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« I went to the market, mon petit panier sous mon bras »*

Le bateau est bientôt prêt pour reprendre la mer, nous avons maintenant besoin de faire le plein de vivres frais pour repartir. Nous sommes samedi et çà tombe bien car à Nelson c’est le jour du marché hebdomadaire, il ne faut pas manquer l’occasion.
C’est un vrai marché local. Même si les touristes étrangers brillent par leur absence (frontière fermée pour cause de Covid), les commerçants ne boudent pas pour autant leur marché. C’est le plus beau marché que nous ayons fait en Nouvelle Zélande. Nous avons particulièrement aimé la diversité des stands et des produits présentés et la créativité des artisans. Personne ne présentait de produits industriels ou de provenance lointaine. Tout était fait localement, que ce soit les spécialités gastronomiques étrangères ou les objets d’art ou utilitaires avec en général une très forte tendance bio ou éco-responsable.

Les gens sont venus achèter leurs légumes, du fromage, du poisson, de la viande, des plantes des fleurs, de la céramique des chaussons pour l’hiver et tout sorte d’autres choses comme un marché ordinaire, mais aussi des choses plus inhabituelles. Un auteur de contes illustrés pour enfants présente son nouvel ouvrage. Un vendeur propose un compost tout préparé pour faire pousser les champignons chez soi (pas hallucinogènes même si certains sont d’un drôle de rose). Un artisan utilise des outils et des clous rouillés pour en faire des objets d’art. Une passionnée propose des pâtés vegans. Une autre, des graines à faire pousser dans sa cuisine, un spécialiste des bonsaï, un militant écolo ne vent rien mais propose de récupérer nos déchets organiques pour enrichir son jardin etc…

Mais pour nous le but de la visite était avant tout alimentaire. Et là il y en a pour tout les goûts. Tous les Kiwis sont issus de familles qui ont émigré d’un peu partout dans le monde il y a quelques années ou quelques siècles. La plupart ont su garder les traditions culinaires de leur pays d’origine et la France y était largement représentée (cocorico!). Nous avons trouvé du pâté de campagne basque, du boudin noir (rien à voir avec le black pouding des anglo-saxons) vendu par Anne une suisse, la traditionelle baguette et aussi le fromage de chèvre qui va avec, vendu par une Néo Zélandaise dont la famille est originaire de Montmorillon pas très loin de notre maison en France (super bon le chèvre! comme chez nous) .

Pour agrémenter cette matinée ensoleillée, dans un coin de la place un défilé commémorant le retour des soldats rentrant au pays à la fin de la guerre, accompagné par des chants patriotiques de l’époque. L’histoire est encore bien présente dans la tête des gens et dans l’assistance de nombreuses personnes ont revêtu leurs vêtements de l’époque pour rendre la représentation plus réaliste. Encore un marché du samedi bien réussi à Nelson.

De retour du marché, il n’y a plus qu’à se mettre à table, notre repas de midi est tout prêt!

*Chanson Québécoise popularisée par Gilles Vigneault

Re-mâtage à potron minet

Çà y est, on a reçu la nouvelle tête de mât! Petit raté côté Sparcraft, ils avaient oublié de mettre une des deux chapes de capelage dans le colis… Ils l’ont envoyé séparément ETA fin de semaine… çà ne fait rien on ne va pas l’attendre pour mâter, on grimpera pour la changer quand elle arrivera. Aussitôt Adam le gréeur se met en mouvement. On essaie la nouvelle tête sur le mât, on se met d’accord sur les modifications à effectuer et l’emplacement des perçages pour l’adapter exactement au mât et éviter tout risque d’usure prématurée (on a donné 1 fois, çà suffit merci!) il la porte tout de suite chez le mécano pour que se soit fait tip top.

On la récupère dés le lendemain et on passe l’après midi à la monter, (montage des instruments, feux, antennes etc, r-passage des câbles dans le mât). Çà à l’air simple mais çà prend du temps et il est déjà 19:00 quand on fini, bien content de notre boulot. Il ne fallait vraiment tout faire parce que la grue est commandée pour le matin suivant a 6:00 du matin. Pour gagner quelques minutes de sommeil on déplace de bateau le soir-même.

05:30, il ne fait pas encore jour mais la grue est déjà là! On monte rapidement les étais qu’on avait laissé à plat hier soir. et c’est parti!

8:00 on est de retour au ponton avec le mât bien à sa place. On va chez Ruby, la caravane-café du coins de la marina prendre le café/thé/croissants avec Adam et son équipe (Josh et Richie) ils ont fait un super boulot!

La chape manquante arrive dans l’après-midi. Vendredi matin, Josh monte la mettre en place.

A nous maintenant de finir les réglages, regréer les voiles et raccorder tous les cables: un week-end bien occupé en perspective!

En début de semaine, si tout se passe comme prévu et si bien sûr, le temps le permet on devrait enfin pouvoir repartir explorer la baie de Tasman et les Malborough Sounds

A suivre…

Sur les chemins de Nelson, la créativité au service du courrier et bien d’autres choses!

Que voit t’on le plus au bord des routes de tous les pays du monde? Des affiches publicitaires, peut-être mais ici pas beaucoup? Des boîtes aux lettres! Gagné! Et je peux vous dire qu’ici certaine valent le coup que l’on s’arrête pour les regarder de plus prêt. côté créativité les Kiwis ne sont pas manchots. Peut-être y fait-on tout spécialement attention parce-que sur Rêve à Deux nous n’en avons pas …En voici quelques échantillons particulièrement intéressants. Je vous laisse deviner à quoi pouvait servir ces objet ou matériaux avant d’être détournés et affectés au service postal.

Côté panneaux publicitaires, c’est plus rare que les boîte au lettres mais quand ils s’y mettent ce n’est pas triste non plus: ici c’était pour la kermesse organisée à l’école du coin le weekend d’Halloween

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Écrivez nous ! Voici notre nouvelle adresse! Non, définitivement non! Nous ne nous sommes pas installés au n° 324 de la rue des Manuka. Quelqu’un a bien essayé de nous imiter mais non, ce n’est pas Rêve à Deux … La notre est électronique, pour nous écrire utilisez le formulaire ci-dessous, c’est moins romantique qu’une bonne vielle lettre manuscrite amenée par un gentil facteur dans une jolie boîte décorée mais c’est promis on vous répondra quand même!

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Ballades terrestres épisode 4: télétransportés dans un autre monde

Le Farewell « Sand Spit »

Fin août nous avions adoré le cap Farrewell ! Nous voulons cette fois-ci voir le sand spit qui ferme la Golden Bay de l’autre côté du cap et se termine par un phare. Deux heures de voiture mais cette fois-ci nous ne nous arrêtons pas pour prendre des photos à tous bouts de champ et nous allons directement vers notre destination . Nous avons programmé une grande marche sur ce cordon de dunes . Le ciel est d’un bleu limpide mais la mer est blanche car un vent d’Ouest souffle très fort (la dernière fois aussi, à voir la forme torturée des arbustes du coin ce doit être fréquent).

Après un pique-nique les pieds presque dans l’eau sur la plage de golden Bay (la mer est haute) , nous voilà prêt pour la randonnée sur le Farewell Spit. Notre but est de longer la plage à découvert (mer descendante ) côté baie, traverser le Farewell spit à la limite de la réserve naturelle intégrale (4kilomètres) jusqu’à la mer de Tasman (2 kilomètres) et retour par la plage côté mer de Tasman (4 kilomètres) et enfin retraverser le spit pour retrouver la voiture à pleine marée basse (2 kilomètres). 12 kilomètres en tout , une ballade de santé.

Nous sommes à l’abri du vent, la mer descend très vite c’est le paradis des oiseaux et encore une fois nous sommes seuls .

Au bout d’une heure, on atteint la fin de zone autorisée au public et on escalade la dune pour traverser l’isthme. Du haut de la dune , la transition est brutales et la vue surprenante, dunes ondulantes à l’infini, sabkha du désert d’Arabie, oasis de Liwa? aurions nous tout à coup été télé-transportés à travers les océans ou sur une autre planète pour nous retrouver ainsi au milieu d’un désert ? et pourtant nous sommes bien toujours en Nouvelle Zélande! C’est magique, le vent violent souffle en rafales et nous devons protéger nos appareils contre les grains de sables qui s’incrustent partout.

Entre deux cordons de dunes escarpées se trouve un lac d’eau douce où croasse des grenouilles. Une fois sur la dune en face nous pensons pouvoir atteindre la mer de Tasman mais non il y a encore une vallée marécageuse et un autre cordon de dune que nous devons traverser. Au bout du troisième enfin nous apercevons la mer. Nous devons batailler dur pour atteindre la plage tellement le vent est violent.

Nous n’allons pas plus loin, le vent nous empêche d’avancer j’ai du sable partout dans la tête, les yeux le nez, c’est irrespirable (on aurait peut-être du essayer les masques anti covid) Il est impossible d’avancer face à cette furie. Dommage, quel paysage fantastique! Nous renonçons aussi de peur de ne pas pouvoir trouver la sortie dans ce brouillard de sable volant aussi nous faisons demi-tour heureux quant même d’être venu jusqu’ici.

Nous rentrons une nouvelle fois vers la civilisation en faisant halte au petit port de Tarakohe pour profiter jusqu’au bout de cette journée radieuse, la dernière avant longtemps: la météo prévoit une pluie continuelle pour toute la semaine

Couché de soleil sur la plage de Pohara

Ballades terrestres épisode 3: Que la montagne est belle!

LE MONT ARTHUR

Pour aller au Mont Arthur, merveille du parc national de Kahurangi à l’ouest de Nelson, il faut traversser les vignobles, ici c’est le Old Coach Road un cru bien connu à bord (n’est-ce pas Daniel?)

Ensuite prendre un petit pont suspendu où il n’est pas question de croiser un autre véhicule.

Faut pas se gêner ma cocote! elle est à l’aise comme chez elle dans notre voiture à la recherche de miettes de pain. Ne vous y trompez pas ce n’est pas un Kiwi mais un wéka (çà ne vole pas non plus mais c’est beaucoup plus répandu!) . Après le pique-nique on met nos chaussures de rando et on est parti pour quatre heures de grimpette dans la montagne .

Si on avait su que le refuge était si douillet on aurait pris notre sac de couchage, dommage!

Quelle vue de ce Mont Arthur et l’air est si pur!

LE MONT ROBERT

Encore une journée splendide prévue ce samedi! Profitons en pour retourner en montagne, elle est si belle! Après Arthur, cette fois-ci, notre choix se porte sur Robert. Il faut deux petites heures de voiture pour atteindre St Arnaud et le lac Rotoiti. Au dessus du lac une chaine de montagne se dessine et derrière elle des Monts enneigés: allez Robert montre nous ta forêt et tes pentes escarpées !

Au flanc de la montagne, le sentier très raide serpente entre une forêt magique et des pentes arides d’où on a une vue plongeante sur le lac et les environs. On se régale

Du sommet, nous continuons sur la ligne de crêtes. Il y a encore de la neige. Nous ne sommes qu’entre 1500 et 1700 m mais sous ces latitudes c’est déjà de la haute montagne . Quel paysage!

Un vent fou souffle, de plus il est temps de faire demi-tour si nous ne voulons pas être pris par la nuit .

La descente est un régal , une lumière rasante nous permet photographier ces petits détails que nous offre la nature: lichens, mousses bourgeons et fleurs. J’espère qu’ils vous enchanterons autant que nous.

Il nous faut redescendre vers la civilisation mais après ces moments magiques nous comprenons encore mieux que les Néo Zélandais soit si amoureux et si respectueux de leur nature .

Ballades terrestres, épisode 2: les vallées des contreforts du mont Richmond

Pélorus

Le pique-nique est prêt pour une grande ballade de l’autre côté du « Bryant range « Il faut prendre la route n°6 direction Picton et contourner la montagne jusqu’à Pelorus Bridge, ensuite longer la rivière de Te Hoiere (le nom Maori de la Pelorus) sur une dizaine de kilomètres et suivre la piste en direction de Saddle Hill. La piste est trop mauvaise, nous continuons à pied. Du col on aperçoit Nelson et la vallée du Maitai et la piste redescend dans cette direction mais pour nous pas question d’y aller il est temps de revenir côté Pelorus pour retourner à la voiture.

Petite histoire au passage du col, en 1866 c’est là qu’a été arrêté le gang des quatre assassins de Nelson dont nous avions entendu parlé au musée de la ville .

Retour sur Nelson dans le brouillard. Dans ce pays le temps change en permanence, le vent ne souffle jamais toute la journée de la même direction. Nous sommes au printemps c’est la saison des pluies.

Maitai Cave

Le temps s’est un peu amélioré, une ballade pas trop loin sur le versant ouest du massif devrait le faire. Nous retournons tout en haut de la vallée du Maitai et choisissons le sentier vers les grottes

Après 6 km dans la forêt le long du torrent on fait demi-tour, on est plus qu’à 1,5 km des grottes mais il est déjà tard et on ne voudrait pas se faire prendre en sous bois par la nuit.

Tennyson Inlet (Nydia track)

Cette fois-ci, notre but est Tennysson Inlet, une baie du Pelorus sound. De Rai Valley on remonte la rivière Opouri (elle coule bien vers le sud on a vérifié…) tout au bout il faut grimper un col avant d’entamer la descente vertigineuse vers la baie . Les mouillages semblent assez bien protégés et il y a assez de place pour ancrer entre les corps morts, possible si le temps si prête que l’on y vienne plus tard en bateau. On marche pendant 2 heures sur le sentier côtier qui mène à Nydia Bay avant de rentrer.

Ballades terrestres en attendant notre mât – épisode 1

Pour profiter au mieux des semaines à venir en attendant le retour de France de notre nouvelle tête de mat , Adam (le gréeur)nous a prêté un 4/4 aussi nos prochains articles seront consacrés à nos balades autour de Nelson . Nous allons pouvoir ainsi prendre le temps de mieux explorer La montagne et le bord de mer en chaussant plus souvent nos chaussures de marche et ainsi profiter au maximum de randonnées de plusieurs heures .

GLENDUAN

Voici une ballade pour l’après midi, nous sommes à Glenduan Juste à 15 minutes de la marina en voiture , la ballade se situe le long de la plage un petit chemin est aménagé et de l’autre côté, sur la plage de galets le long de la falaise.

MAITAI DAM

petit déjeuner solide avant de partir pour la ballade!

Le soleil est au rendez-vous pour monter un peu plus haut et nous voici au « Maitai Dam » Nous sommes monté jusqu’au lac artificiel derrière ce barrage

CABLE BAY

Le lendemain c’est 35 km au Nord Est vers la baie de Cable Bay que nous nous dirigeons. Nous escaladons la colline qui surplombe d’un côté de l’île Pepin et de l’autre la baie de Tasman. Au passage nous faisons nos courses en achetant un pot de miel dans l’une de ces niches aménagées sur le bord de la route . On dépose l’argent dans la tirelire à l’intérieur de la boîte. C’est une tradition très répandue et respectée chez les Kiwis.

Le mouton à longtemps été la ressource principale de La Nouvelle Zélande (viande, laine) ce n’est plus le cas mais il y en à encore partout et on les adore: ils sont trop mignons.

Nous croisons un Néo Zélandais. Il vient de rentrer (covid 19 oblige) après quelques années passés en Australie. Il est heureux de redécouvrir son pays en attendant de retrouver du travail. La montée est raide mais une fois en haut nous sommes récompensés par la vue imprenable.

DELAWARE BAY

C’est une autre promenade, cette fois -ci de l’autre côté de l’île Pepin.. Nous l’avons faite en deux temps: la première fois sous un temps maussade, la deuxième fois sous un ciel sans nuage. C’est une immense lagune qui découvre à marée basse et fermée par un sand spit (un banc de sable avec un peu de verdure) bordé d’une superbe plage donnant sur la mer. Pour rejoindre la plage, pas question de passer par la route qui contourne la lagune, tout est privé. Il nous a donc fallu choisir un jour ou l’heure de la marée basse s’y prêtait pour traverser cette grande étendue de vasières, mettre les bottes et bien faire attention de faire demi-tour avant la marée montante.

trop tard j’ai cargué, les bottes ont pris l’eau…

WAKAPUAKA

oyez! oyez!

l’affiche averti les babas qui auraient eu l’idée de planter leur herbe favorite dans la réserve qu’ils seront rapidement identifiés… Depuis, lors du référendum du 25/10/2020 la légalisation du canabis a été rejetée à une courte majorité. De toute façon ce n’est pas une plante endémique. sniff…

Coup de Trafalgar Suite

Coup de Trafalgar… Suite

Lundi 5/10/2020, le verdict est tombé, Rob, le gréeur d’Opua, pense que les réas de tête de mât n’ont pas été changé (contrairement à ce qui est écris sur la facture) mais comme la tête de mât est très abîmée, il faut démâter. Adam le gréeur local arrive à mobiliser la grue pour le lendemain mardi et obtient un créneau à la cale pour 11:30. Le reste de la journée est passé à préparer le bateau pour le démâtage. Nous avions déjà enlevé les voiles d’avant dimanche dans un calme mais il y a encore pas mal de choses à démonter (grand-voile , enrouleurs , goupilles, ridoirs, câbles des instruments et autres antennes, hale-bas de bôme, la bôme et j’en passe et de meilleures), pas d’hésitation, on sait faire, la dernière fois c’était seulement en Novembre dernier, mais faudrait pas que çà devienne une habitude !

Mardi, le démâtage se passe comme sur des roulettes. Une fois le mât au sol et la tête de mat démontée, on constate les dégâts. Les réas de tête de mât n’ont effectivement pas été changés mais deux d’entre eux (dont celui qui a bloqué) ont été réparés en insérant une bague en bronze dans le trou de passage de l’axe qui avait sans doute prix du jeux. Sur le réa de GV cette bague n’a pas été placée correctement (elle devrait dépasser de façon symétrique de chaque côté de façon à ce que le réa soit bien centré dans son logement.) Du coup le réa lui même à frotté contre la paroi de la tête de mat et l’a creusée en s’usant et dans le même temps, le couple bronze/alu à provoqué de la corrosion qui a agrandi le logement de l’axe dans la tête de mât. Le réa c’est mis en biais, pénétrant de plus en plus profond dans la paroi jusqu’à ce que l’espace soit suffisant pour que la drisse s’y coince. Tout ce bazar pour n’avoir pas remplacé des réas à 20 balles !

Le verdict est que la tête de mat est devenue inutilisable. Une réparation de fortune pourrait être tentée, mais à peu de chance d’être assez solide (il y a plus de 10 tonnes de compression sur la tête de mat). Conclusion il va falloir en commander une neuve. Contact est pris aussitôt avec Z Spar . Il y a peut-être une pièce en stock aux États-Unis.

Pour nous remonter le moral, Adam le gréeur nous prête une voiture. C’est un vieux 4X4 Izuzu avec 226 000 km au compteur mais elle marche très bien. Il appartient à des amis à lui qui sont en Alaska sur leur bateau Ten Gauge. Çà va nous permettre de faire pas mal de chose et de nous balader un peu en attendant la tête de mât. Merci Adam et merci à ses amis ! Comme çà on se sentira un peu moins dans la peau des marins français, enfermés aux pontons sur la Tamise ou à Porthmouth, après la fameuse bataille.

Mercredi, la pompe à eau de mer est arrivée et on a pu la remplacer sans difficulté.

Donc dès qu’on à une tête de mât on est près à repartir sauf que…

La réponse de Z Spar est arrivée le même jour : ce n’est pas une tête de mât de chez eux. Elle viendrait de chez le concurrent Sparcraft. Sparcraft nous envoie les plans de la tête. En effet çà semble coller tip top. On la commande aussitôt mais la pièce n’est pas en stock, elle doit être fabriquée dans leur usine à La Rochelle. Elle devrait être prête le 29/10. Avec l’expédition le remontage et le remâtage il ne faut donc pas espérer re-naviguer avant mi-novembre…

Entre temps, la maman d’Anne est décédée. Nous mettons nos activités en veilleuse quelques jours pour apaiser notre chagrin. C’est dur d’être bloqué loin de la famille en ces circonstances, foutu COVID !

Adieu à ma Maman

Tu nous a quitté en laissant un énorme manque mais tu nous a donné tout ton amour qui nous a réuni tous et c’est par cet amour que les nouvelles et les photos ont circulé dans une grande famille unie et merveilleuse . Tous ces jeunes qui te chérissent et qui sont tous plus beaux les uns que les autres, c’est leurs avenirs qui vont nous permettent d’avancer et de continuer notre vie en nous battant comme tu as su le faire pour nous montrer la route . J’ai commencé ce blog en pensant à toi et je vais le continuer en ta mémoire car c’est grâce à tes encouragements que nous avons réussi à être de l’autre côté de la terre . Maman , Mamy comme on t’appelle aussi on t’aime et on ne cessera jamais de t’aimer , tu restes dans nos cœurs pour toujours .

Merci pour tout.

Coup de Trafalgar…

Mercredi 30/09 nous vous faisions part de notre plaisir de naviguer à nouveau. Ce plaisir malheureusement à été de très courte durée.

En arrivant sur l’île Adèle le vent soufflait assez fort (15 à 20 nds) et pour ne pas entrer dans la crique à fond de balle on a décidé d’affaler la grand ’voile bien au large. Grand bien nous en à pris car elle n’a pas voulu descendre, la drisse semblait coincée. Après avoir essayé toutes les possibilités pour la faire descendre en tournant en rond devant l’île pendant presque une heure, Domi s’est résolu à monter au mât avec un couteau pour trancher la manille textile qui relie la grand voile à la drisse.

En mer dans ce vent c’est assez impressionnant mais heureusement il n’y avait pas trop de vagues et le pilote à bien joué son rôle pendant que j’assurais Domi à la drisse. Si tôt la manille tranchée, la grand voile est tombée impeccable dans ses lazys. Heureusement que çà c’est produit ici en baie et par beau temps. Je vous laisse imaginer le même incident au large par mer forte avec un coup de vent qui monte…

On mouille à Stilwell bay. Domi remonte au mât pour essayer de débloquer la drisse sans succès, elle est coincée de chez coincée entre le réa et la séparation centrale de la tête de mât. Ce réa avait été changé en Novembre dernier, mauvais dimensionnement ou usure prématurée, il faudra le démonter pour le savoir. En tous cas une chose est sûre on ne repartira pas avec des réas qui risquent de coincer il faut les changer et pour çà il faudra peut-être démâter. Des emails sont immédiatement envoyés à Rob, le gréeur d’Opua qui avait fait le travail et à la marina de Nelson pour être sûr d’avoir une place de retour.

Stilwell est une très jolie baie au cœur du parc national d’Abel Tasman. Elle est bordée par une superbe plage de sable dorée et et entourée de collines escarpées recouvertes de forêt primaire et surplombée au loin par le sommet enneigé du mont Campbell. Elle est aussi protégée du large par l’île Adèle ou du moins nous le pensions… Mais dans la soirée une petite houle résiduelle rentre dans la baie, pas grand chose mais comme on la prend de travers, elle nous fait rouler bord sur bord rendant la première partie de nuit très inconfortable.

Jeudi matin à 8 heures on repart pour Nelson, la marina nous confirme qu’ils ont toujours de la place pour nous et nous donne les coordonnées du gréeur local que nous contactons aussitôt. A peine Rêve à Deux amarré, il vient pour voir de quoi il en retourne. Il craignait que nous ayons toujours la grand’ voile haute. Il reviendra avec son employé demain pour monter là haut et voir ce qui peut être fait.

Entre temps, on trouve une fuite sur la pompe d’eau mer du refroidissement moteur. c’est le joint spi côté roulement qui fuit. Renseignement pris, le plus simple, vu l’âge de la pompe, c’est de la changer. Au prix des pièces Volvo c’est un autre coup dur pour notre budget.

Décidément le passage de septembre à octobre n’est bon pour nous… Avec des noms comme Nelson et Collingwood à proximité ce n’est qu’à moitié surprenant que le mois d’Octobre ne soit pas favorable aux navires Français. Mais bon, çà aurait pu être pire! En tous cas, on fera bien attention de ne pas reprendre la mer le 21/10 et ce n’est pas l’amiral Villeneuve qui nous contredirait! (pour le décryptage: à vos bouquins d’histoire!)

Note positive pour atténuer cette suite d’incidents: juste avant l’entrée du chenal un superbe king fish à bien voulu se prendre à notre ligne comme pour nous dire: « gardez le moral, au moins ce soir, grâce à moi, vous pourrez vous régaler »

La pompe neuve arrivera lundi. C’est aussi le jour ou le gréeur, après consultation de son collègue d’Opua nous dira si nous devons démâter pour réparer la tête de mât ou s’il peut se contenter de changer les réas de là haut.

On risque donc d’être à Nelson encore pour un moment…