nous serions dans une fâcheuse situation. Nous avons ainsi exploré 3 bras mais à chaque fois c’était pareil. Aussi au bout de trois bonnes heures de canoé, dévorés par les moustiques et le mouches plates, nous sommes rentrés au bateau complétement fourbus et courbaturés d’être resté assis tout ce temps au fond du canoé . Finalement en regardant bien le guide c’était le premiers bras en approchant de la mangrove le seul que nous n’avons pas exploré car il semblait le plus étroit. A peine arrivé, au bateau il se met à pleuvoir. Le guide décrivaitIMG_7809 l’endroit comme un loc Écossais avec des palmiers et un climat tropical mais là c’est le climat qui se met aussi au diapason de l’Écosse : il ne fait plus que 20°. L’après midi passe sous la pluie et nous mettons nos cirés cotten pour remonter la baie jusqu’à un mouillage tranquille à son embouchure. Demain nous aurons ça de moins à faire pour notre prochaine étape.

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A suivre ….

Ecrit par Anne et Domi

La baie de lilha Grande

 

Lundi 24 Septembre :IMG_7354

C’est notre jour de repos, nous nous levons tard il est 11 heure mais bien reposé (je vous rappelle que nous sommes arrivé à 6 heures du matin :J), l’anse est très calme, il n’y a pas une ride sur l’eau. Deux petits restaurants se font concurrence sur la plage mais, pour l’instant, il n’y a pas un client. Nous en profitons pour prendre notre bain de mer. L’eau n’est pas très chaude (24°) mais elle a le mérite d ‘être claire. L’après-midi Cinq bateaux de touristes et des tas de petites vedettes arrivent dans l’anse, il y a du monde sur la plage (NDT : peut être une vingtaine de personnes J) et ça nous donne pas envie de descendre à terre. En fin de soiré lorsque tout ce petit monde est reparti, nous gonflons le canoé pour faire une première reconnaissance de l’île qui se résumera à une ballade d’un bout à l’autre des deux plages. De retour au bateau nous ne tardons pas à manger et à nous mettre au lit. On se promet demain une bonne rando avant l’arrivée des touristes.

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Après un bain matinal, et un bon petit déjeuner nous nous préparons pour notre randonnée. Il est 9 heures quand nous débarquons sur la plage avec nos chaussures de marche. Nous prenons le sentier qui mène à la plage de Lopes Mendes de l’autre côté de l’île côté océan. Cette plage a été cotée comme étant la plus belle plage de l’Amérique du sud et la 13 ème plus belle plage du monde. Il ne fallait pas manquer cela…

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Nous découvrons en effet un endroit digne de ce classement. Et en plus elle est déserte.

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Nous marchons sur environ 3 km de plage avec un paysage à couper le souffle, d’un côté le bleu de l’océan et les vagues venant se briser sur le sable doré et de l’autre la jungle impénétrable avec en arrière plan la montagne (l’île est très escarpée : le sommet le plus haut culmine à plus de 1000 m) couverte de tous cette forêt primitive : la Mata Atlantica (la forêt originelle de la côte brésilienne préservée intacte sur Ilha Grande), une forêt comme jamais je n’en avais vu auparavant avec une variété d’arbre hors du commun. Bien sûr il y a des cocotiers, des bananiers, des noix du Brésil, des bambous géants, des orchidées mais aussi des dizaines d’essences inconnues et dans tous çà des milliers d’oiseaux qui gazouillent. Leur chant et le bruit des vagues s’éclatant sur la plage emplit l’espace. Nous rentrons par une vallée marécageuse en passant dans un chemin tracé par les gardes forestiers. IMG_7428

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Apparemment dans l’île il y a aussi des crocodiles et des pancartes nous indiquent là où il faut faire particulièrement attention. Mais non nous n’en voyons pas et nous ne sommes pas déçu pour autant. Après trois heures de marche nous voici de retour au bateau affamé et heureux par cette première découverte de l’île.

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L’après-midi se passe à planifier la suite de notre parcours et nous savons maintenant que nous pouvons rester dans le coin encore une dixaine de jours.

 

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Mercredi 26 septembre :IMG_7481

Nous choisissons l’anse de Saco de Ceu juste après le village d’Abrao (le plus important de l’île probablement une cinquantaine d’habitants). C’est presque un lac tellement il est bien protégé. On y rentre par une passe étroite. C’est aussi un endroit très coté et on y voit de très jolies villas entourées de grands parcs se fondant dans la forêt. Nous jetons l’ancre dans une petite crique juste à l’entrée où notre bateau prend toute la place. A quelques coups de pagaies nous voyons un très joli un restaurant. Le guide nautique indique qu’il est très réputé pour ses spécialités de poissons, paraît-il les meilleures de la région. Pourquoi pas ! il est justement l’heure de se mettre à table et comme nous nous sommes levé tôt ce matin nous sommes affamés . Mais non ! Ce ne sera pour cette fois-ci. Il est fermé, et n’ouvre que le week-end. On est hors saison. Après avoir fait le tour du resto (vraiment très beau avec ses terrasses fleuries surplombant la crique) nous rentrons au bateau où nous nous contenterons d’une petite salade.

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Jeudi 27 septembre :

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Il faudrait que l’on fasse quelques courses, nous n’avons plus de bananes à bord et ici elles sont tellement bonnes que l’on a du mal à s’en priver. Nous allons dans le port d’Angra dos Reis sur la côte.◊

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La première marina on se fait carrément jeter « non non pas ici aller voir ailleurs » l’employé de service va jusqu’à larguer nos amarres illico. Juste à côté il y en a une autre : Piratas Marina Mall. Il y a tout juste assez d’eau contre le quai et nous sommes à marée haute. Un autre bateau Français est amarré devant nous. Domi en profite pour aller en ville en taxis avant que l’administration (la Capitania dos Portos) ferme pour récolter quelques coups de tampons afin d’être en règle pour l’étape suivante. Pendant ce temps là je discute avec Armelle et Robert. Ils sont partis de 2012 de France pour la Patagonie. Ils se sont arrêtés un peu partout et sont remontés souvent en France en laissant leur bateau ici et là. La terre de feu ils en parlent avec les yeux qui brillent. Bon il n’ont pas trop le temps d’en parler la nuit tombe vite et ils ont du chemin à faire pour gagner le mouillage qu’ils ont choisi sur Ilha Grande. Ils ont le temps de me dire de ne pas passer la nuit ici, le port étant excessivement cher mais pour le temps de faire les courses on peut rester à quai gratuitement. En attendant Domi je vais faire quelques courses et je le retrouve au super marché. Il avait eu la même idée en revenant de la ville. Comme le supermarché est sur le quai on en profite pour refaire notre stock de bouteilles d’eau minérale, ce n’est pas tous les jour qu’on peut revenir au bateau directement avec le chariot. Nous retournons au bateau en courant car un orage carabiné s’abat sur la baie. Nous attendons que le plus gros de l’orage passe mais il est déjà tard et la nuit tombe. Nous avons juste le temps d’aller mouiller à la sortie de la ville, tout près de la chapelle de Notre Dame de Bomfim, où l’eau est plus claire et c’est surtout beaucoup plus joli et IMG_7564

totalement gratuit.

Malheureusement nous n’avons toujours pas de wifi et je ne vais pas pouvoir mettre mes articles sur le blog (maman et les autres vont devoir attendre patiemment que je puisse me connecter dans les jours à venir).

J’oubliais : de sa visite à la Capitania, Domi a ramener une très mauvaise nouvelle : notre entrée à bien été tamponnée sur le papier requis à la Capitania de Rio, mais pas la sortie et sans ce tampon de sortie nous ne pourrons pas rentrer (officiellement du moins) dans aucun port. Il va donc falloir retourner à Rio. Nous irons en bus et on attendra lundi pour être sûr que les bureaux sont ouverts.

Vendredi 28 septembre:

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Au matin le soleil est de retour et je découvre avec ravissement la petite chapelle qui est devant notre bateau. Je profite du calme matinal pour me baigner Domi dort toujours il se repose, il s’est battu avec les moustiques toute la nuit … Nous repartons pour un autre mouillage (Le Lago Azul entre l’ile des Macaques et l’Ilha Gande) où , surprise, nous retrouvons Acquadoria le bateau d’Armelle et Robert au mouillage. Le temps est de nouveau couvert et il recommence à pleuvoir. Nous en profitons pour mettre la bâche de récupération d’eau et faire la lessive. Domi fait des essais avec son hydrogénérateur qui ne fonctionne plus et il est en contact avec Yola du service après vente en France (très réactive et très efficace) pour essayer une dernière fois de réparer avant de le renvoyer à l’usine. Nous avons aussi une petite fuite dans le carré, Domi n’hésite pas et démonte le vaigrage, il faut profiter de la pluie pour voir couler l’eau et localiser la fuite : elle vient d’un joint de hublot abimé. L’après-midi nous allons sur « Acquadoria »   avec notre guide sur la Patagonie. Ayant parcouru deux fois les canaux dans les deux sens, Robert et Armelle sont une mine de renseignements. Ils nous donnent tellement d’informations utiles que nous avons du mal à tout noter. Robert nous donne aussi une copie des cartes de la région une paire de gants de travail en caoutchouc molletonnés à l’intérieur bien pratique pour barrer sous la pluie quand il fait froid ou manipuler les haussières mouillées. Nous finissons la soirée par un apéro à bord Rêve à Deux. Merci à vous deux, Armelle et Robert, nous n’avions pas de doute sur la destination mais maintenant nous en avons encore plus envie d’y aller et nous sommes plus confiant grâce à toutes les infos que vous nous avez données. Et de savoir que vous avez parcouru les canaux quatre fois c’est que cela doit en valoir vraiment la chandelle. Le lendemain Acquadoria repart à l’aube pour Rio, nous nous restons encore un jour ici, il ne fait pas vraiment beau mais meilleur que sur la côte et c’est tellement joli. On passe la plus grande partie de la journée à mettre au propre les notes que nous avons prisent hier, à étudier les routes possible à travers les canaux et à répertorier les mouillage recommandés.

 

Dimanche 30 septembre

Après avoir fainéanté le matin nous reprenons la mer pour la petite marina « Angra dos Reis Marina Clube » en face de la ville pour être à pied d’œuvre pour prendre le bus pour Rio à la première heure demain matin. Nous voulions laisser le bateau sur bouée mais se n’est pas possible, donc nous sommes au ponton. Heureusement nous sommes dans des petits coefficients de marée il y a à peine assez d’eau sous la coque pour qu’il reste à flot à marée base et de toute façon c’est de la vase molle.

Michel le patron du bar nous propose gentillement de nous emmener en voiture très tôt le matin. Il nous fait goûter à notre premier Caipirinha (alcool de canne avec du citron (ou des fruits même si c’est pas la recette légale) et beaucoup de glace délicieux

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Lundi 1 octobre :

 

Comme convenu Michel ne nous oublie pas et nous dépose au terminal à 6 :45 . Le bus est très confortable et roule doucement sur cette route qui longe la côte. Contrairement à beaucoup de ces collègues, lui au moins ne se prend pas pour Fangio (qui comme nous l’a fait remarquer Jean Jacques,l’oncle de Dominique, n’était pas Italien mais Argentin : heureusement que nous avons des lecteurs attentifs !). Nous pouvons admirer cette suite de baies et de petites criques plus jolies les unes que les autres. Mais dés que nous approchons Rio, le paysage change de chaque côté de la route. La route est bordée de zones industrielles ou commerciales mais derrière ce sont des favelas à perte de vue. La misère et l’insécurité se font sentir. Les gens sont entassés dans de petites constructions sommaires très souvent avec des toits en tôle et dont les ouvertures ne sont pas fermées, pas de fenêtres, la moisissure est partout. De pauvres gens vivent sous des tentes de fortunes sur le terre-plein au milieu de l’autoroute.

 

Arrivée à la gare routière de Novo Rio. C’est une ancienne zone d’entrepos et de logements pauvres qui à été (soit-disant) réhabilitée juste avant les jeux pour abriter le village olympique et où les vieux entrepots ont été transformés en atelier d’art (ou sont préparés notamment les chars du fameux carnaval) ou en hall d’exposition. Nous prenons le tram pour traverser cette zone ou l’anarchie et la pauvreté semble avoir repris tous leurs droits. Nous sommes en période de pluie ce qui n’arrange rien, les vieux bâtiments encore debout sont moisis. Les rues sont jonchées de détritus. Le tram nous dépose Praça Quince (place 15) où se trouve la Capitania. C’est là que devons obtenir le fameux tampon de sortie manquant. Une fois obtenu le coup de tampon magique, nous filons à la poste pour renvoyer la partie de l’hydrogénérateur défectueuse en France. Gentillement les deux préposées nous l’emballent soigneusement dans des cartons trouvé dessous un bureau. Ensuite, pendant plus de deux heures nous restons avec les postiers qui se relaient (tellement c’est compliqué) pour remplir et signer les formulaires d’expédition, il y en a des dizaines et à chaque fois il faut trouver le bon code et la bonne formule, certains sont en anglais mais la plupart sont en portugais, et même si Domi n’y comprend rien c’est à lui de les remplir. Une démonstration de la bureaucratie brésilienne dans toute sa splendeur. Quand nous sortons enfin du bureau de poste il est déjà 1 heure et à trois heure nous avons un bus pour le retour dans notre marina. Nous allons quand même au resto tout à côté très chic (nous sommes dans le quartier des affaires, juste à côté de la banque du Brésil) mais raisonnable. Nous sommes affamés, le petit pain au fromage avalé ce matin avant de monter dans le bus est bien loin. Nous prenons un bon plat de poisson pour deux et cela nous convient parfaitement. A peine le plat avalé nous sautons dans le tram pour retourner à la gare routière pourtant on se serait bien laissé tenter par un dessert, ils avait l’air très bon et le dessert c’est très rare dans les resto brésiliens. La sortie de Rio se fait plus vite que l’entrée, il y a moins d’embouteillages. Par contre arrivés sur la côte le bus fait de nombreux détours pour déposer ses passagers dans plusieurs petits villages nettement plus sympas que les banlieues de Rio. Le retour durera finalement 3 heures 45’ au lieu de 3 heures à l’aller. Nous sommes contents d’arriver enfin à la marina. Au bar du Club, pour nous requinquer après cet aller et retour express, Michel nous prépare un repas de tapas et nous fait déguster ses cocktails préférés (il gère 2 restaurants gastronomiques et les cocktails sont sa spécialité) . Pour dormir il n’y a rien de tel…IMG_7593

Mardi 2 octobre:

Le matin après avoir été réglé le port nous reprenons la direction des îles . Un super mouillage « Sitio Forte ». Il n’y avait que deux bateaux lorsqu’on est arrivé mais très vite ils sont partis nous laissant seul dans la baie. Sur la plage des restaurants dont un proposent l’eau sur un rocher accostable au milieu de la baie. Il suffit de lui demander d’ouvrir le robinet et on peut avoir de l’eau de source non traitée qui provient directement de la montagne.

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Mardi 3 octobre :

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Profitons d’une journée ensoleillée pour aller faire un ballade à pieds dans l’île.

Nous longeons plusieurs petites plages avec de jolies petites maisons aux jardins superbes.

Nous montons dans la montagne, le sentier est entretenu par les gardes forestiers et fait le tour de l’île. Il faut Cinq jours à un bon marcheur pour faire le tour complet, certaines parties sont assez dures car il faut passer des cols entre deux sommets pour aller d’une baie à l’autre. En redescendant nous rencontrons deux randonneurs qui se croisent et échangent leurs infos sur le parcours. L’un deux parle très bien anglais et nous explique qu’à certain endroits on peut dormir et manger dans des pousadas (sorte d’hôtel/pension très simple) et à d’autres ils faut planter sa tente (aux emplacements autorisés bien entendu) . Après un repas simple de poisson et salade nous regagnons notre bateau pour explorer un autre mouillage quelques milles plus loin. Notre choix se prote sur Araçatiba un petit village de pêcheur. Il fait très chaud, le ciel est très chargé. On sent l’orage qui approche mais nous ne nous décourageons pas et allons à terre, si nous trouvions quelques fruits ce serait bien. Presque toutes les maisons sont sur la plage. Il n’y a pas de voiture ni vélo. Pour les enfants leur terrain de jeu c’est la plage et la mer. Une maison sur trois est un restaurant. Dans quelques maisons nous constatons le dénuement. Ils semblent avoir besoin de peu de choses juste une pièce pour vivre et une pour coucher. Nous trouvons l’épicerie qui fait aussi restaurant. En étalage à part les sacs de riz et manioc et le boisssons diverses il n’y que des patates et des oignons. On demande au patron s’il n’aurait pas des fruits. Il va dans son arrière-boutique et revient avec 2 mangues , 2 papayes , 4 bananes. au cas où nous lui demandons s’il n’aurait pas aussi des crevettes ( la spécialité de la région )et il nous sort un petit paquet congelè que nous acceptons , ici dés que les pêcheurs rentrent de pêche ils congèlent tout ,c’est la meilleur façon de conserver avec cette chaleur .

De retour au bateau Domi nous prépare un super repas de nouilles chinoises aux crevettes (trop bon).

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A suivre…

 

 

One month in Brasil

Already one month gone since we arrived in Salvador. A lot has happen since that. Some of you may have continued to follow via the articles in French and or the Twitter feed, for the rest here is a summary of these 5 weeks.

August 27 to September 2

We stayed in Salvador’s terminal Nautico Marina the whole week. Our programme included:

  • Do the clearance (Policia Federal (immigration), Receita Federal (Customs) and Capitania do Portos (Coast Guards/port police). And this, in Salvador is very very easy compared to other places in Brasil as we will learn later
  • visit of the city: is there anything to see beyond the ruins of the commercial district? The answer is yes definitely: the upper city or historical centre with maginificent building from the 18th century build at the time when Salvador was the capital of Brasil. The middle and upper class seems to have migrated to the modern distric of Barra, facing the ocean but it is only modern towers, nothing for us there.
  • Fix the items that have shown some weaknesses or wear during the crossing and do the usual checking and preventive maintenance on the critical pieces of equipment. Not much fortunately but enough to keep me busy a couple of hour everyday
  • Replenish our food supplies well depleted by two and a half week at sea. And these I must say was a very interesting experience. Our nautical guide was recomending a “Bom Preco” hypermarket in Barra. This is part of WallMart. But we have ben disappointed. The quality was reasonable but the price was high (by Brasilian standards) and the sortment rather limited. For fruit, vegetables, fish and meat, we found the “Mercado Popular” in Sao Joachim. It is a kind of huge fruit and vegetable souk with hindreds of small stalls. Products are very fresh, you can choose the best and prices are unbeatable.On the other side of the road there are also 2 gigantic hypermarkets well sorted at prices much lower than Barra.
  • Rest and recover from our fast trip down from France.

    After 5 days we had enough of the big city and its noise and we were done with our cores but the marina office was closed preventing us to pay our dues. We were forced to wait Monday morning. Fortunately on Sunday, another french boat came into the marina and we spent a nice evening with them

 

September 3 to 9

 

Exploration of the Bahia dos todos los Santos.

 

The bay is huge and full of islands most of them are very nice, covered with tropical forest and hosting small very typical fishermen villages. Unfortunately, the north end of the bay is spoiled by the huge oil terminal and refinery on Madre de Deus island. Navigation in the bay is not easy as there are many shoals and some current but moorings were peacefull and enjoyable. We visited:

  • Bom Jesus: a lovely mooring rght in the middle of the mangroves
  • Brimabaras: suposedly a nature reserve actually a private island with some luxury villas and forbidden access Las Vacas
  • Maria Guarda: a very nice and quite fishing community, we could buy some fresh crab meat from women who were just preparing it under a mango tree
  • La Vacas no mamals but only tropical forest and birds
  • Itaparica: the weekend/holidays resort for Salvador middle and upper class. We called there on a Thursday when it was quite and peacefull but unfortunately before we left on Satruday morning we could have a glimpse on how active and noisy it can be during the weekends
  • Matarandiba: home of a tiny but popular waterfall.
  • Unfortunately, we were advised to avoid sailing up the rio Paraguaçu and especially the city of Maragogipe were crime rate is very high and several cases of armed robery against visiting yachts have been reported.
  • We returned on Salvador on Sunday evening same marina

September 10 to 17

 

Fast clearance in the early morning (Policia Federal and Capitania, Customs indicated that they are a federal administration and therefore don’t need to se us before we leave Brasil) we leave the marina at 10.

Target is to go down to Rio de Janeiro some 800 miles to the south but the weather forecast is not good with cold fronts generating strong winds and high waves on the second half of the passage. We decide to do it in 2 or 3 steps depending to the weather conditions en route. First stop will be Carvelas 300 miles from Salvador. This will be a fast journey with tail wind and reasonably flat sea. A quite one too, with very few ships and no fishing boats at night. In the morning before landing we had a fantastic encounter with many whales. We are close to the Abrolhos archipelago famous as a breeding ground for whales. Its quite an experience to see big whales rising their tail some ten metres above the sea surface to hit it violently and repeatidly, probably some male stuff to showoff in front of the females… At some stage I had to do an emergency tack to avoid two of them swimming casually “fin in fin” right under our bow.

Caravelas entrance is easy and the chanel well buoyed but it is a bit scary the first time, first you have to pass between the very low and flat coast and reefs and shoals just beneath the surface: in the moderate sea we had on that day, you know the coast and the shoals are there but you see nothing. Then we identified the first buoy from the fairway but the depth iwas reducing fast to a lower number than the chart datum (and we were only 3 hours from high tide), as the depth in the fairway was given at 2.5 m we were getting concerned that we may not have enough water. Add to that the fairway is narrow, not aligned at all with the range markers on shore and exposed to a stron lateral current… but finally everything went very smooth, the fairway is dredged to 4 metres and the buoys are well maintained (the job is done by the timber company which is using it daily for its ocean going barges.)

Caravelas is quite a strange place. Definitely not touristy (except it is the departure port for whale watching and diving trips to the Abrolhos – we saw only one diving boat going during the few days we were there). It’s an active fishing village yet there are only very small boats. The village is like it is at the end of the world and in another time scale (probably some 100 years ago). Very few cars, a bus station like you see only in the old movies, narrow cobble stones streets, pretty churches and squares, colorful painted houses and abandonned ruins. We spend there 2 very relaxing days (this is a place where nothing happen, ever) until the weather forecast improved just enough to let us continue our progression south .

We left Caravelas Sunday morning with the ebb tide , 25 knots tail wind but a relatively flat sea. According to the forecast, condition might deteriorate further south so we planned to stop and wait for improvement in Vitoria.

September 14 to 21

 

Given the forecast we sailed conservative with the jib only making never the less good speed all day without any effort. During the night the wind finally decreased and vired south east. We could hoist the main sail. Just before sunrise, we even had to get help from the engine to pass the Pontal de Regencia. We saw many fishing boat and in the morning we spotted a whale again. We thought they were all congregating in Abrolhios archipelagos 300 miles north and we were done with them until the southern latitudes. But no, during the whole day we saw very many of them swimming leisurely in pairs or small groups or doing their usual male stuff with the tail.

By mid day we were just offshore Vitoria. We downloaded a new grib file and studied the last forecast sent by email by our friend Michel. It confirmed the evolution already seen yesterday. The strong wind area is moving furthe offshore, leaving a 25 to 50 miles quiter wind all along the coast till Rio. Decision is rapidly taken to continue till at least Cabo Frio and possibly Rio (we had very little appetite for Vitoria anyway and the perspective of being trapped there for up to a week waiting for favorable winds to continue was not appealing to us).

The offshore area between Vitoria and Cabo Frio is the main oil and gas basin for Brasil and it’s covered with dozens and dozens of production platforms and oil rigs.This is generating a very heavy traffic of supply and anchor, survey, cable laying and other service vessels. This area is also on one of the busiest maritime route and a rich fishing ground. All this makes this area even more busy than our North Sea at the glorious time of the oil and gas boom. This make obviously sailing there at night an heavy burden on Reve à Deux crew. We have to be fully alert during our complete watch checking frequently the AIS , the radar and visulally the suroundings (small fishing boats have no AIS and being low and wooden they are not visible on the radar at more than 200 metres.) Often the second pair of eyes is summonned in the cockpit just to be sure.

On Tuesday morning the wind picked up again nicely from NE 15 to 18 knots and we were making good progress toward Cabo Frio. We are very tempted to make a stop there. Cabo Frio is famous for wonderfull coves and its cold but very clear water. We know that in Rio Bay the water is extremely polluted, swimming in clear water before getting there would be a treat. Unfortunately our ETA to Cabo Frio is at 2 AM: the clouds are obscuring the moon: it will be pitch dark and the 3 metres Easterly swell we are surfing on is likely to make the moorings incomfortably rolly. Therfore, no stop at Cabo Frio let’s continue to Rio.

As the sun rise, the wind is letting us down completely (but the swell subsides). We have to motor on till we can see the famous Sugar Loaf emerging from the fog some 15 miles ahead. But before entering the murky waters of Rio bay proper, we make our stop at Itaipu just for a last quick swim.

Late afternoon we enter the famous bay. Seen from a distance the city and its steep hills and rocks are at least as beautifull as we imagined but the bay water is dirtier than in our worst nightmare. It is grey brownish and littered with all kind of debris mostly plastics (bags of all size, food packaging diapers, bottles and containers etc). The next morning we will see a small turtle swimming in the middle of all that, wondering how and how long it can survive in such an awfull environment.

We chosen not to go too close to the city centre to be quiter and safer. We called in to Niteroi/Charitas Naval Club on the other side of the bay. We are welcomed by Marco a young retired naval officer, sailing passionate speaking perfect French.

 

Tuesday is dedicated to the formalities. For that we need to take the ferry to cross the bay and find the different administration in the old dock area. As Salvador police gave us an exit document (of the state of Bahia not Brasil) we are supposed to check in with them here. But at the address given by the marina (and written in our nautical guide) ther is now some kind of art exhibition hall. We find a Policia Federal HQ building nearby but after inquiring we are told that they don’t do immigration related formalities here anymore. The only solution proposed would be to go to Rio International Airport. We decide to give up Policia Federal: afterall, they are supposed to be federal, we have legally entered the country and our passeport are bearing the proper entry stamps… same apply for the Receita Federal (Customs). We then go to the Capitania dos Portos but by then it is already 15:00 and the public office just closed and they don’t open on Friday. This is bad: we want to leave on Sunday, we don’t want to comeback here on Monday. We start getting desperate and out of luck we enquire at the reception desk of a nearby Navy administration department where we are met by a young sailor, Nathan, speaking perfect English. We explain our misfortune and he kindly takes us to the main gate, negotiates with his colleague there, gets us in and after some 30′ we get the magic paper! Thank you so much Nathan! You saved our day!

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By then it is time to cross the bay again and returen to the Club Naval. We are invited for a drink onboard Pegasus, Marco’s sailing boat together with his wife Rosanna. They lived in France for several years and they fell in love with our country, their daughter is still at the university in Lyon and they are going there in November for a couple of months. We spent a very nice evening with them exchanging info about what to see in France and in Brasil.

Friday is shopping day, we need to replenish our food supplies especially as we want to spent some time on Ilha Grande where there are no supermarkets. Marco and Rosana, very kindly drove us to their favorite supermarket in Niteroy where we can find lots of European products.

Saturday is our Tourist day. We want to go to Corcovado (the famous Christ statue) an see the legendary view of the bay from up there. We struggle a little to find the right bus but we get there in good time and we board the little train. Unfortunately, the entire summit including the statue is drowned in clouds. It’s like thick fog and it’s impossible to see anything. We go back down and take another bus for Copacabana. The cloudy weather has not discouraged the Cariocas who are crowding the beach and playing their favorite games and beach activites.

Saturday is for the usual boat check and preventive maintenance. Our plan is to leave for Ilha Grande (distant form 65 miles) in the evening in order to get there early morning. We finally leave with a beautifull sundown over the Sugar Loaf. When we get out of Guanabara bay, night is already there and we are blessed with the wonderfull view of Copacabana and Ipanema illuminated and overlooked by the Corcovado Christ illumnated too. A beautifull and very romantic moment.

The passage is uneventfull and around 4 AM we enter Ilha Grande bay. At the entrance of the bay there are many oil tankers and other cargo ships moored: there are several commercial harbours and large oil terminal in the bay. This is a bit worrying given that Ilha Grande is a unique nature reserve. Let’s hope the authorities are prepared to do the needfull to protect it in case of spillage or pollution.

 

At 5: 30 as the sun rise, we drop the anchor at Praia do Pouso. After busy Rio this is like paradize for us (by now you have understood that we are not great fan of cities ::)): clear and calm water, beautifull smal beach surrounded by tropical forest. We spent the rest of the day relaxing, swimming and enjoying the place. The next morning we go ashore for a walk across the Island to explore the famous beach of Lopes Mendes said to be the most beautifull in Americas and one of the best in the world which is actually very well possible: the place is really great and we can walk for several km on the beach without seeing any human being.

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Next day we move to another cove called Saco de Ceu completely protected from all directions. Water is clear and warm, we take the opportunity to check the boat bottoms. We are experimenting with Copper Coat: a permanent antifouling (10 years according to the datasheet) based on pure copper metal powder diluted in hard epoxy resin and I must say that, so far, it behave better than a traditional anti fouling paint. The hull and the apendages are actually still fairly clean after 3 months in warm waters: just a thin film of brown algae that go away very easyly with a sponge. It is also much better for the environement as, as soon as the epoxy has hardened, you can brush it as many times as you need, the product is staying on the hull instead of going away in the water like traditional antifouling. Let’s see on the longer time how it will perform.

 

On Thursday we go to Angra Do Reis to buy some groceries and do the usual formalities at Capitania dos portos. But there we have a bad surprises. The first marina (Iate Club Aquidaba) initially let us in but after few minutes an employee come and tell vehemently us to leave at once, removing our mooring lines from the dock.

In the next Marina (Piratas) we could stay free of charge for a couple of hours, enough to go to the Capitania. There the navy officer tells me that he can’t check me in because I have not checked out from Rio. (Capitanias are separate jurisdictions, not related to the federal structure) . He kindly explain that I have to go back to Rio to get the exit stamp, without it I won’t be able to enter any other prort in Brasil… However, we can go to Rio Capitania by bus if we wish so. Tomorrow is Friday, based on previous experience we prefer to wait till Monday, to make sure the public office will be open. With very heavy thunderstorm in the late afternoon, we moor by the Bomfim chapel for the nigh and return to Ilha Grande first thing the next morning. We moor at Lago Azul a very nice anchorage at the north tip of the island.

 

There we meet Robert and Armelle on Aquadoria who are just back from 2 trips in Patagonian Channels and they kindly let us have their notes and advices about the best moorings and the places to go or not. We spent great moments with them.

 

Sunday is busy day in this supposedly secluded cove. Boats, (motor and sailing) loaded with weekenders are coming from everywhere often with loud music and always quite fast to enjoy the place for few minutes or the whole day. It is very tiring. By lunch time we returnt to Angra to try and find a good place to leave the boat while we go to Rio tomorrow. We choose the Angra do Reis Marina Club which is said to be very welcoming in our guide. The place looks nice but the admitance is quite complicated, the guard wants to make sure that we are not going to use the facility or leave before paying the 230 reals (about 50 Euros) dayly fee. We finally manage to find the Comodore and the deal is settled. We pay 250 now and the rest on Tuesday morning before leaving. In the mean time we went to the restaurant managed by Michel (who also owns a very nice gastronomic restaurant in Jacancagua) and we enjoy our first caipirinha since we get in Brasil (prepared by a cocktail master such as Michel it was delicious)

 

Monday October 1

Michel very kindly offered to take us to the bus Termimal and at 6:30 he is at the gate waiting for us. We catch the 7:00 bus and arrive in Rio around 10:00 in spite of the heavy traffic jams. Getting into Rio by land from the west is quite a choc. For kilometers one can see many favelas as well as peole sleeping in the middle of the motorway. We are glad to be born in the right environment.

A quick VLT (the new tramway build for the Olympics) trip to Praça XV and we are at Capitania dos Portos. The public office is open but they are not sure how to deal with us and send us back to the main gate. There the officer on duty negociates for some time on the phone to finally accompany us back to the public office where we get the needed stamp in a few seconds! Then starts another experience of Brasil administrative efficiency. Our hydrogenerator was suffering technical problem and after discussion with the manufacturer it was decided to send it back to France for repair. We went to the central post office to ship it as express parcel. At the counter the ladies did their best to help and find the suitable box, pack it properly and started to enter the necessary shipping information in the computer. That when the nightmare started: we had to fill dozens of forms, to sign tens of documents, search with the employees (3 of them) for the right export code and so on. Finally after more than 2 hours at the counter, all documents were stamped and we could pay the shipping fee (760 reals = 180 euros for a 4 kg parcel) we hope it will arrive safely in France. We will not try to get it back while we are still in Brazil but rather in Uruguay were formalities are said to be a little simpler.

By 19:00 we were back at the club enjoying one of Michel’s cocktails

 

To be continued

 

De Rio à Ilha Grande

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Dimanche 23 Septembre :

Ilha Grande est à 70 milles soit 10 à 12 heures de mer. Pour choisir un bon mouillage nous aimerions arriver de jour, il faut donc partir en fin d’après-midi ou en soirée. Nous partons finalement vers 17 heure après avoir fait le plein de gaz oil dans la marina d’en face.

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Nous passons le pain de sucre à la tombée de la nuit et nous découvrons Copacabana illuminée.

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Il y a des milliers de lumières, des plus faibles au niveau des Favélas, qui s’accrochent à flanc de falaise, aux plus fortes sur le boulevard longeant la fameuse plage. Le vent est calme et le bateau glisse doucement sur l’eau. Nous restons là pendant deux bonnes heures assis côte à côte en amoureux et nous admirons ce paysage féérique qui défile sous nos yeux. C’est un moment magique que rien ne viendra distraire. Sommes-nous bien là sur notre bateau partis de France il n’y a pas encore 3 mois ? ou sommes-nous dans un rêve? Question inutile : notre bateau ne s’appelle-t-il pas Rêve à Deux ? Quand enfin la ville se termine nous reprenons nos quarts de nuit pour se reposer à tour de rôle avant le petit matin où la fameuse île de Ilha Grande apparaît devant un nuage de pluie. Il n’y a plus de vent et on en profite pour affaler la grand-voile et enrouler le foc. Nous allons mouiller dans l’anse de Pouso (aussi appelée anse de mangues). Maman et François nous ont vu arriver sur Marine Trafic et on pu admirer avant nous la beauté du paysage sur Google Hearth. On a quand même pas beaucoup dormi cette nuit aussi à peine jeté l’ancre on nous précipitons dans notre lit sans demander notre reste. Nous sommes Lundi et il est 6 heures du matin au Brésil (onze heures en France).IMG_7327

Arrivée au petit matin.

écrit Par Anne et Domi

 

 

Si tu vas à RIO !

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Club Naval où nous sommes accueillis

Vendredi 21 septembre :

C’est le jour du printemps mais le temps n’est pas au rendez-vous. Une partie de la lessive a réussi à sécher cette nuit, mais ce matin le temps est menaçant, pas sûr que la deuxième partie puisse sécher aujourd’hui. La place que nous avions prise hier soir en arrivant est à un membre du club qui revient demain. Nous devons donc changer de place de ponton ce qui nous prend pas mal de temps et c’est seulement en début d’après midi que nous sommes prêts à quitter le bateau. Nous devons aller à Rio (de l’autre côté de la baie) en transport en commun pour accomplir les formalités d’arrivée dans cet état.

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C’est les élections, les drapeaux sont de sortie

Evidement qui dit baie à traverser dit ferry ou vedette et il ya un terminal de vedette rapide à 10’ à pied de la marina. Mais ce que nous n’avions pas prévu ce sont les horaires. Il est 13 heures et la prochaine vedette ne partira qu’à 16 heures. Heureusement il ya toujours le plan B qui consiste à prendre le bus 33 jusqu’au terminal des ferry de Niteroi et prendre l’un deux qui part toutes les quarts d’heure pour Rio.

 

 

Cette baie à beau être une des plus belles de monde elle n’en est pas moins l’une des plus polluées et c’est un vrais crève cœur de voir cette eau si noire avec toutes ces ordures surnageant à la surface. Ce matin nous avons vu une pauvre tortue qui essayait de nager dans ce cloaque.

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Nous devons commencer notre visite par la police fédérale. Le secrétariat du Club nous a donné les renseignements pour s’y rendre, par prudence nous prenons un taxi qui nous mène tout au bout de la rue indiquée sur le papier. On remonte toute la rue à pied et nous trouvons effectivement le bâtiment de la police fédérale mais ils nous disent que pour les formalités relatives aux bateaux de plaisance et à l’immigration ce n’est plus là mais que c’est à côté du terminal des ferry, on est dégouté. Retour à la case départ et nous voilà qui tournons autour de la gare des ferries sans trouver le moindre bureau de police. Même les policiers de rue à qui nous demandons de l’aide ne peuvent nous aider : peut-être à l’aéroport dit l’un d’eux, çà tombe bien il y a l’aéroport Santo Dumont juste à côté? Non non, il voulait dire l’aéroport international complètement à l’extérieur de la ville. Bon, on laisse tomber la police fédérale. Après tout on à fait notre entrée au Brésil légalement à Salvador et nos passeports sont tamponnés en bonne et due forme donc fédéralement nous devrions être en règle…Nous nous retranchons directement vers la Capitania do porto qui devait être l’étape finale. Le planton de garde à l’entrée de la Capitania do Porto nous prend pour des touristes et nous envoie au musée de la marine. Nous revenons vers le planton en lui montrant nos papiers de la Capitania de Salvador, il consent finalement à nous guider vers une porte latérale ou se trouve le service compétent (ou supposé tel) mais il est 16 heures et il est fermé depuis 15 heures et ne rouvrira que lundi (nous ne sommes que jeudi, les marins bureaucrates bénéficie apparemment d’un très long week-end). Je commence à perdre patience.

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Nathan notre sauveur!

Heureusement Nathan, jeune marin du service d’en face parle anglais et comprend notre désarroi quand on lui explique qu’on nous a balladé toute l’après midi à la recherche de la Policia Fédérale, qu’on ne tiens pas à passer 3 jours sans papiers et que de plus nous voulons repartir dimanche pour Ihla grande donc il nous faut absolument ces documents pour continuer notre voyage. Nous revenons avec lui à l’entrée principale de la Capitania. Il fait des pieds et des mains pour convaincre son collègue planton de nous laisser entrer et trouver un responsable qui puisse nous tirer d’affaire. Une demi heure plus tard, l’affaire est réglée et notre papier est tamponné bien comme il faut. Merci Nathan ! Tu nous a tiré d’un bien mauvais pas (sans lui nous aurions du revenir lundi) ! Tout est bien qui fini bien mais il est déjà 5 heure et demi et si nous voulons être rentrés au Club Naval avant la nuit il faut y aller (la route menant au club ne serait pas sûre passé une certaine heure). Nous nous séparons de Nathan après lui avoir donner l’adresse de notre blog. Nous l’avons à peine quitté que nous regrettons de ne pas avoir pris de photos de nous trois il était tellement sympathique.

De retour au bateau Marco nous invite à venir prendre un verre de vin à bord de Pegasus, son bateau qu’il a depuis un an et qu’il entretien amoureusement. Nous faisons la connaissance de sa femme Rosanna et nous passons une soirée très sympathique. Lui est officier de la marine brésilienne en retraite depuis un mois (lui aussi mais il est beaucoup plus jeune J). Il a eu la chance nous dit-il d’être détaché 2 ans à Aix en Provence pour superviser la fabrication d’une commande d’hélicoptères pour la marine. Ils ont donc vécu en France deux années avec leurs enfants et ils ont adoré. Leur fille finit d’ailleurs ses études à l’université de Lyon et ils vont lui rendre visite en Novembre tout en profitant pour faire un peu de tourisme. Ils sont amoureux de la France de sa culture et de ses monuments, particulièrement les villages médiévaux (qui n’ont évidemment pas d’équivalent au Brésil ou les constructions les plus anciennes dates du 17ème). On partage ensemble plein de renseignements sur les lieux à voir en France et au Brésil. Le lendemain ils nous emmènent au grand super marché « Pao De Azucar » de Niteroi où nous pourrons trouver de la semoule de couscous (le féculent le plus rapide à préparer, utilise peu d’eau et peu d’énergie : idéal en bateau), de la moutarde de Dijon et autres produits Européens. Nous rentrons par le bus 33 chargés comme des baudets. Il ne fait pas beau et çà tombe bien, la journée était réservée pour les courses et la lessive de drap de serviette. L’après midi on retourne, à pied cette fois-ci, au supermarché du coin pour compléter nos approvisionnement (il ne faut pas compter trouver quoique ce soit sur Ilha Grande et nous voulons y rester un peu de temps). Le soir nous voulons recevoir nos nouveaux amis à bord mais ils ne sont pas disponibles ils retournent dans chez eux à une heure de Rio. Nous nous séparons en échangeant numéro de téléphone, photo souvenir et bien sûre l’adresse du blog.

Samedi 22 septembre :

Quand nous nous levons il fait enfin beau. C’est décidé nous allons monter là haut comme dit la chanson. Comme nous ne voyons pas de mouvement aux vedettes rapides nous en concluons que le samedi elles ne fonctionnent pas ce qui est effectivement le cas. Nous prenons directement le bus depuis la marina jusqu’au ferry de Niteroi. Arrivée à Rio nous cherchons une ligne de bus qui aille à Corcovado, la colline très escarpée où trône la statue Art Déco du Christ Rédempteur. C’est le bus 422, on galère un peu pour trouver son arrêt. Le bus est très inconfortable et le chauffeur se prend pour Fangio (pour les plus jeunes : coureur automobile italien de la première moitié du 20ème siècleJ). Nous arrivons tout de même en un seul morceau au petit train à crémaillères de Corcovado. Les 2 premiers trains sont complets, il nous faut attendre celui de 13 :20 parmi quelques touristes étrangers et beaucoup de touristes brésiliens. La foule est plutôt disciplinée et chacun attend son train avec patience. Toutes les 20 minutes un train démarre.IMG_7206

Aujourd’hui il y beaucoup de monde, d’une part c’est le week-end et d’autre part c’est le premier jour de beau temps depuis une semaine… Nous sommes confiant avec cependant une réserve, nous avons observé un changement de vent en arrivant à Rio avec de la brume venant de l’océan.IMG_7127

Il est 13 heure 20 et le petit train démarre. Juste avant le départ un employé nous a demandé si on voulait reporter notre visite à un autre jour la visibilité pouvant être mauvaise au sommet. Bon, on est venu jusqu’ici, on attendu le train presque une heure, tant pis on y va quand même.

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Mais arrivés au 3 /4 du parcourt des nuages nous entourent déjà, nous empêchant de voir la ville. Et tout haut c’est la purée de pois. On ne peut rein voir du tout. Le brouillard est tellement dense que c’est à peine si l’on peut voir le christ depuis le pied de la statue. Pourtant il y a foule et les gens attendent patiemment que le miracle ce produise et qu’enfin ils puissent apercevoir la ville mythique au pied du christ. Pas pour nous, on a pas envie d’attendre l’hypothétique éclaircie plantés là.IMG_7163

Tant pis on fera comme ceux qui sont resté en France on ira voir tout çà tranquillement sur Google Hearth.

 

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Il y avait aussi la solution du photographe qui vous prend en bas du petit train et vous propose des photos de vous avec en arrière plan le fameux paysage pris sous un soleil radieux (merci Photoshop) …. Bon, nous redescendons sans trop tarder pour profiter encore du beau temps qui persiste en bas et continuer notre ballade vers Copacabana et Ipanema les plages légendaires de Rio.IMG_7260IMG_7246

Nous sommes le week-end et les Brésilien (je crois que les gens de Rio s’appellent les Cariocas) sont tous sur les plages à se faire bronzer, jouer au ballon, écouter de la musique

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c’est une magnifique plage qui est à perte de vue du pin de sucre jusqu’à la sortie de la ville.

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Vers cinq heures les gens commencent à rentrer chez eux et nous devons en faire autant surtout que nous sommes complètement à l’opposé de l’autre côté de la baie. Refaire le chemin inverse va nous demander au moins une bonne heure sinon plus sans compter les changement de bus et l’attente au ferry. Mais nous avons de la chance le bus qui vient d’arriver à l’arrêt ou nous attendons affiche Charitas. Mais c’est là où nous allons, c’est là ou est notre Club Naval ! On n’hésite pas, vite on monte à bord avant qu’il ne reparte ! Certes il fait le grand tour par le gigantesque pont qui traverse la baie mais c’est moins cher, on n’a pas les arrêts et changements et surtout il est bien plus confortable que les bus de ville. Et nous voilà embarqué dans une traversée expresse de Rio illuminée de mille éclats, magique. Quelle journée ! nous sommes lessivés mais heureux d’avoir vu Rio. Demain nous repartons vers Ilha Grande un havre de nature et de beauté.

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écrit par Anne et complété par Domi

 

De Caravelas à Rio de Janeiro

Dimanche 16 septembre :

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On part où on reste, le choix est difficile. La météo n’est pas très bonne sur le parcours mais d’un autre côté on voudrait avancer vers le sud. De Caravelas à Rio il y a un peu plus de 500 miles (930 km) et à part Vitoria à 170 miles il n’y a pas beaucoup de ports ou de mouillages accessibles par mauvais temps. Le vent devrait être assez fort mais gérable jusqu’à Vitoria mais ensuite il y a un petit front froid qui amène des vents beaucoup plus forts avec une forte houle. Décision est prise de partir au moins jusqu’à Vitoria et de voir en route si le temps permet d’aller plus bas.

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Nous levons l’ancre à 8:30, juste à marée haute pour que le courant de la marée descendante nous pousse vers la sortie. La météo de ce matin est un peu meilleure que celle d’hier. Nous passons entre la terre, les îles et le récif qui nous abritent de la houle du large. Le vent est assez fort (25 nœuds avec des rafales à 28) et nous sommes plein vent arrière. Pour être tranquille nous sommes sous foc seul mais le bateau avance tout de même à 8 nœuds. La mer est plate, nous n’avons absolument pas l’impression d’aller vite et le bateau ne fatigue pas. Toute la journée et le début de la nuit le vent reste stable et nous progressons rapidement sur la route. Mais vers minuit, le vent nous lâche complètement nous contraignant à faire plusieurs heures de moteur. Nous passons tout de même une nuit calme sans rencontrer de pêcheur ainsi chacun notre tour nous pouvons bien nous reposer.

 

Lundi 17 septembre :

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Au matin le vent se lève finalement. Nous hissons la grand-voile. Mais le vent est maintenant de face pour passer la pointe de Pontal da Regência nous devons tirer un bord vers le large. Et là c’est à nouveau le cri de joie : des baleines ! Nous pensions en avoir terminé avec ces grosses bêtes qui sont sensée être aux Abrolhos en cette saison (archipel au large de Caravelas ou nous en avions vu plusieurs il y a quelques jours) mais non elles sont bien là et nous livrent un ballet en famille autour du bateau. Là, un groupe de cinq individus nagent côte à côte à quelques encablures de nous, c’est fascinant. La journée entière se passe à regarder des baleines s’ébattre autours de nous : souffler, sauter, sortir la tête au battre de la queue autour de nous et sortir de temps en temps soit la tête soit la queue. Elles font leur show devant nos yeux ébahis mais nous ne sommes pas assez doué pour prendre la photo juste au moment ou elles sont hors de l’eau. La fin de journée se passe sous un crachin Breton (c’est bien la peine de venir de si loin …)

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Mardi 18 septembre :

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Nous passons devant Vitoria mais nous ne nous arrêtons pas. La météo (merci Michel) et le GRIB du matin nous donne un créneau étroit pour continuer sur Rio. Si on attend, on risquerait d’être bloqué plusieurs jour dans cette ville industrielle. Les fichiers donnent une zone de temps plus calme sur une bande étroite (20 miles) le long de la côte. Nous aurons quant même une houle de trois mètres par contre le vent est revenu au nord et nous poussera et en plus nous aurons un courant favorable de presque 1,5 nœuds.

Nous sommes sur une route maritime très fréquentée. De très nombreux bateaux de commerce (pétroliers, cargos, porte conteneurs, minéraliers etc.) et de travail (servitude des plateformes pétrolières) nous croisent où nous doublent.

Mercredi 19 septembre :

Après une nuit plutôt calme le vent est revenu assez fort, la houle ne s’est pas calmée mais elle est très longue et ce n’est pas gênant. Quelques chalutiers en pèche nous croisent. Nous les évitons pour ne pas les gêner.

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Nous apercevons au loin les plateformes pétrolières illuminées comme des vrais sapins de noël. Sur l’écran de l’ordi on voit qu’il y en a plusieurs dizaines et l’AIS nous montrent quelles sont entourées par un nombre impressionnant de bateaux spécialisés. Des hélicoptères font un va et vient incessant entre eux et la terre. Il y a vraiment beaucoup de monde par ici.

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Pour le repas j’ai pêché un spanish makerel (il faut vraiment qu’on trouve un guide sur les poissons en français pour enfin savoir ce qu’on mange) pas très grand pour sa race mais dans nos assiettes il fera deux délicieux repas bien copieux.

Dans la nuit nous doublons le Cabo Frio en compagnie de plusieurs cargos. Nous aurions bien aimé nous y arrêter, les calanques qui entourent le cap sont paraît-il très belle et l’eau y est la plus claire du Brésil mais aussi la plus froide (d’ou le nom du cap : frio voulant dire froid) en raison d’un remontée rapide des fonds océaniques. Mais par cette nuit noire, nous ne nous voyons pas tenter de trouver un mouillage qui de toute façon, avec cette houle de 3,5 m, risque d’être très inconfortable. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

 

Jeudi 20 septembre :

 

Au matin le vent tombe à nouveau et c’est au moteur que nous finissons notre croisière vers Rio. Et oui, nous aurons fièrement réussi à éviter tout le mauvais temps mais pas la pétole !IMG_1758

On peut observer un homme à quatre pattes sur la perche babord ?

 

Avant de rentrer dans la pollution glauque de la baie nous profitons d’un petit mouillage à l’extérieur pour nous baigner et nous rendre un peu plus présentable.

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Il est 17 heures et nous arrivons à Niteroi Charitas en face de Rio. Parmi toute les marina de la baie nous avons choisi le Club Naval (géré par et pour la marine Brésilienne) car d’excellente réputation, bien à l’abri et loin du tumulte de la grande ville. Comme c’est une marina privée personne n’est là pour nous accueillir, nous nous amarrons à une place libre au bout du ponton et je descend voir. Plus personne dans les bureaux. Sur le ponton, je trouve Marco qui bricole sur son bateau et comme j’ai de la veine il parle parfaitement le Français et m’aide à trouver quelqu’un pour nous enregistrer. Les papiers ce sera pour demain.

 

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Ici l’oiseau de mer le plus courant est la frégate

 

écrit par Anne et Domi

CARRAVELLA, Un village hors du temps ! (2)

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Ici c’est la rue piétonne, sans commentaire, trouver le beug ! 🙂

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traduction de la pancarte au fond de la rue , (sortie de secours) ! 🙂

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porte d’entrée pour les grands !IMG_1641

La marque du village

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c’est grâce à la baleine que le tourisme arrive jusqu’ici .

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La baleine bleue cherche de l’eau !

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On ne rencontre pas grand monde dans les rues mais au fenêtre on guète !

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On a d’abord cru à des corbeaux , mais se sont des vautours , et ils sont nombreux.

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Le parc pour enfants , j’adore ; C’est du fait maison. IMG_1589

Les barques sont encastrées entre des rondins de bois, juste attachées à l’avant à un poteaux

IMG_1570Chercher Charlie..

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CARRAVELLA, Un village hors du temps ! (1)

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Premier abord pas engageant 😦IMG_1561

Puis on découvre les petites barques de pêches faîtes toute en bois et même certaines taillée dans un tronc d’arbre entier (on est chez les indiens il ne faut l’oublier)

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On découvre l’intérieur , qui n’est pas sans charme.

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On se croirait au far- ouest avec ses hauts trottoirs , ses rues assez larges pavées où les bicyclettes peuvent stationner facilement .IMG_1568

Les bidons sont récupérés pour faire des poubelles. On remarque que très peu de voitures stationnent dans les rues.

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Ici nous sommes chez des protestants. et un maximum d’églises entourent la ville . L’alcool, la bière n’est pas admis au super marché, on peut en trouver qu’à l’épicerie sur la grand place.

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Un des bâtiments clés de la ville , la gare routière . Sans elle l’isolement serait total pour la plupart des habitants.

 

Baleines et Caravelles

Mardi 11 septembre :

Se préparer à partir pour plusieurs jours de mer cela nous prend du temps, rien n’est négligé la météo est reprise, les instruments sont en place, les tauds sont retirés, la drisse de GV mise prête à être hissée et surtout à l’interieur du bateau tout est rangé à sa places. (mais ça tu la déjà écrit je crois !J) Départ de Salvator de Bahia à 11heure, le temps de sortir, ranger les pare-battages et les bouts d’amarrage, mettre les voiles et être devant la bouée de chenal il est déjà 11h 45. On est pas des rapides quant même…

La mer à la sortie de la baie est mieux que lorsque nous sommes arrivés mais il y a quand même une houle croisée et cela fait quinze jours que nous n’avons pas été remué çà se ressent. Nous prenons juste une petite collation pour remettre les estomacs en place, Après quelques heures de mer on s’est ré-habitué et nous sortons enfin la langouste, que j’avais cuite au port, accompagné avec une petite salade. La mer se range progressivement et devient plus plate. Nous sortons le spi pour quelque heure avant la tombée de la nuit. Nous sommes heureux de reprendre le large surtout avec ces conditions de mer. Toute la nuit le vent reste à peut près stable et nous glissons entre 6 et 8 nœuds.

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Mercredi 12 septembre :

Le vent faiblit en début de matinée. Moins de 5 nœuds de vent cela ne suffit pas à Rêve à Deux pour avancer sans que les voiles ne battent continuellement. Pour appuyer les voiles nous mettons le moteur au ralenti. J’en profite pour mettre une ligne de pêche et je suis presque tout suite récompensée, un beau thon s’accroche, les repas pour les prochains jours sont assurés … J Quant j’ai maman au téléphone le soir, elle me félicite de cette pêche miraculeuse. Elle m’annonce qu’elle va de mieux en mieux et qu’elle peut sortir demain de l’hôpital pour une maison de repos à Azay le Rideau.

 

Heureusement que nous nous sommes bien reposé toute la journée car la nuit va être rude. A peine la nuit tombée, de petites lumières apparaissent partout sur la mer. Cette fois-ci, les pêcheurs ne sont pas loin et ils sont nombreux . Les bateaux sont de petites embarcations en bois et ils n’ont pas forcément des éclairages réglementaires juste un feu blanc à l’arrière pour le travaille ce qui les empêche de nous voir. Même le radar ne les localise pas où très mal et lorsqu’il ne sont plus qu’à quelques centaine de mètres de nous. A nous de les éviter, il va falloir être très vigilent. Toute les heures nous nous relayons pour scruter la mer, nous sommes soulagés quand le jour se lève enfin!

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Une baleine ! je viens de voir une baleine ! Ce n’est pas son souffle habituel que j’ai vu mais sa queue sortir de l’eau, très haut, à la vertical. Le temps de sortir l’appareil nous avons beaucoup avancé mais on la voit toujours qui continue à battre l’eau rageusement avec sa queue. Heureusement qu’on est pas tout près, c’est vraiment dangereux ! Ce comportement semble insolite pour des animaux habituellement plutôt nonchalants… C’était bien indiqué sur le guide du Brésil que nous étions dans la période où les baleines venaient dans cette région pour se reproduire mais nous pensions pas en voir si près de la côte (et de nous). En regardant la mer nous en apercevons d’autres spécimens qui progressent deux par deux nageoire dans la nageoire. Mais ce n’est pas deux mais dix ou quinze que nous apercevons. Deux d’entre elles sont là juste a quelques mètres devant notre étrave. Domi a le réflexe de lofer de trente degrés pour éviter la collision. Incroyable on est subjugué par une telle concentration de cétacés. Il faut être très vigilent, heureusement que nous sommes en plein jour ! Nous comprenons mieux ce que le guide voulait dire par « période de reproduction », c’est bien la première étape de cette reproduction qui se déroule sous nos yeux . De plus ce ne sont pas de petits cétacés mais des énormes bêtes plus grandes que notre bateau. Pendant trois heures nous voyons ces animaux tout autour de nous dans cette zone pourtant peu profonde (seulement entre 30 et 15 mètres d’eau) .

Nous arrivons à la première passe qui se trouve au nord entre les bancs de corail « Parcel Das Paredes » et la terre. Sur le livre des points gps sont notés et nous suivons aussi sur la carte scrupuleusement car ici rien n’est visible, tout est à fleur d’eau même la terre pourtant à moins de 10 miles et quasiment invisible car tellement basse. Un cargo nous montre le chemin en passant juste devant nous,super. La mer ici est plate ,nous sommes à l’abri de ces récifs et nous approchons du chenal d’entrée . On est juste à marée basse et et comme c’est un fort coefficient et que la carte indique à peine 3 mètres, nous attendons une heure pour être sûrs d’avoir assez d’eau . En fait le chenal est parfaitement balisé et récemment dragué : entre les bouées il y a 5mètre 40 partout quand nous passons. Nous aurions pu passer sans attendre mais on est prudent et on craint toujours de s’échouer. L’alignement est visible à terre mais le chenal zigzague et nous préférons rester entre les bouées où la hauteur d’eau reste stable .

Voilà nous sommes dans la rivière où plus rien peut nous arriver , un bon abri contre tous les vents et le mauvais temps .

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écrit par Anne et Domi

La baie de tous les Saints

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Cela fait 5 jours que nous sommes au port et nous avons de nouveau la bougeotte, cette baie derrière nous, nous attire. On se renseigne bien pour savoir où on peut aller ou pas. La seule restriction c’est le Rio Paraguaçu et particulièrement la petite ville de Marogogipe. C’est paraît-il très joli et très traditionnel mais il y a eu récemment quelques attaques de touristes sur lesquelles la police locale ferme les yeux. Ils seraient paraît-il corrompu et de mèche avec les brigands. A part cet endroit, il n’y a aucun risque sur toute la baie.IMG_1271

L’immense Baie de tous les Saints s’ouvre à nous. De nombreux cargos de tous types et de toutes provenance sont mouillés devant la ville en attente de chargement ou de déchargement. Pour la première nuit, nous avons porté notre choix sur un petit mouillage parfaitement à l’abri de tous les vents et au nom évocateur : Bom Jésus.

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Pour cela nous devons contourner l’île des Frères (Ilha do Frades), passer devant une raffinerie de pétrole (Ilha Madre de Dios : on reste dans l’ambiance) et embouquer un chenal étroit pour nous faufiler entre les mangroves en faisant bien attention d’éviter les bancs de sables et les récifs semi submergés. Les cartes de la marine brésilienne, fort heureusement, sont précises et le sondeur nous guide dans ces couloirs étroits. Le mouillage à un charme fou : un lagon isolé dans la mangrove.

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Un hotel de luxe qui n’est pas en activité a monté des petits bingalos bien intégrés dans le paysage face nous. De l’autre côté un petit village de pêcheur, il est sur une autre île. Nous sommes entourés de petits îlots qui découvrent à marée base. Derrière les mangroves c’est la forêt vierge tropicale avec ses grands arbres enchevêtrés qui donne à l’endroit un petit parfum Amazonien. C’est juste splendide, quelques barques de pêcheurs passent en nous souhaitant le bonjour et la nuit tombe en nous laissant le calme sous le ciel scintillant de mille étoiles.

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Pour dormir nous rangeons tout ce qu’il peut attirer l’attention et nous nous enfermons dans le bateau comme il le recommande dans le livre. Dans ce havre de paix nous resterons deux nuits. Le matin de bonne heure on se baigne, l’eau n’est pas limpide, on est au fond de la baie (imaginez une sorte de golfe du Morbihan tropical), elle a beaucoup d’alluvions en suspension mais elle nous rafraîchit un peu après la nuit chaude. Le matin nous en profitons pour bricoler dans le bateau (si l’on pense que le bateau il n’y a rien à faire, on se trompe), là je nettoies les fonds et fais l’inventaire de la nourriture qu’il nous reste. Domi avait fait taillé une pièce pour renforcer la fixation de la rotule supérieure du safran et profite de cet endroit sans remous pour la mettre en place. En début d’après-midi après le coup de fil à maman (qui a été opéré le matin) nous partons en canoé dans les mangroves aux allentours.

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Nous glissons le plus silencieusement pour ne pas effrayer les échassiers qui se gavent des vers et de crustacés vivant dans la vase au pied des arbustes. Nous trouvons un passage de plus en plus étroit qui nous fait un canal à travers la mangrove.

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Finalement nous arrivons à un barrage qui nous empêche d’aller plus loin. De tous façon la nuit tombe et nous devons faire demi tour.

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Le lendemain après un bon petit déjeuner nous levons l’ancre pour remonter l’île de Maria Guarda et mouiller devant l’île de Bimbarras. C’est une île privée mais c’est aussi un parc naturel abritant des espèces d’oiseaux protégées. Nous avions lu sur notre guide qu’il suffisait de demander la permission au gardien pour pouvoir la visiter mais malheureusement, cette fois-ci, il ne veut rien savoir. Alors nous nous rabattons sur Maria Guarda et son village de pêcheurs.

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La moitié des maisons est en construction où ne sont pas terminées. Nous traversons le village pour rentrer dans la forêt. On entend une multitude d’oiseaux sans pour autant les voir tellement les arbres sont hauts .A peine sommes nous à l’intérieur que nous sommes attaqués par des petits insectes qui font de nous leur repas préféré aussi on n’insiste pas et nous faisons demi-tour.

 

De retour au village nous pouvons acheter du pain à un marchant en vélo. Des femmes nous proposent un kilo de crabe cuit qu’elles viennent de décortiquer pour quelques reals. Nous acceptons avec empressement. Sauvés ! Nous avons notre repas du soir. De retour au bateau nous préparons un ragout de crabes et c’est sous un ciel étoilé que nous le dégustons accompagnés de pattes noires, un vrais régal. Bon, vingt heures trente il est l’heure d’aller se coucher, demain nous bougeons de nouveau.

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Départ matinal, nous faisons un premier arrêt sur la côte ouest de Ilhas das Vacas, une grande île boisée inhabitée pour aller nous promener sur la plage et essayer à nouveau de pénétrer un peu la forêt (sans plus de succès que la veille J) Déjeuner rapide au mouillage (encore du crabe J) puis nous mettons le cap sur Itaparica. C’est une petite station Balnéaire qui se trouve de l’autre côté de la baie, juste en face de Salvador. Au milieu de la baie nous contournons un énorme méthanier (transporteur de Gaz) amarré à une plate forme. Le vent est assez fort est nous devons prendre un ris dans la GV. Çà file et nous arrivons tôt au port aussi il y a le choix de la place sur ponton. Très vite les autres places sont prises, (pas difficile, il n’y a que cinq places). Le soir en allant nous promener dans le village nous apprenons par une famille qui parle le Français que c’est férié le lendemain, on est vendredi avec le week-end cela fait trois jours, alors c’est la fête ! A côté de la marina, il y a une fontaine d’eau minérale où les gens viennent remplir leurs bombonnes. Le matin nous allons faire nos courses, fruits, légumes, dans une petite épicerie et aussi à la pharmacie car Domi a un début de panaris sur la main, rien de grave mais la bétadine ne suffit pas, il lui faut un antiseptique antibio. Nous finissons par la visite du centre ville qui est sympa Nous retrouvons les vieilles maisons au style colonial peintent de couleur pastel. Ici tu dois vivre un pinceau à la main sinon très vite les murs noircissent et la mousse prend le dessus, l’humidité est partout et il faut être vigilent. Beaucoup de maison sont abimées par les moisissures, pourtant les intérieurs ont l’air soignés.

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Le soir c’est la fête sur les grosses vedettes et le voilier de 17 mètres à côté de nous. Musique a fond (plutôt bonne, pas de la techno : on sait vivre chez les riches brésiliens), barbecue sur le ponton et ils passent de bateau en bateau un verre de cocktail à la main, on se demande comment ça va se terminer mais non, sagement vers 10 heure le port se calme et l’on entend encore quelques musiques tard dans la nuit mais rien qui puisse troubler notre sommeil. Le lendemain réveil à la première heure, il fait un temps de cochon, il pleut des cordes, le ciel est chargé et un fort vent de sud-est souffle dans le port levant un clapot très inconfortable à marée haute, heureusement la mer redescend vite et nous sommes de nouveau à l’abri. Nous avons prévu d’aller plus loin dans la rivière. Nous profitons d’une accalmie pour mettre les voiles. Ainsi nous retrouvons le calme et glissons sous foc seul dans le chenal principal. La rivière (en fait un long bras de mer séparant l’île d’Itaparica du continent) se rétrécit et l’on aperçoit dans le fond le pont que nous ne pouvons pas passer (pas assez de tirant d’air) mais ce n’était pas notre but : nous sommes venu là pour voir une petite cascade.

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Nous mouillons juste en face, mais le temps que nous gonflions le canoé pour aller à terre, vingt personnes avec musique et barbecue débarquent d’un bateau de promenade. Entre temps le vent c’est renforcé et opposé au courant nous pousse sur notre chaîne, ce n’est pas tenable. Il nous faut mouiller avant arrière. C’est une manœuvre fastidieuse : sortir la nouvelle ancre, sortir les outils et la monter, chercher le bout plombé équiper le tout à l’arrière . Finalement nous décidons de le faire mais un peu plus loin dans la rivière là où elle est plus large et où l’on a plus de place. Du premier coup nous réussissons, et c’est une bonne chose car le soleil est déjà bien bas à l’horizon. Le tour de canoé ce sera pour demain. C’est vers 9 heure 30 que nous éteignons les lumières, pour nous mettre au lit (pas de ciel étoilé ce soir, il pleut des cordes).

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IL est 6 heure quant nous sommes réveillés par quelque chose qui tape sur la coque du bateau. On sort prudemment : personne en vue, on fait le tour toujours rien. Bon, je vais me baigner et ma douche ensuite, puis le petit déjeuné et là sous nos yeux un piquet dépasse de quelques centimètres de la surface de l’eau, et un autre un peu plus loin, mince alors ! !on est entouré de piquets. Bizarre, nous n’avons rien vu hier en mouillant et le bateau ne c’est pas déplacé d’un cm. Mais nous étions à marée haute et la elle est basse ce qui explique que les piquets soient maintenant visibles. Bon ! il faut partir sans laisser nos chaînes et nos ancres dans ces piquets. Tranquillement on relève les deux ancres et nous repartons.sans rien accrocher, ouf ! Nous qui pensions recommander cet endroit comme un bon mouillage c’est raté.

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Nous revenons sur la cascade mais cette fois-ci c’est deux voiliers qui nous grattent la place, tant-pis nous y allons quant même. Pendant que les autres profitent de la cascade nous faisons une ballade sur la grève il est 10 heure du matin il fait frais et nous sommes surpris par une grosse averse mais se n’est pas grave ici l’eau qui tombe du ciel est chaude et cinq minutes plus tard nous sommes secs. En revenant nous avons la cascade pour nous tout seul … De retour au bateau nous levons l’ancre tout de suite, nous avons du chemin à faire jusqu’à Salvador et nous voulons arriver avant la nuit. La ballade dans la baie est terminée. Demain il nous faut faire les courses et les formalités de sortie, avant de repartir plus au sud. Au revoir Salvador de Bahia et sa baie de tous les Saints.

 

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écrit par Anne et relu par Domi