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A propos Rêve à Deux

Un grand voyage à la voile autour du monde

Aux Malouines (2)

Lundi 19 Novembre :

Déjà une semaine que nous sommes à terre à explorer les bienfaits de la civilisation britannique et de la convivialité nautique française. Il commence à être temps de repartir si on ne veut pas prendre racine. Domi a bien étudié les cartes, il a envoyé un E mail pour demander la permission pour aller à Port Pleasant (Au Falkland, toute les terres et les bord de mer attenants appartiennent à des propriétaires – en général les éleveurs eux même et il faut leur demander la permission pour mouiller dans leur criques et descendre à terre). Le départ de Stanley ne peut pas se faire avant 11 heures le matin, normalement le vent devait se calmer. Nous avons toujours 25 nœuds de vent et Domi commence à bouillir. Il faut être patient et savoir prendre son temps mais cela fait déjà une semaine que nous sommes là. Enfin on se lance et nous voilà dans le chenal qui mène vers la pleine mer. Nous sommes sous trinquette et nous avançons à 8 nœuds. C’est super de se retrouver sur l’eau, il fait un temps splendide. Toute l’après midi on n’arrête pas de jouer avec les voiles pour faire avancer au maximum Rêve à Deux.

En fin d’après midi nous arrivons devant la rivière et remontons avec le courant.

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Autour de nous deux Dauphins Commerçons s’amusent avec le bateau. Demain un coup de vent est annoncé. Nous devons mouiller avec deux ancres l’une derrière l’autre dans 4 mètres d’eau. La première ancre est une ancre plate, elle est en aluminium léger, elle ne pèse que 10 kilos mais elle est prévu pour des bateaux de 15/17 mètres. La deuxième ancre est notre ancre principale (Lewmar Delta de 30 kg) habituellement à poste

Mardi 20 Novembre :

Nous avons superbement bien dormi, le bateau n’a pas bougé. Le vent dehors souffle fort et accélère à plus de 45 nœuds dans le lit de la rivière nous empêchant de quitter le bord. Heureusement il fait très beau et la véranda nous réchauffe l’interrieur. Le chauffage ne fonctionne plus et Domi ne sait pas le réparer. L’éolienne produit tout notre besoin d’électricité tant le vent est fort. Nous pouvons même faire chauffer de l’eau pour faire notre toilette et se laver les cheveux. Nous profitons de ce répit pour étudier les cartes et les guides pour choisir nos mouillages pour les prochains jours, et mettre à jour tout nos courriers en retard. La journée passe sans que nous nous en apercevions.

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Mercredi 21 Novembre :

 

Le vent est encore fort ce matin. La météo nous annonce un temps calme à partir de midi. A 10 heure le vent commence à mollir aussi on prépare le bateau pour partir. Il est 10 h 30 quant nous remontons les deux ancres, on est content tout se passe comme sur des roulettes et l’une après l’autre décroche sans difficulté. Nous voilà dans la rivière poussé par le courant au moteur et nous laissons défiler la rive doucement en appréciant ce paysage qui est unique à ces îles. Notre destination est Pyramide Cove dans la partie sud ouest du Choiseul Sound. Il y a une trentaine de miles, juste ce qu’il faut pour pour une petite navigation de la journée. Nous voulons arriver tôt pour bien profiter du paysage et surtout arriver avant la nuit. Des dauphins nous accompagnent vers le mouillage. Sitôt l’ancre mouillée et son bon accrochage vérifié nous sautons dans l’annexe pour profiter du temps calme et marcher un peu à terre.

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Pyramide est un très joli mouillage bien protégé dans une crique fermée par un magnifique îlot couvert de tussac (herbe très haute endémique aux Malouines mais qui malheureusement ne repousse plus là ou elle a été mangée par les moutons, et laisse la place au diddle dee un genre de bruyère donnant en fin d’été de petites baies rouges avec lequel il est possible de faire de la confiture et du sirop).

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Tom Watson Cove (Nord de Adventure Harbour)

Nous débarquons sur la grève à l’embouchure d’une petite rivière (Pyramide creek) ou d’après le guide il devrait il y a avoir des mulets mais cette fois ci, nous ne sommes pas venus pour pêcher. Il y plein d’oiseaux notamment des huitriers des canards vapeur (ainsi appelés parce qu’il n’ont pas d’ailes) et d’autre petits échassiers. Il nous regardent et continuent à vaquer à leur occupation et se laissent approcher à quelques mètres sans s’inquiéter le moins du monde de notre présence. Le sol est mou, non pas gorgé d’eau, mais plutôt souple : c’est de la tourbe. Une multitude de plantes colorées (Tall Fern et Diddle-dee) tapissent le sol. De plus hautes herbes sèches recouvrent le tout donnant l’impression de loin que tout est sec. Mais non !

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Après une petite heure passée à terre, retour au bateau. Nous avons un peu froid Domi n’est pas assez couvert et moi, la prochaine fois, je mettrai des bottes adaptées pour descendre à terre.

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Jeudi 22 Novembre :

Après une nuit calme sans le moindre souffle de vent, nous nous levons bien reposés et prêt à repartir pour un autre mouillage. Après la manœuvre de remontage de l’ancre, je fais très attention de ne pas me mettre dans le kelp (les grandes algues laminaires qui remontent jusqu’à la surface entourant les îles. Elles sont à la fois la terreur du marin mais aussi sa meilleure amie car elles indiquent clairement la présence de récifs immergés et protègent les mouillages des vagues du large.

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Toute la journée nous naviguons d’îles en îles prenant des photos et admirant le paysage, il fait très beau et à l’abri du vent le soleil chauffe. Nous apercevons une colonie de cormorans impériaux et de temps en temps un petit groupe de pingouins de Magellan à la surface de l’eau. Un groupe de Dauphins Commençons nous accompagnent un bon bout de chemin. Nous parcourons 35 mille en tout dans la journée et nous voilà dans un très bon mouillage, URSHIN Bay, (TomWatson Creek dans Adventure Sound) bien protégé en vue d’un coup de vent le lendemain. Mais ce soir c’est encore calme et nous sommes assez tôt pour descendre à terre nous dégourdir les jambes.

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Derrière la grève il y a une très belle lagune (en fait un étang d’eau douce) ou nous rencontrons toute une famille de canards vapeur (Falkland steamer duck), père mère et cinq canetons. On les croirait en plastique, trop drôle. Mais le vent commence à se lever il est temps de regagner notre bord.

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Lorsque le soleil se couche, il est immédiatement remplacé par la lune qui est pleine ce soir. Elle paraît énorme quand elle monte sur l’horizon. Elle éclaire toute la baie.

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Vendredi 23 novembre :

 

Après Minuit le vent souffle fort et toute la nuit on se lève à tour de rôle pour vérifier si tout se passe bien au niveau des ancres et si le bateau ne chasse pas. L’alarme se met à sonner mais ce n’est qu’une fausse alerte, elle a été mise mais sur un rayon très réduit à marée haute, et nous sommes à marée basse nous évitons donc sur un rayon un peu plus grand mais l’ancre n’a pas bougé. On se rendort rassurés jusqu’à tard dans la matinée. Les prévisions ne prévoyant pas d’accalmie avant le lendemain, nous sommes bloqués là, mais ce n’est pas grave il faut programmer la suite du voyage et se n’est pas simple dans ses îles. Il faut envoyer des E mail pour demander des autorisations de mouillage aux propriétaires qui nous répondent dans la journée. Domi remplace une bosse de ris qui s’use trop vite, il va falloir être attentif pour trouver la cause de ce ragage. La journée se termine après un beau couché de soleil, ce soir il ne fait bon : 15°.

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Samedi 24 novembre :

On est toujours content quant on peut reprendre la mer même si c’est pour la journée et que l’on sait que le lendemain c’est de nouveau baston pour deux jours. Le temps ici est plutôt au beau avec des ciels bleus aciers. Rien quant regardant le ciel on voit qu’ici il ne fait pas chaud. J’ai l’impression de retrouver les ciels Nordiques qu’on a tant aimé quand nous habitions en Suède. Je profite du soleil et de la mer calme pour faire une sieste. Il faut vraiment profiter de ses moments calmes.

L’arrivée au mouillage est prévue assez tôt. Le choix est fixé sur Swan Cove une petite crique paraît-il très bien abritée à l’entrée de la Bay of Harbours. Lorsque nous arrivons nous découvrons une charmante petite baie bien abritée mais entièrement envahi par du kelp. Nous louvoyons pour éviter les zones les plus denses. Mais l’espace restant est vraiment trop petit pour nous et sur ce rivage bas, sans aucun arbre ni rocher, nous n’osons pas nous amarrer à terre. Nous faisons demi-tour et allons tenter notre chance à North Arm ou il y aurait un bon mouillage devant le village.

 

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L’entrée est barrée par une grande zone de kelp. Mais d’après le guide et la carte, on peur l’éviter en rasant la côte est de la baie et en effet on voit un passage plus clair apparement sans kelp. Nous y engageons mais après quelques minutes, le bateau n’avance plus. Nous avons du kelp plein la quille. Il faut dire que notre bulbe en T est particulièrement bien adapté au ramassage d’objets semi immergés. Cette fois ci nous en avons des tonnes. Quand nous essayons de faire marche arrière nous voyons cette masse énorme de long rubans enchevêtrés (elles peuvent atteindre 20 mètres de long) qui nous suit sous la coque. Nous bataillons de droite de gauche pour essayer de les retirer avec la gaffe. Fort heureusement le vent nous pousse vers la sortie de la baie et nous arrivons facilement en eaux libres. Mais le safran ne répond pas normalement, ni d’ailleur la barre qui vibre énormément. Domi va voir l’inverseur (la boite de vitesse du moteur) et revient en pétard il y a de la mayonnaise : l’eau de mer est entrée dans l’inverseur par l’arbre d’hélice quand l’hélice a forcé en prenant le kelp. C’est très embêtant car on ne peut pas continuer très longtemps (risque d’endommager irrémédiablement l’inverseur) ni réparer en mer. En attendant nous n’avançons toujours pas, nous avons encore du kelpt dans la quille, un 360° s’impose et effectivement après 2 tours complets, une grosse touffe se détache. Nous arrivons finalement dans un troisième mouillage (Lions’ Cove). Il est un peu moins bien protégé que les deux autres mais çà ira pour aujourd’hui. Nous mouillons dans 4 mètres d’eau.

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Il n’y a plus de vent et à terre des pingouins nous regardent. Bon on est venu pour eux, même si le soleil ne va pas tarder à disparaître, nous mettons le zodiac à l’eau et allons les voir. Ils sont là sur la grève, de loin on dirait un groupe d’hommes qui papotent tranquillement, nous ramons doucement et nous approchons à quelques mètres. Ils nous ignorent complètement nous sommes pourtant bien visible dans nos cirés jaunes et rouge et notre annexe recouverte de tissus jaune fluo, c’est un moment inoubliable. Ce sera notre consolation après les problèmes de kelp. Nous sommes inquiets quand à la suite de notre voyage. On ne peut pas continuer sans moteur et pour réparer il faut mettre au le bateau hors de l’eau. Nous sommes donc un peu retournés mais çà ne nous coupe pas l’appétit. Après une bonne platée de raviolis et une petite crème dessert nous nous blottissons sous notre couette en attendant le vent qui va monter dans la nuit.

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Dimanche 25 novembre :

On est pas pressé de se lever, le soleil est debout depuis 4 heure du mat mais nous faignantons jusqu’à 8 h30 de toutes façon nous sommes bloqué là. L’éolienne produisant à plein, j’en profite pour me laver la tête et pour faire une grande toilette avec de l’eau chauffée par l’éolienne. Domi aussi se rase et passe son temps à envoyer des E mails pour essayer de régler le problème d’inverseur. Où le faire ? Là est la question ? Il y a peu de ports dans la région qui ont la posibilité de sortir les bateaux comme le notre de l’eau. Le travelift le plus proche est en Uruguay mais si on retourne là bas on sera sans doute trop tard pour redescendre en Patagonie à temps pour remonter les canaux. Il essaye donc de trouver une solution sur place ici au Falkland. Pour çà, il a contacter Bob, le responsable du Falkland Islands Yach Club. C’est le douanier qui lui avait donné ses coordonnées le premier jour en lui disant «si tu as besoin de conseil à propos de la voile dans l’archipel c’est l’homme à contacter ». En attendant il change l’huile et la remplace par de la propre pour éviter que l’inverseur ne commence à rouiller de l’intérieur . De mon côté je l’aide quand il a besoin mais j’ai aussi du nettoyage à faire, il faut être très attentif au moindre recoin et repérer les moisissures qui se développeraient.

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De temps en temps nous montons dans la véranda et prenons les jumelles pour observer les pingouins et leur voisines les oies (avec les quelles ils semblent avoir de bons rapport de voisinage), c’est notre plaisir et on échange nos observations.

 

Lundi 26 novembre :

Ce matin, nous avons des nouvelles de Bob à Stanley. Il a une solution pour nous, il a trouvé quelqu’un qui peut lever le bateau avec une grue. Dés notre retour il viendra nous chercher au ponton pour nous emmener voir la personne qui s’occupe de ça. L’espoir renait. On aimerait bien partir au plus vite afin de profiter du vent portant jusqu’à Stanley mais il faut attendre un peu que le vent se calme. Il est finalement quatre heures de l’après midi quand nous pouvons enfin nous mettre en route. Le relevage des deux ancres n’a pas été facile, il y avait plein de kelp dans la chaîne. Heureusement Domi avait confectionné une super gaffe avec une branche d’eucalyptus bien droite trouvée en Uruguay et un crochet en inox pour lui permettre de retirer les algues plus facilement. Le mouillage était très bien orienté ce qui nous a permis de nous laisser gentille ment dériver le temps de tout bien ranger sans utiliser le moteur. Toute la nuit nous avons un bon vent au début nous avions que la trinquette mais petit à petit le vent c’est calmé et nous avons envoyé la grand-voile et changé la trinquette pour le foc . Superbe navigation sans stress ni moteur, un ciel clair avec de la lune pour nous éclairer.

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Mardi 27 novembre :

 

Nous arrivons dans la passe de Stanley en même temps que deux petits paquebots transportant chacun une centaine de passagers. Quand on pense que leur étape suivante est le continent antarctique ou il y a encore quelques année seul des explorateurs téméraires venaient s’y frotter…

Nous sommes toujours à la voile et tirons des bords jusqu’au mouillage. Enfin il est 7h 30 quant l’ancre touche le fond. Comme d’habitude ici il y a plus de vent dans le port qu’en mer (35 nœuds avec des rafales à 40 ce matin contre 25 à l’extérieur) et ce n’est qu’à 2h de l’après midi que nous n’arrivons à débarquer. Bob et Janette nous attendent pour aller voir Paul de Martech qui se chargera de l’opération. Mais le grutier est très difficile à joindre il faudra être patient. On nous préviendra. En attendant il est possible de nous mettre à quai. Ce que l’on fait le soir même. Janette et Bob nous emmène en voiture faire un tour autour de Stanley et nous invite à prendre le thé chez eux. Bob est un radio amateur chevronné. Il communique avec des bateaux dans le monde entier notamment les coureurs Golden Globe, la course autour du monde en solitaire à l’ancienne pour qui il assure la couverture météo. Nous passons une bonne après midi en leur compagnie.

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Mercredi 28 novembre :

Nous profitons de cet arrêt pour refaire les provisions dans le grand supermarché en haut de la ville comme nous sommes sur un bateau nous profitons de la remise de 10% sur la facture et de la livraison gratuite l’après-midi même. Cela nous fait faire une bonne ballade le long de la mer pour le retour. En soirée nous allons à la piscine, l’eau y est chaude et il y a un sauna que nous apprécions.

Retour au bateau, prenons un bon repas et nous tombons d’épuisement dans notre couchette.

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Jeudi 29 novembre :

Nous attendons le camion de gaz oil que nous avions commander la veille, Il nous apporte 160 litres que nous répartissons entre le réservoir et les jerrycans, nous en avons récupéré trois chez le vendeur de 4/4 et un ici dans l’atelier sur le quai où nous sommes (East Jetty). Ici on trouve un peu tout il suffit de chercher de demander à droite à gauche et les gens sont prêt à te dépanner. Tout le monde se connaît et tous sont nés dans l’île ? Après avoir tout bien nettoyé nous partons déjeuner au restaurant où le fish and chips est excellent et où ils passent du très bon rock and roll. Retour au bateau il pleut, presque de la neige. On se calfeutre à l’intérieur pour passer une après midi tranquille.

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Vendredi 30 novembre :

Temps pourri de chez pourri ! il pleut il fait froid. Domi essaye en vain de réparer le chauffage, Jason, qui gère la East Jetty et ses deux launches (vedettes de servitude) a trouvé dans son fourbi indescriptible une pièce qui aurait pu le faire démarrer mais non il ne veut rien savoir …

 

Samedi 1 décembre :

Nous nous levons avec la pluie, cela nous donne pas envie de sortir de la couette et pourtant il faut bien. Heureusement dans la matinée le temps s’améliore et le soleil réapparaît pour le déjeuner. Nous pouvons même manger dans la véranda où nous avons bien chaud. L’après midi nous allons chercher des légumes au «garden  center ». C’est assez loin tout au bout de Stanley et cela nous fait une bonne ballade. Il n’y a pas de vent mais toujours pas de grue, il ne travaille pas le week-end. Nous avons la visite de Bob et de Janette qui nous donne des nouvelles de la course de la Golden Globe. Jean Luc Vandenheed caracole toujours en tête à la latitude de l’Uruguay malgré ses ennuis d’étais, le deuxième vient de passer le cap Horn avec une très forte mer (13 m).

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Dimanche 2 décembre :

Nous nous préparons pour aller en excursion jusqu’à Gipsy Cove et et les plages de Cape Penbroke voir une colonie de pingouins Magellans. Une ballade de cinq heures, le temps est beau mais il y a beaucoup de vent. Après nous être assuré que les amarres du bateau sont bien, nous partons vers le sud du côté de l’aéroport. Une colonie est bien là sur la plage de York Bay (Gipsy Cove). Ce sont des pingouins de magellan ils nichent dans des terriers qu’Ils ont creusé sous les touffes d’herbe (tussoc) sur les flancs d’Ordnance Point juste la ou nous sommes. Il y en à plein autour de nous, couvant dans leur terriers, ou faisant leur toilette entre deux touffe de tussoc ou encore se dandinants en patrouille de trois ou quatre. C’est super ! Nous sommes aux anges. Nous continuons jusqu’à Surf bay une superbe baie ouverte sur le large ou le sable est très blanc et très fin. Les rouleaux sur la plage sont magiques et la couleur de l’eau est bleu turquoise. Cela donne envie de se baigner mais elle est à 9°. C’est quant même pas chaud surtout que nous avons beaucoup de vent et que la température extérieure n’est que 10°. Cela fait cinq heures que nous marchons et pour rentrer au bateau il nous faudrait encore une bonne heure et demie face au vent qui souffle maintenant en rafale. Une conductrice qui était venue promener son chien sur la plage accepte for aimablement de nous ramener en ville. Il est déjà 14 heures quand elle nous dépose et nous avons une faim de loup. Après le repas nous restons sage, le vent souffle et le bateau bouge énormément le temps se couvre. On se calfeutre en passant une soirée écritures .

 

Lundi 3 décembre :

Nous en avons encore pour toute la journée de ce vent fort et nous sommes ballottés. Domi va à la quincaillerie du coin et ramène un petit radiateur de chauffage central qu’il compte monter sur le circuit de refroidissement. Pour ne pas fatiguer le moteur il utilise le circuit existant à la place du chauffe eau. Nous chaufferons l’eau quant nous en aurons besoin pour la toilette ou la vaisselle au « rice cooker ». Il l’installe dans la salle de bain afin de pouvoir sécher nos affaires mouillées en cas de besoin. Il chauffera seulement quand nous serons au moteur mais au moins dans les canaux on aura chaud quelques heures par jour. La journée est bien occupée et nous ne voyons pas le temps passer.

 

Mardi 4 décembre :

Journée de préparation, demain nous mettons le bateau hors de l’eau . Lorsque tout est prêt , nous allons nous détendre et visiter le musée sur l’histoire des îles . Nous ne sommes pas déçu et nous passons une agréable après-midi. En revenant nous apercevons la grue sur le terre plein . Domi se presse pensant que nous avons loupé quelque chose . Non tout se prépare pour le mercredi matin .

 

Mercredi 5 décembre :

 

L’une des vedettes de Jason est remontée la première et nous passons tout de suite après. Mais la largeur et la forme du bateau rendent les choses difficile au grutier qui n’a pas gruté de bateaux depuis longtemps (la dernière fois c’était pourtant un VOR 65 pendant la Volvo Océan Race) Après avoir changé les chaînes de la grue trois fois, le bateau est enfin soulevé mais en biais à 20° sur son étrave. Le bras de la grue n’est pas suffisamment grand pour monter le bateau sur le quai. Il faudra travailler sous le bateau. Jason nous prête un zodiac plus gros que le notre et Paul deux de ses gars pour aider Domi. Et en effet ils ne sont pas trop de 3 pour maintenir l’embarcation en position démonter la pièce et tenir les outils. Lors du démontage on s’aperçoit que l’hélice était desserrée ce qui occasionnait sans doute les vibrations (que nous ressentions à certain régimes depuis un moment) et est probablement à l’origine de l’usure des joints spi.. Il est trois heure de l’après midi quant tout est fini et que le bateau est enfin remis à l’eau. Il était temps la marée avait bien remontée et le vent qui était resté calme jusque là commençait à se lever.

J’étais soulagée de penser que plus personne était sous le bateau alors qu ‘il était suspendu dans le vide. Ce soir nous dormons d’un sommeil de juste et nous reposons enfin rassurés. Nous pourrons repartir et continuer notre voyage sans avoir besoin de remonter en Uruguay.

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Ecrit par Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux Malouines

Petit topo sur les Malouines :

Les Malouines appelées The Falkland Islands, par les Anglais où Malvinas par les Argentins sont à 300 milles nautique du continent Sud Américain. Elles sont constituées de deux grandes îles principales, Est et Ouest ainsi que d’une multitudes de plus petites îles de l’ouest et à l’est des îlots et rochers. Qui a découvert vraiment les îles reste un mystère ? Il est possible qu’un groupe d’indien de Patagonie est dérivé jusqu’aux îles poussé par les vents, des outils ont été découverts près de la côtes. Ensuite dans les archives de Paris on retrouve deux cartes mentionnant l’emplacement des îles datant du 16 éme siècle. A la même époque que la découverte de l’Amérique en1592 John Davis aurait dérivé lors d’une tempête sur ce groupe d’îles sans y accoster. Il a été suivi par le capitaine John Strong le 27 janvier 1690 qui surnomma Falkland du nom de Lord Falkland le commanditaire de l’expédition. Le nom des Malouines a été donné par des marins de St Malo qui faisaient le commence avec le Chili. Le nom a été repris par les cartographes et les Espagnols les appellent îles Malvinas. Il y a actuellement 2000 habitants.

Le seul mammifère terrestre qui se trouvait sur l’île était un renard (The warrah fox)il a été exterminé par les fermiers et les chasseurs de phoques.

La liste des animaux que l’on trouve au falkland :

Je n’ai que les nom anglais des animaux, n’ayant pas d’accès direct à internet je n’ai pu aller rechercher les noms français. Je compte sur vous pour trouver les correspondances.

Pingouins

  • – Rockhopper penguin
  • – King Penguin penguin
  • – Gentoo Penguin
  • – Macaroni Penguin
  • – Magellanic penguin

oiseaux de mer

  • – Albatros
  • – Petrel (Cape, Blue ,Grey-backed Storm, Wilson’s Storm, Antartic Prion,Slender-Billed prion….
  • – Fulmar
  • – Soothy Sheawater
  • – Imperial Cormorant, Rock Shag
  • – Kelp Gull, (goéland)Chilean Skua , Brown Skua, Dolphin Gull
  • – Brown-Hooded Gull (mouette)
  • – South American Tern (sterne), Antartic Tern, Artic Tern

 

Bord de mer

  • -Silvery Grebe, White tufted Grebe, White Winged Coot
  • -Cattle Egret (heron) Black-Crowned Night Herron,
  • -Black-necked Swan (cygne) ,Coscoroba Swan
  • -Greylag Goose (oies), Kelp goose, Upland goose
  • – Ashy-healed, Ruddy-headed,
  • -Chiloe Wigeon (canards), Falkland Steamer duck (qui ne vole pas, n’ayant que de petits embrions d’ailes sur le dos), Crested,
  • -Yellow-billed Pintail, Speckled Teal, Silver Teal, Cinnamon Teal, Red Shoveler,
  • -Snowy Sheathbill
  • -Magellanic Oystercatcher(huitrier) Blackish

bord de l’eau et sur terre

  • Rufous-Dotterel
  • Two-banded Plover
  • White-rumped Sandpiper, (petits échassiers) Sanderling
  • Baird’s Sandpiper
  • Whimbrel (grands échassiers)South American Snipe
  • Peregrine Falcon (faucon pelerin)
  • Variable Hawk
  • Turkey Vulture (vautour)
  • Southern Caracara, Striated
  • Common Barn Owl (hibou), Short-eared
  • Chilean Swallow (hirondelle), Barn
  • Austral Thrush
  • Long-tailed Meadowlark
  • Dark-faced Ground Tyrant
  • Blackish Cinclodes
  • Sedge Wren
  • Cobb’sWren
  • House Sparrow
  • Correndera Pitit
  • Black-Chinned Siskin
  • White-Bridled Finch 

    Animaux marins

  • -Killer Whale -Peale’s Dolphin
  • -Commerson’s Dolphin
  • -Sei Whale (baleine)
  • -Southern Sea Lion
  • -South American Fur Seal
  • -Southern Elephant Seal

     

     

    Animaux terrien

  • -Patagonian Grey Fox
  • -Black Rat
  • -House Mouse
  • -Rabbit
  • -Brown Hare
  • -Guanaco

     

    Elevages

  • -Rennes (importé par le Français Jérome Poncet de la Georgie du Sud)
  • -moutons
  • -Bovins
  • – Chevaux

Le 2 Avril 1982 l’Argentine occupe les îles Falkland et revendique son appartenance à l’Argentine la revendication est basée sur l’héritage officiel de Espagnol

Le 14 Juin 1982, les Anglais reprennent les îles. Du côté Anglais on dénombrera 255 morts dont 3 civils, du côté Argentin plus de 700. La guerre aura durée 74 jours.

 

 

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La population est Britannique jusqu’au bout des ongles et revendique fièrement son appartenance au Royaume Uni mais pour les Argentins les Malvinas sont toujours à eux et pour y aller il faut obtenir de leur part une autorisation écrite pour y accoster, qui n’a aucune valeur aux yeux des Anglais mais qui est indispensable pour éviter de gros ennuis si dans la suite de notre voyage nous venions à passer par l’Argentine (par ex. Ushuaïa)

Stanley :

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Mio Palmo Le bateau d’Elisabeth et de Jean

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la baie est tout en longueur, orientée est ouest (vent d’ouest = vent dominant) c’est un vrai couloir d’accélération 20 nœuds de vent au large se transforme en rafale à plus de 40. En général un fort vent se lève le matin, tient toute la journée et faiblit à peine le soir. Nous sommes resté les deux premiers jours au mouillage sans quitter le bateau à part pour les formalités de dédouanement tellement le vent était fort. Le troisième soir, le vent étant tombé nous avons pu nous amarrer au quai de la commune (Public Jetty, gratuit) . Là nous avons pu faire le ravitaillement (il y a un supermarché bien achalandé juste à côté du port), faire le plein de gaz oil et d’eau, faire la lessive et surtout nous balader tout autour de ce village au petits airs scandinave (les maison de bois peintes en rouge sombre, bleu ou blanc) mais par tout autre côtés tellement typiquement Anglais.

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Les maisons sont très coquettes en Bois pour la plupart mais les toits sont en tôles peintes chacune d’une couleur différente, bien fixées en vue des vents très fort. Lors de la guerre avec les Argentins cette partie de l’île a été minée et la plupart des plages autour de la ville sont interdites et des démineurs y travaillent encore tous les jours.

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L’île est très bien ravitaillée, n’impose pas de droit de douanes et a une procédure d’importation extrêmement simple (à l’opposé de tous les pays d’Amérique du Sud. Les bateaux de voyage et les charters opérants sur , la Patagonie (distante de seulement 300 miles ) et l’antarctique en profitent donc pour se faire envoyer matériel et équipement d’Europe via le cargo qui vient tous les mois. Il y a un deuxième super marché qui paraît-il est encore plus grand et où l’on trouve de tout comme en Europe et pas mal de produits asiatiques. C’est évidemment plus cher que l’Europe mais pas excessivement sauf les fruits et légumes qui valent une fortune. Au port il y a des sanitaires mais pas de douches par contre la ville possède une piscine municipale avec sauna. L’activité du soir c’est le pub bien sure où jeunes et moins jeunes viennent jouer aux fléchettes et boire leur bière tiède.

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Sur le ponton tous les jours un groupe de deux où trois otaries (lions de mer) viennent se faire bronzer à l’abri. Ce sont en principe des animaux pacifiques mais il ne faut pas trop si fier, ils peuvent devenir agressifs et vous courir après pour vous mordre les mollets. On dit qu’une morsure de phoque est très difficile à cicatriser. Nous sommes trois bateaux Français sur le ponton tout le monde se connaît s’invite à prendre un verre et s’échange des renseignements.

Mio Palmo est un superbe bateau en aluminium de 17 mètre, Élisabeth et Jean naviguent depuis très longtemps ensemble parcourant principalement les eaux froides de Islande, St Pierre et Miquelon du Groenland ou de la Patagonie. Ils voulaient aller en Géorgie du Sud et avaient demandé les autorisations, mais Jean a mal au dos, les faisant hésiter à entreprendre le voyage.

Libertaire, un Damien de 15 mètres (bateau en acier, impeccablement entretenu), un jeune couple de médecins et leur deux adorables petite filles. Ils sont dans la région depuis deux ans, Ils ont fait l’Antarctique l’année dernière et ont décidé de rester tourner entre la Patagonie et les Falkland, eux aussi avaient projeté de faire la Géorgie du Sud , mais leur plus jeune fille étant malade en mer ils sont revenus. Maintenant ils pensent remonter les canaux de Patagonie et passer dans le Pacifique. Je pense qu’on se retrouvera.

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Rêve a Deux et Miopalmo au ponton public

 

En route vers les Malouines

Vendredi 2 novembre :

C’est reparti ! Toutes les formalités ayant été faites la veille, nous larguons les amarres vers neuf heures le vendredi matin. Nous ne sommes pas les seuls à prendre la mer, un Boréal 47 Géorgien (ex république soviétique) quitte le port une bonne heure avant nous. Le vent a soufflé assez fort les deux jours précédents mais ce matin, la mer est de nouveau calme, il y a juste un petit vent pour nous remettre en jambe, et permettre à nos estomacs de se réadapter à la houle du large. Progressivement le vent monte mais nous l’avons par le travers au début puis ¾ arrière. Nous prenons un ris puis deux mais gardons le foc et l’enroulons quant le vent devient trop fort. Nous sommes bien sous le dog house (Bon dieu quel est bien notre véranda !) qui nous protège du froid et des embruns. Au milieu de la nuit nous enregistrons notre record de vitesse depuis le départ des Sables : 14,2 nœuds, il y avait 37 nœuds de vent. Le bateau se comporte super bien, il ne tape pas, l’étrave soulage bien dans les vagues (nous n’avons pas remplis le réservoir d’eau avant pour çà, 300 kg de moins, çà se sent), rien ne bouge à l’intérieur. Toute la nuit, nous avons le droit à un véritable feu d’artifice, il y a du planctons comme jamais je n’en avais vu auparavant, la nuit est noire, le ciel est bas, de temps en temps, il pleut mais la mer autour de nous est éclairée de milles feux, chaque crête de vague, notre sillage ou les dauphins qui passent sont autant de gerbes d’étincelles vertes et or. Sans doute une forte concentration de plancton où peut-être du krill ? C’est impressionnant, féérique et magnifique mais malheureusement pas photographiable. N’oublions pas que nous sommes sur la route des baleines. Sur le matin le ciel se dégage et le dernier croisant de lune monte sur l’horizon. Enfin le vent se calme. La mer est encore remuée par cette nuit agitée mais fini par elle aussi s’aplatir.

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Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Samedi 3 Novembre :

Voilà une journée comme on aime passer sur l’eau, un petit temps avec juste assez de vent pour que le bateau glisse. On se repose chacun notre tour d’un long quart de trois heures sous une couette bien chaude. La toilette est soignée et le bateau est bien rangé. On profite au maximum de ce répit pour tout remettre en place. D’après les routages, nous devrions arriver aux Malouines d’ici 10 à 12 jours. La route directe n’est que de 1000 milles (1852 km) mais nous devront faire plus de 1200 milles. En effet, entre nous et l’archipel, il y a une zone de très mauvais temps avec des vents à plus de 55 nœuds et nous avons choisi de longer la côte Argentine au moins jusqu’à la péninsule de Valdés pour l’éviter, le chemin des écoliers en quelque sorte … Des centaines d’oiseaux nous accompagnent, des petits guillemots en plus des albatros et des sternes habituelles. Ici et là on aperçois une nageoire qui fait des signaux au dessus de l’eau : des otaries (phoques, lion de mer ?) en pleines mer ? je ne pensai pas qu’elles pouvaient aller si loin de la côte nous sommes quant même à 30 mille (nous en verrons plus tard à 200 milles de la terre). Nous pêchons comme elles deux magnifiques maquereaux (ils profitent bien par ici, ils ont la taille). J’en fait un cru ce midi (tout frais pêché) et l’autre grillé le soir avec du riz et des poireaux. En Touraine c’est la fête chez Joëlle et François, les enfants à Sandra, mamy et Sophie sont avec eux. Nous profitons de la vacation journalière sur Iridium pour échanger les nouvelles.

Dimanche 4 Novembre :

Après une superbe journée ensoleillée encore plus chaude que la veille (shorts et tee-shirts sont de retour) nous aurons un super orage. Tout a commencé avec un front nuageux juste à l’horizon. Rien de très sombre ni de très inquiétant. Puis le vent tombe complètement et on voit quelques éclairs au loin. On se dit qu’on va essayer de le contourner, on commence par essayer sur tribord vers le large – le GRIB donnait le potentiel le plus élevé (CAPE >2000) sur la côte – mais les éclairs semblent nous suivrent et nous barrent la route. On essaye sur bâbord, pas mieux. Maintenant on est entouré de lumière et d’électricité de toute part, peu de tonnerre, mais quand il tonne il semble indiquer que la foudre est tombée à une dizaine de milles. Toutes les secondes bientôt un éclair illumine un coin du ciel. On y voit comme en plein jour. Puis sans prévenir le vent tourne de 180 ° et monte en l’espace de trois minutes à 20 nœuds il faut faire vite et prendre un ris, puis un deuxième. Une heure plus tard le vent a faibli un peu et nous larguons le deuxième ris pour reprendre de la vitesse. Grand bien nous fasse… une rafale arrive sans prévenir et le vent remonte à 27 nœuds le bateau prend de la vitesse mais ne bronche pas il trace nous donnant le temps de nous retourner et tranquillement nous prenons deux puis trois ris pour diminuer notre vitesse qui a atteint 14 nœuds. Le plancton fait jaillir des gerbes d’étincelles de notre étrave et de chaque vague s’ajoutant au spectacle pyrotechnique. Nous finissons notre nuit à une vitesse raisonnable de 7 à 8 nœuds.

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Lundi 5 Novembre :

Au lever du jour les nuages se retirent laissant place au ciel bleu et à 5 heure du matin le soleil fait son apparition. Nous sommes un peu fatigués par cette nuit dantesque aussi chacun son tour nous rentrons dans la cabine faire un bon gros dodo de trois heures bien mérité. Qui aurai cru que des minous comme nous qui dorment habituellement des nuits de 9 à 10 heures puissent être capable de faire des quarts aussi facilement ? Et de pouvoir se reposer aussi bien dans la journée ?

J’avais oublié de remonter la ligne de traîne hier soir. Au petit matin alors que Domi dort une vingtaine d’oiseaux tournent au dessus de nous, il y a un poisson prit. Mais la mer est encore trop agitée pour que j’aille la remonter seule sur le pont (nous avons un principe à bord, si l’autre n’est pas réveillé personne ne doit sortir de la véranda quand la mer est mauvaise). Ils font des piqués sur lui espérant arracher un morceau et en faire leur petit déjeuner. C’était à parier, un albatros se prend les pattes dans l’hameçon et se retrouve en ski nautique derrière le bateau. Pauvre bête, je l’aurai bien aidé à s’en débarrasser mais il n’y a pas grand chose à faire. Vu son envergure énorme essayer de le hisser à bord risquerait de lui faire encore plus de mal et avec son grand bec de charognard je ne me voyais pas me débattre avec cet oiseaux pour le libérer: trop dangereux pour moi. Au bout d’une demi-heure je ne le vois plus faire ces acrobaties pour rétablir son équilibre sur l’eau, il a réussit tout seul à se libérer. Ouf ! Dans la matinée le vent tombe et le courant s’inverse nous avançons à moins de 3 noeuds sur le fond.

Mardi 6 novembre :

La veille nous n’avons pas beaucoup avancé et nous arrivons péniblement au large de la péninsule de Valdés. Nous calculons notre route et vérifions les GRIBS 10 fois pour être sûre de la suite. A partir de 9 h ce soir nous allons traverser la naissance du gros temps que nous voulons éviter dans sa partie la plus étroite et la moins forte (c’est la raison pour laquelle nous somme là). Le plus gros ne sera pas pour nous mais nous risquons tout de même des rafales à 35 – 40 nœuds (force 8). Nous allons donc nous préparer faire le gros dos pour quelques heures. Nous affalons donc la GV, vérifions que tout est bien amarré à bord et continuons tranquillement sous foc seul qui sera ensuite enroulé et remplacé par la trinquette (le plus petite voile à part le tourmentin) à mesure que le vent forcira. Toute la journée, jusqu’à 20 heures (couché du soleil) il fait un temps sec et beau. Domi est en short et teeshirt. Moi j’ai gardé mon survêtement mais j’ai largement trop chaud. La nuit c’est pas la même chose, la température descend vite et nous mettons couche sur couche. Collant de sport haut et bas, une polaire veste et pantalon, et un petit blouson coupe vent plus un deuxième plus gros, deux paires de chaussettes. Si dans la journée on se prélasse au chaud sous notre véranda, la nuit, on à beau être bien à l’abri du vent et de l’humidité, la température descend tout de même à 11 – 12° (contre 7° dehors).. A l’intérieur du bateau il y a des courants d’air avec la porte qui reste ouverte (on ne peut pas dire que cela sente le renfermé !).

Mercredi 7 novembre :

Toute la journée et doucement le vent monte sans précipitation et s’établit à 30 nœuds avec des rafales à 38. Le bateau sous trinquette seule ne bronche pas et je réussis même à préparer des œufs au lard avec du couscous pour notre dîner. Ces conditions un peu rudes nous donnent bon appétit et apprécions cette nourriture qui rempli bien l’estomac. Toute la nuit le vent souffle, pour avoir le moins de mer possible nous continuons à longer la côte mais pas de trop prêt car les courants de marée sont plus forts et perturberaient notre navigation, nous sommes en marées de vives eaux avec un coefficient de 96 aujourd’hui. Malgré tout le vent contre le courant produit un clapot désordonné qui nous ballotte un peu. Nous arrivons à dormir quatre heures d’affilés, j’ai l’impression que plus on dort sur ce bateau plus nous avons envie de dormir … Je pourrai parler de la mouche Tsé mais ici ce sont des papillons de mites dont le pont est envahis. L’après midi un groupe de dauphins vient jouer avec le bateau. Ils sont nombreux et sont plus petits que les dauphins de nos côtes. C’est toujours un réel plaisir de les voir nager en faisant des sauts au dessus des vagues.

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Jeudi 8 novembre :

Tout redevient calme et après un bon petit déjeuner de fruits frais, nous renvoyons la grand-voile et le foc. Une petite brise se fait sentir et le bateau repart. Nous sommes plein vent arrière et le soleil a du mal à se montrer .Contrairement aux autres jours il fait humide et le pont met du temps à sécher. L’après-midi est chaude la température atteint les 19° et nous sommes obligés d’ouvrir la véranda, il y a 26° en permanence et cela réchauffe un peu le bateau (on reste volontiers dessous à se faire réchauffer nos vieux os). Ce soir nous nous préparons à avoir encore du vent une petite perturbation va passer très vite apportant avec elle des vents assez fort mais ne dépassant pas 30 nœuds.

Dés que le vent se fait sentir nous prenons un ris sans hésiter c’est l’avantage de cette météo précise que nous chargeons toute les 6 heures avec l’iridium. Notre route passe à côté d’une zone de pêche et nous surveillons du coin de l’œil. C’est très impressionnant de voir une cinquantaine de bateau en pêche au chalut qui sont agglutinées dans une zone si petite (les poissons n’ont aucune possibilité de s’échapper). La nuit tombe et nous approchons de cette flotte mais notre route nous fait passer bien à l’écart. Enfin c’est ce nous aurions voulu. D’un seul coup sur l’alarme AIS sonne et 3 bateaux apparaissent en route vers nous à plus de 8 nœuds, et puis trois autres dans le sens opposé et en un rien de temps on a l’impression que tous ces chalutiers qui tournaient entre eux dans une zone bien délimitée se sont donné le mot pour changer de cap et venir couper notre route les uns après les autres ou trois par trois. Et comme ils sont en pêche ils sont prioritaires. Nous quittons notre route qui nous faisait les éviter par le nord puisqu’ils sont maintenant tous par là pour essayer par le sud ou ils semblent un peu moins nombreux. Pas question d’aller dormir cette nuit, nos deux paires d’yeux sont absolument indispensables pour gérer la situation surtout que le vent monte. Nous bataillons une bonne partie de la nuit en enchaînant réduction de voilure et virements de bord pour se sortir de cette souricière. Le vent faiblit tout redevient calme et nous devons refaire les manœuvres inverses pour faire avancer le bateau surtout que la mer a toujours un temps de retard pour se calmer. Au petit jours nous nous éloignons de cet partie de la mer que nous aurions bien aimer éviter et les pêcheurs comme le fait exprès semblent être à nouveau tous rassembles dans leur première zone pour chatouiller les poissons .(à croire qu’ils l’ont fait exprès pour nous embêter). Nous avons du faire un détour de plus de 20 milles et cela nous a fait perdre le « train » de vent dans le quel nous étions, dommage !

Vendredi 9 novembre :

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Nous avons surnommé cette couchette : la couchette du vampire, on y est coincé on ne peut plus bouger mais on y dort parfaitement même de jour.

Cela devient une habitude, en journée nous avons de nouveau grand soleil, chaleur et peu de vent, et la nuit, vent, mer, et froid surtout dans les couchettes où Domi met son bonnet où bonichon, terme employé par mon père il y a bien des années. La température a bien chuté : la nuit 7° dehors, pas plus 15° à l’intérieur. La journée avec elle s’élève facilement a 20°dans le bateau grâce à la véranda. Nous n’avons pas de problème pour faire notre toilette et l’eau du chauffe-eau est bien chaude car nous avons du mettre le moteur pour traverser l’anticyclone. La journée se passe à récupérer de notre nuit mouvementée, nous avons nos réserves de sommeil et en fin de journée nous avons bien récupéré. Nous apercevons des phoques qui se prélassent à la surface de l’eau. J’ai beau mettre une ligne de traîne rien ne mord, au grand dam des oiseaux qui surveillent la ligne en permanence. Nous mangeons nos réserves et jusqu’à présent nous avons encore des légumes et des fruits frais. J’ai commencé à faire germer des graines de luzernes et nous sommes content d’avoir un peu de verdure.

Samedi 10 novembre :

Nous sommes en plein milieu de l’anticyclone et le baromètre est au plus haut 1021 mb. Nous avons une très longue houle qui nous berce gentiment. Ce n’est pas désagréable nous sommes totalement amarinés. Il n’y a pas vent mais nous avons gardé le foc pour poser le bateau par contre la Grand voile est affalée. Nous pensons que nous avons une journée de moteur pour nous sortir de cette zone sans vent et peut-être reprendre un train de vent qui se trouve devant nous.

Dimanche 11novembre :

Nous avançons tranquillement avec anticyclone sous un soleil radieux toute la journée. Nous attendons ce soir à avoir plus de vent aussi nous affalons la Gvoile et tangonnons le foc sous trinquette. Le baromètre est en chute libre et nous sommes a 188 mille des Malouines. Nous avons encore bien profité de cette belle journée mais la température de l’air et de l’eau ont pas mal baissée nous n’avons plus que 13° pour l’air et de 8,5 pour l’eau.

`Lundi 12 Novembre :

Le vent est bien monté dans la nuit, la mer est formée et nous avançons à vive allure vers notre destination.

Domi a fait un petit topo sur les distances parcourues :

-l’Afrique du Sud -3500 milles

-Talmont -6500 milles

-Kerguelen -4300 milles

-Australie-5900 milles

-Salvator de Bahia -2450 milles

-Détroit de Le Maire 380 milles

Nous sommes partis depuis 4 mois. Que de chemin déjà parcouru !

Le soir nous ne sommes plus qu’à 70 milles des côtes 100 milles du port.

Mardi 13 Novembre :

Les oiseaux nous ont quittés le temps est très maussade, de temps en temps il pleut mais surtout le vent est fort et la mer est dans tous les sens. Nous apercevons enfin la côte en fin de journée juste au couché du soleil.

A 20 heure nous passons le premier Cap. Là juste derrière une dune de sable face à l’océan, une grande communauté de pingouins Impériaux malheureusement il n’est pas possible d’y aller ce soir et par la suite nous apprendrons qu’il est interdit d’y aller pour protéger la naissance des petits.

La mer est de nouveau plate nous sommes à l’abri de la côte mais il y a toujours bien du vent. Devant les passes qui mènent à Port Standley il y a un bateau Français qui rentre et nous montre le chemin. C’est super on va pouvoir rentrer nous aussi en suivant sa trace par AIS car il fait nuit noire. C’est très impressionnant de passer un goulet en pleine nuit.

Voilà nous plongeons l’ancre juste derrière lui en face du port qui est éclairé par des lampadaires. Le jour se lève il est 4 heure 30. Nous allons nous coucher,on l’a bien mérité.

10 jours -16 heures en direct cela fait 1000 milles mais nous avons longé les côtes d’Argentine ce qui nous fait 1300 milles. Ce n’est pas un record mais nous y avons été tranquille dans quelques fois une mer difficile .

Ballade à Montévidéo

Pendant que nous attendions patiemment la pièce de l’hydrogénérateur bloquée à l’aéroport, nous en avions profité pour visité Montevideola capital de l’Uruguay. Avec un peu de retard, voici ce que nous en avons retenu.

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Des voitures anciennes on en trouve partout en ville comme à la campagne, retapé où pas, elles roulent encore. Ici une Auto Union allemande des année 70 (Auto Union est maintenant connu sous le nom Audi), Elles ont remplacé la diligence J qui était encore le moyen de transport au début du 20ème siècle. Les diligences prenaient des passagers de première et de deuxième classe, pour comprendre la différence il faut lire la petite histoire ci-dessous.

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Ceux qui savent lire l’anglais traduisent aux autres … (résumé : quand la diligence s’enlise, seuls les passagers de seconde classe doivent descendre et pousser)

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Cette magnifique sculpture est exposé dans le hall d’entrée du siège de la présidence. Les chevaux sont réalisés avec de la corne de vache , du bois et des coquillages , la diligence elle même est en bronze

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Place de l’indépendance sous la pluie !

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Les joueurs de cartes

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Réponse au quiz de Itajaï :

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capibara , le plus grand rongeur du monde .

 

Messieurs les ronds de cuirs Sud Américains: vous ne décevriez pas Courteline!

Comment se faire dépanner d’une pièce sous garantie en Uruguay.

Bref résumé des épisodes précédent: l’hydrogénérateur était tombé en panne alors que nous arrivions sur les côtes du Brésil. Après plusieurs échanges avec le très efficace service après vente du fabriquant (Wattandsea) pour trouver la cause de la panne, nous l’avons renvoyé à La Rochelle par la poste de Rio de Janeiro ou nous avions du remplir des dizaines de documents. Arrivée en France le colis a été d’abord refusé par le fabriquant car il avait été ouvert (on suppose par des douaniers brésiliens trop zélés) mal remballé et de l’huile coulait de l’emballage. Après discussion Watteandsea a finalement accepté le colis et entrepris la réparation. Entretemps, là nous continuons notre descente le long de la côte brésilienne et arrivons en Uruguay, pays pensons nous beaucoup plus efficace que le Brésil. Le lendemain de notre arrivée nous sommes informés que l’hydro est réparer est vient d’être expédié par FEDEX en Uruguay pour être réceptionné par nous au port de Piriapolis. Je vous passe les détails de l’itinéraire du colis (La Rochelle, Paris, Memphis, Rio, Buenos Aires, Montevideo) Mais parce qu’il y a un mais il manque un document, les papiers retournent à l’aéroport Charles de Gaule pour être complétés. La livraison était promise le Vendredi, mais le colis n’est arrivé à l’aéroport de Montevideo que tard dans la nuit. Lundi enfin, le livreur de FEDEX se présente au bateau pour nous remettre non pas le colis mais les documents… leur travail est fini, il considèrent avoir effectué la livraison. C’est à nous de trouver un agent en douane pour faire le dédouanement et de retirer le colis au terminal cargo de l’aéroport. Nous sommes donc contraints de louer une voiture pour aller à Montevideo le lendemain matin. Nous allons directement à l’aéroport voir l‘agent en douane (au demeurant fort serviable et sympathique) recommandé par FEDEX qui nous dit que çà va prendre plusieurs jours et couter très cher mais qu’il faut d’abord que le responsable à leur bureau en ville voit les papiers et nous fasse une offre. Finalement nous arrivons à la convaincre de commencer tout de suite la procédure. Nous repassons en fin d’après midi. Évidemment la procédure simplifiée qui permet de retirer tout de suite les colis d’une valeur de moins de 200 US$ a été refusée par la douane et nous allons devoir nous soumettre à la procédure complète. Pour çà il faut d’abord payer 350 US$ à l’agent en douane pour qu’il fasse le dédouanement dès le lendemain matin. Mercredi midi nous retournons donc à Montévidéo récupérer le colis. Il faut encore signer quelques papiers et donner le numéro de la voiture. Après 1 heure d’attente, le temps que l’employé responsable termine la procédure avec la douane Domi récupère enfin la génératrice. Mais pas question d’ouvrir encore le colis, il nous est remis sous scellé électronique (en genre de petit cadenas hightech) Nous devons rentrer immédiatement au bateau sans nous arrêter nulle part ou une douanière nous attend pour vérifier que nous l’embarquons bien à bord et retirer le cadenas électronique. Après signature de quelques formulaires supplémentaires dûment tamponnés, Domi peut enfin ouvrir le paquet et vérifier le contenu (le colis n’a ni été ouvert ni abimé et c’est tant mieux, on aurai pas aimé récupérer une génératrice éventrée surtout sans recours possible auprès du transporteur celui-ci ayant considéré le colis livré à la remise des documents.

Domi remonte aussitôt la génératrice (qui semble neuve, sans doute un échange standard) sur l’hydrogénérateur. On espère qu’il va maintenant fonctionner de nouveau normalement et qu’il va produire de l’électricité pour longtemps et sans autre incident. Fin de l ‘épisode.

Pendant ce temps là le créneau météo du début de la semaine, qui nous aurait permis d’aller directement au malouines dans du vent modéré, est passé et nous devons attendre vendredi que le vent repasse au nord. En attendant, ce soir il pleut et la mer est mauvaise. Mais bon, essayons de voir le côté positif, nous n’aurions pas visité ce pays si beau, si cette pièce avait été livré simplement sans tracasseries douanières.

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Domi remonte la génératrice (la pièce du bas) sur l’ensemble.

 

Réponse au quiz de Itajai.

 

C’est Denis le vainqueur suivi de Sandra et Julien en deuxième position , la réponse est donc le capybara , le plus grand rongeur du monde .

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Piriapolis, Ballade chez les Gauchos

Nous ne sommes plus au Brésil, le paysage est complétement différent, plus de montagne et de forêt vierge mais des petites collines verdoyantes avec des effleurements de granit et ce qui de loin semble être des sapins (en fait des eucalyptus). Derrière la marina nous apercevons quelque chose de très inhabituel pour un bord de mer : un téléphérique rose ???

Piriapolis (Piria pour les intimes) est une petite ville balnéaire avec un front de mer. Les gens s’y promènent leur maté à la main et la thermos d’eau chaude sous le bras (la hierba maté est une infusion, populaire dans toute l’Amérique du sud, qui a des propriété similaires au thé, ici elle se boit très concentrée dans une sorte de petit godet recouvert de cuir avec une paille filtrante en argent). En Uruguay c’est vraiment une passion, tout le monde en boit en permanence, au travail, à la maison ou dans la rue. Même les ados, gars et filles se retrouvent en fin de journée sur le front de mer pour boire leur maté. Le godet et la paille passent de main en main à la manière d’un joint. L’Uruguay est aussi l’un des pays où l’on mange le plus de bœuf au monde et la viande est réputée pour y être excellente.

Sur le quai nous rencontrons Guy, qui est Français. Il vient nous souhaiter un bon séjour ici est nous l’invitons à venir prendre un verre dimanche soir afin profiter de son expérience. Il a beaucoup bourlingué : mer Rouge, Indien, plusieurs tours du Pacifique et surtout la Patagonie et les Malouines, mais là il remonte vers le Brésil et le Antilles.

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dimanche 21 Octobre :

La journée est consacrée principalement à la réparation de la grand-voile. Je n’ai pas besoin de la dégréer (enlever du mât) et je la répare directement à poste. Domi s’affére de son côté pour changer les bosses de ris qui frottaient et s’usaient anormalement et modifier la bôme pour que çà ne se reproduise plus.

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Nous avons des petites hirondelles qui tournent dans le port elles ne sont pas tout à fait identiques que celles de l’Europe, et aussi un gros lion de mer qui se prélasse sur un ponton. Ici le ciel est d’un bleu très pale qui nous rappelle un peu les ciels suédois et les températures varient tellement que nous passons du short au pantalon de survêtement, du teeshirt à la polaire en quelques instants. Nous faisons tamponner nos passeports par l’émigration, faisant ainsi notre entrée officielle en Uruguay, et les formalités d’entrée au port. Un coup de téléphone au fabriquant nous confirme que la pièce de l’hydrogénérateur que nous avions envoyé en préparation depuis Rio devrait pouvoir être expédiée sous peu. Nous allons donc pouvoir nous organiser pour l’attendre.

Un Email du transporteur (Fedex) nous confirme que l’hydrogénérateur est parti et arrivera vendredi. Nous avons donc deux jours pour aller nous promener. Nous allons louer une voiture et aller voir les Gauchos dans la pampa (enfin la campagne, on nous dit que la pampa c’est plutôt en Argentine ). Nous profitons de cette journée pour tout mettre en place, et nous avancer dans la préparation de notre descente vers les Malouines ou nous avons finalement décidé de passer avant d’aller en Patagonie.

Demain matin Domi va chercher la voiture chez le loueur et nous partirons vers l’aventure …

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Mercredi 24 octobre :

Nous sommes en route en direction du Nord de l’Uruguay c’est un pays qui est trois fois grand comme la Suisse. Il y a très peu d’habitants mais, par contre, beaucoup de vaches de montons et de chevaux .

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Les Gauchos sont ses hommes qui vont chercher les vaches à cheval dans ces étendues immenses, accompagnés de leur chien .

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Notre bifteck pour ce soir…Elle a beaucoup de goût (admirez les boucles d’oreille) mais c’est une vrais carne…IMG_8220

Le temps n’est pas avec nous, il fait gris et de temps en temps il pleut. Les paysages sont magnifiques, pas de route, ni poteaux , ni maison à perte de vue. Les animaux circulent librement dans ce paysage vallonné. A faire des kilomètres dans la pampa c’est pas étonnant que la viande soit dure …

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Nous allons voir une cascade mais ce n’est pas cette fois ci que l’on mettra les pieds dans l’eau

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On est plus sous les tropiques et çà se voit.

Il y a beaucoup d’animaux sauvages, les très gros lézards (peut être des varans ?) sont du nombres, celui-ci fait deux mètres de long. IMG_8240

Le deuxième jour le temps c’est amélioré, il fait beau et chaud.

Les Uruguayen d’ici sont manifestement de condition très modeste. Ils travaillent dans les gigantesques estancias (les fermes locales) et habitent de toute petites maisons. IMG_8261

Ils sont contents de nous voir, ce n’est apparemment pas si souvent qu’il ont la visite de touristes, et à chaque fois nous avons droit à des grand sourires et des bonjours chaleureux .

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Les oiseaux sont partout nous sommes au printemps et ils font leur nid.IMG_8278

Une photo spéciale pour Denis , et oui ici aussi il ont des éoliennes .

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Cette maison n’est pas plus grande que notre chambre d’hôtel!IMG_8290

Nous sommes à José Batlle y Ordonez (drôle de nom pour une ville) , les bâtiments sont très originaux et même s’ils auraient bien besoin d’un petit ravalement, tout est quand même très propre.

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Nous sommes à la poste et une jeune femme avec son maté attend patiemment son tour. Vous noterez en arrière plan le coffre et l’équipement ultra moderne du bureau .

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sans commentaire . (nous n’avons pas identifié l’animal peint sur la porte)

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Partout nous remarquons des restes d’une voie ferrée , la route à pris le relai et la voiture a remplacé la diligence. Il ne reste plus que les gauchos et leurs traditions.

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Je ne connais pas le nom de tous les oiseaux tellement ils sont nombreux, mais peut-être identifiez-vous celui-ci?

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Celui ci c’est un vautour .

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et ces trois là des autruches, elles sont en libertés , les clôtures sont là pour protéger les animaux de la route.

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Les restes d’un repas .

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Nos amis les chevaux , pas facile de les approcher .

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Quant je vous disiez que c’était le printemps ! c’est une parade nuptiale.

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Un gaucho au pied de sa monture !

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Dans la cours de l’école de Florida, en tablier rose , les petites filles nous font des grimaces à travers le grillage. Dans chaque établissement l’uniforme est obligatoire .

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Un jeune qui entraine son cheval pour les courses d’endurance .

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Une autre école dans un petit village

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c’est aussi un pays de vin . Tanat , shiraz , pinot noir , chardonnay, sauvignon nous les avons tous gouté et ils sont très bon .

Deux jours c’est court pour visiter tout un pays , c’est vrais qu’il n’est pas bien grand , les gens y sont adorables est vraiment cool. Nous avons zappé Montévidéo la capitale, Colonia et tout le bord de mer , ce sera pour la prochaine fois. On ne peut pas tout voir …

L’hydrogénérateur n’est pas arrivé vendredi ni samedi (il a fait un petit tour aux Etats Unis puis retour à la case départ Charles De Gaule pour repartir à Montévidéo via le Brésil et l’Argentine) , Normalement on devrait l’avoir lundi Maniana …

Samedi 27 octobre:

Grand marchè au légumes en trottinette. Les fraises superbes à moins d’un euro le kilo çà fait de la bonne confiture:).

 

Dimanche 28 octobre:

Lessive et entretien de routine au bateau (vidange, rangement, nettoyage de la coque etc) et ballades en ville et autour du port ou nous en avons dénombré pas moins de cinq phoques faisant leur show aux passants dont un vieux lion de mer énorme escaladant un quai vertical d’un mètre cinquante à la seule force de ses membres antérieurs… Pour empêcher ces grosses bêtes malodorantes de monter à bord, les propriétaires de bateaux mettent des planches à clous sur l’arrière

 

Lundi 29 octobre :

Nous avons ce matin la visite d’une otarie sur le bateau .

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Elle se sent chez elle, elle est trop mignonne mais nous ne pouvons pas la laisser squatter ainsi le bateau, elle à de grandes dents et même si pour l’instant elle ne sent pas trop mauvais… donc oust à l’eau !!!.

otarie sur le bateau

Un mail arrive, la pièce de l’hydrogénérateur devrait être livrée aujourd’hui. Par contre le créneau météo pour descendre directement au malouines c’est refermé. Nous étudions la possibilité de passer par Mar Del Plata ou nous pourrions attendre des vents plus favorables.

A suivre….

écrit par Anne et Domi.

La descente vers l’Uruguay

Lundi après-midi 15 octobre :

Nous démarrons vers 17H 30 après avoir bien fait attention qu’il n’y avait pas de bateau de commerce entrant ou sortant du port. Les gros porte-conténaires sont escortés par 4 remorqueurs jusqu’à la sortie et la largeur du chenal ne laisse aucune place même pour un petit bateau.

Le temps est meilleur en mer qu’à terre. Trois heures après avoir quitté le port, le ciel se dégage complétement. Toute la nuit nous défilons gentiment à 6 nœuds le long de la côte dont nous pouvons admirer les lumières.

 

Mardi 16 octobre :

Le matin le vent monte et nous prenons un puis deux puis trois ris dans la grand voile , finalement dans un empannage la grand voile se déchire juste un petit accros mais mal situé. Nous affalons pour ne pas que cela s’aggrave. Sous foc seul nous continuons et déboulons jusqu’à 13 nœuds, la mer est en vrac, le record de vent est de 36 nœuds, il y a des bateaux de pêche dans tous les sens. Se sont des chalutiers en pêche. Il faut être vigilent ils n’ont pas tous l’AIS et nous ne savons, souvent qu’au dernier moment si on les rattrape où si ils viennent se nous. Trainant leur chalut, ils ne sont pas manœuvrant aussi c’est à nous de nous éloigner d’eux. Les oiseaux sont à la fête et nous font un spectacle de clownerie à se tordre de rire. Ils ballaient avec leurs pattes la mer pour prendre de la vitesse au décollage et quelques fois ça se termine en roulé boulé dans l’eau. Sous l’eau aussi il y a du monde, des gerbes d’eau jaillissent à deux trois mètres au dessus de la surface, baleines, dauphins ou gros poissons en chasse ?… Je ne mets pas ma ligne, nous avons assez à manger pour trois jours.

 

Mercredi 17 octobre :

 

Le vent se calme, pourtant il souffle encore à 17 nœuds mais nous avons l’impression que le bateau fait du sur-place. Nous profitons de ce calme relatif pour envoyer la trinquette et tangonner le foc en ciseaux. Avec ces deux voiles à l’avant nous reprenons un peu de puissance. Il faut que l’on profite au maximum du vent tant qu’il y en a, les prévisons nous annonce une grande zone de calme sur notre route, nous allons être obligé de faire du moteur pendant au moins 24 heure.

18heure 08 nous venons de passer le tropique du Capricorne.

Jeudi 18 octobre :

 

Comme prévu nous sommes au moteur et le peu de vent qui souffle est pile dans l’axe du bateau, on ne peut donc pas s’appuyer avec une voile. D’après les GRIBs le vent devrait tourner favorablement d’ici quelques heures.

Depuis que maman est rentrée chez elle elle peut m’envoyer des E mail grâce à Sophie qui lui a montré comment faire, aussi la vacation est écourtée et nous nous parlons que quelques minutes .

10 heure enfin le vent tourne, c’est le front froid la température commence à chuter, nous faisons un petit détour pour localiser un objet flottant ( genre grosse boîte de congélateur ). Des oiseaux tournent autour attirés eux aussi par cette chose étrange qui leur sert accessoirement de perchoir pour se reposer. Nous envoyons un message de sécurité pour prévenir tous les navires qui sont aux alentours avec la nouvelle radio que nous avons acheté à Ilha Bela. Elle marche très bien c’est un vrai plaisir. De temps en temps le soleil fait son apparition quelques minutes puis le brouillard retombe en nous laissant une visibilité très réduite, heureusement nous avons le radar pour localiser les bateaux de pêche qui n’ont pas l’AIS. Je profite d’être au moteur pour faire de la confiture d’ananas aux citrons verts, (toujours avec le rice cooker électrique J) c’est un régal, elle fera un excellent dessert avec du yaourt . Il recommence à faire chaud et il y a même de l’électricité dans l’air. Un orage est autour de nous, on voit des éclairs partout mais nous n’avons toujours pas plus de vent. Nous ne sommes pas d’accord sur le choix du routage mais finalement nous trouvons vite un compromis qui s’avère être une bonne option.IMG_8057

En fin de soirée des sternes nous tournent autour en caquetant. J’aperçois une petite tête qui dépasse des panneaux solaires. Il y en a une qui se repose tranquillement. Finalement les trois autres réussissent à leur tour à se poser en nous faisant de grands discours. C’est très bavard une sterne le savez-vous ? Elles nous font beaucoup rire avant de nous quitter juste au soleil couchant. J’ai bien cru qu’elles iraient jusqu’à squatter les panneaux solaires toute la nuit mais non elles avaient à faire …trop drôle.

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J’ai parlé des Sternes mais je n’ai pas encore parlé de ses grands oiseaux qui nous tournent autour en faisant leur acrobaties d’aviateur se sont des albatros bien sûr. Ils tournent autour du bateau en rasant les vagues sans jamais donner un coup d’aile. A la tombée de la nuit ils disparaissentIMG_8043 pour revenir au soleil levant.

Depuis deux nuits nous fermons la véranda pour avoir plus chaud. Les nuits sont beaucoup plus froide maintenant, ce matin il ne fait que 15°C. Nous venons de passer la frontière du Brésil, nous sommes dans les eaux territoriales de l’Uruguay.IMG_8076

10 heure Le vent est de-nouveau avec nous, sous foc, (nous attendrons d’être au port pour répare la grand- voile) nous déboulons à 7 nœuds. Nous sommes sur la route des cargos. Ils nous doublent ou nous dépassent de chaque côté en nous évitant. De temps en temps Domi appelle ceux qui ne semblent pas vouloir dévier de leur route pour leur demander leurs intentions et en général ils se détournent. Quelque soit le pavillon des cargos que nous croisons, leurs opérateurs radios parlent avec un fort accent indien.

Samedi 20 Octobre :

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Au petit matin nous arrivons sur l’île de Lobos Cette île accueille 250,000 otaries et des lions de mer. C’est la plus grande réserve de toute l’Amérique du sud, il y en partout sur les plages. Sous le vent de l’île, c’est réservé aux bébés et tout autour sur les rochers les adultes sont là à ce faire bronzer. Nous apprendrons que l’Uruguay est un pays plutôt cool…

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Les otaries sont plus curieuses et viennent nous voir en faisant des clowneries autour du bateau. Ce sont des animaux fort sympathiques. L’île est bien identifiée par un gigantesque phare, le plus haut d’Amérique du sud. Malheureusement nous ne pouvons pas accoster l’île ni même mouiller une ancre, la houle et le courant ne le permettant pas. Aussi après avoir fait trois fois des ronds dans l’eau nous reprenons notre chemin pour nous diriger vers Piriapolis.

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Tout de suite après avoir quitté l’île, je mets une ligne. Je me dis que si il y a autant de phoques c’est qu’il y a aussi du poisson pour nourrir tout ce petit monde. A peine est elle dans l’eau que je remonte un joli poisson. Il est midi ça tombe bien un deuxième ne serait pas de refus. Je remets donc ma ligne et là c’est deux poissons qui mordent. Domi me dit stop ! nous avons assez , mais il faut que je remette ma ligne à l’eau pour la ranger et un quatrième s’accroche ,nous avons deux bon repas d’assurés .

 

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Nous arrivons au port en début d’après-midi, l’amarrage est difficile, le vent est de travers rendant le bateau est très peu manœuvrant surtout quand il faut se faufiler entre les (trop) nombreuses bouées, passer une aussière dans celle que l’on a choisi pour atteindre finalement le quai en marche arrière. Après 2 essais infructueux nous nous mettons à couple d’un autre bateau. On gonfle l’annexe pour aller mettre l’aussière sur la bouée devant l’étrave. Une fois la manœuvre terminée il est trois heure et le bureau du port est fermé, nous sommes samedi c’est le week-end donc toutes les administrations sont fermées (sauf la Prefectura). Bon c’est pas grave on va nous aussi se mettre au rythme du pays …

 

A suivre….

écrit par Anne et Domi

 

Itajai, le Brésil à l’allemande!

Nous arrivons donc vers 14heures à Itajai. Nous sommes accueilli sur le ponton par un personnage fort sympathique qui anime le port et nous présente à tous les gens habitant sur leur bateau à la marina. Nous sommes les seuls Français aussi on nous chouchoute et chacun s’essaye à son petit mot de Français (sans doute le seul qu’il connaisse J) c’est très sympa. On essaie de communiquer en Anglais même si ce n’est pas toujours facile, Itajai sera quant même l’endroit du Brésil où nous avons rencontré le plus de gens acceptant de parler Anglais (la plupart se débrouillant d’ailleurs très bien. La région à principalement été peuplée et développée par des émigrés d’origine allemande et hollandaise qui ont amenés avec eux leur tradition d’efficacité et d’organisation. Ici tout y est clean et safe. Le taux de criminalité est – de loin- le plus bas de tout le pays et fait unique, on peut même se permettre de sortir le soir dans la rue sans aucune inquiétude. Et çà tombe bien car les valeureux descendants des premiers émigrés allemand ont aussi su garder les tradition culturelles de leurs ancêtres : nous sommes en octobre, c’est la fête de la bière et aujourdhui vendredi c’est férié. La fête se tient au grand hall d ‘exposition juste just à côté de la marina. Nous entendons la musique du bateau, mais épuisé par deux nuits difficiles, ce ne sera pas pour ce soir …IMG_7979

Nous remarquons sur la jetée des petites crottes bizarres trop grosses pour être des bêtes aux longues oreilles(sur le bateau nous ne disons pas leur nom, la tradition maritime prétend que çà porterait malheur) , et puis plus loin faisant la sieste sur un ponton qui n’est pas utilisé, une bête qui ressemble à un gros ragondin , à peu près la taille d’un sanglier adulte.

 

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Le lendemain nous profitons d’être dans cette marina de luxe (mais pas donnée : 250 rials soit environ 50 euros la nuit ) pour faire la lessive. (Machine à laver/sécher à disposition gratuitement). Nous avons une bonne couverture WIFI au bateau et j’en profite pour mettre deux articles sur le blog. Nous profitons aussi de la proximité du grand hyper marché Bistek (le mieux achalandé de tout ceux ou nous sommes passé au Brésil) pour faire nos provisions pour la suite du voyage. Par contre le temps est de plus en plus pourri. Il pleut sans discontinuer toute la journée.20181013_203603

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Le soir, pour nous récompenser de cette rude journée consacré principalement au nettoyage, nous allons faire un tour à la fête de la bière qui ici a été un peu remise au gout locale et c’est transformée en fête de la bière et de la sardine. La bière est bonne et les choppes (en plastique réutilisables) sont de taille raisonnable. Un excellent orchestre joue des morceau connus des années soixante dix dont de très bon remakes de Sultans of Swing (Dire Straits) et de the Wall(Pink Floyd), de la bonne musique pour retraités mais qui n’empêche pas les jeunes brésiliens de se déhancher en cadence. Tout Itajai est là une bière à la main et un plateau de malbouffe de l’autre (on voit bien quelques sardines mais elles sont peu appétissantes, sur la plupart des plateaux c’est croquettes-frittes) on fait un tour à l’étage où quelques femmes exposent leur marché de Noël . La fête est bien encadrée et de nombreux vigiles patrouillent dans la foule au cas ou mais l’ambiance est familiale et bon enfant. La police montée est elle aussi dans la rue sympathique et avec le sourire elle se laisse photographier.

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Après avoir apprécié notre bière et profité de la musique, nous rentrons au bateau. A la grille de la marina une famille de ces gros rats broutent tranquillement la pelouse. Personne ne vient déranger ses animaux pacifiques qui ne semblent d’ailleurs absolument pas craintifs. Avez-vous trouvé le nom de cet animal ? laissez chercher les petits le premier qui à trouvé et nous envoie le nom via la messagerie du blog recevra une carte postale.IMG_7983

On voulait repartir dimanche mais Vendredi étant férié, nous n’avons pas pu faire les formalités pour sortir du Brésil. Il reste bien Rio Grande mais en fonction du temps il y a un risque que nous ne puissions pas y rentrer, les vents étant de terre la lagune va se vider et ainsi provoquer un fort courant à l’entrée qui va être rendu encore plus fort par les pluies continuelles de ces derniers jours provoquant la crues de rivières. Où nous sommes l’eau est marron et la rivière charries des tas de branches mais aussi des saletés c’est carrément immonde. Après une analyse de la météo et des fichiers gribs on voit qu’en partant lundi ou mardi on pourra aller directement jusqu’en Uruguay.

Nous repartirons donc lundi après avoir fait les formalités.

 

Dimanche 15 octobre :

Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille, apparemment, me dit Maman, la France est elle aussi bien arrosée (sauf la Touraine où le soleil brille toujours). Nous en profitons pour faire la connaissance de Cat, voisine de ponton, elle est Australienne et vit sur son luxueux bateau de charter de 19 mètres. Elle organise des explorations en Antarctique et elle part bientôt voir les baleines a Puerto Mardryn en Argentine. Nous visitons son bateau, un Trintella 61 en alu magnifiquement construit et aménagé aux Pays Bas et doté d’un gréement très particulier (balestron). Il peut accueillir 8 passagers en plus elle et un marin dans d’excellente condition de confort avec tout l’équipement nécessaire au exploration dans des conditions extrêmes. Elle a encore deux places disponibles qu’elle nous propose à partir du 29 novembre à Ushuaia. On est tenté mais c’est trop cher (même si elle est prête a nous faire un bon prix) pour notre bourse et se n’est pas dans notre programme. Je laisse le nom et l’adresse cela peut intéresser quelqu’un pourquoi pas ? il faut faire vite : deux places pour la grande aventure antarctique ça part vite .

icebird@gmn-usa.com catherine Hew http://www.icebirdexpedition.com

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Lundi 15 octobre :

Nous allons faire notre sortie à la police fédérale tous les deux, pour le reste des papiers Domi peut le faire seul. Ça aurait été les formalités les plus simples et les plus rapide du Brésil si Domi n’avait pas oublié la déclaration de douane au bateau, l’obligeant à y retourner d’un coup de trottinette. De mon côté je fais le marché de poisson et fini les dernières courses que nous n’avons pas fait. Prépare quelques repas car la mer risque d’être agitée. Nous avons prévu de partir qu’en fin d’après midi juste à la bascule de vent. Nous aurons une longue descente au portant.

 

Salut Itajai. C’était une bonne escale technique où l’on trouve de tout où les gens sont adorables, la marina est très bien équipée et dispose te tous les services même si les prix sont un peu cher pour la nuit. On peut y laisser un bateau en hivernage sur terre plein où au ponton c’est bien surveillé même mieux que chez nous. Pour faire des réparations, c’est bien aussi. L’inconvénient c’est la couleur de l’eau plus ce qu’elle charrie !!!! La ville ne présente aucun intérêt touristique mais elle est sûre et tout y est disponible et efficace même les administrations. Nous apprendrons que les services médicaux et hôpitaux de la ville sont aussi de très bonne qualité, c’est toujours bon à savoir. Les amis de ponton nous souhaitent bon voyage en nous larguant nos amarres. Ils sont tous là à agiter la main et à prendre des photos, il y a un Uruguayen, un Brésilien, un Australien. Le monde de là mer n’a pas de frontière.

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A suivre….

Écrit par Anne et Domi

 

Départ vers le grand-sud

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Il est 8 heures, de bonne heure et de bonne humeur, nous sortons de notre loch écossais sous un temps encore maussade. La mer est courte est une houle croisée fait tanguer le bateau. Mais le vent se lève est nous faisons 30 miles sans problème. Ça fait du bien de se retrouver en mer et de faire un peu de voile après ces 2 semaines passées essentiellement au mouillage ou au moteur dans la baie. Mais c’est encore au moteur que nous finirons les quinze derniers milles jusqu’au mouillage le vent nous ayant lâchement abandonnés. Nous faisons escale ce soir à Ilha Anchieta. L’île était autrefois un pénitencier mais elle a été convertie en parc naturel et les geôles transformées en musée. Pas moyen de débarquer à terre, il y a des rouleaux sur la plage. Le mouillage est sûr mais rouleur à cause de la grosse houle du large qui contourne la pointe mais pour une nuit çà ira, on devrait s’y faire. C’est surement très joli par beau temps mais aujourd’hui avec la grisaille c’est un peu tristounet.

 

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De bonne heure nous levons l’ancre pour nous diriger cette fois-ci vers Ilha Bela. C’est une immense île tout en longueur séparée de la côte par un canal de seulement quelques miles de large et donc bien protégé. La montagne est haute et escarpée avec une forêt dense comme sur toute la côte à cet endroit du Brésil, ce qui fait son charme. Malheureusement l’endroit n’est pas trop sûr et c’est réputé pour ses nombreux vols, la proximité de Santos et de Sao Paulo dont les riches bourgeois on construit des villas superbes sur l’île y est pour quelque chose.

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Il n’est donc pas question d’y laisser le bateau seul trop longtemps. On se contentera de descendre à terre pour faire quelques courses le matin et une ballade jusqu’au centre ville l’après-midi car nous avons repérer un magasin de Croc bien achalandé et les Crocs c’est ce qui se fait de mieux comme chaussons pour le bateau (publicité gratuite J).

 

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L’endroit est coquet et les maison, hôtels et posadas sont très luxueux .La route passe juste sur le front de mer et une circulation en continue gâche un peu l’endroit ainsi que notre ballade du bord de mer. Dommage la montagne semble tellement belle et on aurait bien voulu prendre le temps de faire une ou 2 randos pour aller voir les sommets et les cascades. C’est tout le problème du Brésil : un pays superbe, des gens adorables mais une criminalité galopante que la corruption endémique de la classe dirigeante ne permet pas éradiquer.

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Deux jours plus tard, le temps qu’un front froid passe avec ses pluies et son vent fort de secteur sud, et nous voilà reparti pour notre descente du Brésil.

 

Mercredi jeudi et vendredi 11 12 13 octobre :

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Le temps semble s’être bien amélioré et nous repartons d’Ilha Bela sous le soleil. Quelques hôtels ont même ressortis leurs parasols sur leur plages privées. Nous longeons l’île sur toute sa longueur avant de retrouver le large. A peine sortis du chenal, le brouillard commence à tomber et le vent aussi. Nous contournons l’île de Alcatraz (non pas le fameux pénitencier dont on ne s’évade pas) mais on ne peut pas l’approcher elle est bien gardé par un chapelet de roches tout autour.

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C’est ce moment là que choisi un thon de 5 kilo pour prendre à ma ligne. Le bateau tangue de tous les côtés et des paquets de mer inondent le cockpit. Nous enfilons notre ciré cotten et notre harnais, sans trop de résistance le poisson est hissé à bord mais notre équilibre n’est pas très bon et le sang gicle partout sur moi. Nous avons pourtant la technique mais sur une meilleure mer. Bon bref après l’avoir vidé il finit dans le petit frigo en attendant d’être arrivé au port pour le préparer en conserve, j’en profiterai aussi pour tester la recette de thon de Fanny. La météo des prochains jours nous prévoyant le même temps qui pourrait rendre l’entrée de Rio Grande difficile, nous avons décidé de nous arrêter à Itajai. Pourquoi Itajai ? me disent François et Sophie sur google çà a l’air moche et sans aucun intérêt (comme d’ailleurs Rio Grande). Parce que c’est un port facile d’accès par tout temps et un bon endroit pour faire les formalités de sortie du Brésil, toutes les administrations étant à proximité du port.

 

 

Baie de Parati

Mercredi 4 octobre :IMG_7664

Aujourd’hui nous avons la baie à traverser pour aller à la marina d’Engenho à côté de Parati (ville touristique à ne pas manquer ). La marina est toute neuve, le livre la donne comme étant la meilleur de la baie et la moins cher. C’est une superbe marina dans les bois malheureusement il fait un temps de cochon, il bruine et c’est à peine si l’on voit la montagne derrière. Le couple qui tient la marina nous propose gentiment de nous emmener en ville. Parati est une ville où les rues sont inondées à marée haute. Elle aurait, paraît-il été conçu ainsi par les Portugais pour que les rues soit ainsi nettoyées à chaque marée. Avec le temps et les marées les gros pavés des rues se sont disjoints et il est très difficile de marcher sans se tordre les pieds. Les maisons sont toutes parfaitement entretenues sans trace de moisissure en dépit de leur âge (17ème 18ème siècle) et de la marée. Mais la plupart sont des boutiques de souvenir pour touristes. Autours de ce centre historique piétonnier, c’est une ville brésilienne ordinaire. La police est présente à tous les coins de rue. Nous avons même pu assister à une course poursuite entre un gros 4X4 de la police et un jeune à moto qui avait du faire quelque chose de répréhensible. On se serai cru dans un film, en tournant à un carrefour sur les chapeaux de roues le 4X4 à failli faucher une dizaine de piétons et atterrir dans une vitrine. Il était moins une et j’ai eu une chance inuit de ne pas être renversée par la moto… heureusement qu’ils ne tiraient pas au pistolet en même temps. Nous n’avons pas trop le temps de nous attarder en ville, nous avons encore les courses à faire. Le taxi nous ramène bien chargés du super marché à la marina et nous retrouvons notre tranquillité ici c’est bien gardé même la nuit et il faut montrer patte blanche pour entrer.

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Jeudi 5 octobre :

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Là vraiment c’est un front froid il ne fait plus que 20° et nous ne sommes encore entre l’équateur et les tropiques. Le monde à l’envers je vous le dis .Bon après avoir réglè la marina (le linge est gratuit) nous repartons vers une autre baie et pour y aller Domi nous fait passer entre les cailloux histoire de nous mettre en jambes avant la Patagonie …C’est splendide nous passons entre des tas de petites îles aux gros rochers ronds, avec des petites plages et partout où il y a la moindre petite surface de terre la végétation a repris ses droits. Il y a quelques jolies petites maisons accrochées à flanc de montagne, elles se fondent dans la végétation. Après avoir passé par un dédale de rochers nous arrivons devant le village de Mamangua. Jusqu’en 2015, le village n’avait pas l’électricité. Il n’y a aucun accès par la terre. Les enfants vont à l’école en bus de mer,. C’est comme une grande famille. Après l’école, les enfants jouent ensembles sur la plage pendant que les mamans discutent en les surveillant. D’autres partent aider leurs pères à la pêche. Quelques maisons proposent une restauration qui ne fonctionne que le week-end. On peut y acheter du poisson si le pêcheur est rentré de mer. Si vous chercher un endroit où personne vous trouvera où vous pourrez vous dé-stresser et vous reposer en totale quiétude, sans internet ni réception GSM, où vous pourrez juste aller à la pêche où flâner

IMG_7780.JPGIMG_7774 sur la plage c’est vraiment le bon endroit. Quelques logements sont proposés dans le village et quelques petits hôtels de luxes sont installés dans la baie sur les plages sur la rive en face du village. Un bateau taxi fait la navette dans toute la baie pour vous y déposer.

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Ce matin nous allons faire un tour de canoé dans les mangroves. Nous nous rapprochons en bateau au maximum du fond de la baie et mouillons près de la dernière pointe rocheuse. On s’équipe pour une expédition de quatre heures. Dans le guide ils indiquent qu’il faut des battons pour éloigner les serpents, du produit anti moustiques et des chaussures de marche pour aller voir une cascade et des piscines naturelles. Il faut suivre la rivière serpentant à travers la mangrove, puis la forêt, on laisse alors l’embarcation pour suivre la rivière à pied et trouver ces fameuses cascades. Pour trouver des bras qui serpentent à travers les mangroves on en a trouvé mais après quelques centaines de mètres, pas moyen d’aller plus loin, on voit que des arbres ont été régulièrement coupés pour laisser un passage mais d’autres sont tombés et ils obstruent complètement le chemin. Il faut faire demi-tour dans ces marais pas question de mettre les pieds dans l’eau pour contourner l’obstacle et de toute façon toutes ces branches qui sortent de l’eau risqueraient de crever notre canoé et là nous serions dans une fâcheuse situation. Nous avons ainsi exploré 3 bras mais à chaque fois c’était pareil. Aussi au bout de trois bonnes heures de canoé, dévorés par les moustiques et le mouches plates, nous sommes rentrés au bateau complétement fourbus et courbaturés d’être resté assis tout ce temps au fond du canoé . Finalement en regardant bien le guide c’était le premiers bras en approchant de la mangrove le seul que nous n’avons pas exploré car il semblait le plus étroit. A peine arrivé, au bateau il se met à pleuvoir. Le guide décrivaitIMG_7809 l’endroit comme un loc Écossais avec des palmiers et un climat tropical mais là c’est le climat qui se met aussi au diapason de l’Écosse : il ne fait plus que 20°. L’après midi passe sous la pluie et nous mettons nos cirés cotten pour remonter la baie jusqu’à un mouillage tranquille à son embouchure. Demain nous aurons ça de moins à faire pour notre prochaine étape.

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A suivre ….

Ecrit par Anne et Domi