Notre petite Otarie est devenue de jour en jour de plus en plus envahissante. Une nuit elle décide de venir se promener sur le pont juste au-dessus de notre cabine et autant ces animaux sont gracieux et furtifs dans l’eau, hors de l’eau c’est à peu près aussi discret qu’un éléphant… Bon! Dominique sort et arrive à la convaincre qu’à cette heure-ci ce serait beaucoup mieux pour elle d’aller à l’eau. Après quelques pourparlers elle se laisse finalement convaincre et nous pouvons nous rendormir. Le lendemain matin elle n’est plus là sans doute vexée qu’on ne la laisse pas batifoler sur le bateau à sa guise.
Le vent d’est assez fort souffle toute la semaine levant une forte houle au large qui rend la plupart des mouillages de la Baie de Iles peu confortable. Opunga Cove par contre est parfaitement abritée par ce temps nous y resteront donc 7 jours. On profite de l’escale pour explorer les baies voisines en annexe et à pied. Ce n’est pas facile parce que le rivage est entièrement bordé de propriétés privées. Les grèves regorgent de coques et on en ramasse plusieurs fois. Pour être sûr de ne pas croquer du sable on les fait dégorger dans un panier suspendu à fleur d’eau à l’arrière du bateau pendant 24 heures. Sur la rive sud-ouest au fond d’Assassination Cove il y a une route d’accès semi privée et un parking. En remontant la route empierrée on trouve des poubelles collectives pour les maisons des environs. On arrive à se glisser par des chemins plus ou moins privés (pas d’indications,on est en hivers et la plupart des maisons ne sont pas occupées) et des pâturages jusqu’à la baie voisine de Te Huruhi. La mer étant basse on peut traverser le ruisseau et regagner la grand’route (Manawaora road), on pousse jusqu’à Waipiro bay et revient sur nos pas pour prendre embranchement (fermer par une barrière) qui retourne a Assassination Cove. Le lendemain on va sur l’isthme étroit qui relie la presqu’île d’Orokawa. Là encore cela semble privé mais il y a aucune indication. Ce sont de petites maisons assez modestes. L’endroit et très joli avec une belle vue sur les îles de l’autre côté. Lundi 3/8 c’est la plage d’Opuga Bay proprement dite à marée basse et en plus des coques habituelles, on fait une moisson d’huîtres qui feront notre régal le soir même avec un petit verre de Sauvignon blanc de la région de Nelson.
On a aussi utilisé ces quelques jours d’arrêt pour essayer de regréer le spi lourd (le blanc) sur son emmagasineur. Ce n’était pas simple vu que le temps nous obligeait à faire la manip à l’intérieur du bateau mais c’est fait, on pourra essayer dès que le temps le permettra. (Pour les voileux qui serait intéressé par le pourquoi et le comment de cet opération voir la note explicative à la fin de cet article**)

L’apport quotidien de protéines est certes assuré par dame nature mais les fruits et les légumes frais commencent à s’épuiser, il n’y a plus beaucoup de vent aujourd’hui (mardi 04/08/2020) c’est le moment d’aller faire des courses. Notre idée était d’aller mouiller devant la plage de Waitangi pour aller au super marché Count Down a 300 m de là. Mais la houle du large levée par le vent de ces derniers jours rentre directement dans la baie rendant le mouillage inconfortable et les débarquements en annexe pratiquement impossibles. Nous nous rabattons donc sur Russel ou il y a une petite superette. Le mouillage n’est pas très confortable non plus mais l’accostage en annexe au ponton du wharf ne pose aucun problème. Courses rapides, on en profite pour aussi remplir la bouteille de gaz et à 13:30 on est repartis pour notre mouillage favori d’Opunga cove. Il fait un temps superbe et il n’est pas encore trop tard dans l’après midi. On en profite pour piquer une tête et aller voir l’état de la carène. Il n’y a pas de coquillages ni de « fan worm » mais beaucoup d’algues qui lui font une bonne barbe d’une dizaine de centimètres. Pas étonnant qu’on avançait pas ! Il va vraiment falloir faire quelque chose. En grattant un peu tous les jours en 3 – 4 jours on devrait y arriver.
Le lendemain le temps est superbe juste se qu’il nous faut de vent et orienté dans la bonne direction pour que beaucoup de mouillages de la Baie des Iles soient bien abrités. On choisi d’aller mouiller à Paradise Bay (ne pas confondre avec Paradise’ Betz, les familiers de la Touraine du Sud comprendrons) sur Urupukapuka Island. Nous arrivons vers 11:00. Il y a deux bateaux ancrés mais ils se préparent à partir. Le temps est magnifique on commence donc par passer 45’ sous la coque. Un bon déjeuner tardif pour nous réchauffer (ici l’eau est très claire mais plus froide qu’à Opunga) et c’est parti pour une exploration des sentiers de l’île. Nous avions déjà exploré la partie nord lors de notre passage ici en novembre dernier, cette fois ci-nous nous concentrons sur la partie sud. Les falaises qui surplombent le large sont superbes avec une vue imprenable sur le cap Brett et toute la baie.
Le soleil se couche quand nous rentrons au bateau et passons une excellente nuit.
Le répit météo a été de courte durée. Il ne faut pas oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Du mauvais temps est à nouveau annoncé pour les prochains jours. Mais cette fois-ci ce n’est pas de l’ENE, le vent va cette fois commencer à souffler du nord est pour tourner au nord puis nord ouest puis à l’ouest et même au sud ouest et le tout en moins de 72 heures. Trouver un mouillage protégé ne va pas être simple. En plus on aimerait bien avoir de la 4G pour la vacation skype du jeudi soir avec Mamy. Dans tous les cas, on ne peut pas rester ici, le vent est encore faible mais une petite houle commence à se lever. On passe d’abord voir en face à Waipiro Bay, ce sera très bien dès que le vent sera passé franchement ouest pour l’instant avec encore de l’est dans son nord ce n’est pas l’endroit idéal en plus il n’y a pas de réception. On se rabat donc sur la baie suivante, Orokawa Bay juste opposée à Opunga Cove. On profite du court trajet dans 10 nds de vent portant pour essayer notre spi remis sur son emmagasineur. On le hisse déroulé sans trop de mal, il s’établit bien on fait deux ou trois essais d’enroulement et de déroulement qui se passent bien. Essai concluant donc (à confirmer dans des conditions plus soutenues) !
On mouille à Orokawa, tout près de la plage. Pour l’instant il fait encore beau. On en profite pour continuer le carénage. La carène commence à devenir convenable même si il reste encore une fine couche d’algues brunes ici ou là. Le mouillage et bien protégé mais le vent à tendance à contourner le promontoire qui termine a péninsule d’un côté ou de l’autre si bien que nous tournons beaucoup sur notre chaîne. Le jour suivant en début d’après-midi, Folligou nous rejoint et mouille juste à côté de nous. Carole et Daniel on passé quelques jours à Opua ou ils ont loué une voiture pour aller voir le Cap Reinga le week-end dernier puis ils se sont déplacés pour remonter la rivière de Keri Keri jusqu’au « old stone store » grâce au faible tirant d’eau de leur bateau. Ils nous racontent leurs promenades autours du repas du soir à bord de Rêve à Deux.
Le lendemain samedi 8/8/2020 le vent tourne progressivement vers le SW comme prévu. Nous nous déplaçons pour ancrer à Waipiro toujours avec Folligou. Demain les prévision sont parfaite pour continuer notre remonter vers le nord. Au cours du dîner à bord de Folligou nous décidons de partir de bonne heure demain matin pour passer les îles Cavalli avec la marée et arriver à une heure raisonnable à Whangaroa.
Dimanche 9/8/2020 à 8:30 nous levons l’ancre, le temps est superbe, pas de nuage, mer plate. On se glisse entre les îles le vent s’établit à une dizaine de nœuds. S’établit c’est beaucoup dire, si la force reste relativement constante, ce n’est pas du tout le cas de la direction comme c’est souvent le cas pour un vent de terre. On passe de 90° à 120 puis à 50° en quelques minutes et çà recommence l’instant d’après. Le pilote à du mal à suivre et nous aussi, il faut barrer et régler les voiles en permanence. Mais faire de la voile à « l’ancienne » par ce temps là c’est tout de même bien agréable ! Et puis notre travail sous marin de la semaine semble avoir porté ses fruits : dans ce vent léger et variable on reste toujours au-dessus de 90 % de la vitesse cible de la polaire (vitesse théorique du bateau en fonction de l’angle et de la force du vent) alors qu’avant le nettoyage on avait parfois du mal à atteindre les 60 %…. On passe au pied du monument commémorant le Rainbow Warrior, le navire de Green Peace coulés par les services secrets français dans une opération honteuse et catastrophique pour essayer de continuer les essais nucléaires à Mururoa. Le vent accélère dans le passage entre les îles et la terre et on prend même un ris pour quelques minutes. Passé la pointe nord de l’île plate le vent est pile dans l’axe de l’entrée du havre de Whangaroa. Comme le temps est superbe et le bateau glisse bien on s’amuse à tirer des bords en virant à la refusante jusqu’à l’entrée du goulet. A 14:45, on jette l’ancre à Waitepipi bay. Carole et Daniel arrivent peu après. Diner ensemble à bord et nuit calme à l’ancre.
Lundi 10/08/2020, le temps va encore changer, avec du vent de sud ouest et d’ouest assez fort pour mardi et mercredi. On décide d’aller s’amarrer à la petite Marina de Whagaroa. On en profitera pour se réapprovisionner en passant une commande au supermarché NewWorld de Kerikeri. La livraison est prévue pour jeudi matin. Mais il y des travaux en cours à la marina et on nous demande de repartir impérativement mercredi matin au plus tard.

Mardi, il pleut beaucoup mais dans l’après-midi une éclaircie nous permet d’aller marcher un peu à terre. Dans la nuit le vent forcit et tourne franchement à l’ouest. Au matin nous avons plus de 40 nds au ponton et pour seule protection le ponton lui-même qui est presque recouvert en permanence par le clapot de la baie et en plus il pleut à torrent. Pas question d’essayer de partir par ce temps malgré l’insistance du gérant de la marina qui a vraiment besoin de notre place. Finalement en milieu d’après midi, le vent se calme un peu et nous arrivons à sortir. Pour assurer le coup, je suis dans l’annexe avec le moteur et je pousse l’étrave de rêve à deux pour l’aider à tourner dans l’espace étroit entre les pontons. Nous allons ancrer à l’orée des mouillages dans Waitapu bay (de l’autre côté de la colline qui surplombe la marina). Jeudi, on revient mouiller entre la pointe et le wharf et on va à terre en annexe pour aller réceptionner notre commande qui arrive comme prévu à 13:00. Le reste de la journée se passe à ranger les provisions à bord et à nous reposer. Mémorable soupe de poisson à bord de Folligou le soir : un plaisancier local leur avait offert le matin même un superbe snapper le poisson roi local (en français vivaneau) on s’est régalés.

A suivre…
** Note explicative sur notre emmagasineur de spi.
Quand nous avions acheté le bateau le petit spi asymétrique blanc (105m² tout de même) était monté sur emmagasineur et était supposé être un « code zero » ou un gennaker (Domi dit qu’avec un SHW/SF de 0.75 il s’agit bien d’un spi : ses épaules sont trop larges pour être un code 0 et çà se voit bien quand il est en l’air). Quand nous l’avions utilisé tel quel, une fois sur deux il se déroulait dans le milieu avant qu’on ait fini de l’enrouler complètement. On s’était même fait assez peur un fois en doublant basse Spinneg (devant le Guilvinnec). Du coup, on l’avait regréé en chaussette et depuis il n’a jamais posé de problème (à part Domi faisant des nœuds avec le bout de la chaussette en le hissant ou en l’affalant autour du radar…). Mais dans les vent très variables de la région avoir une voile de portant à poste que l’on puisse très vite enrouler ou dérouler en fonction des caprices d’Éole nous semblait intéressant. En réfléchissant nous nous sommes dits que le problème venait peut être de la drisse simple qui pouvait tourner sur elle même et provoquer le déroulement intempestif. On a donc simulé une drisse mouflée à l’aide des deux drisses ce qui a aussi l’avantage de bien positionner la voile enroulée devant l’étais et non plus sur le côté (Rêve à Deux dispose d’une drisse de spi de chaque côté du mat, suivant l’amure on utilise l’une ou l’autre), ce qui pourrait aussi contribuer à améliorer l’enroulement. Il a fallu en suite repasser le câble anti torsion en se servant du nerf de bord d’attaque comme d’un messager (ce qui n’est pas une opération des plus simple à faire dans le carré mais vu ce qu’il tombe dehors pas question de sortir) refaire les transfilages, épisser le bout de manœuvre de la galette et ranger le tout dans son sac en vue d’un envoi classique (l’enroulement ne peut se faire qu’une fois hissé à poste). On essayera un de ces jours par vent faible…































C’est très drôle de la voir se gratter sous les nageoires antérieures, entre les nageoires postérieures et derrière les oreilles tout à fait comme un chat ou un chien le ferait (il y a-t-il des puces aquatiques?). Au bout de quelques instants elle décide que ce serait plus facile à faire au sec et ni une ni deux, grimpe sur l’arrière du bateau avec une telle facilité que nous éclatons de rire.
Comme ses cousins les phoques et autres lions de mer que nous avions rencontrés au sud du continent Américain, elle pue et le mot n’est pas trop fort. Mais comme nous pensions que c’était tellement rare d’avoir un tel animal à bord, nous faisons tout pour éviter de l’effrayer. Les douaniers en tournée d’inspection sur leur vedette n’en reviennent pas et en tournant autour du bateau ils nous hèlent hilares : – Have you seen the seal on your boat? (avez vous vu le phoque sur votre bateau?).
Dans l’après midi, le soleil chauffe l’arrière du bateau et maintenant l’otarie s’y est confortablement installée , elle se fait bronzer, les 4 nageoires en l’air , son pelage a doublé de volume en séchant .
Le vent amène des nuages noirs et la pluie commence à tomber . Mouillée pour mouillée l’otarie se jette à l’eau et d’un coup de palme elle rejoint les abîmes d’où elle est venue (5 mètres sous le bateau c’est pas le grand bleu mais bon…). Adieux à toi bête si charmante!
Quand on vient pour remonter l’annexe avant la nuit, elle est toujours là et on a beaucoup de mal à la convaincre de se pousser un peu pour nous laisser la place.
Elle accepte finalement d’aller à l’eau en sautant sur l’annexe. La manoeuvre à peine terminée, elle est de retour… Et le lendemain matin elle est encore là, lovée autour de la bouteille de gaz. Aucune agressivité mais aucune frayeur non plus. Elle accepte de retourner à l’eau pour nous laisser mettre l’annexe à l’eau mais reste à quelques centimètres de nous.
A peine avons nous mis le cap sur la terre, qu’elle est de retour à bord en bon toutou chien de garde. Et quand nous rentrons de notre ballade, elle ne veut même pas descendre pour nous laisser monter à bord. Il faut presque la pousser à l’eau et encore elle essaye aussitôt de remonter. Adorable mais peut-être un peu collante…


























Ce n’est pas les itinéraires de promenade qui manque à Tauranga. Aprés plus de 4 mois nous en découvrons toujours. Un temps franchement exécrable est prévu pour les 5 prochains jours mais aujourd’hui il fait encore assez beau. Nous en avons profiter pour faire le tour de la baie de Waipu qui sépare la ville de l’aéroport . Chevauchant (piétinant?) nos scooter (ici c’est comme çà qu’ils appellent les trottinettes) et équipés de nos casques (indispensable surtout pour moi qui n’arrête pas de me prendre des gadins) nous avons pris le pont vers la ville , avons suivi la rivière à travers les jardins (jusque là nous connaissions par cœur cette ballade).
Ensuite nous sommes monté sur le pont de chemin de fer pour retraverser l’estuaire, rassurez-vous nous n’étions pas sur la voie, le pont est doublé d’une passerelle pour piétons .
Le petit chemin n’est emprunté que par des cyclistes et des piétons et il débouche dans le quartier Maoris de Matapihi. C’est un havre de calme et de verdure coincé entre la ville , le golf , l’autoroute, la voie ferrée et l’aéroport, où part quelques pavillons modeste il y a surtout des vergers d’oliviers, d’orangers, de citronniers, de kiwis et des petites fermes où paissent des vaches et des chevaux .

Nous débouchons sur Bayfair le grand shopping mall du coin qui ressemble à se méprendre à tous les shopping mall de toutes les grandes villes du monde . Nous le traversons sans conviction pour rejoindre la plage de Monganui qui doit faire une vingtaine de kilomètres .


Nous sommes à 6 kilomètres de la station balnéaire et nous en faisons la moitié à pieds (je me suis déchaussée pour goûter l’eau: brrrr elle n’est vraiment pas chaude) sur la plage et l’autre en scooter qui est beaucoup plus rapide .
Nous allons jusqu’au pied du fameux mont dont la station balnéaire tire son nom (Mount Mauganui) et rejoignions l’autre côté , côté rivière. Petite collation de fish and chips devant le port avant le retour en bus (toujours gratuit en ce moment) jusqu’à la marina . Bilan de la journée une bonne vingtaine de km en trottinette, je pense que ce soir personne n’aura besoin de nous bercer …











C’est aussi a Awakino que nous quittons définitivement la côte Ouest pour traverser l’île dans toute sa largeur. La première partie est faite de collines verdoyantes et escarpées entrecoupées de gorges. Nous pique-niquons rapidement entre 2 parcs à moutons avant de pénétrer dans la grande plaine centrale. Nous évitons Hamilton qui est la 4éme ville du pays mais bon, on ne s’attend pas à ce qu’elle vaille le détour et l’idée est de traverser rapidement pour arriver à Coromandel avant la nuit. Il fait encore jour quand nous empruntons la route côtière sinueuse qui y mène. On est récompensé par un superbe couché de soleil sur la baie et et, depuis les hauteurs, une vue magnifique sur ses îles et ses collines escarpée. Il fait nuit quand nous arrivons au village. On déniche un motel sympa juste à côté de l’église Anglicane, c’est le meilleur du voyage et en plus le moins cher. Courses rapides au 4Squares (superette) du coin pour acheter se qu’il nous manque pour le dîner.
Pour l’instant la visibilité est encore bonne et on profite du rayon de soleil pour admirer ce paysage superbe de montagnes boisées et de plages de sable blanc. Plus nous approchons et plus le temps se couvre et c’est avec le parapluie que Daniel vient nous ouvrir la porte du ponton. C’est là qu’ils sont depuis le début du confinement. Tairua est une marina minuscule, creusée dans la grève juste au pied du cône volcanique qui ferme le petit estuaire. Folligou, leur bateau est pratiquement le seul voilier au ponton. Le coin est très joli, ils n’ont pas trop souffert du confinement surtout qu’un de leur fils et sa petite famille, aussi bloqués en Nouvelle Zélande par l’épidémie, étaient venu s’installer dans une maison du village juste avant l’alerte 4. Nous passons une super journée à leur bord. L’un des principaux sujets de conversation est bien sûr: que va-t-on faire? – Attendre que l’Australie et les îles (Fidji, Nlle Calédonie) ouvrent? Ce n’est apparemment pas pour demain surtout avec les nouveaux cas de Covid19 en NZ de cette semaine. – Laisser le bateau sur un chantier et rentrer en France? Le risque de ne pas pouvoir revenir avant un an ou 2 est trop grand. – La Polynésie serait peut-être possible mais il faudrait aller jusqu’à Tahiti (l’entrée aux Australes n’est plus permise) et on risque de n’être pas bien accueillis par les locaux et les autres plaisanciers, déjà beaucoup trop nombreux, bloqués là-bas . Donc pas de solution pour l’instant. Mais en attendant pourquoi ne pas se faire un peu de navigation côtière ensemble à deux bateaux dans le coin: entre les Mercury, Great Barrier et le golfe d’Auraki il y a de quoi faire. On est à la mauvaise saison mais si la météo hivernale le permet, deux ou trois semaines en Juillet ce serait une bonne idée. Et c’est sur cette espérance que nous nous quittons. Il est 16:30 mais avec ce temps il fait déjà presque nuit. Avec les fortes rafales et la pluie torrentielle la route sinueuse jusqu’à Waihi n’est pas très facile et il est plus de 19:00 quand nous rentrons à Tauranga.
Je ne sais plus trop ou on vous a laissé avec le dernier article mais entre temps il c’est passé beaucoup de chose et pas grand-chose. Alerte niveau 4, 3, 2 et finalement 1 (pour les Kiwis le niveau 4 c’est le confinement total) depuis 2 semaines. La situation est redevenue presque normale à l’intérieur du pays qui par un bel effort collectif sous la houlette bienveillante de leur premier ministre chéri est (était…) arrivé à zéro cas de COVID 19 et a réussi a y rester pendant 3 semaines. Situation presque normale à l’intérieur en se sens qu’il n’y a pratiquement plus aucune restrictions mais par contre les frontières sont toujours fermées de chez fermé. On pourrait éventuellement se faire rapatrier en France en laissant le bateau ici mais toujours pas question de nous laisser revenir tant qu’il n’y a pas de vaccin. Pas question non plus pour les autorités de laisser partir les plaisanciers étrangers tant que les pays voisins ne sont pas en mesure de confirmer qu’il peuvent les accueillir sans problème. La bulle avec l’Australie est toujours en discussion entre les gouvernements mais au lieu d’une ouverture possible en Septembre on parle maintenant plutôt de début 2021. De ce côté là on est donc toujours au même point que le 25 mars: que faire?
La descente a été repeinte en myrtille et lavande.
Les velcros maintenant les coussins du carré ont été remplacés par de bonne vieille planchette anti-rouli.
Les rideaux des hublots ainsi que les abat-jours des lampes (toutes maintenant à LED consommation électrique oblige) on été remplacé par des nouveaux au motifs carbone aramide du plus bel effet (recyclage de l’ancienne grand voile – c’est bon pour la planète). Le corian qui recouvre les meubles de cuisine était fendu à plusieurs endroits, nous l’avons réparé.
Le plafond du roof et la cuisine on été re-mastiqué et repeint ainsi que les plinthes. Nous n’avons pas chômé mais çà valait le coup, nous sommes très content du résultat:). Rêve à Deux et comme neuf!
Le lockdown (confinement NDLR) est enfin assoupli, et nous sommes passés au niveau 2. En Nouvelle Zélande, il n’y a pratiquement plus de cas actifs de covid19 et plus de nouveau cas depuis une semaine. Pour autant le pays n’a pas relâché totalement la bride ni ouvert ses frontières et reste très vigilant en pratiquant notamment des tests systématiques de recherche du virus sur des échantillons très large de la population afin de détecter rapidement toute nouvelle contamination éventuelle . Les magasins pour la plupart ont eu l’autorisation d’ouvrir en appliquant des mesures d’hygiène et de distanciation. Les dentistes, ophtalmos, kinés et autres professions paramédicales peuvent elles aussi recommencer à pratiquer presque normalement, j’ai ainsi pu aller me faire réparer une dent. La navigation à voile est autorisée autour des deux îles. Le restaurants de la marina à ré ouvert et le port tout doucement s’anime. Les pêcheurs à la ligne sont de retour sur la jetée, ainsi que les mouettes qui vont avec. Le week-end, les plaisanciers sont à nouveau de sortie. Les transports publics ré-fonctionnent normalement (en niveau 4 et 3 ils étaient réservés aux travailleurs essentiels),maintenant ils sont complètement gratuits, il faut juste se désinfecter les mains en montant mais le gel hydro-alcoolique est fourni… Cet après-midi on en a profité pour aller à la plage de Mount Maunganui, il faisait un temps absolument superbe même si le fond de l’air était un peu frais . 



Ce matin, 28 avril la Nouvelle Zélande se réveille en niveau 3: les entreprises peuvent redémarrer pourvu qu’elle respectent les règles d’hygiène imposée et qu’il n’y est pas de contact avec le public. Mais elles se sont organisées, un coup de téléphone un paiement par carte de crédit et on peut venir retirer ses achats. C’est ce que nous avons fait ce matin pour la peinture . Mais voilà, l’usine Altex est à 11km de la marina tout à fait à l’autre bout de la ville. 22 km aller et retour çà ne nous fait pas peur, nous voilà partis en trottinette et comme Il fait un temps paradisiaque c’est une ballade très agréable. Nous passons par la ville en longeant le bord de mer et en traversant des jardins publics où les gens profitent du soleil pour la première fois depuis un mois (tous les parcs était interdits pendant le confinement niveau 4). Mais personne n’a oublié les consignes et la crainte de ce virus qui empoisonne la terre est toujours bien présente. Partout, que se soit en ville, au parc ou sur la piste cyclable, la règle de distance sociale minimum des deux mètres est scrupuleusement respectée et les gens s’écartent spontanément. Dans les magasins les pulvérisateurs de désinfectant sont à disposition pour les chariots, le masque et les gants toujours de mise. Partis à 13 heures, il est plus de 17 heures quand nous revenons au bateau avec notre peinture ainsi que du pain et du poisson pour ce soir.
Un essai rapide sur un bout de papier nous montre que la couleur semble bonne. Du beau temps est annoncé pour le restant de la semaine on va pouvoir s’y mettre dès demain matin. Pour l’antidérapant, il faudra attendre encore un peu. Domi a envoyé une demande au distributeur local du fabriquant Australien d’une peinture souple chargée en particules de caoutchouc mais il n’a pas encore de nouvelle. Si on arrive pas a en avoir, on se contentera d’un système classique avec des micro-billes qu’on ira chercher chez Altex ou on doit de toute façon retourner car on leur a commandé aussi du bleu « sur mesure » à la couleur de la coque.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.