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Nisos Skhinousa, port de Mirsini

Le Meltem (vent de secteur Nord assez fort) devrait souffler pendant les jours suivants. La petite baie de Mirsini sur l’ île de Skhinousa semble être la mieux abritée. Mais aujourd’hui le temps est magnifique, la mer est plate et la brise de nordet ne dépasse pas les 12 nœuds, les 20 milles qui nous séparent depuis Amorgos sont rapidement couverts.

Mirsini est le port de l’île et en cette fin de weekend, les ferrys se succèdent au bout du quai ou nous sommes amarrés mais l’abri et vraiment très bon.

Skhinoussa parait toute petite juste en dessous de sa grande sœur Naxos. Mais c’est une île assez peuplée avec des activités agricoles, le tourisme ne semblant qu’un complément. Le village sans prétention est plutôt sympathique, une seule rue, deux épiceries quelques cafés et une demi douzaine de location de vacances. Quelques sentiers sur les collines permettent d’admirer le paysage mais ils se terminent souvent au pied de ces fameux murs de pierres sèches conçus spécifiquement pour que même les chèvres ne puissent pas passer.

Lundi en fin de matinée, Habibti viens nous rejoindre et nous passerons encore de bon moments avec nos amis Tania et Roberto.

Mercredi 12/04/2023, le coup de vent est passé, nous repartons vers la partie nord des Cyclades.

Amorgos

Levitha est un superbe mouillage mais le temps est beau et il faut en profiter pour avancer plus avant dans les Cyclades, l’objectif pour aujourd’hui 8 avril 2023: Amorgos. Nos nouveaux amis Italien sont partis tôt ce matin mais nous sommes moins courageux et ce n’est qu’une bonne heure plus tard que nous larguons le mouillage.

Amorgos est une île toute en longueur au relief accidenté. La côte sud est une falaise abrupte réputée pour des rafales catabatiques très violentes tandis que la côte nord est découpée de baies plus ou moins protégées.

Celle de Katàpola ou se trouve le port de l’île. Elle est très ouverte au vents d’ouest mais pas de soucis pour les prochaines 24 heures d’Est faible est prévu. Après une navigation plutôt cool et un peu de moteur sur l’arrivée sur l’ile nous prenons notre place arrière au quai à coté d’Habibti. Après une ballades dans le village, apéro à bord de Rêve à Deux avec Tania et Roberto. Ils nous proposent de louer une voiture ensemble le lendemain pour aller visiter le monastère de Panayia Khozoviotissa,

Le monument incontournable d’Amorgos.

Et nous ne sommes vraiment pas déçu! La vue depuis le chemin qui grimpe au flanc de la falaise vertigineuse vaut largement, à elle seule, le déplacement.

Mais quand on découvre le monastère d’une blancheur immaculée accroché à la paroi rocheuse, c’est un émerveillement! C’est un chef d’œuvre architectural. Il fait corps la montagne.. C’est constructeurs on du développer des trésors d’ingéniosité pour tirer parti des moindres anfractuosités de la roche et monter les murs dans le vide.

En plus, le site est magnifiquement préservé et entretenu avec dévotion, c’est magique, ici pas de peinture écaillée, de poteaux électrique ou de rafistolage en béton tout est magnifiquement fini et rien ne dénote.

Nous entrons par la petite porte basse mais pour pénétrer plus en avant dans ce lieu consacré Tania et moi devons passer une jupe.

Des escaliers de pierre étroits nous conduisent alors dans une première chapelle puis une deuxième où moines et visiteurs viennent prier.

Nous nous retrouvons ensuite dans la salle à manger où on nous sert un verre de liqueur Rakoumelo fabriquée sur place accompagné de loukoums pour terminer la visite de façon conviviale.

Nous n’avons accès qu’à une petite partie du monastère, le reste étant les lieux de vie des moines.

Sur le chemin du retour on s’arrête à la Chora dont le centre et ses ruelles sont agréables sans toutefois pourvoir rivaliser avec ceux de nombreux autres villages traditionnels de l’archipel.

La matinée s’achève, nous rendons la voiture et larguons les amarres: Habibti pour Koufonisia et Rêve à Deux pour Skhinosa, mais nous nous reverrons bientôt!

Levitha

Les vents de secteur Sud se sont enfin calmés et ont fait place à une gentille petite brise de Nord. C’est le temps idéal pour quitter Patmos et le Dodécanèse et glisser en toute tranquillité vers Lévitha l’île la plus proche de l’archipel des Cyclades.

C’est une toute petite île au relief modéré et recouverte de garrigues et de zones arides. Elle est habitée par seulement 2 ou 3 familles dont celle de Manolis qui a installé une dizaine de corps-morts dans la petite anse bien abritée des vents particulièrement de secteur Ouest à Nord Est. Pour s’y amarrer, il demande aux voiliers de passage, 9 euros par nuit ce qui, dans un tel site, le vaut largement. En saison, il fait aussi restaurant.

Pas de village proprement dit, juste trois ou quatre petites maisons regroupées autour d’une petite chapelle, le tout entouré de murs de pierres sèches surmontés de broussailles pour empêcher les chèvres de venir tout saccager. Ici pas d’internet ni de réseau téléphonique et la seule électricité disponible est produite par une éolienne à peine de la taille de celle de rêve à Deux et quelques panneaux solaires. A part un peu de pêche, l’argent des corps morts et des quelques repas à la « taverna » en saison, la seule ressource de l’île semble être l’élevage de chèvre et de moutons

Avant d’aller à terre nous avons fait la connaissance de nos voisins de mouillage Tania et Roberto un adorable couple d’Italiens sur leur très élégant Hallberg-Rassy 372. Le soir ils nous invitent à prendre l’apéritif et nous passons une très agréable soirée en leur compagnie en échangeant nos souvenirs de voyage.

Patmos 2 (Skala)

Nous repartons pour Patmos mais cette fois -ci, ce ne sera pas dans la baie de Grikos pais au port de Skala, la ville principale de l’île. D’une part le vent prévu d’Ouest Nord Ouest en fait un bon abri (contrairement au Meltem et aux vent de Sud Est qui y sont accélérés par le relief) mais surtout nous voulons faire les courses avant de partir pour les Cyclades.

Même par ce vent d’Ouest, l’entrée de la baie est très ventée avec des rafales à 15 -20 nœuds descendant des collines mais une fois passé la jetée, le calme revient et nous nous amarrons le long du quai bien protégé par les maisons.

La petite ville de Skala est très sympa avec ses petites ruelles bordées de maisons traditionnelles bien restaurées. Les touristes ne sont pas encore là (à part nous et quelques braves) mais déjà la ville s’éveille et se prépare pour l’assaut de l’été en repeignant les murs, restaurant le dallage des rues ou décorant les devantures des magasins de souvenirs..

Il y a tout ce qui nous faut à proximité du quai: 2 boulangeries, un marchand de fruits et légumes, un super marché bien achalandé (et un autre en ville) . Il y a même une station service tout près, ce qui nous permet de faire le plein avec 2 jerrycans de 20l de gasoil (toute notre consommation depuis que nous avons quitté Rhodes il y a un mois.) et pour quelques euros, nous pouvons aussi remplir nos bidons au distributeur d’eau de source filtrée à quelques pas du bateau. Son eau est excellente à boire, bien meilleure que l’eau du quai qui n’a pas très bon goût (sans doute mal désalinisée.)

En attendant le passe-temps favoris des gens d’ici semblent être la pêche à la ligne et le pope lui même montre l’exemple à ses paroissiens.

Leros (la baie de Parthemi)

Un coup de vent de Sud Est est annoncé pour ce week-end. La baie de Parthemi au nord de l’île de Leros bien abritée de tous les vents semble le refuge idéal. Mais quelque soit la direction du vent , il trouve toujours un couloir entre deux collines pour s’engouffrer dans la baie et lever un petit clapot inconfortable si ont est pas au bon endroit. Nous commençons sous l’usine à poisson bien à l’abri du vent de Sud-est et comme la perturbation s’est terminée par de l’Ouest, nous avons du déménager devant le chantier l’autre côté de la piste d’atterrissage.

Ces considérations prisent en compte, le mouillage est très sûr et nous avons pu aller à terre presque tous les jours pour marcher sur les sentiers à flanc de montagne et profiter de la nature en fleur et des superbes baies environnantes.

Le paysage est magnifique mais pas de grands hôtel , ni de locations, il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’habitations. Il y a tout juste 2 tavernas (restaurants locaux) une en face de l’aéroport est l’autre au fond de la baie d’à côté, les deux fermées. Aucun commerce non plus ni même une boulangerie: pour faire les courses il faut se rendre en voiture ou en scooter à Ay Marina ou à Lathi à l’autre bout de l’île.

Ici ce c’est la Grèce qui travaille pas celle des agences de voyages. il y a un camp militaire hébergeant un régiment de blindés stationné là sans doute au cas ou les Turcs débarqueraient, le seul aéroport de l’île (jusqu’à 2 avions par jour), deux énormes chantiers nautiques ou des centaines de bateaux hivernent en attendant la saison pour d’être mis à l’eau et surtout, l’usine à poisson qui prépare les poissons débarqués par les chalutiers qui viennent s’amarrer sur sa jetée et ceux des fermes aquacoles mouillées dans toute la baie

Nous sommes restés à Parthemi du 31mars au 5 avril 2023 en attendant que ce coup de sirocco veuille bien se calmer et arrêter de nous envoyer son sable du désert, avant de partir Mardi matin, Rêve à Deux était plus sale qu’après la remontée de la Mer Rouge, heureusement une bonne averse en fin de nuit à nettoyé le plus gros.

La mer Egée n’est définitivement pas de tout repos en cette saison mais estimons nous heureux, il parait que l’été c’est pire quand le Meltem souffle pour des jours et des jours et que les ports sont pleins…

Patmos

Jeudi 30 Mars 2023, sur la mer la petite houle et le seul séquelle du vent des jours précèdent. Il fait plutôt frais mais le temps est magnifique. La légère brise d’Est qui nous pousse vers Patmos tombe quand nous quittons les côtes de l’île de Samos pour se relever à une quinzaine de nœuds de Nord Ouest comme nous approchons de Patmos.

Nous ancrons en début d’après-midi dans la jolie baie de Gricou, seuls, à part quelques petites barques de pêche locales. Depuis le sommet de l’île la forteresse du monastère de St Jean et les maisons blanches de la cité qui l’entourent nous nargue. On monterait bien là haut, on doit avoir une vue superbe dit Domi. Google Map donne une distance (à pied) de 4,4 km. Si on veut visiter un peu ça fera plus de 9 km aller et retour, la pente est raide et il est déjà 15:30, je ne suis pas très chaude. Mais bon, le vent devant tourner demain on ne pourra sans doute pas rester, il vaut mieux tenir que courir: on y va!

Le paysage le long de la route qui monte est superbe, encore une fois, plein de verdure et de fleurs colorées et partout sur les pentes des terrasse cultivées. Déjà des petites figues montrent leurs nez.

Du pied de la ville la vue est assez impressionnante mais tout semble un peu trop net, un peu trop carré, trop blanc. Mais dès qu’on atteint les premières ruelles, c’est le ravissement. Ce qui paraissait, d’en bas, être des cubes de béton aux angles vifs sont en fait d’adorables maisons en pierres blanchies à la chaux, tout en courbes et en reliefs avec leurs ouvertures entourées de pierres de taille, beaucoup arborent la croix des Templiers (où est-ce t’elle des hospitaliers). Les ruelles dallées forment un véritable labyrinthe agrémentées de voutes et de marches.

Puis après mains tours et détours nous arrivons sur la place de la mairie d’où l’on découvre une vue époustouflante sur le port 270 m plus bas et une grande partie de l’archipel.

Puis nous arrivons devant l’imposante façade de la forteresse du monastère. Malheureusement soit nous sommes trop tard pour la visite, soit il est fermé pendant la basse saison , le mystère demeure. Ce monastère Byzantin a été fondé en 1088 et à son apogée a abrité jusqu’à 1700 moines mais aujourd’hui, la crise (de la vocation…) ayant sévit, les pauvres moines ne seraient plus que 25. Cet édifice remarquable a fait la puissance de l’île qu’il protégeait des attaques de pirates et recèle de nombreuses reliques et autres trésors de sa gloire passée. Il porte le nom du fameux pote à Jésus, Jean, alias « le Théologien », qui aurait écrit son dernier bouquin « L’apocalypse » dans une grotte voisine alors qu’il était exilé sur l’île à la fin du premier siècle de notre ère.

La descente est longue pour nos jambes fatiguées. Nous avons bien essayé de faire du stop mais personne ne s’est arrêté: plus de pitié pour les vieux. La nuit est tombée quand nous rentrons au bateau.

Le lendemain matin après une bonne nuit de récupération, nous quittons cet endroit superbe pour la baie de Partheni à Leros ou nous espérons trouver un bon abri pour le fort vent de sud prévu pour les prochains jours.

Samos 2: le retour

Gros mauvais temps (encore) prévu pour les prochains jours. Le vent va monter jusqu’à 40 nœuds en tournant du Sud au nord en Passant par l’Ouest. Parce qu’il faut se mettre à l’abri mais aussi faire les courses (sinon nous aurions pu rester à Arki) nous sommes de retour à Pythagorion sur l’île de Samos.

Cette fois-ci, en plus de notre ancre, nous prenons les pendilles et doublons nos amarres arrières tout en y rajoutant des amortisseurs (la totale): on est parés pour la baston on ne le regrettera pas!

Le vent à effectivement soufflé très fort. Une nuit, Rêve à Deux pourtant bien protégé au pied de la ville, se couchait dans des rafales qui faisaient passer les pare-battage par dessus les filières. Heureusement, sur les quatre jours que dura notre escale seul le deuxième jour a été vraiment mauvais avec des pluies diluviennes et le vent le plus fort souffla principalement la nuit. Nous avons donc eu la possibilité de passer pas mal de temps à terre. Nous aurions aimé louer une voiture pour faire le tour de l’île et voir d’autres sites mais on est hors saison, les rares loueurs qui ne sont pas complètement fermés exigent de réserver plusieurs jours à l’avance. Nous nous sommes donc limité à la ville et ses environs accessibles à pied, les rues dallées rendant l’usage des trottinettes très risqué.

Juste à côté de Pythagorio il y a une marina, privé moderne et bien équipée (dont un travlift de 80 tonnes pour mettre les bateaux sur terre- plein). Nous n’avons pas demandé les trarifs…

La ville est littéralement jonchée de ruines antiques, ici les restes d’un temple, là d’un forum ailleurs celles d’un théâtre ou de villas, plus haut c’est un tunnel d’un km de long creusé à travers la montagne aux 6ème siècle Av. JC pour amener l’eau à la ville. Malheureusement comme nous sommes hors saison, tout est fermé.

Ici aussi, surtout qu’il vient de pleuvoir beaucoup, tout est vert et il y a des fleurs magnifiques partout.

Jeudi 30/03/2023, le temps s’est enfin calmé et les courses sont faites. Nous avons un créneau d’au moins 2 jours pour repartir à la découverte de nouvelles îles avant de devoir à nouveau nous mettre à l’abri quelque part pour laisser passer une grosse perturbation venant du Sud-Ouest. Décidément les conditions météo ne sont pas de tout repos dans le coin en cette saison!

Arki où Arkoi

S’il l y a une ile du Dodécanèse qu’il ne faut pas manquer c’est Arkoi , c’est un petit bijou , notre coup de cœur. C’est sans doute l’une des plus petites qui soit habitée en permanence. Son port minuscule (Port Augusta) tout au fond d’une petite baie en L est abrité de tous les vents. On y voit 2 maisons, un café et 2 restaurants (ouverts: nous sommes la veille de la fête nationale Grecque) c’est sûrement pas la station balnéaire la plus fréquentée de l’archipel.

L’endroit est vraiment étroit, il n’y a pas assez de place pour tourner autour de son ancre il faut immédiatement mettre les haussières à quai. Sur la rive de la baie à l’ouest du quai il n’y a pas beaucoup d’eau et le temps d’assurer la première amarre une petite rafale nous fait dériver dans cette direction un peu trop vite au gout de Domi qui joue le rôle du lamaneur. Mais heureusement nos amarres en Dyneema sont longues et facile à manipuler et le patron du café vient aider à passer nos bouts sur les bites du quai (les gens d’ici sont adorables). La poupe de Rêve à Deux est immédiatement ramenée à quai bien avant d’avoir atteint le haut fond…

Tout en étant loin d’être plate, Arkoi est moins escarpée que la plupart des autres îles de l’archipel, elle est aussi très peu peuplée.

Nous sommes Vendredi 24 Mars, veille de la Fête Nationale Grecque (commémoration du début de la guerre d’indépendance contre l’empire Ottoman le 25 Mars 1821) Et comme une délégation de plusieurs familles d’Athène sont venues sur l’île pour célébrer l’évènement, la taverne est exceptionnellement ouverte (nous sommes encore hors saison), et ils peuvent nous accepter pour un repas délicieux le midi.

Le lendemain, nous assistons aux célébrations de la fête nationale, les gardes côtes sont là en grand uniforme pour la remise de gerbe et les enfants défilent au pas cadencés derrière l’un d’entre eux en costume traditionnel portant le drapeau mais ce n’est pas la foule: il devait il y avoir en tout et pour tout une vingtaine de personnes, gamins, gardes côtes, spectateurs et Pope compris, on est loin d’un 14 juillet sur les Champs Elysées !

L’ile offre de multiples possibilités de balades. Encore une fois, nous sommes les seuls touristes, mais même en saison, il ne doit pas il y avoir grand monde. Parmi les quelques maisons du village et celles disséminées aux alentours il y a visiblement des locations saisonnières mais pas des dizaines et surtout pas d’hôtel ou centre de vacances.

En dehors de cette petite activité touristique, il y a la pêche, toutes les petits îlots entourant Arkoi créant un environnement favorable mais il y a surtout les chèvres (et quelques moutons) omniprésentes partout sur l’île en dehors du village, ce n’est d’ailleurs pas elle qui sont clôturées mais le village et quand on passe les barrières et qu’on voit les chemins recouverts de crottes on comprend pourquoi. Il y a sûrement une bonne production de lait sur l’île et sans doute aussi de fromage (la fameuse féta) mais on a pas réussi à en avoir.

L’île n’est pas grande et sa côte est très découpée. En empruntant les petites routes qui grimpent au flanc des collines on passe rapidement d’une baie à l’autre en profitant au passage d’une vue magnifique.

La village et la plus grande partie de l’île sont très propres, mais le traitement des déchets est encore loin d’être résolu. Nous avons découvert la décharge de l’île, mal organisée et très mal contenue avec des ordures et de vieux appareils ménagers jetés un peu partout aux alentours y compris sur les falaises qui surplombent la mer derrière la plateforme pour hélicoptère… C’est dommage pour une île si jolie et si attachante.

L’île est alimentée en électricité par un champ de panneaux solaires qui permet de limité l’utilisation des groupes électrogènes diesel installés à côté. Par contre la multitudes de poteaux électriques gâche un peu le paysage. Sans aller jusqu’à enterrer toutes les lignes, on peut se demander si, compte tenu de l’absence d’activité industrielle et la faible densité de population, il ne serait pas possible d’éliminer au moins la moitié des lignes.

On est ravi d’être ici en cette saison: toutes les photos de l’île, comme de la plus grande partie du pays, que nous avons pu voir montre un paysage complètement desséché alors que nous sommes récompensés par toute cette verdure et surtout les couleurs chatoyantes de cette véritable explosion florale.

Angathonisi

Notre guide nautique « Greek Waters Pilot » recommande de ne pas manquer de faire escale sur cette petite île dont le port (Ay Yeoryiou – St Georges)) est bien abrité du Meltem. Effectivement Il est niché tout au fond d’une sorte de fjord miniature au milieu de la côte Sud de l’île comme on le voit sur cette carte mosaïque en petits galets noirs et blancs photographiée sur la place du village. Nous ancrons juste devant la plage dans 3m d’eau afin de laisser suffisamment de place pour manœuvrer aux ferrys et aux vedettes des gardes côtes qui utilisent le quai sur la rive Est.

L’endroit est charmant avec son eau limpide sa joli plage et ses bistros blancs et bleus (malheureusement tous fermé) .

Nous débarquons pour aller explorer un peu l’intérieur. A peine à terre nous sommes arrêtés par la police qui, voyant notre appareil photos, pense que nous avons photographié les vedettes des gardes côtes (ce qui est interdit en Grèce). Nous leur montrons nos photos: nous avions eu juste le temps de prendre la photo de Rêve à Deux avant leur arrivée . Ils nous laisse repartir. Il faut dire que nous sommes tout près des eaux territoriales turques et que les gardes côtes sont sur le qui vive. depuis que nous parcourons le Dodécanèse, systématiquement tous les jours et parfois même plusieurs fois par jour nous entendons des appels VHF canal 16 du style « Turk patrol vessel, Turk patrol vessel, this is Greek coast guards, you are in Greek territorial waters move back to Turk waters immediately! » (Patrouilleur Turc, ici les grades côtes Grecs, vous êtes dans les eaux territoriales Grecques, retournez dans les eaux Turques immédiatement)

Le village de Megalo Chora est bâti tout en haut de la colline qui surplombe le port. La route monte en pente très raide et il faut de bonne jambes pour y arriver .

De là haut la vue superbe sur la baie mais le village ne présente pas grand intérêt. Pas de ruine ou de bâtiments historiques juste quelques petites maisons modernes, une école et une église assez récente. Pas de culture ni de jardin visible juste quelques poules, on se demande de quoi peuvent vivre les habitants. Par contre à l’extérieur, les bergeries en pierres sèches entourées de murs sont très typiques.

Nous sommes 23/03/2023, Il nous reste 3 jours avant le prochain passage de vent fort. après une nuit paisible, nous repartons donc pour l’île suivante: Arkoi.

Σaμος (Samos) , Πυθαγόρειο (Pythagorio)

Déchiffrer les lettres Grecques c’est pas facile mais faut s’habituer et comme on est dans l’antique cité du fameux mathématicien c’est le moment ou jamais !

Nos deux jours de vent de sud modéré à faible sont passés et Il faut maintenant nous protéger d’un mauvais coup de vent de Nord ( encore!) et oui ici ce n’est pas de tout repos et pourtant le Meltem n’est pas sensé s’établir avant Juin, Nous avons choisi Pythagorio sur l’ile de Samos.

Les digues du petit port de pêche sont protégées par un grand avant port délimité par une très longue digue. Nous mouillons au milieu du port pour reculer perpendiculaire au quai (la fameuse technique de mouillage à la méditerranéenne à laquelle je l’avoue nous avons un peu de mal à nous faire) . Heureusement il n’y a que nous dans le port et nos longues amarres sur enrouleurs à l’arrière du bateau facilitent grandement la manœuvre. En plus pouvons rester assez loin du quai: on ne sait jamais ce qui pourrait trainer au pied et abimer le safran.

Pythagorio est une petite cité balnéaire, on y trouve 3 ou 4 petites supérettes 2 boulangeries et quelques magasins ouvert mais surtout une demi douzaine de loueur de voiture et une multitude de bars et restaurants sur le quai, presque tous fermés: la saison n’a toujours pas commencé! De partout on peut apercevoir les hauts sommets de la côte Turque juste en face.

Par contre, côté ballades il y a ce qu’il faut. Nous commençons par le château médiéval de Lykoúrgos Logothétis.

C’est une forteresse Byzantine construite au 7ème siècle sur le site d’un temple grecque (dont on voit encore les vestiges) puis abandonnée en 1475 lors de l’invasion Ottomane.

La tour principale n’a elle été construite qu’en 1824 par Lykoúrgos Logothétis, le chef de l’île de Samos pendant la révolution grecque (guerre d’indépendance contre l’occupant Turque) pour en faire sa résidence.

Le coup de vent passe dans la nuit sans histoire et dès le lendemain nous pouvons repartir de ce charmant petit port.