Depuis mercredi nous étions un peu inquiet par la situation météo dans les zone que nous allions traverser:
– d’abord: le front assez actif avec des vents de 35 noeuds juste sur notre route. Nous avons choisi de contourner la zone de vent fort en montant un peu au nord de notre route pour aller chercher la bascule dans une zone plus calme. L’arrivée du front était bien visible d’abord avec du brouillard (dû à la différence de température entre les deux masses d’air) puis de la pluie et enfin la brusque bascule du vent le tout accompagné d’une chute impressionnante du baromètre suivie quelques heures plus tard d’une remontée toute aussi vertigineuse.
La récompense a été du vent portant pendant plus de 24 heures: à savourer parce qu’on ne va pas en avoir beaucoup et que c’est quand même plus confortable de naviguer presque à plat sans percuter les vagues
– ensuite: une houle de sud 5 à 6 m que nous avons commencés à sentir alors que nous sommes encore au portant mais le vent refusant, nous la subissons finalement pleinement au près serré. Dans ce vent de 15 à 25 noeuds ce n’est finalement pas trop impressionnant. La houle est très longue et sa hauteur est dissimulée par les vagues transversales dues au vent. Le seul gros inconvénient est que quelques soit la combinaison de voilure on n’arrive pas à remonter à mois de 58 ou parfois même 65 degrés du vent réel sous peine de s’arrêter sur chaque crête. Pas très efficace mais il faut faire avec…
Bye Bye Forties
mille milles!
Les albatros nous ont quitté, il reste encore quelques pétrels qui frôlent de leurs ailes d’un ballet incessant, la surface de l’eau en planant sur les vagues , la température de l’eau et de l’air sont montées à 20° . Nous avons tirer des bords (ça c’était moins drôle) dans une mer chaotique,ou tout dansait autour de nous , des petites déferlantes salaient régulièrement le bateau en déversant leurs paquets de mer sur le pont . Aprés des heures à étudier les gribs ainsi que les bulletins et cartes météos que nous envoie Michel, nous avons décidés de faire un détour et aussi ralentir afin de contourner le plus fort de la dépression . la nuit dernière c’est une grosse pluie qui a nettoyée tout cela . le morale à bord est au beau fixe maintenant que nous savons que le gros temps est passé et a été remplacé par une longue houle et un vent qui nous pousse enfin vers notre destination.Nous sommes contents 1000milles ont déjà été parcouru en 7 jours , 1/3 du parcourt .
Temps gris au porte de l’anti-cyclone
A six heure ce matin, quant je monte prendre mon quart, le temps est maussade, de temps en temps quelques gouttes de pluie. La mer c’est enfin calmée et nous laisse un temps de répit pour que l’on puisse remettre un peu d’ordre et faire un peu de ménage, prendre une douche et améliorer nos repas, ce qui n’est pas mal . Nous reprenons une routine de croisière où nous avons 8 heures de sommeil en 24 heure , des repas équilibrés grâce à Domi qui s’est transformé en un vrais chef cuisinier ,ce qui n’était pas facile ces trois derniers jours. Derrière nous une grosse dépression australe qui refroidit tout le sud de la Nouvelle .Zélande ,comme le disait Laurie déjà l’hivers et nous n’avons pas eu un bel été. Nous nous plaignons pas , la semaine que nous avons pris en camper-van était vraiment superbe, et le mois dans le Queen Charlotte n’était pas mal non plus. oui! nous garderons des beaux souvenirs de ce grand pays .
Ajourd’hui c’est encore hier
j’ai du mal à réaliser que nous sommes repartis de Nouvelle Zélande . Nous passons actuellement au large de l’île de Chatham et maintenant nous savons que c’est réel, que si nous voulons revenir dans se pays il nous vaudra attendre au moins un an pour redemander un nouveau visa d’entrée à condition bien sûr que la Nouvelle Zélande ouvre ses portes de nouveau aux étrangers.
Hier après midi 15h25 nous avons franchit le méridien 180°, la ligne symbolique qui nous fait passer d’est en ouest et c’est aussi la ligne de changement de temps donc,toute une journée qui recommence pour nous, comme un retour en arrière .
Nous sommes entre deux une dépressions très creuse au sud et une perturbation qui longe la côte au nord (pas cool non plus 45nds dans le détroit de Cook) . Nous sommes passés juste dans un trou de souris en prenant le large vers l’est. Le bateau avance plutôt bien avec deux ris et la trinquette malgré une mer croisée et depuis trois jours nous sommes secoués sans pouvoir faire grand chose sinon nous reposer . J’ai tout plein d’images dans la tête de ces paysages si beaux et de ces habitants si accueillant que ça me laisse un peu nostalgique et je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous avons se besoin de partir plus loin en laissant derrière nous tant d’amis de bons moments passés .Une note positive, régime sec à bord, on va pouvoir retrouver notre ligne qui a été quelque peu malmené par une nourriture trop riche et des vins particulièrement bons du pays des Kiwis . …
Retrouver son pied (marin)
Pas de mont Cook se détachant sur l’horizon pour un dernier clin d’oeil. Il est à peine 17 heure et la côte à déjà disparue dans les nuages de pluie. Le vent tourne au sud comme prévu en se renforçant aplatissant la houle du nord mais s’est seulement pour y mélanger la sienne. Après un mois à terre nos estomacs sont un peu à la peine pour s.accommoder au mouvements désordonnés de Rêve à Deux. Heureusement il y a les albatros qui nous accompagnent rasant la crête des vagues de leur envergure majestueuse. On arrive tout de même à préparer notre repas du soir saucisses broccolis quel’on mange avec appétit. A la tombée de la nuit le vent monte encore 27 nds avec rafales à 32: 2 ris dans la GV et trinquette à’lavant. Pas très confortable mais çà avance. On retrouve notre rythme de quarts flexible et la nuit puis la matinée se passent sans incident à part un peu de kelp dans l’hydro et le joint de la pompe de toilettes vite réparés. Pour les première 24 heures, nous avons parcouru 154 milles. C’est toujours çà de pris. Pour nous récompenser la grisaille fait place à un beau ciel bleu et le vent descend d’un cran ce qui nous permet de renvoyer de la toile. Par contre on est presque au prés ce qui n’est pas très confortable mais il va bien falloir s’y habituer, on en a encore pour 2700 milles….

Adieux la Nouvelle Zélande
La décision n’a pas été si difficile que çà à prendre. On aurait pu essayer de rester encore un peu dans ce magnifique pays pour attendre que la Nouvelle Calédonie (étape suivante logique de notre périple) s’ouvre mais ce n’était pas gagné vu qu’il n’avaient pas prévu d’ouvrir avant le 31 aout et qu’ils viennent de re-confiner. Donc plutôt que de risquer d’être bloqué ici jusqu’en 2022, d’avoir à payer la taxe d’importation pour’Reve à Deux et/ou que nos visas ne soit plus prolongés, on a préféré mettre en place un plan B à savoir: la Polynésie et plus précisément les Gambiers. L’accès à la Polynésie étant fermé il a fallu demander un visa spécial que nous avons obtenu par les Affaires Maritimes.
La traversée vers les Gambiers se faisant en grande partie dans les quarantièmes, il vaut mieux la faire avant la fin de l’été austral. Mais c’est encore la saison des cyclones donc ce n’est pas simple. Depuis deux semaine nous analysons les gribs pour trouver LA fenêtre propice. Une fois le cyclone Niran passé il semble qu’il pourrait se passer une bonne dizaine de jours avant la prochaine formation. C’est le moment d’y aller.
Nous sommes donc partis ce matin dans un petit temp plutôt maussade assez représentatif de l’état de nos coeurs serrés de devoir quitter nos nouveaux amis et toute la communauté de Lyttelton qui nous a accueilli si gentiment.
La route va être longue jusqu’à Rikitea mais vous pourrez suivre notre progression sur la carte à la page: où sommes nous? de ce blog

comment faire du pain à Christchurch








































Du pain Français à Christchurch
Voici le dernier article que nous avions programmé de publier avant de partir de Nouvelle Zélande mais la météo nous a rattrapée ,un créneau à ne pas laisser passer et nous avons mis les voiles, maintenant nous publions cette article avec 25 jours de retard .
Laurie m’a demandé de venir à la boulangerie pour faire des photos pendant le cours qu’elle organise avec ses amis pour apprendre à faire du pain et des viennoiseries. Le matin, Duncan viens nous chercher et nous profitons pour passer dire bonjour à son ami Julius. Julius et son épouse sont arrivés de Pologne il y a plus de 30 ans et ils tiennent « C’est si bon » un café sympathique où on peut se restaurer du petit déjeuner jusqu’au repas du midi à deux rues de notre rendez-vous .
Ensuite nous filons tous les trois à la boulangerie où Laurie nous attend .
Les participants du cours arrivent les uns après les autre et, à l’heure dite, le cours commence et Laurie nous explique comment va se dérouler la séance, nous offre une boisson chaude que nous pouvons commander au comptoir de la boulangerie. Après un lavage minutieux des mains chacun enfile un tablier et nous commençons par la réalisation de croissants. Laurie avait préparé toutes les pâtes et les avait stockées au frais avant que nous arrivions . Tous les produits sont frais et fabriqués le jour même. Sur le grand plan de travail en bois massif recouvert de farine les petites mains façonnent et travaillent la pâte pour la transformer en croissants. Tout le monde se prend au jeu et travaille avec attention et discipline en suivant les conseils avisés et toujours très pédagogiques de Laurie. Vient ensuite les tortillons où du gruyère est introduit entre deux pâtes , le pain Ciabatta où focaccia avec romarin et huile d’olive et les brioches qui seront vendues à la boulangerie. Même si les pâtes étaient déjà prêtes, il faut un bon savoir faire pour couper le pâton au bon poids, le façonner à la forme requise, ajouter la garniture et c’est un plaisir de voir tout le monde penché sur son ouvrage en essayant de rivaliser d’adresse avec son voisin. On termine par une immense pizza aux olives que tout le monde appréciera après l’effort . Tout est cuit au fur et à mesure dans les immenses fours du fond de la pièce dont Laurie a préalablement réglé la température.
La matinée est vite passée et nous repartons tous ravis avec un sac rempli de nos réalisations.
Merci Laurie pour cette matinée très sympa: tu as un don inné pour l’enseignement .
A la recherche des pingouins bleus
Les pingouins bleu sont endémiques en Nouvelle Zélande mais l’espèce est menacée. Quelques colonies subsistent sur les côtes de l’île du Sud. Benji nous emmène voir celle située sur les rochers de la pointe d’Awaroa/Godley Head juste à la sorti de la baie de Lyttelton. Nous prenons la voiture jusqu’à la plage de Taylors’ Mistake d’où nous empruntons le sentier qui fait le tour de la pointe. Les pingouins rentrent au nid dès la tombée de la nuit pour se reposer après leur journée passée à pêcher en pleine mer et en saison, nourrir leurs petits qu’ils ont laissés au nid depuis le matin. Les nids sont soit des terriers creusés au pied de la falaise soit des petites boîtes aménagées disposée là par l’association de protection.
La zone ou vit cette colonie est protégée par une clôture conçue pour empêcher les opossums de passer ( le calcule est simple, deux hauteurs d’opossums qui se font la courte échelle). Elle est aussi conçue pour empêcher les autre prédateurs tels que les rats les chiens ou les chats d’atteindre le territoire des pingouins. Nous franchissons la clôture par une petite porte basse que l’on prend soin de bien refermer derrière nous et descendons la falaise jusqu’au bas des rochers à l’aide d’une échelle raide mais bien assurée .






Benjyi nous guide à travers les rochers et nous fait découvrir les nids qui sont maintenant vides de petits . A cette époque, Ils ont déjà perdu leur duvet de naissance et pris la mer.




Nous nous dissimulons dans les rochers pour attendre que la nuit soit complétement tombée et assister au retour des parents. Mais notre attente sera vaine. Personne ne viendra cette nuit. Bizarre… En explorant les rochers autours des nids on trouve pas mal de crottes d’opossums qui semblent assez récentes. Nous espérons que les petits étaient déjà en mesure de prendre la mer avant que ces prédateurs ne vienne perturber cette colonie .



Il est déjà 23 heures et pas un volatile marin ne s’est montré. Benji est très déçu mais il est temps de prendre le chemin du retour on aura tout de même fait une bonne ballade dans un endroit superbe.
Il doit il y avoir quelque chose qui nous empêche de voir les pingouins bleus en liberté dans ce pays. On a raté ceux de Golden bay, des Catlins, de Oamaru, du port de Lyttelton et maintenant ceux-ci. Heureusement que nous les avions vu à Antartica!

Antartica
Nous devons rendre le camper van à l’aéroport , nous en profitons pour aller voir Antartica , le musée ouvert au public associé au centre scientifique partagé par les 3 pays qui sont voisins sur le continent glacé: La Nouvelle Zélande, les Etats Unis et la Corée. Pour ces 3 pays, Christchurch est le centre logistique d’où partent tous les vols desservant leurs bases antarctique.
Nous commençons par un petit tour en chenillette Haglund sensé nous montrer comment les scientifiques se déplacent sur les terrains difficiles qui entourent le pôle sud mais qui ne présente pas plus d’intérêt qu’une attraction foraine puisque le tour se fait sur une piste aménagée derrière l’aéroport. On peut aussi se poser la question du bilan carbone d’une telle démonstration reproduite toute les 15’…



Seconde attraction, le simulateur reproduisant les conditions d’un coup de vent de nuit sur la banquise . C’est une salle aménagée à l’intérieur du musée. Nous sommes, moi en robe d’été et Domi en short et teeshirt. Au bout de quelques minutes nous nous empressons de sortir complètement frigorifiés et très déçu par cette animation aussi . Le film qui suit est en 4 D (3D + la neige et les embruns) et plus intéressant , les vue de l’Antarctique et de son approche par la mer sont magnifiques. Le deuxième film est une animation un peu débile d’un pingouin sur une piste de bobsleigh dont le seul but est de promouvoir un jeux vidéo en vente à la boutique de souvenirs . Bof…





Le clou du musée est un enclos construit autour d’un aquarium géant où ils soignent des pingouins qui ont été recueillis sur la côte Néo-Zélandaise malades, blessés, où perdus à l’intérieur des terres (Comme Max ce pingouins hydrophobe trouvé à 40 km du rivage). Une animatrice nous raconte l’histoire de chacun d’eux et nous explique comment ils vivent ici et comment ils devrait vivre dans la nature (ceux-ci ne pourront jamais être relâchés) tout en en leur distribuant des anchois tout frais , c’est l’heure du repas du soir!




La dernière salle est de loin la plus intéressante du musée. C’est une exposition qui raconte l’Antarctique depuis les premières explorations jusqu’au dernier travaux scientifiques. Malheureusement nous n’avons pas le temps d’étudier toutes les vitrines, c’est déjà l’heure de la fermeture.



On sort de cet endroit qui tient plus du parc d’attraction (genre mini-Futuroscope) que d’un lieu sensé promouvoir la sauvegarde de se continent si fragile, plutôt déçu et avec le sentiment d’être passé à côté de quelque chose. Peut-être auraient-ils dû demander au DOC (Départment of Conservation l’organisme qui gère -très bien- tous les parcs nationaux du pays) de s’en occuper…


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